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Cesera à nouveau l'occasion de rouvrir la Fête foraine de Shing Jea, de faire courir les Scaraboules et d'enfiler nos chapeaux festifs pour deux semaines de Viele übersetzte Beispielsätze mit "fete foraine" – Deutsch-Französisch Wörterbuch und Suchmaschine Machineà fumée. Diffusez une ambiance visuelle incroyable grâce à la machine à fumée ! Les volutes générées par cet appareil créent une atmosphère de fête absolument unique, où les sensations s’entremêlent. Disposée dans un coin, en hauteur ou au sol, la machine à fumée va ambiancer votre soirée avec un panache inimitable. Voiciune large gamme de simulateurs de coup de poing forain pour récréer toute l'ambiance et l'énergie d'une fête foraine ! Ces coups de poing mesurent la force de chaque joueur pour pouvoir élire le plus fort d'entre eux ! Coup de poing forain. done ok Il y a 3 produits. Trier par : Pertinence arrow_drop_down. 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QuozTube Replay TV Retrouvez en replay vos programmes TV et WebTV favoris Choissisez votre chaine Ou choissisez un genre de programmes Revoir tous les épisodes de MorandiniZap MorandiniZap USA Une fête foraine propose des courses de porcelets affamés pour qu'ils courent vite - Regardez Zapping - Vu sur MorandiniZap Publié le 28/05/2018 Cliquez sur l'image pour déclencher la lecture de la vidéo Vidéo de "MorandiniZap" en replay et à la demande Playlist intégrale A découvrir aussi sur nos sites L'USINE FORAINE Les fêtes foraines sont devenues des usines à abrutir. Finie la poésie des manèges d'antan ! Les hauts-parleurs débitant insanités musicales et martèlements de synthèse ont remplacé tambourins et cymbales des machines à divertir "made in Disneyland" peintes comme des enseignes de discothèques proposent leurs tourbillons hollywoodiens aux mangeurs de gaufres blasés. Partout de la fureur et des néons pour mieux éblouir avec du forains ont des têtes de mafieux affairés et les guichetières dans leur antre minable ont des allures de maquerelles fatiguées attendant le client, pions peu aimables qui distribuent à la chaîne tickets et mauvaise humeur. Tarifs élevés pour plaisirs insignifiants. Matraquage de cervelles et saccage de tympans ces forains reconvertis dans l'exploitation des machines à sensations fortes la fête est un filon, ni plus ni moins qu'une pompe à fric. Acteurs d'une arnaque planifiée à l'échelle industrielle, les travailleurs de ce nouveau "secteur d'économie en pleine expansion" sont plus racoleurs qu'artistes. Plumer le pigeon des grandes villes avec des engins clignotants pilotés par ordinateurs semble être la raison d'être de ces marchands de rêves frelatés. Le talent des saltimbanques a depuis longtemps fait place aux machines sophistiquées crachant décibels numériques et feux factices. La fête foraine s'est dévoyée, uniformisée, ces exploitants-investisseurs aux airs crapuleux forains sur le papier, briseurs de rêves sur le terrain le vrai roi de la fête ça n'est pas le gamin qui s'émerveille il est déjà trop abruti et ne s'émerveille plus, gavé qu'il est de produits dérivés en tous genres, mais le chiffre d'affaires.+++++++Le texte sur les forains aurait dû s'arrêter là mais un intervenant, par ses pertinentes réactions pro-fêtes foraines a prolongé le sujet. Mes réponses 1 - Bonjour François-Xavier,Je connais assez les fêtes foraines pour m'y ennuyer à mourir et les railler avec lucidité. La cause que je défends n'est pas celle des syndicats de forains mais des "consommateurs" intelligents et avertis. Moi j'ose dire la réalité telle qu'elle est. Les forains comme les cultivateurs ont perdu leur âme. Les vrais paysans n'existent plus, les forains non plus... Faut-il aimer la musique industrielle pour être moderne ? Faut-il renier la musique traditionnelle pour être dans l'air du temps ?C'est précisément parce que j'ai su garder une âme d'enfant que je réagis de la sorte par rapport aux fêtes foraines contemporaines. Les fêtes foraines actuelles ne me font pas rêver. Ce ne sont pas les machines sophistiquées qui font la magie des fêtes, mais ce qui est du domaine de l' nos jours les forains achètent des machines et les exploitent. Le métier de forain ne se résume plus qu'en l'installation et la désinstallation de ces machines. Les forains ne jonglent plus avec des balles, ils gèrent des machines. Ils sont devenus de vulgaires gestionnaires qui n'ont pas de temps à perdre à exercer quelque art traditionnel... Rentabilité de rigueur !Ma force, c'est la sincérité, l'honnêteté, la lucidité. J'ose dire ce que je vois. Mon but n'est pas de dénigrer pour dénigrer, mais de dire les choses telles qu'elles sont. Je sais que ça n'arrange pas tout le monde. Préfèreriez-vous que je mente pour ne pas vous déplaire ? Oui les exploitants de machines ont des airs de mafieux, de maquereaux même. Du moins ceux que je vois habituellement dans ma ville le Mans et ailleurs. Leur abord est si peu amène, si peu aimable que j'estime inutile d'aller leur parler de mes états d'âme. Je sais que la conversation s'achèvera en peu de mots. Ces forains-la n'ont pas de temps à perdre. Ils sont trop empressés de faire tourner leur chère affaire. Merci pour les enfants !Raphaël Zacharie de Izarra=======2 - François-Xavier,Vous semblez ne m'avoir pas compris. Je reproche aux forains en général non à vous en particulier leurs airs crapuleux, leurs mines patibulaires, leur mauvaise humeur, leurs allures de repris de justice, leurs moeurs douteuses... On dirait vraiment que ces gens flirtent avec le monde de la mafia. Nul besoin d'être fin psychologue pour détecter chez la plupart de ces gens une propension au vice, à la malhonnêteté. Une observation de surface suffit à s'en convaincre. Les forains n'ont pas la flamme pure du métier. Ce ne sont d'ailleurs plus des artistes comme ils le furent originellement. Il leur manque l'essentiel l'amour du public. C'est l'amour de l'argent et de l'argent seul qui les pas me faire croire que les forains sont des anges de douceur épris de respect ! Les forains ne me font pas rêver, bien au contraire... On ne s'y prendrait pas mieux qu'eux pour tuer le rêve, se désillusionner parfaitement sur ce monde de joie factice !Les forains me font réellement songer à des ratés, à des minables reconvertis dans "l'exploitation de machines à sous" je caricature volontairement pour mieux me faire comprendre faute d'éducation, de choix, voire de moralité...Franchement antipathiques, ils ont le sourire rare derrière leur "vitre de parloir de prison". Avec leurs aspects de bagarreurs, leurs faces de camionneurs, leurs expressions sinistres, comment voulez-vous qu'ils passent pour d'aimables saltimbanques ? Côtoyer le public c'est un métier, il faut avoir ça dans le sang, c'est faire rêver les gens avec des manèges il faut avoir l'amour sincère du public et les forains n'ont vraiment pas l'air d'aimer leur public ! N'ayant pas du tout le sens social, ils se rattrapent sur le sens du gain crapuleux. Quand je vois la multiplication des carrés à peluches où le rôle du forain se résume à surveiller d'un oeil de cerbère ses machines et à se lever de temps en temps de son siège pour encaisser la monnaie, là j'ai vraiment l'impression d'avoir affaire à un maquereau exploitant ses poules... Vous êtes-vous déjà demandé ce que le public pouvait penser de vous à vous voir ainsi avec vos airs inquiétants sous les lumières crues des néons à racoler le pigeon sous des mines faussement amènes ? Si je fais le rapprochement entre les forains et les proxénètes, les mafieux, la pègre, ce n'est pas par sotte et stérile méchanceté, c'est réellement parce que bien souvent ces mondes se ressemblent vraiment à travers leurs représentants. Je ne dis pas que TOUS les forains sont ainsi, je ne prétends pas non plus que les forains sont nécessairement des crapules en puissance, je dis qu'ils en ont presque tous les signes les fêtes foraines et leur vacarme abrutissant, leurs vitrines attrape-gogos, leurs exploitants peu engageants me semblent sordides elles me font irrémédiablement songer aux trottoirs mal famés de Pigalle où vient s'échouer la ne suis pas contre la fête foraine, bien au contraire j'aime la fête foraine. Mais la vraie fête foraine dans la grande tradition des saltimbanques, des authentiques artistes et jongleurs et non pas ces grosses crapuleries à base de machines à fric tenues par des rustres n'ayant aucun sens artistique ni apparemment nulle connaissance des ressorts de la psychologie humaine qui leur permettrait de conquérir le public grâce à de réelles séductions poétiques au lieu de ces grosses machines exploitées sans état d' rêver c'est un métier, un sacerdoce et les forains n'ont définitivement pas la tête de l' Zacharie de Izarra=======3 - François-Xavier,Je peux parfaitement comprendre votre réaction qui est humaine il n'est jamais agréable de se faire critiquer de la sorte par un membre extérieur à la n'empêche pas que ce que je vois en surface des forains est précisément ce qu'ils me montrent allures douteuses, mauvaise humeur, mépris pour le public. Les apparences ne sont pas nécessairement paysan typique se reconnaît à ses allures, à sa tête. Un marin-pêcheur qui a bourlingué sur les océans a la face buriné de son métier. De même un cadre commercial se reconnaît à ses manières policées, à ses expressions physiques. La vertu en général se lit sur les fronts. Le vice également. Bien évidemment cela n'est pas systématique et il arrive que les apparences soient trompeuses, c'est vrai. Mais en règle générale les apparences reflètent avec justesse les une fois je ne parle pas de vous en particulier, je ne vous connais pas. Je parle de ce que je connais, de ce que je vois, de ce que je sens. Devant un de ces exploitants de manèges cités en termes peu flatteurs termes reflétant la stricte réalité, comment voulez-vous que je réagisse ? Pourquoi voudriez-vous que j'invente, que j'extrapole, que je mente ici ? Mon but n'est pas de médire pour médire mais de dénoncer ce qui mérite d'être dénoncé. Lorsque j'entre dans une fête foraine j'ai réellement l'impression d'être pris pour un gogo, d'être méprisé par les forains en général. Quel intérêt aurais-je à dénigrer avec tant de virulence les forains si mon opinion n'était pas fondée à partir de faits, d'observations, de ressenti ?Un détail très révélateur tout de même à la différence des forains les marchands de gaufres, de nougats, de bonbons officiant dans les fêtes foraines ne m'inspirent pas du tout les mêmes sentiments désagréables... Leur sens véritable de l'accueil, leur professionnalisme relationnel, leurs sourires, leur mines honnêtes tranchent radicalement avec l'abord suspect des pu le noter dans toutes les fêtes foraines sans exception. Cela serait un simple hasard selon vous ? D'ailleurs je ne suis pas le seul à considérer les forains comme de désagréables opportunistes exploitant leurs semblables avec leurs manèges clinquants, sans aucune poésie ni réel souci d'enchanter le public... Renseignez-vous, soyez sagace et je pense que vous prendrez conscience du problème. Evidemment la majorité reste silencieuse mais je suis persuadé qu'elle n'en pense pas moins. En somme vous me reprochez surtout d'oser dire ce que je ressens vis-à-vis des forains et de leurs "exploitations commerciales". Mais si les forains étaient plus sensibles aux attentes véritables du public, s'ils avaient le vrai sens de l'accueil, s'ils avaient le sens de la fête sans arrière-pensée de pigeonner le client, s'ils avaient le sens artistique au lieu de ce pragmatisme brutal, de cette trivialité tueuse de rêves, je n'aurais pas tous ces préjugés sur sûr il est légitime que les forains gagnent correctement leur vie. Le problème n'est pas sur les prix pratiqués ni même sur la qualité des manèges bien que la chose soit discutable mais là c'est encore un autre débat mais sur l'état d'esprit forain. Encore une fois je regrette que mon opinion vous chagrine car vous n'êtes certainement pas comme ces forains que je dénonce, mais je ne fais que relever des choses vues, ressenties, vécues en toute bonne Zacharie de Izarra=======4 - François-Xavier,J'ai argumenté en long et en large, vous n'avez répondu que par de simples dénégations à mes arguments construits. Un enfant n'aurait pas fait effet, je suis désabusé par les marchands de vent que sont les forains contemporains. Suis-je obligé d'apprécier systématiquement la soupe que l'on me sert ? Dieu merci je suis encore libre de critiquer ceux qui veulent me vendre au prix fort leurs mauvaise humeur et plaisirs frelatés ! Je regrette, mais je ne me satisfais pas des artifices forains falsifiés je ne suis définitivement pas un pigeon de texte n'est pas nauséeux, il est simplement SINCERE. C'est juste que ma sincérité vous contrarie. Auriez-vous préféré que je sois hypocrite, menteur, flatteur, fabulateur ?Imaginez que je fisse l'éloge de la fête foraine... Totalement partial, je suis persuadé que vous auriez encensé ce texte. Ce qui prouve bien que l'on ne peut être à la fois juge et partie, à moins bien entendu d'être intellectuellement très honnête. Ce débat avec vous est nécessairement nul puisque vous défendez vos intérêts sans argumenter, juste pour défendre votre métier. La démarche est certes compréhensible humainement, mais parfaitement faussée intellectuellement. Cela dit quand vous insinuez que vous n'êtes pas comme ces forains que j'ai cités, il n'y a pas de raison pour que je ne vous croie pas. Cela n'empêche pas qu'en dehors de vous ces forains décriés existent, que vous fassiez semblant de l'ignorer ou que vous l'ignoriez refusez d'admettre la justesse de mes observations, à savoir que chez les forains il y a des gens tels que je les ai décrits. Ne pas vouloir l'admettre est stupide et malhonnête. Un médecin qui refuserait d'admettre que dans sa corporation il y a des charlatans serait immédiatement taxé de mauvaise foi. Ou d'aveuglement. Ou de bêtise. Quoi qu'il en soit il ne serait pas crédible. Tout le monde sait que parmi les médecins il y a des gens malhonnêtes, des charlatans, des pour ne pas vous froisser vous aimeriez que je change radicalement mon discours, que je vous dise que les forains sont tous aimables, tous accueillants, qu'ils font rêver le public...Comment appeler cela si ce n'est de la censure professionnelle ?D'autant que je ne vous ai jamais attaqué personnellement. J'ai dit "les forains en général" parmi ceux que je côtoie. Je n'ai pas mis tous les forains dans le même Zacharie de Izarra=======5 - Je "n'attaque" personne comme vous dites, j'use simplement de ma liberté d'expression et je ne vous empêche pas d'en faire autant à mon sujet si cela vous j'avais envie de rédiger un article sincère sur mes expériences des fêtes foraines, ce que j'ai ne suis pas là pour mentir, inventer, fabuler mais pour encenser ou dénoncer les choses de ce monde. Ou simplement les constater. Je persiste et signe mes expériences à propos des fêtes foraines ont toutes été édifiantes et m'ont ouvert les yeux sur cet univers de fric, de fausseté, de quoi perdre toutes ses illusions sur le monde prétendument idéal des forains...Continuer de faire semblant de n'avoir rien vu serait irresponsable de ma part. Et très malhonnête. La mentalité foraine, du moins celle que j'ai approchée, ressemble à celle de la pègre. D'ailleurs je me demande s'il n'y a pas des ponts entre le "milieu" et le monde forain comme c'est le cas avec le encore permis d'exprimer ses opinions dans ce pays, et peu importe qu'elles soient justes ou fausses ?Si je me trompe, et vous avez parfaitement le droit de le penser, alors venez argumenter pour défendre votre cause au lieu de nier sottement. Votre attitude stérile consistant à nier me porterait même à croire que c'est la preuve par la non argumentation de la partie adverse de la justesse de mes vues. Il ne suffit pas d'affirmer de belles choses, de brandir un étendard d'idéaliste, encore faut-il que les faits rejoignent le que j'ai inventé les cerbères surveillant leurs carrés à peluches d'un air crapuleux, faisant la monnaie aux clients avec dans le regard une certaine malveillance comme s'il s'agissait de méprisables visiteurs à plumer ? Ai-je imaginé les exploitants de manèges aux mines sinistres distribuant des tickets avec des airs blasés propres à démoraliser un régiment de joyeux collégiens ? Ai-je rêvé ces regards peu aimables, ces visages antipathiques, ces têtes pas engageantes, enfin ces forains assimilables à des repris de justice en quête de mauvais coup ? Attention je n'ai jamais dit que les forains étaient de potentielles crapules, j'ai dit qu'ils me faisaient songer à des crapules. C'est aussi ajouté qu'il n'était pas impossible qu'ils les côtoient. Mais de cela je n'en ai aucune preuve, juste l'intuition, qui peut s'avérer inexacte comme toute intuition. Certes mon propos est dur, je ne le nie pas. Il est dur mais il est le reflet exact de ma pensée. Après, je peux me tromper. Mais c'est encore à Zacharie de Izarra=======Mot final en forme de remerciement à l'adresse de mon détracteur nommé François-Xavier qui a su me tenir tête sur le sujet des forains Soyez remercié de m'asticoter de la sorte ainsi le débat critique me permet de développer mes textes, de les enrichir d'arguments nouveaux, de les approfondir. C'est aussi par la dispute féconde que naissent mes textes, vous l'aurez remarqué. ======= L'affaire du faux Rimbaud documents complets 1 - APRES VERIFICATIONS ET CONFIRMATION, L'INEDIT DE RIMBAUD ETAIT BIEN UN FAUX !Portrait complet de l'imposteur premier article suspect mais assez intriguant reproduit ci-après était apparu sur le NET à l'annonce de la découverte d'un texte inédit de Rimbaud L'auteur d'un des coups montés les plus audacieux de ces dernières décennies s'est manifesté sous le nom d'emprunt "Jean Daube Rit" presque anagramme douteux du pseudonyme adopté par le jeune Rimbaud lui-même "Jean Baudry". De source indiscutable, l'imposture a été prouvée auprès d'un certain journaliste parisien collaborant à la rédaction d'une célèbre revue littéraire et qui a préféré -on le comprend- garder l'anonymat. Le faux a été effectué grâce à la recomposition frauduleuse d'archives anciennes à l'aide de vieilles feuilles vierges authentiques celles-là ajoutées à la revue en question qui aurait été ensuite "retrouvée" chez un bouquiniste de Charleville-Mézières. Affaire à suivre...Piégé comme les autres, Nabe hier soir dans l'émission de Taddéi sur France 3 le 19 mai 2008 a pour la première fois lu ce faux à l'adresse de millions de crédules !Cet article publié sur plusieurs sites officiels était demeuré anonyme. Puis dans un second temps le falsificateur -ou prétendu tel- s'est dévoilé dans les termes suivants à travers un autre article, dûment signé cette fois Voilà je suis l'auteur de cette imposture qui est en train de prendre des proportions énormes. J'en frémis d'horreur. Et d'aise. Je n'en suis pas à mon coup d'essai il est vrai j'avais déjà fabriqué des faux documents littéraires à propos de Maupassant et de Hugo, pour ne parler que des plaisanteries un peu consistantes publiées sur support papier "authentique", donc... Bien entendu mes potacheries n'avaient jamais marché, du moins pas au point de déranger les cercles officiels. Jusqu'à ce que je m'essaye à un "faux Rimbaud". Cette fois la supercherie a été prise au sérieux, trop. Beaucoup trop, à hauteur inconsidérée de la folie furieuse des médias souvent prompts à s'emballer à la moindre alarme littéraire !Les seuls responsables sont les "spécialistes" crédules relayés par les journalistes pressés de vendre de l'information et non l'auteur de cette malicieuse falsification. Je ne me considère pas comme un faussaire au sens judiciaire du terme mais comme un aimable gredin qui a ouvert sa cage à plumes que le vent médiatique a emporté plus haut que prévu. La blague sera de toute façon utile elle permettra de remettre les pendules à l'heure chez les prétendus spécialistes de la partie strictement littéraire la rédaction du texte "à la Rimbaud" fut l'étape la plus facile et la plus plaisante de l'entreprise. Un peu plus complexe -mais à la portée de tout bon faussaire un peu habile- fut de confectionner un faux matériel sur vieux papier. Le faire entrer ensuite dans un circuit classique afin de lui donner la "patine onirique" nécessaire à sa crédibilité grenier de particulier, bouquiniste, antiquaires à travers un protocole plausible ne demande pas une grande imagination, au contraire ! Découvert par un cinéaste sur les traces de Rimbaud comme le hasard fait bien les choses, n'est-ce pas ? le document fut fatalement récupéré "dans les règles de l'art". La presse n'avait plus qu'à prendre le voilà comment un gentil farceur se retrouve avec une méchante affaire sur les bras !Raphaël Zacharie de Escalier de la Grande Poterne72000 Le Mans FRANCETéléphone 02 43 80 42 98Freebox 08 70 35 86 222 - IZARRA FAUX NOM, VRAI FAUSSAIRE ?L'auteur est un habitué des coups montés littéraires, il semblerait qu'avec des moyens chimiques, techniques mais surtout informatiques il soit parvenu à tromper la vigilance des plus rusés ! A partir de vieilles archives vierges authentiques il aurait fabriqué ce faux. Les naïfs s'y seraient laissé que les circonstances de cette trouvaille devraient inciter à la plus extrême prudence... Comme par hasard un cinéaste justement en train de faire un documentaire sur Rimbaud entre dans une bouquinerie une librairie de quelle ville donc se demandera le péquin ? Mais oui bien-sûr de Charleville-Mézières voyons ! et là, hop ! comme par enchantement il trouve le fameux trésor littéraire qu'on recherchait depuis 1945 ! Bref, un mauvais scénario de Indiana Jones qui semble passer comme une lettre à la poste ! Sans parler des détails tellement "beaux et évidents" qu'il sont invraisemblables quand y réfléchit bien. Un romancier qui aurait écrit cette histoire aurait été taxé d'écrivain sans imagination. La vérité est que, comme l'avoue avec complaisance l'auteur de cet étrange message, le faux après avoir circulé un certain temps dans un circuit "traditionnel" pour accréditer son authenticité aurait finalement été dirigé vers cette boutique de Charleville dans l'attente de sa "découverte".D'ailleurs trouver un tel document là où précisément dans l'imaginaire collectif on est censé le trouver, c'est plus fort que fort ! Et c'est pour cela que c'est aussi un peu faible quand on commence à se poser quelques questions... Des faux littéraires ont déjà été fabriqués, cela ne serait pas la première fois récemment il y eut les faux carnets d'Hitler pour ne citer qu'un cas célèbre. Pour ce qui est des parties manquantes du document, les détériorations "naturelles" ont été machiavéliquement confectionnées à des endroits stratégiques du texte il fallait que cela fasse vrai. Mais pas trop non plus quand même car on se doute bien que l'auteur de la farce n'aurait pas masqué, même en partie, la signature "Jean Baudry" ! C'était la seule chose importante, la signature. Il fallait même que ça fasse plus vrai que vrai. C'est réussi...Signé un complice impliqué qui n'aura pas l'inconscience, lui, d'en dire plus sur son identité...Article attribué à un anonyme complice ou plus vraisemblablement à Raphaël Zacharie de Izarra lui-même se faisant passer pour un anonyme...3 - PIEGE POUR SOTS ADMIRATEURS D'AUTEURS CONNUSCertains spécialistes et profanes ne se ridiculisent-ils pas superbement en admirant avec des airs béats des écrits signés "Jean Baudry" ?Ce canular, si c'en est un selon les sceptiques, a un but dénoncer l'imposture d'une certaine littérature. Imposture orchestrée par des éditeurs opportunistes aux dépens d'esprits faibles se croyant épris de belles lettres dans le dessein que l'on devine fabriquer des mythes rentables. Plus grave elle est relayée de manière insidieuse par l'Éducation Nationale à travers ses manuels scolaires étatiques, sans aucune place pour la réflexion critique, et ce dans l'intention inique et faussement démocratique de fabriquer de futurs bacheliers au rabais. Tout lecteur, averti ou non, sera influencé par la signature des textes qu'on lui soumettra officiellement sous noble reliure. Une nouvelle preuve éclatante avec l'affaire de l'inédit de Rimbaud ? Aux esprits sagaces de trancher. Les imbéciles qui se seront trompés, eux, mériteront le blâme littéraire. Surtout si ce sont des simple signature -certes illustre mais une signature n'est pas une oeuvre- apparaissant au bas d'un texte médiocre pseudonyme authentifié, agréé par les cercles littéraires officiels nécessairement infaillibles... suffit pour que des lettrés tombent en pâmoison. Avec n'importe quel texte, pourvu qu'il soit sur un support "authentique" et signé d'une plume illustre, il est possible de faire passer un potache -ou pour être plus précis un IZARRA- pour un ! Cette divine ponctuation ! Ha ! Quel esprit ce Baudry ! Avez-vous vu madame cette pénétration dans l'ironie ! Ho ! Le nez de Bismarck ! Oh la la ! La moustache du teuton qui sert de virgule dans cette phrase-ci, quel génie ce Baudry, ne trouvez-vous pas ?Le test est concluant lorsque l'on signe du nom d'un bel auteur connu n'importe quel mauvais texte écrit en cinq minutes, pourvu que le lectorat soit déjà bien conditionné par cette imposture que je dénonce, il applaudit. A l'inverse, lorsque l'on signe avec des noms d'inconnus des textes authentiques pris dans la Pléiade, ce même lectorat raille, peu conditionné qu'il est pour s'extasier devant des écrits d'auteurs non appris à l'école, donc parfaitement inconnus...Pour résumer, prenez des textes classiques peu connus du grand public, signez-les "Marcel Dupond", soumettez-les à des prétendus beaux esprits et écoutez les commentaires pleins d'âneries qu'ils ne manqueront pas de sortir...Dans le cas concret qui nous préoccupe, parce qu'un texte classique est signé du nom de votre "ennemi" Izarra pour bien nommer celui qui vous ridiculise, cela suffit pour que vous perdiez subitement tout jugement esthétique vous devenez curieusement incapables d'apprécier le texte en lui-même...Je suis heureux de prouver une nouvelle fois de manière concrète et non théorique que la sottise ambiante est à nos portes. La supercherie grandira certains esprits qui auront su rester critiques et ridiculisera les autres. Il est tout de même décevant de constater que mes contemporains sont d'incorrigibles naïfs, et en même temps je suis très satisfait que ma thèse sur l'imposture de la littérature tienne à ce point la le document soit un faux ou un vrai, le fait est anecdotique. Je suis là pour une affaire plus essentielle ébranler certaines certitudes Zacharie de Izarra4 - Ma principale utilité éprouver la sagacité des prétendus beaux esprits de toutes espèces. Et des spécialistes de la question rimbaldienne. Je suis le trublion des Lettres, c'est de bonne guerre. Et finalement très sain. Les impostures ont toujours existé dans l'histoire de la littérature et certains imposteurs furent aussi de grands auteurs plus facétieux que d'autres. Je fais éternuer messieurs les grands professeurs de littérature, enrager les sots convaincus. Rien que des choses fort salutaires !Raphaël Zacharie de Izarra5 - Je souhaite demeurer le maître du jeu le plus longtemps possible. Ce n'est pas à moi de prouver l'authenticité de ce texte mais aux spécialistes de la question littéraire. C'est à eux d'asséner vérités immortelles et écrasantes, de répandre affirmations lumineuses et sereines -bref de convaincre l'incrédule- et non à moi d'abréger les doutes. Mon rôle consiste à faire accoucher la vérité littéraire aux prétendus spécialistes de Rimbaud, non à servir sur un plateau le sujet cuit de leurs actuels tourments. Seul celui qui a les bonnes cartes en main aura le dernier mot. Celui-là peut se permettre toutes les licences et fantaisies. Chacune de mes provocations à l'adresse de mes détracteurs doit être considérée comme une salutaire incitation à percer le mystère de ce texte par des moyens strictement artistiques, littéraires, intellectuels et non vulgairement matériels. On devrait au contraire me rendre grâces d'inviter les admirateurs de Rimbaud à la critique honnête au lieu de me condamner de la sorte !En attendant je laisse à mes détracteurs le temps de se ridiculiser dans toutes les directions. Ou de faire triompher la vérité, s'ils la Zacharie de Izarra6 - Je n'ai pas abattu toutes mes cartes. Une mystification consistante se fait nécessairement sur le long terme. Donc, pas de précipitation ! D'ailleurs je ne sais pas encore s'il sera finalement indispensable de donner des preuves la régénérescence des esprits corrompus par le snobisme rimbaldien se fera peut-être sans ce concours matériel que réclament les admirateurs et fins connaisseurs de Rimbaud... Le miracle de l'Intelligence peut fort bien s'opérer indépendamment de toute preuve tangible. Quoi qu'il en soit, ces éventuelles preuves matérielles pourront toujours être mises en doute car il y aura toujours des saint Thomas pour douter de l'évidence, aussi ces preuves palpables sont-elles vaines. La seule véritable preuve -irréfutable- que ce document est un vrai, ou un faux, c'est de le confronter audacieusement aux jolies sensibilités pénétrées de vérités rimbaldiennes promptes à tomber en pâmoison à la moindre prose signée "Rimbaud".Raphaël Zacharie de Izarra7 - REPONSE A JEAN-JACQUES LEFREREMonsieur l'éminent spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère me taxe d'hurluberlu dans le "Figaro Littéraire". C'est de bonne guerre. Il défend sa cause, n'est-ce pas légitime ? J'assume totalement les volées de bois vert que l'on me destine. Je m'expose au feu, il est naturel que j'en endure les effets. En outre le qualificatif "hurluberlu" est plutôt aimable. Bien entendu, pas question de m'attaquer aux personnes dans cette affaire. Le débat doit porter sur l'objet du délit littéraire, non sur les protagonistes. Chacun a le choix de ses armes la vérité pour moi, la mauvaise foi pour les va de soi que je respecte tous mes détracteurs, quels qu'ils soient. Avec férocité certes je continuerai à défendre ma version, mais dans les règles strictes de la ou vaincu, déchu ou grandi, je saluerai avec la même flamme mes chevaleresque imprègnera toujours mon glaive Zacharie de Izarra8 - REPONSE AUX JOURNALISTESLes journalistes ne cessent de me réclamer des preuves palpables accréditant la version "littérairement impopulaire" selon laquelle l'inédit de Rimbaud serait un faux. Mais quel genre de certitudes matérielles ? Les journalistes sont-ils des experts en vrais et faux documents ? Si des experts -des vrais- en analyse de feuillets on pu se laisser berner par un faux document, les pauvres journalistes y verront-ils plus clair du haut de leur courte plume ?D'ailleurs le document en question n'est plus en ma possession puisqu'il est actuellement entre les mains expertes des "experts", précisément...L'unique preuve concrète que ce document est un faux -ou un vrai- est à chercher... dans le document lui-même !Et pas si des techniciens du papier ancien et des spécialistes de Rimbaud incompétents se font berner par ledit document et sont incapables de persuader définitivement et les journalistes et le grand public de leur unique, exclusive, étroite, obtuse vérité d'experts et d'exégètes, alors le doute qui nécessairement se renforce devient de plus en plus expert devrait d'un docte mot, d'un seul, parvenir à imposer son incontestable vérité d'expert au profane désarmé... Sinon il est tout sauf un si les tenants de la vérité tangible sont absolument certains de l'authenticité de ce prétendu trésor rimbaldien, pourquoi cette soudaine prudence dans les médias ? A cause certainement de la précédente affaire des faux carnets d'Hitler...Les savants pétris de certitudes rimbaldiennes ne devraient même pas se donner la peine de répondre à "l'hurluberlu" du Mans qui ose se dresser contre un mythe... Répondre, c'est alimenter la qu'ils se taisent !Et pendant ce temps, qu'on me laisse chanter ma version. Elle a au moins l'avantage d'élargir la vue des brebis pensantes qui préfèrent -saine attitude- prendre le risque d'écouter un son différent au lieu de bêler sottement avec le reste du Zacharie de Izarra9 - Certaines personnes indélicates m’accusent de vouloir me faire de la publicité pour mon blog, ce qui bien évidemment ne me ressemble pas à un esthète de mon conséquent dans un second temps du débat j'ai choisi de ne plus indiquer le lien de mon blog afin d'éviter de provoquer les croassements de certains volatiles...Pour en revenir au sujet, je répète que la véritable imposture n'est pas dans le support matériel lui-même, qui est un faux, mais dans les têtes. Je dénonce la corruption des esprits esprits visiblement affaiblis dès qu'il s'agit d'admirer béatement les "merveilleux écrits" de Rimbaud enclins à prendre comme parole d'évangile tout baratin d'expert doctement émis. La masse bêlante et profane, la pauvre, l'ignare, en est réduite à chanter sous la baguette du chef-d'orchestre-grand-schtroumf-expert détenteur de la "vérité littéraire"Je répète encore que les preuves matérielles que ce faux est bien un faux se trouvent dans le document lui-même et pas ailleurs. Or ce document n'est plus entre mes mains puisqu'il a été "lâché" dans le "circuit fatal" qui l’a porté à la outre je ne suis guère pressé d'apporter les preuves que l'on me demande. Ou de les nier. Je n'agis pas dans la précipitation, ce serait bien vulgaire pour un esthète de ma qualité... Je ne cours pas plus après les médias. J'ai tout mon temps, les arguments qu'il faut, ma vérité à moi. J'abattrai mes cartes quand je le jugerai nécessaire. Je ne suis pas à la botte des journalistes. Et puis surtout...Surtout ne nous prenons pas trop au sérieux dans cette serait bien triste si ces messieurs les exégètes ne s'amusaient pas autant que moi ! Rimbaud et tout le tintouin, les haleurs et les poches trouées, tout cela c'est bien joli mais la poésie devrait-elle donc rester purement intellectuelle, essentiellement livresque, simplement théorique ?J'offre aux exégètes une leçon de littérature grandeur nature, un cour vivant de sagesse rimbaldienne d'abord savoir rire des choses les plus "importantissimes", comme par exemple cette affaire mondaine et finalement assez futile à propos du faux texte de et par-dessus tout je leur apprends à ne pas oublier l'essentiel lâcher le lest académique et avec courage, fièvre, hauteur, entrer dans l'arène pour vivre la poésie, la vivre. La vivre et non l'intellectualiser sans cesse et ainsi la rapetisser jusqu'à la rendre ridicule, mesquine, que je leur propose finalement, c'est de vivre la grande aventure Zacharie de Izarra10 - LA SCIENCE AU SECOURS DES LETTRES !J'ai appris que le document en question devra être analysé afin de déterminer avec certitude si c'est un faux ou au vrai...J'ai déjà répondu aux questions de mes détracteurs à maintes reprises et ma réponse ne varie pas la preuve de ce que j'avance est au fond des éprouvettes des chimistes actuellement affairés autour de la "géniale trouvaille".Tout de même... Chercher la paternité d'un texte littéraire à l'aide d'un scalpel de technicien, d'un double-décimètres de matheux et de gants de chirurgien, quelle tristesse ! A quelle lamentable pitrerie les exégètes de Rimbaud se livrent-ils ? Pour en arriver là, faut-il qu'ils soient bien ignorants de la littérature !Incapables de trancher une bonne fois pour toutes grâce à leur seul jugement esthétique, ils en sont réduits à recourir à des analyses scientifiques pour déterminer si ce texte est d'origine rimbaldienne ou izarrienne !Rimbalesquement Zacharie de Izarra11 - LA PLUME RIMBALDIENNE CAUTION IMMUNITAIRE...Rimbaud aujourd'hui serait un vulgaire délinquant de la banlieue de Charleville-Mézières, rappeur, slameur, poète doué et précoce il est vrai, mais encore sodomite dégénéré, personnage douteux, drogué, buveur, paresseux qui aurait d'abord été une petite crapule avant de devenir gros trafiquant de drogue entre la France et le Maroc... Voilà ce qui me semble le mieux correspondre si on transpose avec réalisme la "légende Rimbaud" dans notre époque. Ma vue est honnête, pleine de justesse nulle illusion romantique ne déforme mon de lustrer les semelles sales d'un versificateur certes hors du commun quant à la qualité de la plume lorsqu'il ne délire pas avec des poèmes "charabiatisants" mais qui pour autant ne mérite pas que l'on en fasse ce mythe nourrit d'artifices plus grotesques les uns que les peut-on admirer un trafiquant d'armes sans état d'âme qui prône les égarements d'une vie dissolue, les délices de la perdition, l'enrichissement crapuleux ?Prôner les hauteurs poétiques, jouer au troubadour éthéré, au rêveur enivré d'éclairs radieux, de fulgurances idéales, voilà pour la théorie chez Rimbaud. Le passage à la pratique est beaucoup plus décevant...Quelle incohérence ! Quelle noirceur d'âme ! Évidemment le trafic d'armes, les sordides amours, la fuite en Afrique en quête d'histoires glauques, chez un type comme Rimbaud ça passe pour être d'une grande classe ! Aux yeux de ses sinistres laudateurs cela s'appelle l'aventure, cela s'appelle la noblesse, cela s'appelle le mépris pour le monde bourgeois. Quelle complaisance !Ainsi la rime justifierait le crime...Ha ! Comme c'est facile d'embellir une biographie quand on a la vue bornée par des fadaises poétiques, quand on est ébloui par de flatteurs apparats !Bref, le sexe, l'argent sale, la descente progressive dans les bas-fonds de l'âme, l'hypocrisie, Rimbaud n'échappe pas aux règles du genre crapuleux. Il avait vraiment tout ce qu'il faut pour que des esprits faibles d'un siècle dégénéré lui fabriquent une légende Zacharie de Izarra12 - LES VERTUS PEDAGOGIQUES DU FAUX TEXTE DE RIMBAUDL'enjeu de cette affaire dépasse l'anecdote de savoir si ce document est un faux ou un vrai. La vraie question est que vaut la vérité d'un docte pitre face à un Izarra farceur qui fait le choix de penser plutôt que de braire ?Certains qui ont des chapeaux pointus prétendent que le réchauffement climatique est dû à l'activité humaine, d'autres qui portent des lunettes performantes mais qui ont la vue intérieure lamentablement brève assènent aux masses bêlantes toutes des vérités tordues, comiques, je prétends que "Le Bateau Ivre" et "Une saison en Enfer" sont des oeuvres purement facétieuses pondues par le plaisantin de Charleville, sans doute dans le but de rire des faux esthètes et snobs érudits de son époque. Ce qui ne signifie pas que par ailleurs Rimbaud faisait de la bonne poésie, l'acidité de la farce ne s'opposant nullement au feu de la vérité izarrienne, qui a la suprême particularité d'être joyeusement fantaisiste, pleine d'une rassurante, pédagogique, libératrice souplesse -et qui est hautement rimbaldienne dans le fond- vaut bien celle, figée, étroite, austère, voire franchement bête et méchante des exégètes s'accrochant désespérément, académiquement, mesquinement à leurs Zacharie de IzarraPRECISION FINALE POUR LES MAUVAISES LANGUES Enfin pour répondre avec hauteur et concision à ces vils détracteurs m'accusant de vouloir me faire de la publicité à bon compte pour mon blog, qu'ils sachent que seule la qualité de mes textes doit séduire sans l'aide d'une vulgaire publicité basée sur le scandale. Je n'ai nul besoin de faire la promotion de mon blog étant donné qu'il a toujours été très visité et ne pratique par conséquent pas ce genre de racolage Zacharie de Izarra "LE MONDE" PUBLIE UN ARTICLE SUR MOI ! Paris est venu au Mans. Ce qui équivaut, en terme professionnel, à un scoop. Du moins dans le cercle restreint des journalistes littéraires, appelés aussi dans notre jargon mondains du livre ». Depuis là-haut, c'est un événement, une prouesse. Rappel d’une épopée locale qui avait fait deux ou trois vagues dans nos salons quelques heures à peine après la révélation au grand public d’un inédit de Rimbaud Le rêve de Bismarck retrouvé chez un bouquiniste de Charleville-Mézières, un énergumène manceau revendiqua non sans fracas la paternité du document qui serait donc… Un faux ! Info ou intox ?A la rédaction les collègues ont bien ri. Il y avait de quoi, avec ma mission d’ envoyé spécial en province »… La décision résonnait désagréablement comme le coup de sifflet de Jéricho» de l’officier de police plein d’avenir du Quai des Orfèvres rétrogradé du jour au lendemain à la circulation de la Place Clichy. Et j’ai effectivement été envoyé au Mans afin de tenter d’éclaircir ce mystère d’arrière pays. Merci le TGV. Bref, de retour avec mon papier, ils ne riaient plus du tout à la rédaction. PROLIFIQUERaphaël Zacharie de Izarra est un auteur prolifique aussi. Avec plein d’ simple hurluberlu en mal de notoriété comme l’affirmait, un peu énervé, le plus grand spécialiste de Rimbaud Jean-Jacques Lefrère dans les pages du Figaro Littéraire » ? Pas si sûr… Dès qu’on approche le phénomène, les certitudes toutes faites s’éloignent. Il y a fort à parier qu’au contact de ce fou follet, plus d’un routard de la presse reverrait son jugement. Un poids-plume de l’auto édition il se répand sur Internet capable d’ébranler des maisons Izarra a du souffle, il faut lui reconnaître ce précieux machiavélique diraient certains… Angelot d’une désarmante naïveté pour d’autres. Prince cynique ou entité ailée, peu importe le plaisantin ne manque pas d’atouts. S’il est vrai que le diable a plus d’un tour dans son sac, les anges n’en ont pas moins de la plume. Celui qui veut défier les exégètes de la littérature, pardon de la Littérature comme il le précise, est bien outillé. Ce maître du verbe joue de son art oratoire jusqu’à l’énième degré, là où commencent les premiers frissons. clown à particule » s’avère être un morceau de choix pour tigres de rédactions, un cas d’école comme on en rencontre rarement dans une carrière de reporter. Un pigiste averti y regarderait à deux ça à l’apparence de l’ersatz, de loin ça n’a l’air de rien, de Paris on croit que c’est du toc… Et quand on vient chez lui au Mans pour une interview de près, pour de vrai, alors l’Izarra c’est de l’or en barre ! Foi de est prêt. De mon côté, je fourbis mes armes. Ambiance règlement de compte à l’oral. L’interview commence mais c’est lui qui tient la je l’interroge au sujet de cette affaire grotesque du vrai-faux-Rimbaud » il ne se démonte pas. Ses yeux s’éclairent. Le masque de la sincérité l’habille tout de blanc. Et il a des arguments le renard ! Répondant point par point aux objections émanant de ses détracteurs, il se défend. Avec foi, panache, consistance. De telle façon qu’à mi-parcours de l’interview il est déjà permis de douter de la version officielle. Question de choix. En l’écoutant, intarissable, virtuose, charmeur, parfois excessif, toujours percutant, on se sent plus léger, libre de balancer entre vérité médiatique et doute izarrien », qualificatif dont il abuse avec jubilation. C’est le cadeau qu’il nous fait penser par soi-même. Raphaël Zacharie de Izarra est persuasif, il a l’art de soulever des questions que nul n’oserait arguments ? Contestables, soyons honnêtes. Contestables et pourtant… Pas tant que cela. Et c’est étrange, et c’est puissant, et c’est passionnant. C’est oui ou c’est non, c’est vrai ou c’est faux. Entre les deux, une infinité de nuances. Toutes a sa place dans la polémique et il tient tête. Il a pris le rôle du bouffon, qui n’est pas le plus facile. Rappelons que le pitre officiel du royaume assénait des vérités cinglantes au roi. Izarra se paye la tête du roi et c’est bien le seul il n’y a qu’un bouffon dans tout le royaume pour user de ce droit. Les autres se taisent. Lui, il la ramène. Il fabrique du faux pour mieux dénoncer une autre imposture celle d’une certaine littérature » le détail son discours ressemble un peu à cette histoire de fous où l’un soutient que la bouteille est à moitié pleine pendant que l’autre s’évertue à démontrer qu’elle est à demi vide. L’un a tort, les deux ont raison et personne ne peut trancher. Ensuite c’est une question de crédibilité vestimentaire. La vérité » du porteur de cravate sera toujours un peu plus vraie » que celle de l’adepte de la chemise à carreaux. Izarra ne porte ni cravate ni chemise à carreaux, il arbore un front vaillant dénué d’artifice, affrontant nu les cohortes de Bêtise parées de flatteurs, mensongers atours ».Même pour un reporter qui a de la bouteille, il serait trop facile de prendre à la légère l’édifice de papier de monsieur Izarra. Pour l’heure tout est théorie, démonstration intellectuelle, preuve par la dialectique et conviction intime. Le sieur Izarra est redoutable quand il s’agit de semer le doute. Et ça prend. A faire trembler les bases du plus orthodoxe des convaincus. Ca prend tellement bien que, séduit par le brillant discours, déjà convaincu mais pas tout à fait prêt à mettre la main au feu tout de même, on ne demande plus qu’à c’est ce qu’il nous promet depuis le début de cette affaire décidément rocambolesque… Mais il n’est pas pressé d’apporter de la matière à son moulin à paroles. Izarra brille tant qu’il reste dans ses hauteurs » abstraites, position stratégique bien commode dans laquelle il a tendance à s’éterniser… Sur la terre ferme son pied est plus a le temps pour lui, répète-t-il. Je n’agis pas dans la précipitation, mon dessein est de plus grande envergure que de nourrir ces poussins de journalistes. Patience ! Au lieu de petit grain sans lendemain vous aurez la grosse pâtée pour l’hiver» confie-t-il, un brin vrai qu’il cause bien le contradicteur et qu’on serait prêt à se convertir à sa vérité », à deux doigts du gouffre séparant l’hérésie médiatique du ciel izarrien »… A condition de donner corps au discours. Bluffant pour ceux qui l’approchent, l’écoutent, le sentent », simple zozo pour les autres qui n’ont pas eu le privilège d’un tête-à-tête, le personnage a de quoi faire première fois il avait même fait très peur l’AFP lui reproche un séisme d’ampleur nationale provoqué par ses simples assertions. Pas si zozo qu’il en a l’air le Zaza » !DU TEMPSRaphaël Zacharie de Izarra nous demande du temps, encore du temps pour prouver qu’il est l’auteur de cette farce. Mais où est la vraie farce ? Dans le document lui-même qui serait un authentique faux » ou dans le formidable pouvoir de persuasion d’un mythomane de premier ordre ?Sa démarche, se justifie-t-il, est une oeuvre de long terme, dense, complexe, nécessairement lente ». A la lumière de ses propos pour le moins convaincants, irritants, intrigants, presque fascinants, on lui laissera le bénéfice du doute. Mais pas trop longtemps. Pas trop longtemps monsieur Izarra à la rédaction ils ne rient plus, mais alors plus du MondeCOMMENT J'AI FAIT LE FAUX "INEDIT DE RIMBAUD" Le rêve de BismarckA propos de l'affaire de l'inédit de RIMBAUD, certains "spécialistes" pensent que je suis incapable de faire un faux sur le plan la question avec mes détracteurs était là, sur le plan strictement technique. J'avais déjà expliqué ma méthode et mon mode opératoire. Tactique, technique bien sûr mais surtout stratégie. Avec ma patience, mon réseau de complices, il n'a pas été insurmontable de monter ce fameux coup au sujet de RIMBAUD. Je ne travaille pas, j'ai tout le temps pour élaborer des impostures de ce genre. J'ai beaucoup de pouvoir de persuasion, un vrai sens de la psychologie, des relations dans divers domaines comme dans l'infographie et la sérigraphie, ce qui m'a été d'une aide précieuse. J'ai également des contacts avec des étudiants en chimie de l'Université du Mans qui me conseillent et m'aident les étudiants ayant le sens de la potacherie plus développé que leurs professeurs. Si vous saviez tout ce qu'on peut faire quand on a de l'audace...Ce que vous avez vu c'est le côté éclatant de l'affaire. Mais pour qu'une imposture de cette envergure sorte, il faut s'y prendre avec méthode et ambition. Plusieurs sont tombées à l'eau et cela nul ne le sait. Il n'y avait pas que RIMBAUD qui était sur la "liste d'attente". J'ai fait des faux concernant plusieurs auteurs, sachant pertinemment que sur une quinzaine de fusées médiatiques une seule parviendrait à décoller, voire deux peut-être. Ce qui permet de réussir une telle imposture, c'est la multiplication des "rampes de lancements". Les autres impostures que j'ai entreprises n'ont pas été jusqu'à leur terme mais peu importe le but n'était pas que les 15 coups réussissent, le but était de multiplier les "mises à feu" pour que l'une des 15 impostures au moins départ je ne savais pas laquelle des 15 impostures allaient aboutir, bien entendu. J'ignorais quel texte issu des huit auteurs célèbres choisis j'ai lancé une quinzaine de textes izarriens signés de huit auteurs célèbres différents allait être "exhumé de l'oubli"... Au départ je ne savais pas quels "inédits" allaient être "découverts" dans un des endroits fixes ou réseaux de circulations stratégiques où je les avais placés bibliothèques, bouquinistes et même dans un endroit que je ne peux révéler ici. L'important était qu'au moins un de ces textes sorte de "l'oubli".En ce qui concerne le support, j'ajoute que chez n'importe quel bon bouquiniste même de province, pour peu que vous payiez le prix vous pouvez obtenir des feuilles vierges de différents formats et plus ou moins jaunies datant du XIX, voire du XVIIIème siècle entre 100 et 200 euros la dizaine ou vingtaine de feuilles. Chez le bouquiniste au Mans, l'Athanor, je les ai eu pour un peu plus de cent "spécialistes" du vieux document sont des ânes. Bernés avec une centaine d'euros !Bref, tout cela mes détracteurs ne le savent pas et c'est ce qui fait ma force on croit impossible qu'une telle entreprise réussisse car on pense en terme de coup unique. Comme si j'avais lancé cette affaire de manière unique et ponctuelle, hasardeuse, presque irréfléchie...Or le nombre "d'inédits" mis dans des circuits privés et publics est supérieur à ce qu'on imagine. Et la laborieuse, minutieuse mise oeuvre de ces affaires, parfois simultanément, parfois successivement pour finalement n'en faire triompher qu'une seule -voire deux-, n'est qu'une simple, banale affaire de temps et d'obstination. D'ailleurs on n'imagine rien de tout cela. On pense d'emblée, sans même se poser plus de question, que celui qu'on qualifie de "prétendu faussaire" -moi donc- aurait lancé sa petite pierre comme cela, de façon unique et aléatoire... Et donc cela semble improbable. Sauf que quand on a le temps, la motivation, l'audace, TOUT DEVIENT POSSIBLE. Ce qui paraît irréalisable est parfaitement réalisable et même dans les faits la réalisation de ce genre de chose est souvent plus facile qu'en théorie. Je le sais par expérience personnelle...Aucun spécialiste ne croit possible une telle entreprise. Certes, mais c'est parce que ces grands érudits pleins de certitudes techniques et littéraires pensent en termes JEAN TEULÉ est resté prudent et à mis en doute l'inédit de Zacharie de IZARRA ======= Editeur de pigeons A travers ces 28 commentaires postés sur un forum littéraire j'ai abordé l'épineuse question de l'édition à compte d'auteur. Je réponds à JM, victime consentante de l'édition à compte d'auteur, à son éditeur GB qui entre temps est intervenu ainsi qu'à quelques Zacharie de IZARRA+++++++1 - LE PROBLÈME DE L'ÉDITION À COMPTE D'AUTEURJe vais vous dire ce que j'ai sur le coeur au sujet de JM, victime de l'arnaque de GB, un de ces nombreux éditeurs qui publient des livres aux frais de leurs auteurs... Ce sont les profiteurs de la sottise humaine comme GB, "éditeur" officiel de JM GB que je cherche à contacter pour lui dire ce que je pense de ses bienfaisances hautement tarifées qui sont à blâmer et non pas moi qui dénonce ce genre de crapules !Honteux !Ce sale type tire profit sans aucun scrupule de la naïveté de JM pour lui faire payer l'édition de ses bluettes dignes d'un élève de CE 1 !Certes JM est contente de payer pour avoir l'illusion d'être une poétesse, elle y trouve son compte je ne le nie pas. Est-ce une raison suffisante pour exploiter financièrement sa crédulité de dinde sans défense ?Jamais je n'oserais exploiter de la sorte l'ignorance et la faiblesse de gens comme JM pour leur soutirer de l'argent, comme le fait cet odieux personnage qu'est GB ! Les vrais ignobles, ce sont les gens comme eux !Raphaël Zacharie de IZARRA2 - JM, OUVREZ LES YEUX !Évidemment votre éditeur-humaniste si aimable GB trouve "merveilleux" tous vos poèmes, je n'en doute pas un seul instant. Il est chaleureux avec vous, attentif... De cela j'en suis également persuadé. Pensez ! C'est tout bénéfice pour lui...Son intérêt est de trouver ce que vous écrivez superbe. Il attend même avec impatience votre prochaine publication normal il prend son pourcentage en bénéfices. Bénéfices tirés non pas des ventes de vos oeuvres mais de leur "droits d'inscription" chez lui ou du moins assimilés comme GB, éditeur si gentil, ne vous critiquera JM. Au contraire il sera toujours à vos petits soins. Il défendra bec et ongles vos si "jolis" poèmes... L'exploitation de la crédulité, c'est son fond de commerce. Le plus fort c'est qu'il parvient à vous arnaquer en vous facturant vos sourires de béatitude. Il vous plume et vous êtes ravie de l'être ! GB est un escroc de salon. Bien vêtu, toujours aimable, il berne les pigeons de votre sait pertinemment que vos oeuvres c'est de la guimauve insipide, illisible, risible. Son filon c'est l'illusion. Alors je vous rassure, GB sera toujours chaleureusement présent pour défendre votre cause, autrement dit SA cause le vous souhaite de demeurer sur votre petit nuage rose JM car apparemment c'est encore là que vous semblez la plus heureuse. Vous ne semblez pas avoir envie d'ouvrir les yeux sur GB alors restez dans vos doux rêves, au moins vous contribuez à enrichir un homme heureux. Et puis après tout l'argent est fait pour circuler, alors continuez à publier vos merveilleux poèmes chez GB moyennant finances !Raphaël Zacharie de IZARRA3 - LÉGAL MAIS MALHONNÊTECertes GB ne fait rien d'illégal mais ce n'est pas parce que son entreprise de promotion des pigeons est légale que ce personnage est honnête pour vrai que chacun a le droit de se payer du vent au prix fort, mais à condition d'avoir toute sa lucidité. Après tout chacun est libre de se faire plumer avec son propre consentement, et avec le sourire en plus ! Mais dans le cas de JM, poétesse-guimauveuse sans défense psychologique, c'est de la pure exploitation financière de personne fragile car JM est victime de sa propre naïveté. Et GB exploite sa naïveté sans aucun scrupule !JM n'a pas assez de discernement pour prendre conscience de l'arnaque morale que constitue l'entreprise de faire, c'est de la non-assistance à personne vulnérable exploitée éhontément par un requin. JM doit être avertie de deux choses - Ses écrits sont sans aucune valeur littéraire et aucun éditeur sérieux n'accepterait d'éditer ces niaiseries - Elle est incapable de se rendre compte que GB n'est pas un vrai éditeur soucieux de littérature de qualité mais un pur commerçantGB incarne la misère de l'édition, le pire qui puisse se faire dans ce domaine. Il "aide" les pires écrivassiers qui soient, moyennant finances chez Gallimard il y a des mises au pilon d' faire croire que ses guimauves vont se vendre, même se lire gratuitement est lui faire un énorme mensonge. Certes ses amies mémères lui achèteront quelques ouvrages qu'elles trouveront "merveilleux".Ce ne seront que des achats affectifs primaires. Avez-vous déjà vu une mère critiquer le collier de nouilles que lui offre son enfant pour la Fête des Mères ? Bien sûr le collier de nouilles est une horreur et pourtant la mère fait mine de s'émerveiller devant cette misérable création de sa progéniture toute engluée dans son insupportable puérilité. En ce qui concerne les oeuvres de JM, c'est dans le même ordre d'idée quelle mémère parmi ses lectrices serait assez cruelle -et assez lucide car j'imagine que le lectorat de JM est essentiellement constitué de gens séniles- pour assurer que ses vers sont de la confiture de framboise à dégueuler de la première à la dernière gorgée ?Nul ne conçoit bien évidement qu'une mémé sénile vienne critiquer les écrits de JM...C'est sur ce registre que joue GB le cercle privé des flatteurs-nés, uniques lecteurs et uniques "critiques" des oeuvres de démonstration que je viens de faire à propos de l'entreprise malhonnête de GB est d'ailleurs inutile puisque ce que je dis est évident pour le commun des pas pour JM, hélas !Raphaël Zacharie de IZARRA4 - ÉDITEUR DE GOGOSGB est un escroc de l'édition, je persiste et signe. Il abuse de la faiblesse psychologique de JM pour s'enrichir éhontément. Il a certes la loi avec lui mais pas la fait partie de ces requins sans scrupule de l'édition, la honte du métier. Je le mets au même rang que les escrocs de la "Pensée Universelle".Raphaël Zacharie de IZARRA5 - RÉPONSE À JMBien sûr que votre "bienfaiteur" va trouver plein de qualités à votre naïve personne et à vos ineptes écrits ! Il ne va pas tuer la poule aux oeuf d'or comme ça... Pas si a tout intérêt à être votre "bienfaiteur" puisqu'il prend sa part de bénéfices. Vous pensez réellement qu'il va critiquer vos écrits au prix où il vous vend ses "services" ?Il a tout à gagner à "donner leur chance" aux perdants de votre espèce... Son fond de commerce c'est la crédulité des imbéciles !Il est exactement comme les directeurs de casinos lui seul est sûr de gagner dans cette affaire !Aucun éditeur digne de ce nom de demande de l'argent à un auteur, c'est une règle d'or qui vaut pour toutes les entreprises de ce genre ! Ce sont les éditeurs qui devraient payer les auteurs en les remerciant et non l'inverse ! C'est une HONTE de voir que ces arnaqueurs sévissent encore de nos jours ! Ce que les gens peuvent être imbéciles pour se faire avoir de la sorte ! L'arnaque que pratique GB est aussi vieille que le pensez vraiment que c'est une chance de se faire éditer au prix fort chez ce vendeur de vent ? Il incarne l'image même de la calamité éditoriale ! Vous faire connaître ? Mais on se fout de votre gueule ! Vous vous faites une célébrité de pauvre cloche en passant par les "services" de ce malfaiteur en col blanc !Jamais un éditeur sérieux ne demandera la moindre contribution financière pour publier un auteur ! GB le sait bien et il profite du filon constitué par ces cohortes d'auteurs crédules, plumes sans talent qui croient encore au Père Noël et qui comme vous ne seront jamais édités dans des maisons d'édition traditionnelles qui elles sont honnêtes, pour leur proposer ses services dûment tarifés !Vous êtes la victime consentante de cet arnaqueur mais après tout puisque vous insistez pour être plumée en beauté cela vous regarde et c'est tant pis pour vous. Ou tant mieux, si cela vous rend plus heureuse... GB peut augmenter ses tarifs à ce compte-là il est certain que les pigeons pris dans ses filets le suivront pendant encore des années...Raphaël Zacharie de IZARRA6 - RÉPONSE À GB qui m'envoie un texte de loi traitant de l'injure et la diffamation publiqueJe n'ai pas lu votre pavé indigeste mais j'en devine les iniques rigueurs la loi devrait protéger les gens honnêtes comme moi, les êtres vulnérables comme JM et non les escrocs de votre genre qui abusent de la crédulité des imbéciles pour les plumer. En toute légalité, ! La loi des hommes n'est pas systématiquement calquée sur la morale et parfois la loi des hommes défend et protège les minables de votre il existe quand même des procédures pour contrer les profiteurs et parasites qui comme vous s'enrichissent sur la faiblesse psychologique de leurs concitoyens. Vous êtes la face noire de l' devriez vous cacher de honte au lieu de faire appel à la loi pour tenter de vous défendre. JM n'a AUCUNE chance de récolter la moindre palme pour l'ensemble de son "oeuvre" et vous le savez aussi bien que moi. Lui faire miroiter de telles chimères tarifées à 70 euros annuels est de l'abus de personne vulnérable pur et simple. Et cela est passible de poursuites judiciaires en Zacharie de IZARRA7 - RÉPONSE À GBQuand on pratique l'escroquerie éditoriale, et en plus avec l'assentiment de la loi, on doit en assumer les risques malfaiteurs de votre espèce doivent recevoir le salaire qui leur est dû et ce, à hauteur de leur je ne manquerai pas de continuer de dénoncer publiquement haut et fort et nommément vos pratiques certes parfaitement légales mais moralement me contrefous de la loi des hommes à partir du moment où elle est inique. Seule la loi morale guide mes actes et inspire mes écrits et c'est ce qui fait d'ailleurs ma force. Pour moi vous êtes un pornocrate de l'édition. Vous faites payer à des auteurs sans talent leur imbécillité et cela est moralement Zacharie de IZARRA8 - RÉPONSE À UN DÉTRACTEURDans ce cas du site de GB l'escroquerie à proprement parler n'est pas sur le plan légal mais sur le plan sais pertinemment que cet éditeur n'arnaque pas les gens au sens strictement légal du terme puisque ceux-si savent pertinemment qu'ils payent pour être publiés et que nul ne les force à payer leur éditeur. L'arnaque est beaucoup plus subtile. Les auteurs sont certes parfaitement libres de choisir un éditeur qui leur facturera ou non leurs publications...L'arnaque, insidieuse, est dans le fait que ces auteurs dénués de talent voire parfaitement ineptes n'ont pas d'autre choix que de passer par la filière des "charognards de l'édition".Chassés des maisons d'éditions traditionnelles, ils se tournent vers... Leur sauveur. Qui au passage leur facturera ses défaut de publication officielle rémunérée, ces auteurs que personne ne lira jamais se contentent de publication officieuse. A leurs est là l' ces éditeurs à des falsificateurs. Ils vendent de faux espoirs, du vent en jouant à fond sur la démagogie. C'est moralement malhonnête, même si sur le plan légal ils ne franchissent pas les le cas de JM c'est carrément écoeurant. Cette personne n'a pas les moyens intellectuels de se défendre contre un tel "éditeur". N'importe quel éditeur de sous-préfecture dirait à JM que ses poèmes ne valent rien sur le plan Zacharie de IZARRA9 - JE MODÈRE MON PROPOS MAIS RESTE FERMEAprès réflexion et examen des écrits de certains d'entre vous, je modère mon propos au sujet de n'y a certes pas arnaque au sens légal du terme ni même entre la personne de l'éditeur et la personne de l'auteur à proprement existe bel et bien cela dit elle est dans la structure de l'entreprise éditoriale consistant à faire payer à un auteur son prétendu mode éditorial facturé à l'auteur qui est complice lui aussi de cette escroquerie morale non par vénalité mais par pure bêtise, par vanité ne correspond en aucun cas à l'étique de la profession. Je le répète aucun éditeur digne de ce nom ne facturera à un auteur ses écrits !L'éditeur escroque l'auteur non directement de personne à personne mais indirectement, par contrat implicite la victime consentante et son "sauveur", il y a la structure rassurante d'une entreprise aux apparences honorables mais intérieurement pourrie. Les termes du contrat suspect sont définis non par GB lui-même mais par un système vieux comme le monde l'exploitation de la vanité dont GB se sert, et c'est derrière cet écran que se protège l'éditeur douteux...Étant donné qu'il est en effet fort possible que je me trompe sur la personne de GB, ne connaissant ni les secrets de sa pensée ni de son coeur, je vais ôter son nom ainsi que le nom de son site dans mes prochains commentaires que je publierai sur souhaite empêcher les gens vulnérables comme JM de se faire plumer par ce genre d'éditeurs tout en préférant demeurer équitable envers une personne que je ne connais finalement pas, il est Zacharie de IZARRA10 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURLes poèmes niaiseux de JM ne me dérangent nullement. Il m'arrive même d'en lire un ou deux pour rire car en fait ils sont très drôles. Les écrits de JM sont la caricature de la poésie. Liquoreux à souhait, parfaitement insipides et la démarche consistant à lui faire payer ses bluettes qui m'ennuie vraiment. Cela s'appelle de l'abus de faiblesse. Lui faire croire que ses poèmes ont une quelconque valeur littéraire et quelque chance de postérité au-delà du cercle privé de son auteur tient de la pure escroquerie !J'apprécie beaucoup JM, indépendamment de ses écrits. Je sais que c'est une femme qui a souffert dans sa vie et je respecte la souffrance de ce genre de victimes de l'existence comme l'est JM. C'est justement parce que JM a souffert et qu'elle est vulnérable que je me scandalise de voir que des gens peu scrupuleux exploitent sa plus elle me fait rire avec ses poèmes invariablement "guimauveux". Et même derrière ses poèmes sans aucune valeur littéraire, à travers les thèmes récurrents qu'elle traite je discerne sa souffrance. Il faudrait être parfaitement insensible pour ne pas voir sa souffrance derrière les apparences comiques de ses vers de écrit car pour elle c'est une thérapie. Je trouve honteux de lui facturer ses écrits sans intérêt autre que pour elle-même alors qu'elle peut parfaitement les publier gratuitement sur INTERNET et ainsi être potentiellement lue par beaucoup plus de personnes qu'à travers ses ouvrages papiers facturés par son éditeur !Raphaël Zacharie de IZARRA11 - L'AVANTAGE D'ÊTRE PUBLIÉ CHEZ GB...Se faire publier chez GB est quand même une bonne garantie pour un auteur jaloux de ses meilleure protection des oeuvres les faire publier chez la Pensée Universelle ou chez l'assurance de ne jamais avoir de problème de plagiat. Chez ce genre d'éditeur le Copyright est auteur sérieux aurait l'idée de s'inspirer des écrits parus chez la Pensée Universelle ou chez GB ?Moi si j'étais un voleur de textes, je piocherais directement chez "Gallimard" ou chez "LE SEUIL"...L'idée ne me viendrait vraiment pas d'aller récupérer des auteurs anonymes dans les poubelles de la "Pensée Universelle"...Raphaël Zacharie de IZARRA12 - POUR JMLa démarche consistant à faire payer à un auteur ses mauvais écrits est foncièrement malhonnête, même si l'auteur accepte ce principe odieux qui le dit parfois "Cocu mais content !"C'est votre cas Zacharie de IZARRA13 - QUESTIONS POUR JMCe n'est pas vous salir que de dire que vos poèmes sont nuls sur le plan qui vous salit, c'est celui qui vous fait croire le contraire juste pour pouvoir toucher son "salaire" indu... Ce n'est pas lui qui vous aide dans la vie, c'est vous qui l'aidez à se faire du fric croyez avoir besoin de cet éditeur alors que c'est lui qui a besoin non de vos poèmes mais de votre... avez-vous vendu d'ouvrages ? Êtes-vous rentrée dans vos frais ? Voilà des questions bien embarrassantes, n'est-ce pas ?Et à part moi qui critique vos "merveilleux" poèmes ? Certainement pas votre éditeur !Raphaël Zacharie de IZARRA14 - POUR GBL'escroquerie n'est pas précisément personnelle mais plutôt structurelle vous adoptez un système douteux pour gagner de l'argent en exploitant une faille humaine la bêtise de vos êtes moralement un arnaqueur qui a la loi avec alors un profiteur de l'imbécillité de ses exploiteur de la sottise de gens sans défense intellectuelle, profiteur de la faiblesse de certaines personnes ou arnaqueur, la justice tranchera sur le terme exact, si vous voulez bien prendre le risque de lui demander son avis sur la question...Raphaël Zacharie de IZARRA15 - POUR JMSi vous prétendez que l'argent ne vous intéresse pas et que ce que vous souhaitez c'est être lue, pourquoi faire appel à un éditeur-papier qui vous fait payer un service au résultat ultra confidentiel très peu de lecteurs alors que vous pouvez être lue du moins potentiellement car le lectorat adepte de niaiseries est assez limité même sur INTERNET par des milliers de gens dans le monde francophone sans que vous déboursiez un seul centime ? Sachez tout de même que ceux qui "apprécient" vos textes publiés gratuitement en ligne, autrement dit ceux qui lisent vos textes ne les admirent pas au point d'aller en acheter des versions papier...N'allez pas croire qu'ils seraient prêts à payer pour en lire davantage sur support papier. Si ces lecteurs lisent vos poèmes, c'est disons à 5 pour 100 pour leur "qualité" intrinsèque et à 95 pour 100 parce qu'ils sont accessibles même qu'il y a des soupes aux navets que l'on avale non parce qu'elles sont spécialement savoureuses mais parce qu'elles nous sont tombées sous la cuiller à moindre frais, il y a des mets littéraires que l'on accepte d'ingérer non parce qu'ils sont bons mais parce qu'ils flattent notre paresse cherchez-vous ? Être lue ou vendre des livres ? Si vous souhaitez être lue, alors publiez sur INTERNET sans passer par l'édition papier, chère, fastidieuse, lente et très peu efficace en terme de si vous cherchez à vendre, c'est à dire à faire du profit avec vos poèmes, alors arrêtez tout immédiatement car vous courez à la catastrophe Zacharie de IZARRA16 - RÉPONSE À GBComment appelez-vous la démarche consistant à faire payer aux auteurs la publication de leurs écrits ? Moi j'appelle cela de l'arnaque pure et simple, même si les auteurs acceptent le principe et viennent d'eux-mêmes se jeter dans la gueule du que vous pratiquez est aux antipodes de l'éthique de la savez pertinemment que les auteurs à qui vous faites payer la publication sur papier de leurs ouvrages ne seront ni pris au sérieux ni lus en se faisant publier chez vous à part leur cercle restreint d'amis très proches, disons une quinzaine de personnes en étant optimiste.Vous ne pouvez ignorer, vous qui vous prétendez éditeur, que les écrits de JM sont d'une parfaite nullité et par conséquent Zacharie de IZARRA17 - POUR GBJ'ajoute que si vous deviez dire la vérité à tous ces auteurs qui librement font le choix de se faire publier à compte d'auteur par vos soins, vous n'auriez aucun client ! Sachant au fond de vous-même qu'aucun de ces auteurs n'amortira ses frais ou alors exceptionnellement et à hauteur de quelques dizaines d'euros, guère plus je suppose que vous vous gardez bien de freiner leur sotte ardeur à se faire publier chez vous...En cela vous pratiquez ce qu'on appelle le mensonge professionnel. On peut d'ailleurs l'assimiler à la publicité mensongère. Vous encouragez, du moins ne découragez pas les auteurs suicidaires qui frappent à votre porte. C'est cela qui est condamnable, ils sont parfaitement libres de se faire éditer chez vous comme ils sont libres d'aller dépenser leur argent au casino ou dans le tabagisme. Sauf que dans les casinos il y a des affiches qui avertissent les joueurs sur les dangers potentiels qui les guettent. Sur les paquets de cigarettes il y a également des avertissement très clairs sur les risques de cancers auxquels s'exposent les vous, avertissez-vous vos "victimes consentantes de l'illusion éditoriale" sur les déceptions auxquelles elles s'exposent ? Leur annoncez-vous au départ que leur démarche égocentrique à toutes les chances d'échouer en termes de rentabilité financière et de reconnaissance littéraire ?Permettez-moi de douter sérieusement sur le fait que vous prenez de telles précautions morales avec vos auteurs...Raphaël Zacharie de IZARRA18 - RÉPONSE À LA POÉTESSE JMFaites comme vous voulez. Moi j'ai fait mon devoir consistant à mettre en garde le faible qui se met de lui-même dans la gueule du vous ai prévenue, maintenant vous êtes libre. On ne peut empêcher un âne de dites que GB est votre ami... Bien évidemment qu'il est votre ami ! De cela je n'en doute pas un instant... Vous avez déjà vu un flatteur voler dans les plumes de ses protégés ? GB a tout intérêt à trouver vos écrits dignes d'êtres publiés sur des livres-papier, il a tout intérêt à être toujours bien gentil avec vous et à se faire aimer puisque c'est vous qui le payez et non l'inverse !Dormez bien et surtout ne vous réveillez jamais de votre léthargie intellectuelle car la chute risque d'être trop dure pour vous. GB a reçu une bonne raclée verbale et il l'a bien cela serve de leçon aux auteurs crédules !Raphaël Zacharie de IZARRA19 - RÉPONSE À UN DÉTRACTEURJe n'ai jamais découragé JM d'écrire, je l'ai simplement mise en garde contre les exploiteurs de sa lui ai également dit en toute honnêteté ce que je pensais de ses poèmes. Je les trouve nuls, comme tous les membres du FORUM LITTÉRAIRE d'ailleurs. Nuls mais amusants néanmoins, si on les lit à partir du deuxième des écrits ce n'est pas vouloir empêcher son auteur de les JM continue d'écrire de "merveilleux" poèmes à la sauce guimauve si cela la rend heureuse ! Pourquoi lui contesterais-je ce droit ? Qu'elle ne conteste pas de son côté mon droit de critiquer les écrits que je veux, comme je veux et sur la liste, le forum ou le site que je fait ce qu'elle veut. Elle a le droit de me critiquer, de me railler, de m'encenser. De mon côté j'exerce mon droit inaliénable de critiquer ses textes et même de m'en moquer ouvertement. Critiquer un auteur, se moquer de ses écrits n'est pas l' n'ai jamais injurié ni JM ni qui que ce Zacharie de IZARRA20 - RÉPONSE À UN ADEPTE DES PRATIQUES ÉDITORIALES DE GBGB fait tout non pour la promotion de la poésie mais pour celle de son compte en réserve de gogos rimailleurs prêts à débourser un certain nombre d'euros pour se faire éditer à compte d'auteur étant vaste de nos jours où l'écrit a gagné en prestige, il a fait de cette réserve de naïfs son filon privilégié en bon vendeur de vent qu'il ce sens il a tout intérêt à passer pour un bienfaiteur. Je comprends parfaitement que vous réagissiez ainsi, il n'est jamais agréable de voir son idole se faire déboulonner aussi radicalement par une personne étrangère à la "secte des rimailleurs qui se font éditer à compte d'auteur".Défendre la littérature ce n'est pas promouvoir ses pires inepties mais la sélectionner avec rigueur. GB tire l'écrit vers le bas et c'est tout bénéfice pour lui puisqu'il donne leur chance aux perdants de la cause littéraire... GB ratisse large en récupérant tous les damnés des maisons d'édition traditionnelles -et honnêtes- qui refusent, on les comprend, tous les JM en mal d' principe de l'édition à compte d'auteur est une arnaque, même si l'auteur est pleinement consentant. Vous me direz que le principe des machines-à-sous en est une également... Certes. Sauf que quand vous entrez dans un casino vous êtes clairement prévenu que vous risquez de vous faire plumer en toute légalité et vous pouvez même vous faire protéger de votre vice en vous faisant GB en bon éditeur de gogos qu'il est laisse croire à ses clients à des merveilles qui jamais ne se réaliseront. S'il disait la vérité aux auteurs, pas un ne ferait la démarche de se faire éditer à compte d'auteur. En effet, qui a envie de se retrouver avec des cartons d'ouvrages invendus sur les bras ?Défendre la littérature, je le répète, ne consiste pas à éditer des perdants mais au contraire à leur dire la vérité. GB est un opportuniste, pas un défenseur de la littérature. Très révélateur pour prendre contact avec lui il faut passer par un que ce détail en dit long sur les motivations du personnage...Mais bref, je vous laisse continuer de croire à vos chimères puisque vous y tenez tant. Dormez bien sur vos certitudes de Zacharie de IZARRA21 - QUELLE IMPORTANCE ?Personnellement je me garderai bien d'aller payer pour me faire éditer ! Mes textes sont accessibles GRATUITEMENT sur puis être lu ou non après tout est-ce vraiment si important ? Faut-il se prendre maladivement au sérieux pour ne pas rire de cette vanité !Je me moque volontiers de tous ces auteurs qui écrivent avec gravité, rimaillant avec des airs de paon comme si leur plumage -imaginaire- en dépendait... Je me moque d'ailleurs de moi-même dans certains de mes textes ! Tout cela n'est la plupart du temps que vanité, inconsistance, de prendre au sérieux ce qui ne l'est pas ! Écrire n'est une douleur ou une entreprise sacrée que pour les dindons. Ce caractère sacré de l'écriture n'est entretenu que par ceux qui ont tout intérêt à faire rêver les pigeons les éditeurs genre où ça commence à devenir vraiment sérieux c'est quand des naïfs se font arnaquer financièrement parlant, et c'est ce que je dénonce. Le reste... Chacun est libre de croire en son talent, qu'il soit imaginaire ou Zacharie de IZARRA22 - LE COMPTE D'AUTEUR EST RÉVÉLATEUR D'UN MALAISE DANS LA LITTÉRATUREDans 98 pour 100 des cas un auteur se faisant éditer à son compte est un mauvais éditeurs traditionnels refusent les mauvais auteurs et là encore dans la même proportion, dans 98 pour 100 des cas ils refusent de mauvais cela n'est pas systématique et on peut toujours discuter de la validité de la remarque. Bien entendu un auteur de génie peut parfaitement être édité chez la "Pensée Universelle". Affirmer que se faire éditer à compte d'auteur, cela n'est pas un raisonnement. C'est juste une remarque. Mais une remarque pleine de justesse dans 98 pour 100 des cas. En effet, il y a de très fortes chances de tomber sur de la mauvaise littérature en achetant un ouvrage édité à compte d' faire éditer à compte d'auteur est un signe de mauvaise qualité littéraire. Certes des chanteurs populaires se font éditer chez des éditeurs traditionnels, hé bien justement ils font partie des 2 pour 100 de mauvais auteurs qui se font publier chez des éditeurs traditionnels... Il reste donc 98 pour 100 de bons auteurs se faisant publier à compte d' Zacharie de IZARRA23 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURÊtre lu en payant ses lecteurs c'est très discutable, je suis bien obligé de vous le dire. Même si chacun est libre de faire comme il l'entend dans ce lu sans rien payer et même recevoir en retour flatteries, railleries, insultes, éloges, coups de fils anonymes vengeurs ou encenseurs de la part de lecteurs révoltés ou enchantés par ses textes et c'est mon cas, voilà qui est beaucoup mieux ! Mais me direz-vous, en ce cas ce n'est qu'une affaire de point de vue personnel... Certains préfèrent payer pour être lus et ainsi recevoir de la part de leurs lecteurs de polis et systématiques éloges de circonstances, d'autre font le choix de recevoir des éloges sincères en ne payant pas pour être lu, ce qui est exactement mon prendre au sérieux dans son entreprise littéraire au point d'aller se jeter dans la gueule du loup de l'éditeur à l'affût du gogo, c'est assez Zacharie de IZARRA24 - MALENTENDU FRANCO-QUÉBECOISPour être honnête dans cette affaire concernant GB, je dois ajouter ceci Depuis déjà longtemps j'ai constaté qu'un océan d'incompréhension mutuelle, un gouffre de sensibilité nous séparait des "lettrés" et artistes du Québécois subissant depuis toujours l'influence délétère de leur voisins Yankees sont des gens parfaitement hermétiques aux raffinement des êtres civilisés que nous sommes nous français. Ce sont de gros patauds, de fiers lourdauds à la sensibilité un peuple obèse du suffit d'écouter leurs chanteurs à voix, de voir leurs spectacles grossiers et populaires rien que de la soupe épaisse pour teutons, de la grosse espagnolade pour touristes danois !Linda Lemay, exception culturelle du Canada, interprète talentueuse de texte pleins de sensibilité, véritable Brassens du Québec, passe pour une nullité dans son pays ! C'est dire l'ampleur du désastre culturel de ce pays de conséquent chez ce peuple de gens grossiers le moindre mirliton passe nécessairement pour un poète... Chez eux tout étant grossier, primaire, sans raffinement, depuis la culture jusqu'à la cuisine en passant bien entendu par le cinéma, un peu comme chez les Allemands en fait, dès qu'un rimailleur pond un poème narrant ses états d'âmes de grand enfant il fait exception, attirant à lui de sincères mais naïfs admirateurs, qui sont également ses concitoyens. La qualité moyenne de la poésie des sites de poètes adultes du Québec correspond à celle de nos adolescents français. Allez vérifier, vous serez édifiés !De là vient le grand malentendu entre poètes du Québec et auteurs français. Tout est dans la différence de niveaux, de sensibilités, tout simplement. Les québécois étant de grands enfants à la sensibilité grossière, il est naturel qu'il y ait cette "incompréhension poétique" entre eux et nous. C'est comme si on tentait d'établir des liens culturels entre des italiens, peuple raffiné, avec des Australiens blancs, peuple de gens assez grossiers très proches des Canadiens par la suffit de visiter les sites de poésie amateurs, de se frotter au peuple canadien, d'avoir un aperçu de leurs spectacles. L'intuition n'est pas une vaine chose vous savez...Les italiens sont des gens raffinés et les Allemands d'épais buveurs de bière, ce ne sont pas que des clichés, c'est une réalité. Les Canadiens sont des gens moins fins, moins élégants, moins sensibles, moins éduqués d'un point de vue culturel que nous français. Certes mon affirmation est purement empirique, intuitive mais juste je niveau calamiteux de la poésie au Québec expliquerait ce Zacharie de IZARRA25 - RÉPONSE A UN DÉTRACTEURLes pornocrates en général, les souilleurs de beauté, les maquereaux, les exploiteurs de la bêtise, les escrocs, les vendeurs d'illusions, charlatans sans scrupules, menteurs professionnels, publicitaires vulgaires tous ces gens me sommes dans une société de fric et ici-bas les requins sont rois. Pour eux tout est bon pour s'enrichir même et surtout les moyens les plus douteux...Un vrai professionnel de l'édition ne demande pas d'argent aux auteurs ! C'est une règle de base, tellement évidente qu'elle ne devrait même pas être vrai professionnel de l'édition dirait à JM que ses poèmes sont d'une totale nullité, suis là pour mettre en garde les naïfs de votre espèce qui payent un éditeur pour se retrouver ensuite avec des cartons d'ouvrages invendus sur les bras et qui finiront soit au grenier soit à la poubelle. GB est comme tous les éditeurs qui font payer aux auteurs leurs ouvrages il ratisse large, accepte tous les manuscrits. La preuve, même les écrits de JM -nullité parmi toutes les nullités littéraires- ont été acceptés ! Si ce n'est pas la preuve de la malhonnêteté professionnelle de GB, ou alors de l'incompétence crasse, qu'est-ce que c'est ?Ha ! oui mais bien sûr c'est de la philanthropie... Facturée 50 ou 70 euros et contents de l'être, voilà comment on appelle ces gogos qui défendent leur déjà vu un flatteur dire la vérité à ceux qui l'écoutent et surtout qui payent pour entendre ses violons ? Vous croyez vraiment que GB va dire à un écrivailleur qui vient le voir que ses écrits sont nullissimes ? Son intérêt à lui c'est d'avoir un maximum de clients. Chez lui la poésie ne rime pas avec sélection mais avec le contraire du travail d'un éditeur honnête et compétent !Mais je le répète, libre à chacun de se faire cocufier en beauté par son éditeur. Libre également à moi de dénoncer ce genre de pratique et leurs Zacharie de IZARRA26 - JE SUIS CERTES NARCISSIQUE MAIS SINCÈREL'argent ne me manque pas, je ne vis pas au-dessus de mes moyens comme la plupart de ceux qui se plaignent de n'en avoir jamais textes sont accessibles à tous gratuitement et c'est mon intérêt qu'ils soient lisibles gratuitement. Ma motivation n'est pas l'argent mais l'ego, le narcissisme. Mais pas seulement. Il y aussi le sincère désir chez moi de promotion de la Beauté, de la Poésie, de l'esprit de gratuité, de fraternité, de défense de la vérité. Et de la liberté d'expression. Dénoncer le mensonge, la bêtise, les noirceurs de ce monde, cela fait aussi partie de ma démarche lorsque je pose le problème de l'argent dans cette affaire de l'édition à compte d'auteur, j'en parle surtout du point de vue de l'éditeur, pas de celui des auteurs. Les auteurs font ce qu'ils veulent de leur argent. Moi je dénonce les charlatans qui prétendent trouver bons des poèmes comme ceux de JM et les publient de tout coeur, chaleureusement.. moyennant c'est de la malhonnêteté éditoriale pure et simple. Au mieux, de l'incompétence professionnelle j'étais éditeur HONNÊTE publiant des ouvrages aux frais des auteurs, voilà ce que je dirais à un auteur comme JM "Vos poèmes sont nuls, invendables, risibles, ridicules, mais puisque vous y tenez tellement, je vais vous les imprimer. Mais je vous préviens, jamais vous ne rentrerez dans vos frais ! Ce sera une pure perte pour vous d'un point de vue financier et tous bénéfices pour moi car je vous le répète, vos poèmes c'est zéro d'un point de vue littéraire."Raphaël Zacharie de IZARRA27 - DÉFENDRE LA LITTÉRATURE ET NON LA SACRIFIERJe me prends pour un authentique défenseur de la littérature. Moi je ne suis pas un charlatan qui va inciter des gens comme JM à publier à leurs frais sur des livres-papier leurs poèmes littérature, la vraie, ce n'est pas une "activité rigolote" ou "sympa" à la portée du premier mirliton venu, contrairement à ce qu'aimeraient laisser croire certains éditeurs-profiteurs...La littérature c'est une chose rare, difficile, âpre qui requiert travail, inspiration, technique, maîtrise, expérience. Et même dans ce cas, la littérature n'est pas une chose vraiment sérieuse. Elle n'est sérieuse que pour ceux qui ont des intérêts financiers dans l' tout auteur digne de ce nom la littérature, la vraie, n'est pas une chose très sérieuse. Et c'est cela qui fait la qualité de la littérature, la confondez liberté d'édition et exploitation du gogo... Votre manière de concevoir la chose revient à dire que par exemple la pornographie tient plus de la liberté d'édition que de l'exploitation par des mafias de la misère de certaines femmes en détresse à frais d'auteurs des niaiseries qui ne seront jamais lues tient plus de l'arnaque éditoriale que de l'exercice de la liberté d'expression des auteurs...Raphaël Zacharie de IZARRA28 - ÉDITEUR DES RATÉS DE LA LITTÉRATUREEn tant que défenseur des Lettres mon rôle n'est pas de faire du fric ni d'encourager la bêtise, l'échec, les vils compromis littéraires mais de les dénoncer. Ce que je fais précisément en ce qui concerne cette histoire d'édition à compte d' n'ai rien à gagner financièrement parlant dans cette affaire, GB si. Sa parole est nécessairement muselée, prostituée à la cause à laquelle il est enchaînée le pognon. Il ne peut par conséquent dire ce qu'il pense, contrairement à affirme que les poèmes de JM sont bons, c'est soit un menteur soit un immense incompétent. Je penche pour la première si les écrits de tous ces auteurs étaient aussi bons que GB leur laisse croire, pourquoi ne sont-ils pas édités à compte d'éditeurs dans les grandes maisons d'éditions ? Étrange, non ?GB est un arnaqueur dans le sens où il s'est mis à publier tous les perdants de la littérature Il s'est engouffré dans le filon des ratés littéraires. Exactement comme les charognards du marché de l'emploi ou de l'habitat qui récupèrent les exclus n'ayant pas eu accès au "pactole social" et qui n'ont plus d'autre choix que de se tourner vers eux pour leur louer au prix fort des appartements insalubres ou pour les employer dans des chantiers au noir pour des salaires de démarche est exactement la même, avec les courbettes et autres civilités de salon en plus pour mieux faire passer la Zacharie de IZARRA======= 40 TEXTES SUR LA LAIDEUR CRUAUTES DE LA SAINT-VALENTIN Contre la sclérose des esprits, je propose aimablement ces quarante textes immodestes, cruels, rarement tendres parfois, mais toujours issus d'une plume soucieuse de froid esthétisme, d'âpre vérité. Ceci afin de rompre agréablement avec les mièvres, inconsistantes, insipides célébrations nuptiales habituellement en vigueur chez mes frileux contemporains. Les traditionnelles dragées de mariages ont été ici avantageusement remplacées par de savoureux bonbons au poivre. +++++++1 - Les vieilles filles J'aime les vieilles filles. Et lorsqu'elles sont laides, c'est encore mieux. Les vieilles filles laides, acariâtre, bigotes ont les charmes baroques et amers des bières irlandaises. Ces amantes sauvages sont des crabes difficiles à consommer il faut savoir se frayer un chemin âpre et divin entre leurs pinces osseuses. Quand les vieilles filles sourient, elles grimacent. Quand elles prient, elles blasphèment. Quand elles aiment, elles maudissent. Leurs plaisirs sont une soupe vengeresse qui les maintient en vie. Elles raffolent de leur potage de fiel et d'épines. Tantôt glacé, tantôt brûlant, elles avalent d'un trait leur bol de passions fermentées. Les vieilles filles sont perverses. C'est leur jardin secret à elles, bien que nul n'ignore leurs vices. Les vieilles filles sont des amantes recherchées les esthètes savent apprécier ces sorcières d'alcôve. Comme des champignons vénéneux, elles anesthésient les cœurs, enchantent les pensées, remuent les âmes, troublent les sangs. Leur poison est un régal pour le sybarite. L'hypocrisie, c'est leur vertu. La médisance leur tient lieu de bénédiction. La méchanceté est leur coquetterie. Le mensonge, c'est leur parole donnée. Elles ne rateraient pour rien au monde une messe, leur cher curé étant leur pire ennemi. Le Diable n'est jamais loin d'elles, qui prend les traits de leur jolie voisine de palier, du simple passant ou de l'authentique Vertu celle qui les effraie tant. Elles épient le monde derrière leurs petits carreaux impeccablement lustrés. Elles adorent les enfants, se délectant à l'idée d'étouffer leurs rires. Mais surtout, elles ne résistent pas à leur péché mignon faire la conversation avec les belles femmes. Vengeance subtile que de s'afficher en flatteuses compagnies tout en se sachant fielleuses, sèches, austères... C'est qu'elles portent le chignon comme une couronne là éclate leur orgueil de frustrées. Oui, j'aime les vieilles filles laides et méchantes. A l'opposé des belles femmes heureuses et épanouies, les vieilles filles laides et méchantes portent en elles des rêves désespérés, et leurs cauchemars ressemblent à des cris de chouette dans la nuit. Trésors dérisoires et magnifiques, à la mesure de leur infinie détresse. Contrairement aux femmes belles et heureuses, elles ont bien plus de raisons de m'aimer et de me haïr, de m'adorer et de me maudire, de lire et de relire ces mots en forme d'hommage, inlassablement, désespérément, infiniment. 2 - Leçon de choses L'une était laide, sotte, méchante. L'autre était belle, espiègle, aimable. Cependant la première était très chaste et fort pieuse, la seconde frivole et passablement impie. Par jeu je tins ce pieux discours à la dévote aux traits ingrats - Mademoiselle, votre laideur est le garant de votre vertu. Vos mœurs austères plaisent à Monsieur le curé qui vous voit à vêpres chaque jour. Votre vie de misère fait plaisir à voir, au moins vu du presbytère. Votre laideur est maudite mais votre vertu est estimable. La décence est chose encore assez rare chez les jeunes filles pour qu'elle vaille quelque prix aux yeux des honnêtes gens. Acceptez donc aujourd'hui qu'un galant achète votre hymen au prix fort. La chaste me répondit - Certes, je suis laide. Cependant je suis une fille pieuse et honnête, amie des araignées d'église et des soutanes. En ce bas monde seules la solitude et la poussière me sont chères. Sachez que mon hymen est consacré au silence, mon cœur au démon de l'ennui et mon âme aux cloches de l'église. A l'entendre ainsi parler, elle était effectivement bien sotte. A la jolie libertine je m'adressai en ces termes - Mademoiselle, votre charme est le garant de votre bonheur. Vos mœurs joyeuses plaisent à Dieu qui se réjouit d'avoir fait une si belle oeuvre. Votre légèreté ensoleille les cœurs ternes qui vous approchent. Votre beauté est bénie, ainsi que votre âme. La vénusté est chose trop précieuse pour qu'on omette de lui rendre hommage. Acceptez donc aujourd'hui qu'un galant achète votre hymen au prix fort. Sur quoi l'aimable créature me répondit - Parce que je me voue sans compter aux causes de l'amour, je vous accorde sans compter l'accès aux merveilles que vous convoitez. Je suis l'amie des joyeuses gens, de la danse et du vent dans les herbes folles. Ma beauté est consacrée à la Beauté, mon cœur à la joie et mon âme à qui la méritera. Après l'avoir dûment corrigée et humiliée je laissai tomber la laide, bigote et imbécile demoiselle au bénéfice de la belle, épanouie et spirituelle amante. Moralité châtiez, raillez puis fuyez les laiderons sans esprit ni envergure ! 3 - Abstinences et châtiments Sa vertu consistait en des puérilités de vieille fille. Elle fréquentait avec assiduité les lieux austères, sombres, humides caveaux, chapelles décrépites, presbytères aux relents d'hospice. Elle consultait des livres poussiéreux sans intérêt, s'abîmait dans la lecture frénétique de vieux missels, assistait à toutes les messes. Son honnêteté était légendaire. Elle ne sortait jamais le soir, ne portait que des vêtements de deuil, se détournait naturellement des hommes tant elle avait pris l'habitude de les mépriser depuis ses premières règles. Si bien qu'à quarante ans elle était devenue laide et acariâtre. Un jour cependant, prise d'une sorte de fureur utérine sans précédent propre aux femelles de son espèce, elle alla exhiber sa nudité sur une plage où nul ne la connaissait, loin de son village natal. Elle se délectait à l'idée d'éveiller de mâles ardeurs au-delà de son clocher. Elle fit l'effet d'un repoussoir elle était sèche, osseuse, sans forme. Elle n'avait que de la peau et des épines. C'était une rose sans pétale, une longue tige couverte de piquants, une femme flétrie et anguleuse. Son corps sans appas provoquait le dégoût, la pitié, voire les quolibets. De cette créature accoutumée à l'abstinence, aux concerts des cloches d'églises, au silence des cimetières et aux murmures des confessionnaux, on ne voyait que les côtes qui ressortaient, la peau trop pâle, l'allure étriquée. Cette femme était un squelette, un corps décharné. Même le Diable n'aurait pas voulu d'une si piètre compagne d'alcôve. Elle exposait ridiculement sa poitrine plate aux regards, se déhanchait maladroitement sur le sable, s'ébattait stérilement dans les flots comme si elle voulait rivaliser avec les beautés charnelles qui l'entouraient... Le spectre dansait, tandis que les Vénus doraient au soleil. Elle retourna dans son village plus fielleuse que jamais, maudissant les hommes parce qu'ils n'avaient pas daigné poser leurs regards concupiscents sur ce qu'elle pensait être un "trésor préservé". Elle se consola en se plongeant de plus belle dans la lecture de ses missels, en usant entre ses doigts de momie ses sempiternels chapelets, en multipliant ses promenades morbides au bord des tombes. Ce qui la rendit encore plus laide, plus honnête, plus vertueuse, plus infréquentable. Son existence fut un grand désert. La chasteté, la solitude, l'ennui furent ses compagnons de route, les seuls qu'elle admît. Elle mourut dans le plus parfait anonymat sans que son irréductible vertu ait reçu la moindre récompense. On l'inhuma en modestes pompes. Elle fut vite oubliée. Ainsi en est-il du destin des vieilles filles laides et acariâtres. Sur sa tombe nul n'alla jamais se recueillir. Sauf moi je suis allé la visiter un jour. J'ai éprouvé le désir de laisser sur sa sépulture la trace éphémère de mon passage. Je me suis penché sur le marbre médiocre, lentement, solennellement. Pour y déposer un crachat. 4 - La ronce et la plume Je ne vous oublie pas, laide chartraine. Vous demeurez chère à mon coeur, vous qui avez si bien su me faire aimer les faces de gargouilles. Et les larmes des poupées de chiffon. J’aime vos yeux, beaux comme des étangs. Vos lèvres closes sont comme la rose sous le givre sanguines, glacées. Amante onirique, vous le visage sans beauté, vous le front de misère, votre couronne d’épines m’agrée. Vous plaisez à mon coeur, adorable victime. Si frêle, si pâle… Je célèbre vos grâces arides. Vous êtes un cantique, une arène, un tombeau. Cristal et austérité se mêlent en vous. Je vous préfère aux fatales créatures à l’œil cerclé de noir votre sècheresse vous confère une authentique beauté. Vous portez un deuil radieux. Votre mélancolie met du feu dans vos prunelles. Belle vous êtes, vous la contadine, vous la misérable, vous l’éplorée. Que ne vous ai-je proposé un amour pervers et beau jadis, sous le ciel chartrain ? Affligé je suis, moi l’esthète, moi le cruel, moi la plume. 5 - Une froide beauté Mademoiselle, Ce soir la Lune est grise, je n'ai plus de chandelle et je trempe ma plume dans la nuit. Mademoiselle, vous êtes ma morte aimée et votre beauté blême flatte mon âme esthète. Ma tête est vide, mon cœur éprouvé, mon corps las, cependant c'est pour vous que sont ces mots, témoignage de ma détresse de sybarite. Ou de l'effet de votre charme cadavérique. J'aimais vos yeux de noyée, vos joues d'affamée, vos lèvres de vestale, vos questions de femme. J'aimais la pierre gothique de votre coeur chartrain. Enfin j'admirais cette statue inquiète qui me faisait face, médiocre et superbe, modeste et admirable, humble et luxueuse. Comme une poupée de chiffon aux allures de reine, aux haillons de soie. Votre pauvreté était belle à regarder, et moi je vous contemplais comme une poterie funéraire. Votre visage était tout un musée. Vous étiez une statuette antique, une stèle mortuaire, une figure étrusque. Funèbre et digne. Vous ressembliez indistinctement à une terre cuite ou à une pièce d'argent. Le deuil de vos cheveux blonds, de vos yeux clairs, de votre front impénétrable produisait un effet sépulcral, poétique et pétrifiant, exhumant de vos traits un charme de pietà qui me réchauffait le coeur. Votre face de momie était vraiment adorable. 6 - La beauté d'une gargouille Mademoiselle, Ainsi comme vous me l'avouez, il est flatteur pour vous d’être ma muse et vous voulez que je rende un juste et mérité hommage à votre beauté absente, à la pauvreté de votre éclat, à la tristesse de votre face plus humaine qu’angélique… Eh bien soit ! Point de vaines séductions stylistiques, pas d’artifices malvenus ni de mensongers violons au bout de ma plume pour vous honorer. Pour vous plaire, je vais donc mettre un peu de ces réalistes arabesques autour de mes propos. Si vous êtes laide, alors votre laideur est toute gothique. Telle une cathédrale ornée de gargouilles, votre séduction est dans les grimaces de votre féminité. Et c’est là que vous m'êtes aimable avec ce voile d’ombre et de pierre sur le front. Le bleu de Chartres est dans vos pupilles, et je crois voir dans votre regard cérulescent cette Vierge affligée déjà aperçue dans quelque vitrail. Votre mystère est austère, certes. Mais c’est précisément cette humilité qui fait chanter les poètes. Vous n'êtes pas vraiment belle Mademoiselle, mais c'est en cela que vous brillez. 7 - Le vice mal vêtu La vieille fille dont je vais conter l'histoire et que l'on surnommait "Mademoiselle la Diablesse" était non seulement fort laide mais encore très méchante, sotte, cruelle. Voire ignoble. Elle n'aimait absolument personne, frustrée de n'être point née du flanc de Vénus. Elle battait son chien à heures fixes, médisait sur ses voisins, crachait dans la sébile des mendiants, maudissait son curé, insultait même le Bon Dieu le dimanche à l'église. Parce qu'en plus d'être parfaitement impie dans ses actes, elle était particulièrement assidue aux messes. Fausse dévotion destinée au dieu Hypocrisie... Rien ne l'amusait tant que d'aiguiser son coeur de silex. Elle était insensible à la souffrance des enfants qu'elle détestait, mais éprouvait une étrange pitié pour les asticots que les pêcheurs utilisaient comme appâts. Elle se réjouissait du malheur de ses semblables, seule consolation à sa misère. Bref, c'était un monstre de vieille fille. Notons que sa laideur ne l'empêchait nullement d'éprouver les nécessités de la chair qu'une abstinence prolongée et forcée rendait plus vives encore. Mais tout chez elle était décidément corrompu ses désirs charnels n'étaient que perversités, honte, bassesses... Ses féminins vertiges consistaient en la perspective de saillies brutales et abjectes, exemptes de toute tendresse. Elle se mit en tête d'attirer de mâles débauchés avec les seuls artifices à sa portée la cosmétique bon marché. Elle se farda outrageusement. Loin de masquer sa laideur, ce maquillage eut pour effet de la décupler. Elle se crut désirable et acheva de se dégrader en s'affublant de noires dentelles et de verts souliers. Ainsi parée, son dessein premier fut de faire des avances au bedeau du village qui outre de n'avoir pas son pareil pour faire sonner l'airain, avait surtout la réputation de manier avec art un certain battant... Elle frémissait à l'idée d'ajouter un son fêlé au concert de cet expert en cloches. Avec sa tête affreuse, ses membres osseux, ses côtes apparentes, son corps anguleux, elle ressemblait à une longue araignée attendant sa proie. Dès qu'elle vit l'oiseau sortir de son clocher, elle exerça sur lui ses viles séductions. Mais le brave bedeau qui n'avait de goût ni pour la chair triste ni pour les créatures contrefaites, encore moins pour les épouvantails harnachés de broderies, répondit à ses avances par une paire de gifles magistrales, agrémentées d'un crachat bien ajusté entre ses pommettes ingrates. La gueuse s'en fut, plus fielleuse que jamais, jurant par tous les diables que la prochaine fois elle dissimulerait ses intentions libidineuses derrière le masque permanent et authentique de sa naturelle laideur plutôt que sous celui d'une mensongère beauté. 8 - La morale amoureuse J'aimais les rires stridents de la méchante fille, et fuyais les sourires onctueux de l'aimable couturière. Il faut dire que la pimbêche était belle comme une catin, alors que la chiffonnière était d'une repoussante banalité. La première était une vraie pie jacassière, la seconde une carpe parfaitement dévote. La chipie avait un coeur venimeux qui était loin de me déplaire, alors que l'ouvrière était d'une honnêteté dégoûtante un vrai tue l'amour. Je n'avais de cesse d'admirer la blonde vipère qui s'ébattait joyeusement sous le soleil. Et je maudissais tout haut la terne fileuse chaque fois que je la voyais sortir de son antre. La méchante fille s'amusait parfois à lui cracher au visage. Ce spectacle me réjouissait c'était la beauté piétinant la laideur. Le triomphe de la joie sur la tristesse. Le plus comique de l'histoire, c'est que la gueuse avait des vues sur moi. Je lui fis comprendre non sans cruauté que c'était son ennemie, la blonde mijaurée, que je préférais. Je lui expliquai que ses rires aigus, ses éclats de voix fielleux, son front haineux, ses dentelles recherchées, sa toilette osée, sa gorge aérée, sa cuisse dévoilée étaient choses adorables à mes yeux et que je ne voyais rien d'aussi aimable chez celle qui pensait me séduire avec ses chapelets et ses doigts desséchés de laborieuse... Je lui démontrai la vanité de la moralité, de la modestie, de la décence, lui prouvai la supériorité des rires perçants des blondes impertinentes sur les sombres sourires des vierges de son espèce. Je lui expliquai tout cela en présence de la scélérate beauté qui n'en perdit pas une miette. Pour finir je lui crachai au visage au moment où je sentis poindre ses premières larmes. Je n'eus même pas à inviter la jolie hyène à m'imiter elle me devança et ses crachats recouvrirent les miens sur le visage en pleur de l'offensée. C'était odieux et délectable, ignoble et exquis, infâme et jouissif. Amants et esthètes, mes frères, récompensons sans compter le vice et la beauté, châtions sévèrement la laideur et la vertu. 9 - L’infortune de la laideur, les avantages de la fortune - Mademoiselle, vous allez être bien étonnée vous êtes laide, cependant je convoite avec feux votre modeste hymen. En vertu de cette loi mondaine qui sur l’échiquier de l’amour fait passer au second plan le visage contrefait de l’amante lorsque cette dernière à l’avantage de posséder une jolie dot, je brûle en votre nom. Déplaisants sont vos traits pour le premier venu. Ravissants je les trouve Monsieur votre père en m’accordant votre main me lègue sa fortune. - Réjouissez-vous car vous auriez pu naître laide et pauvre. Le sort a voulu que vous naissiez laide et riche. - Vos mille écus vous confèrent mille grâces. Ce que la beauté seule peut s’acheter passagèrement sans le secours d’un héritage, la laideur couverte d’or peut se l’approprier durablement. Quand une femme a l’heur de posséder soit la beauté soit la fortune, elle doit en user sans entrave ni honte à dessein de jouir au mieux de l’existence. - Ce que la naissance accorde aux êtres, beauté ou argent, les êtres doivent en user sans scrupule. Armes légitimes de la vie de salon... Soyez certaine qu’en maintes occasions, ici et ailleurs, aujourd’hui et de tout temps, à l’insu des bonnes consciences et sous couvert de vertu, la beauté a toujours exercé ses droits autant que la richesse. Qu’une femme laide comme vous use de ses biens pour s’acheter un durable hyménée est aussi judicieux et pas plus déshonorant qu’une femme usant de sa beauté à des fins personnelles, qu’elle soit en quête d'émois charnels furtifs ou de romanesques enchantements de l’âme. - Vous n’avez pas la beauté mais vous avez l’or. D’autres ont la beauté mais point l’or. La justice est de ce monde Mademoiselle, en vertu de la loi universelle des équilibres mes ardeurs contre vos écus, et tout s’arrange, tout s’harmonise, bref tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. - Monsieur, pour cynique qu’il soit votre discours est cependant plaisant et aimable. Vous disposez avec outrance, désinvolture et grande liberté des mots autant que des cœurs, et vos arguments éhontés me montent à la tête. Je suis d’autant plus sensible à vos raisons que je suis effectivement bien laide, et fort riche. J’ai tout à gagner à partager la fortune de mon père avec un compagnon aussi conciliant. Je vous accorde le droit d’accéder à ma dot en échange de votre fidélité à cet hymen si peu accoutumé aux courtisans. Flattez-le bien Monsieur, et vous n’aurez point à le regretter puisque j’acquiesce de tout cœur à vos avances ma dot contre votre flamme. 10 - Le plaisir des bigotes Plus que toutes autres femmes, les bigotes abstinentes aiment se donner du plaisir. Enhardies par la honte, excitées par l'effroi des feux infernaux, elles s'adonnent sans retenue à d'inavouables passions charnelles. Entre les bigotes et la vertu, c'est une grande, une brûlante, une pitoyable histoire la haine. Les bigotes décaties portent des masques de toute beauté, des dessous honnêtes, chastes, s'enroulent des chapelets rutilants autour de leurs doigts gracieux. Elles sont laides dans leurs églises, laides dans leurs maisons. Les curés peuplent leur imaginaire érotique, et les vierges en plâtre des églises sont leurs derniers garde-fou. Quant aux vierges en plastique ramenées de Lourdes, ce sont leurs petits diablotins. Indulgentes envers le péché, le Mal, les concessions et la licence la plus éhontée, elles ne supportent pas la pleine lumière. Chez elles la pénombre est propice aux confessions des pires péchés. Leur sexualité portée en sacrifice est leur passion, un calvaire délicieux. Digne d'une procession, pensent-elles... Ce sont des vestales à la flamme absente, au coeur décharné, à la voix suraiguë qui les fait chanter si bien à la messe. Leur hypocrisie jacassière est une sorte de chef-d’œuvre balzacien. On pourra trouver délectable leur satané chignon, désirables leurs courbes diaboliques, charmants leurs crucifix comme des petits amants d'acier... Leur âme cependant brille comme une éclipse de soleil. Leur toilette est provinciale, leur coeur sec, leur chair maudite. Et leurs mœurs sont dissolues, ne nous leurrons pas. Bref, ces misérables qui hantent les églises sont les pires dépravées de notre société. 11 - La plume et le laideron Elle était laide, veule, riche, aimable, cruelle et rusée. Un jour je la frappais de bois vert, le lendemain je goûtais l'absinthe en sa compagnie. J'aimais sa laideur, sa lâcheté qui me la rendaient à la fois proche et détestable, franche et insidieuse. Toutefois, soucieux de préserver ma réputation de collectionneur de papillons, j'évitais de m'afficher en public avec ce cafard. Femelle elle était, sans finesse ni artifices. Laideron à l'état brut. Riche, elle pouvait théoriquement se permettre maintes dentelles et autres fanfreluches. Avaricieuse, elle s'interdisait cependant ces dépenses futiles... En outre elle avait conscience que l'excès d'apparats n'embellirait pas davantage ses traits ingrats ni ne redresserait son dos difforme, et que cela risquerait au contraire de la ridiculiser. Je la détestais le lundi, l'adorais le mardi, la reniais le mercredi, la suppliais le jeudi, l'ignorais le vendredi, lui crachais au visage le samedi, allais à la messe avec elle le dimanche, à bonne distance de ses omoplates tordues. Question de pudeur. Un jour au sortir de la messe je tentai de la soudoyer, à l'abri des regards l'agrément de ma plume contre l'argent de la quête précisons qu'elle était responsable de la corbeille sacerdotale.... N'étant point insensible à l'honneur littéraire, elle céda. C'est la raison pour laquelle sous l'effet de mon art je fis de ce laideron corrompu l'héroïne de cette histoire. 12 - La belle ambiguë Ses cheveux clairs cascadent le long de ses épaules et font autour de son visage une parure solaire. Son teint est frais, sa joue plate, son front lisse. Sur ses lèvres, un sourire de femme cosmétique de luxe et dentition éclatante. De la dentelle habille son épaule, de la soie couvre son sein, des diamants pendent à son cou. Elle est jeune, fine, blonde. Mais fort laide. 13 - Le sort et la fortune L'aristocrate était marié à une sorcière. Il était jeune, beau, galant. Elle était vieille, laide, méchante. C'était un mariage de raison l'or avait présidé à leur hyménée. Une fortune pour tout dire. Elle passait ses journées à maudire ses semblables, à cuisiner des recettes horribles dans son chaudron, à étriper des poulets. Lui, lisait des vers, rêvait dans les chemins, déflorait des pucelles. L'épouse si joliment dotée valait bien quelque sacrifice, se disait le hobereau. Aussi le soir s'acquittait-il consciencieusement de son devoir conjugal, bien qu'il fermât les yeux pour ne point voir la grimace de l'amante qui lui tenait lieu de visage. Il l'aimait cependant beaucoup durant l'acte il songeait aux tintements argentins des écus, ce qui lui donnait des ardeurs nouvelles. Des mots d'amour sortaient de sa bouche il parlait pourcentages, taux d'intérêt, rentes... La chambre nuptiale résonnait de chiffres tendrement soupirés. Dans le noir les rêves bancaires du hobereau conféraient beauté à l'épousée. Alors l'aristocrate rouvrait les yeux, les plongeait dans ceux de sa femme et y trouvait des diamants qu'il convertissait aussitôt en écus, mentalement. Ainsi les jours du jeune homme furent heureux, lui qui porta le doux fardeau de l'or. Ceux de sa femme furent affreux elle perdit un poumon lors d'une maladie héréditaire. Puis un cancer la rongea par le bas. Elle s'en sortit après d'atroces douleurs. N'importe ! Le sort lui fut autrement fatal elle chuta d'un cheval lancé au galop, lui-même renversé par un bourgeois ivre qui traversait la route avec son gros âne. La tête de la rescapée du cancer cogna contre le coin d'une statue antique qui traînait sur le bord du trottoir. Son crâne ne résista pas au choc contre l'objet d'art. Elle mourut après 33 jours d'agonie. 14 - Laide et débauchée J'aimais la regarder passer sous ma fenêtre sa laideur était un vrai spectacle. J'avais sur elle le regard féroce et cynique du collectionneur blasé. La beauté ayant fini par me rendre indifférent, il me fallait un autre passe-temps pour satisfaire mes sens émoussés. Je ne manquais jamais une occasion de faire battre mon coeur carnassier sur le dos de cette bossue dépravée. Précisons que cette gueuse était incroyablement stupide et foncièrement méchante, ce qui me dédouanait complaisamment. Les rires cruels que je lui destinais, moi seul pouvait les savourer. Oisif insolent et dandy rompu aux vices mondains, j'avais besoin d'exotisme, de piment pour mon âme en quête de nouvelles ivresses. Discrètement je la regardais passer sous ma fenêtre avec sa bosse sur le dos. A travers les rideaux de soie qui me préservaient de la vulgarité du dehors, elle paraissait comme un suaire affreuse et morbide. Maquillée de manière outrageuse, une cigarette bon marché entre les lèvres, elle était plus laide que jamais. Sa toilette d'un goût douteux trahissait des moeurs éhontées. Je l'entendais maudire les hommes, les femmes et les chiens errants. Elle insultait, crachait, aboyait. Entouré des lambris recherchés de ma demeure, la contemplation de sa laideur me comblait de satisfaction. Cette femelle déchue réunissait en elle toutes les infirmités humaines c'était un chef-d’œuvre de désolation, comme un champ de bataille après le combat. La défaite, l'ombre et l'abîme peuvent être choses émouvantes, belles à mettre en scène sous forme de musique, de mots, d'images... L'évocation de la mort n'est-elle pas exquise lorsque l'artiste en fait un requiem ? La misère n'inspire-t-elle point les peintres ? Le "Radeau de la Méduse" peint par Géricault finirait de convaincre mes détracteurs, si j'en avais encore. De même la tristesse inspire l'archet du violoniste mieux que ne saurait le faire la plus sincère allégresse. Bref, j'avais trouvé là la muse hideuse nécessaire à mon inspiration d'esthète. Et je chantais, chantais, chantais à n'en plus finir sa laideur, ses vices et sa sottise... Et mon chant de sybarite prenait la forme de railleries, de quolibets, de sarcasmes, de traits d'esprit fins, joyeux, redoutables... Et infiniment divertissants. 15 - La beauté déchue Autrefois c'était une créature. Jeune, grande, blonde, belle, radieuse. C'était il y a très longtemps. Elle se remémore le temps béni de sa jeunesse où le Ciel venait lui baiser les pieds. Elle se revoit au temps où elle était cette femme une princesse, un astre, un cygne... Elle a un sourire désabusé en se regardant dans le miroir, pleurant sa beauté perdue, maudissant son reflet. Des rides profondes marquent sa face. Son visage est une grimace hideuse. Son sourire une plaie. Sa silhouette un spectre. La fleur est fanée. Son éclat l'a quittée depuis plus de cinquante ans. Ce qui équivaut à un siècle pour une femme qui fut si belle. Aujourd'hui elle a quatre-vingt dix ans et elle est laide malgré son maquillage. C'est son miroir qui le lui crie, le lui répète à chaque seconde. Elle est vieille et laide, c'est une évidence. Nul besoin de se farder pour en être convaincu. L'astre éblouissant qui a fait les beaux jours de l'amour est mort. L'étoile qui a brillé si fort s'est éteinte. Le soleil qui fut jadis splendide s'est définitivement couché. Il ne réapparaîtra plus. Dans un geste héroïque et pathétique, dérisoire et beau, la vieille femme fixant éperdument son visage dans la glace lève son verre avec un air plein de défi... Ses doigts osseux étreignent avec rage la coupe exhalant des parfums de ciguë. Elle lève son verre à sa mort prochaine. 16 - Quand le chardon se fane Elle était aimable, vertueuse, fort intelligente, cultivée, douée pour les Arts, les sciences, et même pour la cuisine, mais affligée d'une rare laideur. Nul ne la courtisait, à part ses précepteurs et son curé car, rappelons-le, c'était une femme éprise de connaissances et de religion. De plus ces commerces étaient assez chastes, on le conçoit. Il ne lui restait que le bedeau pour satisfaire ses aspirations amoureuses. Lui-même, bien qu'il fût l'idiot incontesté du village, n'en était pas moins agrégé de philosophie, pédant à l'envi, hérétique faute de mieux et foncièrement mauvais. Mais surtout, aussi contrefait qu'elle était repoussante. Elle lui offrit son coeur. Il le refusa, préférant prendre son hymen. Après moult hésitations elle finit par accepter de se faire déflorer les voies vaginales par l'agrégé moyennant la conversion de ce dernier à la cause pie. Le marché ne déplut point au paillard. Après un mariage sans faste ni dépens, elle devint acariâtre, sotte et fielleuse, délaissant Arts et sciences, et même religion. Au bedeau mariée, de ses livres séparée, de son amabilité débarrassée, mais toujours aussi laide elle était. 17 - Lyre des mots Du jour au lendemain, je m'épris de la fille du maire. Non qu'elle fût particulièrement jolie, vertueuse, spirituelle ou aimable... Bien au contraire. Elle était à l'extrême opposé de telles qualités. Elle était surtout une source inépuisable d'explorations littéraires pour moi. Une muse maudite en quelque sorte. Elle savait m'inspirer les plus beaux textes. A ses côtés, ma plume s'éveillait comme par enchantement, plongeant avec une insatiable frénésie dans quelque abîme fécond de son être. Je devenais papillon aux ailes vénéneuses, puisant chez cette créature trouble mon suc quotidien. Je m'abreuvais de sa fange, et lui restituais une exquise pourriture. Elle lisait avec délectation et sotte gravité mes textes, flattée de se savoir l'égérie d'un si estimable peintre des âmes. Sous ma plume odieuse, j'accentuais ses défauts, lui faisais endosser les pires forfaits, la grimais de mille façons infâmes. Elle était ravie c'était la première fois qu'on lui parlait d'amour. Je finis par l'aimer avec une sincère cruauté sa laideur, sa stupidité, sa méchanceté, ses vices m'étaient trop chers pour que j'acceptasse de voir un jour fleurir ce chardon. Il fallait que j'entretienne la friche, sous peine de stérilité littéraire. En faisant de la fille du maire la plus grosse cloche de la contrée, mes mots pour la raconter n'avaient jamais aussi bien sonné. 18 - Le vice et la laideur Marguerite était une jeune femme prétendument sage, aimable, sérieuse. Et fort laide. Marguerite se croyait belle parce qu'elle se vêtait de soie cousue d'or. Laide mais luxueusement accoutrée, elle s'admirait sincèrement dans le miroir, s'imaginant un avenir radieux. Marguerite était riche. Elle avait accumulé tant d'artifices qu'elle en avait fini par oublier, peut-être pire encore, par ignorer en toute bonne foi son authentique et définitive laideur. Ce qui lui permettait d'exercer sans pudeur ses charmes hideux sur la gent ecclésiastique. Marguerite avait en effet un fâcheux penchant pour la soutane. Non contente d'être laide, Marguerite se permettait le luxe d'être une femme dénaturée. A force de vils harcèlements, de chantages et menaces divers, allant même jusqu'à soudoyer l'évêque en personne ce que lui permettait sans grande difficulté sa fortune mal acquise elle parvint à se faire déchirer l'hymen par Monsieur l'abbé de la Coutencière, prêtre éminent et respectable d'une paroisse intégriste de la petite province... Le scandale fut énorme, si bien que Marguerite dut s'exiler loin de son évêché natal. Son vice semble n'avoir pas de limite puisque, installée dans une autre petite ville de province, elle travaille bénévolement dans un hospice qui accueille de vieux prêtres grabataires. 19 - Belle et macabre crucifiée Mademoiselle, Un fantôme me poursuit. Votre visage de verre et de larmes me hante. La Lune est sur mes pas. Je vous aime Mademoiselle avec un silex dans le coeur, une épine sur le front, une chandelle dans l’œil. Je ne songe qu'aux statues décrépies qui vous ressemblent, ne vois que votre ombre qui m'est lumière, n'aspire qu'à rejoindre l'astre mort où vous m'attendrez peut-être. Votre beauté funèbre enchante mon coeur lugubre et esthète. Votre regard grand ouvert est un cercueil de cristal. Votre sourire est un linceul où toute joie s'est éteinte. Votre visage entier est une tombe adorable. Vous êtes une esthétique ensevelie, une exquise gisante, un irrésistible cadavre. Vous êtes belle comme une stèle mortuaire. Blonde comme l'astre blafard, sublime et pathétique ainsi qu'une mare reflétant le firmament, dérisoire et superbe telle la vase où viennent s'abreuver les étoiles, avec votre regard éthéré de spectre, vos doigts de fée et votre charme cadavéreux, vous rivalisez de misère et de grandeur, de détresse et de gloire, de grâce et de désolation avec les monstres de pierre perchés sur les flancs des cathédrales. J'aime votre beauté de paille, votre âme de feu, votre charme de cendres. J'aime vos yeux de corbeau, vos lèvres de glace, vos cheveux sous la pluie, votre coeur dans les ténèbres. Le gel vous drape de blanc, le vent vous cingle la face et le chant des oiseaux est votre baume. Vous êtes un bel, un troublant, un émouvant épouvantail. 20 - Laide et luxurieuse Je connus une authentique vieille fille. Laide, acariâtre, avaricieuse, hypocrite, pieuse comme une pierre ponce. Un vrai rabat-joie, un cafard portant chignon, un coeur et un hymen rigides. Bref, une femme comme une figue séchée. Et bien entendu, vicieuse à faire tressaillir le Diable, en bon laideron qu'elle était. Je la déflorai. Autant par défi à ses moeurs que par amusement d'esthète. Durant l'acte la puritaine se comporta en putain. C'est ainsi qu'après le procès charnel, l'apôtre de la fausse vertu devint enfin femme. Mais seulement sur le plan clinique, car le silex qui lui tenait lieu de coeur était toujours aussi aiguisé. Se désolant de la perte de sa chère virginité, elle se répandait en fiel, semant sa haine stupide sur le monde et les amants qui le peuplent, tout en maudissant la faiblesse de ses sens, allant même jusqu'à insulter sans remord ce Ciel qu'elle chérissait tant en temps ordinaire ! Cependant elle se délectait secrètement à l'évocation du sceptre profanateur qui avait si délicieusement exploré ses terres vierges... En se logeant dans son temple féminin, le mâle poignard avait définitivement atteint son âme de damnée. L'écume du plaisir lui avait laissé un goût immodéré dans le coeur. Elle était déjà laide, sèche, sotte et méchante. Au contact de la chair virile elle était devenue perverse, insatiable, avide de stupre. En l'espace d'une heure, elle changea radicalement. Ses habituels chapelets ne meublaient plus son coeur aride. Il lui fallait à tout prix boire à la coupe du mâle. L'ivresse des sens était devenue sa seule quête elle avait une éternité d'abstinences à rattraper. C'est ainsi que la bigote devint la plus fameuse catin de toute la contrée, la pire traînée de la paroisse. Mais seulement en réputation et non dans les faits car nul amant ne voulait perdre haleine entre des bras aussi osseux, contre des flancs aussi atrophiés, en face de traits aussi ingrats. Si bien que je fus son seul et unique amant une heure durant. Elle mourut inassouvie et fielleuse, seule et laide. 21 - Laide et appréciée Depuis le temps que je vous promène de salon en salon, je peux vous avouer que votre face de chèvre m'agrée singulièrement. En vérité vous êtes le plus beau laideron de toute la contrée. Et si vous humiliez les garçons que vous approchez, lesquels vous fuient invariablement, vous n'êtes pas pour me faire plus honneur, soyez-en persuadée. C'est que je suis comme les autres je vous trouve laide moi aussi. Mais votre laideur a cela de nécessaire à ma gloire, c'est qu'elle fait converger tous les regards vers moi. Je m'affiche tel jour en public en votre piètre compagnie et aussitôt je me mets à dos les rieurs pour les mieux contredire le lendemain. C'est que je remporte tous les suffrages lorsque je vous remplace par une plus flatteuse conquête ! Et les rieurs de la veille d'applaudir le joli tour de passe-passe... Un jour je sors avec la poupée de chiffon, le lendemain avec la poupée de porcelaine. On me raille lorsque j'ai le torchon à mon bras, on se rallie chaudement à ma cause quand la serviette est pendue au cou. En votre compagnie, que d'heureuses je fais ! Je brille et fais briller à bon compte, mettant en valeur des femmes qui sans votre voisinage se seraient senties bien médiocres. Votre présence accentue les contrastes. Tout votre art est là. Une vierge commune devient princesse à vos côtés. Elle se sent belle comparée à vos traits caprins, à votre silhouette bovine, à vos charmes de camélidé. Son hymen en devient plus accessible, considérant elle-même sa déchirure non plus comme une infamie mais ainsi qu'un authentique honneur. Vous êtes un chef-d’œuvre de laideur. Votre tête terne fait devenir soleil la simple provinciale. Votre disgrâce fait rayonner la commune lessiveuse. Votre naissance de misère donne aussitôt du prix à l'ordinaire courtisée. Bref, votre difformité fait plaisir à voir. Sortez toujours plus de l'ombre. Continuez à me servir de faire-valoir, à être celle qui fait jaser. Soyez fière de m'accompagner. Ne maudissez pas votre sort surtout votre laideur est pour les autres un cadeau. 22 - Laide et méchante Mademoiselle Dulcinée était une jeune fille fort laide, paysanne de son état qui vivait seule dans sa ferme. Et comme si cela ne suffisait pas, son coeur était rongé par les vers de la haine. La médisance était son pain quotidien, le fiel son vin du matin, l'amertume sa soupe du soir. Son âme venimeuse se nourrissait de la boue et des crapauds qui s'y vautrent. Nul ne l'aimait. Pas même ses cochons qu'elle martyrisait pour son plaisir odieux. Un jour un galant de passage, qui devait avoir des goûts douteux quant aux femmes, fit irruption dans la vie misérable de Dulcinée. Peut-être un esthète dégénéré, à moins que ce ne fût un pauvre diable ivre mort... Bref, ils passèrent la nuit ensemble dans le fumier de l'étable. Ce qui était d'ailleurs là bien le genre de Dulcinée. Le laideron perdit donc sa virginité entre l'âne et le bœuf. L'on aurait put s'attendre à ce que cette initiation aux émois de l'âme et de la chair adoucisse les moeurs de l'infâme... Il n'en fut rien. Curieusement, ni les tendresses de l'amour ni les vertus séminales n'opérèrent de miracle dans l'étable. Au contraire, après cette nuit passée dans les bras de son amant Dulcinée était devenue encore plus méchante qu'à l'accoutumée. Après cela, allez donc comprendre les vieilles filles laides et méchantes ! 23 - La défaite de la laideur Il était une fois deux sœurs, Cunégonde et Julie. Cunégonde était la fille la plus laide du canton, tandis que sa sœur Julie était belle comme le jour. Monsieur de la Tricouille, qui était le garçon le plus charmant de la contrée, convoitait la main de la belle Julie. Les choses étaient décidément bien faites car Julie aimait secrètement le jeune hobereau. Précisons que le jeune Monsieur de la Tricouille était monté comme un âne. Cunégonde savait pertinemment que sa sœur était l'objet des feux du jeune homme, cependant elle avait elle aussi des vues sur le bel arrogant, bien que sa cause fût désespérée. Elle savait également par ouïe dire que Monsieur de la Tricouille était monté comme un âne. D'ailleurs tout le canton le savait. Un jour Cunégonde interrogea sa sœur, la belle Julie - Ma sœur, vous qui êtes belle à faire pâlir l'astre du jour, vous l'élue d'entre toutes les grâces, savez-vous que j'espère goûter à la trique de Monsieur de la Tricouille, bien que je sache que son coeur ne m'est hélas ! pas destiné ? Pour une fois, il ne sera pas dit qu'en amour la beauté remportera les suffrages. Le combat injuste et inégal qu'elle mène depuis toujours pour défendre sa cause a assez duré. A travers moi, la laideur doit prendre sa revanche. Moi aussi j'ai besoin de me faire agrandir le fond de la culasse par le chibre d'âne de Monsieur de la Tricouille. - Cunégonde ma pauvre soeur, vous êtes vraiment bien trop laide pour que Monsieur de la Tricouille daigne vous foutre sa grosse triquapute dans le fond des tripes. Il a du goût ce joli, et je gage qu'il vous rira au nez sans autre forme de procès dès que vous lui dévoilerez vos desseins. - Julie, vous êtes bien belle et c'est vrai que tous les garçons du pays brûlent de vous perforer l'hymen avec leur braquemart, cependant serez-vous à même de recevoir l'énorme triquaille de Monsieur de la Tricouille soit dans la culasse soit dans la tripaille ? Je vous rappelle que ce sacré foutu couillu est le garçon le mieux monté de toute la contrée. Quand on a affaire à un âne comme Monsieur de la Tricouille, apprenez que la beauté seule ne peut suffire à le contenter ma soeur. Encore faut-il avoir le coeur disposé ainsi que les trous à baisaille adéquats. - Et vous estimez peut-être que je n'ai point ce qu'il faut de ce côté-là, Cunégonde ma soeur ? - Parfaitement, belle Julie. Je vous juge incapable de recevoir dignement la grosse triquaille de Monsieur de la Tricouille dans le fond de la tripe, encore moins dans le trou à purin étant donné que vous avez le cul bien trop serré ma jolie. Bref, vous êtes bien trop prude pour vous faire arranger les trous à baisaille par Monsieur de la Tricouille, le beau couillu doté d'un braquemart du diable. - Cunégonde, vous êtes non seulement laide, mais encore fort vile. - Julie ma soeur vous êtes certes belle, mais infoutue de vous faire arranger les tripes par Monsieur votre aimé, alors que moi je le puis. - Et qu'en savez-vous ma soeur ? - J'en sais que Monsieur de la Tricouille qui est monté comme un âne en a plus dans la frocaille que vous n'en avez dans les jupons. Monsieur de la Tricouille me baisera moi plutôt que vous. Foi de Cunégonde ! La morale de cette histoire est sauve puisque Cunégonde ne fut jamais baisée par Monsieur de la Tricouille qui préféra encore offenser la beauté et l'innocence avec son énorme chibre d'âne plutôt que de rendre hommage à la laideur. 24 - Le laideron et le gant blanc Elle était laide et perverse, pauvre et vicieuse, propre sur elle et méticuleuse. Elle n'aimait personne et était cruelle envers les animaux. Surtout envers ses cochons qu'elle engraissait avec rage et vanité. Du matin au soir elle épiait ses voisins, sans cesse en quête de ragots à colporter dans le village. Ou de médisances à semer dans les cœurs... Un jour elle tomba amoureuse d'un aristocrate tout de blanc ganté, au teint blafard, à la mine hautaine et qui parlait avec l'élégance des gens nés dans l'opulence et la religion. Mais le hobereau qui ne manquait pas de cruauté lui non plus, l'ignorait parfaitement et s'amusait même de ce chiffon humain tentant de faire la poupée. C'était pitoyable et ridicule, pathétique et vain. Enfin, le spectacle était particulièrement savoureux pour l'oisif blanc-ganté. Elle était si éprise de ce beau sang désœuvré et arrogant qu'elle lui déclara un jour sa flamme en pleine face, droit dans les yeux. Le jeune et beau seigneur offensé par tant d'insolence lui répondit par une gifle assénée du bout de son gant blanc. La gueuse s'en retourna à ses cochons, piteuse, le coeur plein de fiel, jurant qu'on ne la reprendrait plus à succomber aux charmes des gens de château. Au moins aura-t-elle appris que dans ce monde on ne mélange pas les torchons avec les serviettes. 25 - Lettre d'amour à une jeune et laide bigote Mademoiselle, Permettez qu'un prétendant digne de votre chaste hymen se manifeste enfin. J'aime singulièrement vos grâces d'oiseau dépourvu d'ailes, vos airs d'ange déchu, votre vol de papillon sans mystère. Vous êtes un joli caillou, une sorte de diamant obscur au prix indéfini. Votre front dénué de lauriers vaut votre regard sans fard. Vous êtes d'ailleurs si vraie que l'artifice serait une offense à votre nature. Votre authenticité inédite a les charmes bruts de l'amertume. Vous êtes belle comme un rêve dont on ne se rappelle plus. 26 - Les misères de la laideur Mademoiselle, Votre hymen intact ayant traversé les ans avec gloire et trompettes, vous n'en êtes pas plus honnête pour autant. Le vice masqué vous plaît. La fange, pourvu qu'elle se voile de chastes atours, vous agrée. Vous êtes laide. Laide et corrompue. Méchante et perverse. Les âmes naïves vous aiment et les cœurs puérils vous encensent sans compter pour les dignes apparences que vous arborez. Moi je vois non seulement les traits de votre visage ingrat, mais encore la noirceur de votre âme aigrie. Si vous étiez belle, vous seriez une sainte. Mais vous êtes laide, et vous êtes un démon. Les bigotes vous prennent pour un modèle de vertu. Le bon prêtre auprès de qui vous faites si bonne figure, dupé par votre piété mensongère, vous croit pleine de valeur. Comme si votre absence de joliesse conférait quelque beauté à votre âme... A la beauté va la vertu, à la laideur va le vice. Vous êtes née laide, vous mourrez damnée. Vous avez beaucoup reçu en disgrâce, il vous est donc beaucoup demandé en échange. Mais vous êtes faible, et vous préférez la facilité. Votre malheur était pourtant prometteur. Vous l'avez gâché. Vous n'avez pas su contrer le vice. Le combattre vous aurait grandi. Mais vous l'avez adopté. Vous êtes laide en dehors, laide en dedans. 27 - Procès de la laideur Les femmes laides ne valent rien. Ce sont de ridicules amantes, de désagréables compagnes, de risibles faire-valoir. Les femmes laides ont cet inconvénient majeur par rapport aux belles femmes, c'est précisément qu'elles sont laides. D'où la supériorité de la beauté sur la laideur chez la femme. Si les femmes laides sont délaissées, c'est qu'elles le méritent pour la bonne raison que leur laideur est un naturel repoussoir. Ce qui fait la valeur de la beauté, c'est qu'elle répond à des lois injustes qui échappent à notre volonté égalitaire, à notre souci de nivellement, à la standardisation de notre société. Cela fonctionne exactement comme la grâce elle peut tomber du ciel sur n'importe quelle tête. La beauté d'une femme ne dépend nullement de son bon vouloir mais des coups de dés du Ciel. Ou si on préfère, de la Nature. Et c'est très bien ainsi. Que les ennemis de l'injustice naturelle fassent donc le procès de la Nature et qu'ils rendent d'un coup de baguette magique la justice selon les références humaines... Toutes les femmes seraient belles, hélas ! Et la beauté perdrait du même coup tout ce qui fait son charme. Ce serait la dictature de la monotonie. Vivent les femmes laides et tant pis pour elles ! Grâce à leur laideur l'on mesure la valeur inestimable de la beauté. 28 - Hommage à la laideur Je sais que vous n'êtes pas celle dont on dit qu'elle est jolie. Votre visage, si dur et si doux à la fois, ce visage-là, si triste et si plein d'éclat, n'a point la beauté facile de ces pucelles de dix-huit ans fraîches et gaies qui font si souvent se retourner dans la rue les hommes mariés et qui leur font oublier un instant la pesanteur d'un trop long et trop fade hyménée. Vous, vous n'inspirez que vide et ennui à ces cœurs frivoles. Vous n'êtes pas belle, certes. Vous ne faites rêver personne. Je vous aime moi, pourtant... Vous ne serez jamais celle qui fera pâlir les blondes de la terre, jamais celle dont on chantera les grâces au son de la viole, au clair de Lune, mais vous serez pour toujours ma pauvre chandelle. Vierge parmi les vierges, jeune parmi les jeunes, vous êtes la dernière toutefois. Morte en ce monde, vous êtes ma lumière. 29 - Lettre d'amour pour une femme laide Mademoiselle, Cette lettre vous étonnera. Elle vous choquera peut-être, vous irritera possiblement, vous ôtera sans doute le sommeil. Ce que je souhaite surtout, c'est qu'elle vous fasse pleurer. Soit à cause de son inutile cruauté, soit à cause de la joie qu'elle saura inspirer à votre coeur délaissé. Ce qui revient au même, le prix de vos larmes n'étant pas différent pour la flèche de l'aveugle Cupidon ou pour l'éprouvette du distingué, calculateur, aimable corrupteur que je suis. Que vos larmes soient amères ou bien douces, aucune importance, pourvu que l'Amour en soit la cause. La façon d'extraire vos larmes futures importe peu. Le résultat seul compte, non les moyens déployés pour l'obtenir. Finalement cette lettre vous agréera étant laide vous ne devez pas avoir l'habitude de recevoir des lettres d'amour. Votre laideur est loin de me déplaire. Sincère soupirant, je n'hésite pas pour vous mieux séduire à faire fi des moindres lâchetés, hypocrisies, vilenies et mensonges si coutumiers aux vils et ordinaires séducteurs. Je ne suis certes point de cette espèce commune. Ma quête est plus digne je flatte votre laideur non dans le but d'entretenir ma mâle vigueur ce qui serait un simple, banal, peu glorieux exercice amoureux de routine, mais dans le but de gagner votre coeur, votre hymen, votre main envisagés comme de véritables trophées. Je veux faire de ces conquêtes si peu enviées une espèce d'exploit dont je me glorifierai. La laideur des femmes en ce monde étant une chose fort peu cotée chez les esthètes, pour ma gloire, et accessoirement pour la vôtre, je désire être un don Juan maudit. Je veux briller parmi les astres citadins grâce à la terne étoile que vous êtes. Soyez ma curiosité mondaine, mon nouvel objet de snobisme, mon sujet de scandale, mon triomphe de salon, mon faire-valoir paradoxal soyez à moi. Je ne vous trouve vraiment pas belle. Mes mots ne sont nullement mensongers puisque belle vous ne l'êtes assurément, irrémédiablement pas. Je ne vous aime certes pas pour votre beauté, celle-ci vous faisant définitivement défaut. Je vous aime bien plutôt pour votre laideur, qui elle est réelle, authentique, évidente. Presque insolente. Cette permanente laideur est votre durable parure, votre fard naturel, votre habit de sortie, votre indélébile grimage qui vous interdit tout espoir d'être aimée. Voilà précisément un motif de vous aimer. Je veux être votre étrange accident, la bizarrerie qui fera mentir le sort, l'anomalie terrestre qui rendra perplexe le Ciel. En pur esthète, je désire vous contempler dans votre pure laideur. Pleurez maintenant, de peine ou de joie, mais de grâce versez vos larmes en mon nom puisque vous vous savez enfin aimée. Non pour votre beauté absente, mais pour votre laideur omniprésente. 30 - Éloge et défense de la laideur Voici, fidèlement rapportés par mon imagination, quelques propos échangés entre une femme laide et son amant. - Je me sais laide, et cette laideur est une offense à l'amour. Vous ne pouvez m'aimer. Votre regard doux sur moi me rend honteuse. Votre tendresse a quelque chose de malsain. Il n'est pas séant de se faire l'amant de la laideur. Vous choquez la morale, l'honnêteté, le ciel et tous ses anges. Vous me faites rougir, et j'ai envie de pleurer. Je suis laide, je le sais, vous le savez, et c'est un crime de m'aimer ainsi que vous le faites. Le monde est plein de filles jolies qui ne demandent qu'à être chantées, louées, honorées selon les lois ordinaires de l'amour, ne perdez donc pas votre temps et votre jeunesse avec celles qui, comme moi, ne méritent de recevoir aucune fleur de la Terre. Je suis laide, laide, laide, et je vous vous interdis de m'aimer ! Cet amour que vous m'avouez m'est une douleur, une peine, non un bien. Ne m'aimez pas, laissez-moi en paix, seule avec ma laideur comme avant, seule comme je l'ai toujours été. Voilà mon sort, ma juste condition, la volonté du ciel et des hommes. Ne troublez pas l'ordre naturel des choses. Vous faites mal, lors même que vous croyez bien faire. - Vous êtes laide et je vous aime. En esthète j'admire vos traits ingrats. Mon coeur a choisi pour battre, enfin, le paysage austère de votre physionomie. Lassé des molles merveilles qui ont fini par émousser sa sensibilité, il a élu votre tête déchue qui pleure aujourd'hui de se savoir aimée. Il s'est soudainement ému pour votre front sans éclat qui n'est qu'un désert de pierres, de roc, de cailloux. Et ce désert a séché votre regard, durci vos lèvres, tari vos sourires votre face est un mets bien amer, mais c'est pour moi un miel nouveau. Je goûte comme un Christ au vin âpre de la misère, et une étrange ivresse me gagne. Votre détresse est une croix qu'il m'est doux de porter. Votre disgrâce a aussi la saveur de la brume, la dureté des glaces, la sévérité du gel. Votre visage est pareil à une montagne rude et magnifique, froide et chaste, lointaine et silencieuse je le contemple et je m'élève. - Vous êtes fou. Ma pauvre couronne ne mérite pas d'être si bien servie. Je ne suis que la reine des servantes, la princesse de la poussière, l'aimée des cailloux. Mon pouvoir ne s'étend point au-delà des ronces et des orties qui m'entourent. Je me sais si laide que je n'accepte de compliments que de la part des pierres. Elles sont muettes et leur éloquence me va toujours droit au cœur. Je sais qu'elles disent vrai. Tandis que vous, vous me dites des choses que je ne puis croire. Vous mentez. Allez plutôt rejoindre vos jolies donzelles, au moins elles vous croiront quand vous leur chanterez leurs grâces si sûres. Vous ne mentirez pas lorsque vous leur tiendrez galant discours. Je suis laide, oubliez-moi. - Vous êtes laide, et vos traits rendent votre coeur humble, fragile, sensible. Vous le briser est chose si aisée qu'il me faut prendre mille précautions pour le manier, de crainte de le blesser sans le vouloir. Vos sœurs plus jolies sont armées de cuirasses, et je n'ai pas besoin de tant de manières pour les convaincre de servir la cause amoureuse vite conquises, elles ne laissent pas le temps au cœur de s'épancher comme il le faudrait. Sur quelques accords de musique, sur quelques pas de danse l'affaire est entendue. Et la chose est si commune à leurs yeux, que l'hyménée qui s'ensuit est vidé d'émoi. Pour ces filles jolies l'amour est une chose bien banale. On les séduit sans manière, sans dentelle ni beaux discours. On les aime avec des piètres sentiments qui s'évanouissent dès l'aube. Ce ne sont que des étoiles filantes. Elles ont l'éclat de la beauté, mais de racines point. Leur beauté leur confère une futilité toute particulière. Et s'il est vrai que les attraits ostensibles d'une vierge facile sont toujours flatteurs pour l'heureux amant qui les conquiert, il est également vrai que les fleurs les plus belles paraissent aussi les plus superficielles. Sachez donc que la vanité sied mieux à la beauté plutôt qu'à la modestie. - Ainsi je trouve grâce à vos yeux aujourd'hui, parce que je n'ai pas l'heur d'être de cette race des beautés radieuses que vantent tellement les hommes de votre espèce, ordinairement. Je veux bien croire à la ferveur de votre prière, au singulier émoi de votre cœur, puisque vous voulez tant que j'en sois convaincue. Je ne sais pourtant si votre galante dévotion est une insulte ou un réel éloge. A moins que cela ne soit que pure folie, mon ami. - Croyez plutôt en la sincérité, l'honnêteté, l'humilité de mon cœur aimant. Et oubliez donc au nom de cet amour -si particulier j'en conviens- les rigueurs de la simple raison. Je vous aime ainsi que vous êtes, parce que vous êtes ainsi. 31 - Une folie d'amour La pucelle est laide de visage. Le soldat ne semble pas très regardant sur l'éclat de ses conquêtes sous le soleil de juin toutes les filles ont de la poitrine et les robes légères sont des invites pour tout ce qui porte moustaches et baïonnette. Les fruits ont mûri à temps, le loup rôde, la laide Suzon est loin d'être gourde. Eugène, après l'horreur des tranchées a l’œil indulgent pour tout ce qui ressemble à une femme. En permission depuis peu, se perdre dans la volupté, chercher la douceur féminine lui est un devoir, un acte de rébellion contre les obus, la terreur, la mitraille, là-bas... Bientôt l'humble Suzon tombe dans les bras du poilu. Demain il sera peut-être mort. Après la boucherie des combats, le feu de la chair. L'étreinte est bestiale, profonde, belle et désespérée. Les amants se roulent dans la paille, ivres de vin blanc et d'amour. Les cœurs se révèlent, les corps exultent, les têtes tournent, on se fait des serments fous... Les bruits de la guerre sont loin. Le corps apaisé, Suzon se sent belle. Son soldat est son "premier". Eugène lisse ses moustaches en caressant le menton de la coquine, l'humeur mélancolique, le geste attentionné, l'air tendre et gaillard. Mais l'amour, le vrai, l'inattendu, le fou, l'aveugle, le déconcertant, a surpris la Suzon. Elle l'herbe sauvage, lui le soldat brisé. Demain déjà, il lui faudra retourner au combat. Que faire ? Il n'y a rien à faire. Les tranchées ont déjà broyé l'âme d'Eugène. Sous ses jolies moustaches, c'est une épave. Demain il exposera son corps au fer et au feu "pour la France". Demain il sera mort, c'est décidé ! Cette étreinte était son dernier hommage rendu à la vie, sa dernière volonté avant d'en finir. Demain il se laissera ensevelir par la boue de Verdun en hurlant son désespoir. Eugène n'aime pas la guerre, n'aime pas le drapeau, n'aime pas cet enfer patriotique qui l'a déjà tué en dedans. Ils se sont quittés sur un dernier baiser, elle l'herbe sauvage, lui le soldat brisé... Quatre-vingt années se sont écoulées depuis. A presque cent ans la Suzon est encore plus laide qu'à vingt ans grabataire, ridée, effrayante, complètement démente. Elle ne s'est jamais mariée. Dans l'hospice qu'elle hante depuis si longtemps, plus personne ne l'entend quand de sa bouche édentée elle murmure entre des sanglots de moribonde, le regard affligé, la main tremblante, la voix inaudible - "Eugène, il s'appelait Eugène et j'l'aimais c't'homme-là... L'tranchée l'a pris mon Eugène... Il m'a aimée avant d'partir et moi j'l'aimais aussi, d'tout mon coeur... D'tout mon coeur mon Eugène..." 32 - L'amant des laides Je suis le refuge des esseulées, le souffle des vies en deuil, le feu des âmes refroidies, l'asile des délaissées, l'espoir des affligées. J'apporte la flamme qui d'habitude n'échoit jamais aux humbles. J'élis les non-élues, j'aime les mal-aimées. Je suis le chantre des éternelles éconduites, des recluses, des cloîtrées, des timides, des égarées, des invisibles, enfin de toutes ces misérables enfants de la solitude, de ces créatures inéligibles au trône de la beauté. Je suis l'étoile fidèle, l'épée loyale, la prière inextinguible. Je règne dans le coeur des désespérées de l'amour. Je suis l'Amant des laides, agenouillé à leur chevet de douleur. 33 - L’œuvre du temps Elle avait un nom unique Rosemonde-Aimée. L'image de mon premier amour me revenait en mémoire, tandis que je flânais sur le port. L'air doux du printemps, l'écume, la brise m'amenaient naturellement au souvenir de Rosemonde-Aimée, la seule étoile de ma vie. Rosemonde-Aimée, joyau pur de ma jeunesse, ange descendu sur Terre, Amour virginal... On s'était juré mille sornettes sur la plage. Serments ingénus de l'âge pubère... Nous nous perdîmes de vue, elle m'oublia, se maria sans doute. Trente années s'étaient écoulées. Je ne l'avais plus jamais revue. Dieu seul sait ce qu'elle est devenue aujourd'hui. Je me remémorais avec tendresse nos étreintes sous les étoiles. Chastes, exaltées. Rosemonde-Aimée avait toujours représenté pour moi l'Amante. C'était une gazelle, une créature linéale, éthéréenne, évanescente. La grâce incarnée. Elle avait une voix comme le chant de la mer, des flots d'or pour toute chevelure, de l'azur dans le regard. Une écume sur les lèvres aussi promesse d'un baiser qu'elle ne me donna jamais. Des cris stridents me sortirent de ma rêverie une espèce de monstre femelle s'agitait à quelques mètres de moi. Enorme, rougeaude, hideuse. La vendeuse de poisson penchée sur ses cageots extirpait les viscères de sa marchandise tout en hurlant sur son mari ivre qui tentait maladroitement de justifier son état. Négation parfaite de l'Amour, la femme m'inspirait dégoût, pitié. Le spectacle était pittoresque, affligeant, grotesque. L'hystérique agonisait d'injures son mari penaud, minuscule à côté d'elle. Elle avait une cigarette jaune aux lèvres, des mains d'ogresse, une poitrine titanesque. Une vraie caricature "cunégondesque". Le tue l'amour par excellence. Comment cette femme avait-elle pu inspirer de l'amour à cet homme, me demandais-je ? Elle fut donc jeune et attirante elle aussi ? En voyant ce mastodonte, j'avais peine à m'imaginer la chose ! Comment en était-elle arrivée à ce degré de déchéance ? Quelle dégradation s'étalait devant moi ! Après m'avoir amusé trente secondes, la vue de cette vendeuse de poissons me fit ardemment désirer me replonger dans ma quiète rêverie... Le souvenir de Rosemonde-Aimée agissait comme un antidote face à ce spectacle, un baume contre l'horreur de cette scène. Je poursuivis mon chemin le long du port, faisant semblant d'ignorer la mégère lorsque je passai à sa hauteur. Je hâtai le pas. Derrière moi j'entendais de loin en loin les éclats de voix du phénomène. Soudain, je blêmis. Son mari, après avoir lâché quelques jurons, nomma l'acariâtre épouse. Cette femme, était-ce possible que... Il la nomma distinctement, et c'était inconcevable à entendre. A chaque fois que je repense à ce nom prononcé par l'ivrogne s'adressant à sa femme, un frisson terrible m'envahit. Je l'entends encore - Ben moué je vais te dire ! Tu vaudras jamais l'vin que j'déglutis tous les jours pour mieux oublier ta face de beuglante, tu m'entends la Rosemonde-Aimée ? 34 - Rose-Alberte et ses lapins Ce qui m'agréait le plus chez elle, ça n'était point sa laideur pourtant remarquable, ni sa profonde sottise, pas même son extrême gentillesse, mais sa cruauté. Aimable avec les humains, Rose-Alberte déployait un étonnant potentiel de tyrannie en présence et à l'endroit de ses lapins. Les enfants pourtant l'adoraient, et elle ne manquait jamais une occasion pour les gâter. Mais c'était différent avec les lagomorphes. Elle les affamait plusieurs jours durant pour s'amuser à les voir dévorer les épluchures les plus immondes. Elle crachait toujours dans leur eau et y ajoutait parfois du vinaigre à la bêtise la plus primaire s'ajoutait une haine imbécile. Elle invitait souvent les enfants à partager ses cruautés, ce qui les ravissait. Rose-Alberte n'avait pas d'amant, aussi se vengeait-elle comme elle pouvait. La nuit on entendait des plaintes dans le clapier. A quelle expérience odieuse se livrait la sorcière ? Au matin on trouvait des boîtes de médicaments périmés au pied des clapiers, des ampoules vides dans la paille, et les lapins vous regardaient avec des yeux globuleux... Je commençais à apprécier cette ortie humaine qui savait si bien se faire aimer de ses semblables tout en inspirant la terreur chez les léporidés. J'étais curieux de voir comment la scélérate se comporterait sous les avances d'un benêt. Ou d'un satyre. Je lui fis une cour à l'eau de rose mais, comme je m'y attendis, elle fut insensible à mes arguments. Aussi optai-je pour des hommages plus crapuleux. Là, la "belle" s'éveilla. Tout son mauvais fond ressortit elle me proposa d'aller sur-le-champ préparer avec elle des civets de lapin. Le charme était rompu. Rose-Alberte qui n'avait guère que sa laideur pour unique atout venait de perdre sa dernière chance, se montrant décidément trop stupide ! Avec ses inepties, elle m'inspira soudain une vive répulsion. Je préférai laisser là le laideron avec le secret dessein d'aller libérer ses oreillards otages, car nul jusqu'alors n'avait eu l'idée saugrenue de me proposer de déguster des recettes de lapins drogués. 35 - Berthe a manqué sa chance Le baron s'ennuyait avec ses sempiternelles conquêtes, toutes créatures de choix. Blasé de ces mornes vénustés, il décida de séduire un laideron la repoussante Berthe constitua sa plus odieuse idylle. Elle le charmait avec ses maladresses, sa physionomie simiesque, ses allures grotesques, ses disgrâces divertissantes, sa sottise congénitale, son hymen sans intérêt. Elle devint sa favorite. Le baron aimait s'afficher au château en si haïssable compagnie. Berthe était son bouffon. Jusqu'au jour où une fée aimable transforma le petit canard en cygne. Berthe pris son envol, quitta le baron pour aller pondre un oeuf dans un nid autrement plus douillet. L'oiseau élu fut Monsieur le curé tout de noir vêtu. Un pieux bossu qui aima avec charité la belle Berthe, ex laideron. Entre temps l’œuf avait éclos. En sorti un baronnet à clochettes. On accusa le curé d'avoir engrossé la belle, anciennement laide. Il nia mollement, adopta le morveux à sonnettes et vécu longtemps avec l'argent des quêtes, la Berthe -qui avait été si peu plaisante jadis- , sa bosse et le bâtard à grelots qui fut finalement appelé "Gaspard". Ce dernier devint bouffon officiel du roi vers l'âge de 47 ans. La morale de cette histoire, c'est que les fées aimables devraient s'occuper du suivi de leurs protégés qui ne savent pas toujours tirer les meilleurs profits de leurs coups de baguettes. 36 - Deux amoureux Elle lui sourit. Il lui répondit par un regard étonné. A son tour il lui sourit avec une contenance de circonstance le port altier, la tête légèrement de côté, le regard sûr. Geste maladroit mais sincère. C'était la première fois qu'ils se rencontraient. Le hasard venait de les réunir dans un jardin public, par un après-midi de printemps. Réservés, ils se tenaient l'un à côté de l'autre à distance formelle c'étaient des honnêtes gens. Une brise souleva mollement les longs cheveux de la femme. Une mèche vint s'enfouir dans le creux de ses seins à demi dévoilés. Du coin de l’œil, l'homme esquissa un léger signe d'intérêt. La gorge était profonde, le décolleté osé. Se sentant désirée, la belle appuya son sourire. Le vent chassa la mèche indiscrète qui alla s'enrouler dans le vide. Et tantôt ses longs cheveux flottaient devant son visage, tantôt son front se dégageait avec grâce au gré de la brise... La scène était impromptue, charmante. Leurs regards se croisaient, se décroisaient, se cherchaient, se trouvaient. Le jeu se prolongea assez longtemps. Ils n'avaient pas prononcé le moindre mot. C'était adorable et puéril, tendre et émouvant. Ces deux-là se plaisaient, c'était évident. Les tourtereaux s'étaient rapprochés l'un de l'autre. Alors l'homme prit la main de son élue. Tacitement elle passa son bras sous le bras du galant. Il n'y avait pas d'hésitation dans leur étreinte, les deux amants s'étaient reconnus comme des semblables. Enfin ils s'en furent, tendrement enlacés parmi les roseraies, confusément émus, l'allure lente mais sûre, à petits pas vers un avenir plein de promesses... Deux silhouettes attendrissantes dans le parc qu'accompagnait le chant des oiseaux. La femme déplaçait avec difficulté ses cent-quarante kilos. Lui, claudiquait nerveusement avec sa bosse sur le dos. 37 - Une idylle Elle était jeune, grande, blonde, fine. Belle. En fait non, elle n'était pas belle. Elle était laide. Elle n'était pas fine, mais sèche. Pas grande, mais osseuse. Pas blonde, mais artificielle. Ceci dit, elle était jeune, bien qu'elle fût déjà vieille dans sa tête c'était une authentique vieille fille. Un vrai épouvantail. Personne ne la courtisait. Sauf la pluie, le vent et le chiendent. Elle n'avait vraiment rien pour elle parce qu'en plus d'être laide, elle était pauvre, orpheline, sans avenir. Née sous une bien triste étoile. Sa vie n'était que déceptions, tristesse, amertume. Cette pauvre femme avait cependant un jardin secret comme tout un chacun. L'on aurait pu s'attendre de sa part à quelque beau rêve consolateur... En fait elle était perverse, vicieuse, scélérate. Elle ne cultivait que vengeance, haine, médisances, maudissant autant son infortune que ses voisins. Un jour elle fut condamnée par un tribunal pour l'envoi de lettres anonymes calomnieuses. Lors du procès, elle trouva vite le parfait écho de sa perversité en la personne du greffier. C'est pourquoi elle fut enfin aimée, la plus aimée des femmes. Par le préposé au greffe. 38 - Le vice masqué Miss Gulch, J'aime vos airs d'hypocrite, votre col étriqué, votre maintien ridicule, votre voix stridente de vieille fille abstinente. Votre méchanceté est un vrai théâtre. Je ris de vos malheurs. Votre hymen irrémédiablement clos fait la joie des railleurs. Il est le frisson délicieux des enfants qui vous croient sorcière. Il est la rumeur tapageuse des soirs d'hiver... Votre voile intact Miss Gulch est un hymne à la littérature. J'aime vos mœurs désuètes, votre missel poussiéreux, votre morale irréprochable. Votre personnage est d'autant plus savoureux que je devine vos désirs inavouables. Je sais ce que dissimulent vos artifices. Je connais la valeur de votre moralité. Je n'imagine que trop les secrets de votre cœur frustré... Vous êtes une vraie bigote ainsi que je les aime derrière votre livre de messe vous frémissez d'aise en songeant à ces lurons musculeux entr'aperçus à l'entrée de l'église, hache à la main, l’œil canaille. Vous rosissez parfois devant votre jeune curé que vous trouvez tellement efféminé... Vous n'osez pas toujours regarder le corps de votre cher Christ étendu sur la croix sa nudité offense votre chapeau si chaste. A moins qu'elle n'en fasse sortir de drôles d'idées... Vieille chouette décatie, caqueteuse au plumage terne, glaneuse de mauvaises nouvelles, vous ne rêvez en réalité que d'étreintes impies, de corps à corps endiablés, d'ébats charnels éhontés. Vous aimeriez tant goûter à cette ivresse amoureuse que vous honnissez si furieusement, tout haut... Mais vous êtes laide Miss Gulch, laide et déjà trop vieille. Continuez plutôt à égayer nos conversations au coin du feu, continuez à chanter sous la lune vos cantiques avec cette voix suraiguë qui fait frémir les enfants, fuir les amants. Et leur fait aimer encore plus les jolies femmes. 39 - Un beau spécimen Mademoiselle, Vous avez les grâces douteuses des létales amantes. Votre visage est celui d’une vipère, avec des mèches de feu, du poison dans l’œil et des lèvres de roc. Votre éclat cruel et macabre enchante mon cœur malade. Je suis l’esthète des causes désespérées, vous êtes mon égérie. J’aime votre regard de sorcière, vos mains de fillette, votre air de menteuse. J’aime vos prunelles de silex, votre vertu de catin, votre voix de flûte. Vous êtes la plus précieuse ivraie de mon harem. Votre corps de diablesse m’effraie, votre visage de désincarnée me plaît. Votre charme verdâtre fait honneur aux fantômes des cimetières, rend jalouse la Lune, assoiffe les dieux sanguinaires. Vous êtes belle à regarder, comme un noir scorpion sur le sable. Votre face osseuse, votre allure éthérée, votre joue pâle me font songer à une inhumée. La dentelle vous pare comme un linceul, les soupirs sont vos sourires, et vos sourires ressemblent à un tombeau. Je vous aime en véritable collectionneur avec du formol dans le coeur, un précis de grammaire à la main, de la poussière dans le sang. Permettez que, tout de blanc ganté, un lorgnon à l’œil, je vous contemple derrière une vitre, tel un insecte vénéneux que crève une épingle. 40 - La beauté d'une affligée Vos traits mélancoliques, nébuleuse enfant, évoquent le chant triste de l’automne ils m’inspirent une profonde, authentique langueur. Vos yeux d’azur ont la grâce des vénus de glace, et votre regard de statue est plus austère que le marbre. Votre beauté est de pierre, et votre charme a l’extrême rudesse du roc. Vous êtes un silex et sur ce silex j’élèverai mes plus doux sentiments. Votre visage est une poignée de sable. Votre front une grave, âpre, puritaine façade hellène des lois sévères y sont gravées. Vos lèvres sont une indélébile tache de sang et les mots qui en sortent sont des ronces qui écorchent les cœurs Votre chevelure est un foin ardent qui se consume bien vite c’est que ses mèches trop sèches et trop strictes n’alimentent pas longtemps les rêves. Cependant dans ce désert aride vos pupilles sont comme deux saphirs. Mais sachez que les véritables perles de ce trésor maudit, ce sont vos larmes. Elles seules brillent. C’est votre tristesse qui vous confère beauté, émotion, prestige et vous donne finalement un prix infini. Elle seule compte. Votre souffrance exclusivement agrée aux dieux. Je suis un de ces dieux cruels et esthètes qui vous contemplent d’en haut. Je fais partie de l’Olympe des beaux esprits aimant misère et douleur pourvu qu’elles soient esthétiques, académiques, remarquables. Comme lorsque le pissenlit se pare de l’épine pour donner une grimace belle à regarder, ainsi que les gargouilles et les calvaires. Mademoiselle, vous êtes une vivante pièce de musée, une durable oeuvre d’art animée, le trophée favori de mon âme collectionneuse. Je vous aime, chandelle de DE RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA ======= La provinceJe vous présente à travers ces quarante-deux textes une riche brochette de héros provinciaux aux traits psychologiques bien marqués. Issus d'un milieu étriqué, ces personnages pittoresques sont touchants et haïssables, humains et monstrueux, exquis et répugnants. +++++++ 1 - Vieille tanteChez elle ça puait l'honnêteté vierge en plastique trônant sur le poste de télévision, chien bâtard sagement couché dans son panier, horloge-baromètre aux armes criardes du Mont-Saint-Michel, portrait jauni d'une aïeule au regard sévère et stupide... Inculte, superstitieuse, aimable avec tous par opportunisme, croyante par habitude, cette vieille tante attardée méritait, à soixante-dix-neuf ans, une bonne raclée littéraire, un concert de trompettes dans l'espèce de caveau lui tenant lieu d'habitation, un grand coup de masse dans sa un réveil en fanfare à l'orée de sa commencer je crachai au visage de la défunte encadrée. Grand émoi chez la casanière. Pour faire hurler de plus belle la vieille pantouflarde, je me mis à lui parler avec la désinvolture des gens qui se savent supérieurs - "Infâme décrépite, que croyez-vous que vous valez à mes yeux avec une si minuscule existence ? Qu'attendiez-vous donc d'un bel esprit comme moi avec vos allures d'éternelle retraitée ? Que je me range à votre cause inepte ? Esprit rabougri ! Gibier d'hospice ! Âme insignifiante !"Scandale dans la chaumière. Je m'emparai de la Vierge en plastique - "Vieille chouette, à voir cette horreur couverte de poussière ça fait bien vingt ans que vous avez été vous agenouiller à Lourdes en ânonnant des prières pour l'âme de l'autre hulotte décatie accrochée au mur, n'est-ce pas ? Et qu'avez-vous fait pour sa mémoire ? Vous avez acheté à grand frais cet ignoble moulage d'usine. Vous n'avez pas honte ? Femme sans goût, avez-vous au moins ouvert un seul livre dans votre vie de limace, à part les almanachs locaux ?"Je jetai contre le portrait de l'ancêtre l'objet du délit. Fracas du verre sale recouvrant le cadre qui en bougeant laissa échapper quelques araignées tapies derrière depuis des lustres, effroi de la propriétaire, rire sardonique de l'auteur de ces lignes... - "Maintenant que vous savez ce que je pense de vous, vous pouvez rendre l'âme ma tante, si vous en avez encore une. Votre grand âge ne vous mettant pas à l'abri d'hériter d'un si petit esprit, il serait inconcevable que vous ne me rendiez pas grâces pour ce grand dépoussiérage intérieur que je viens de vous accorder."Je quittai l'ingrate qui ne daigna pas m'adresser le moindre remerciement. Elle mourut trois jours - Dimanche de mortDans la demeure qui ronronne, le couple de retraités est à ses molles occupations. La femme coud en silence, l'autre épluche des comptes domestiques. Les heures dominicales passent, mortelles. L'hôtesse a une tête de pot-au-feu. D'ailleurs tout sent le pot-au-feu dans cette maison les murs, les photos de mariage sur la télévision, la nappe à carreaux, les rideaux, la vie qui s'y déroule... De la naissance à la mort, ça transpire le pot-au-feu chez eux. De générations en générations, ça s'enlise sous ce toit...Lui, a une tête de rien du tout. Ou plutôt une tête de boeuf, avec un air de légume. La pluie ruisselle sur les petits carreaux. On entend le tic-tac morne d'une horloge-Mont-Saint-Michel du plus horrible effet. Souvenir inestimable de leur voyage de noces dans le département voisin. Un exil de deux jours qui les marquera pour le restant de leur existence. C'était il y a trente ans. - Tu te souviens de notre voyage de noces au Mont-Saint-Michel, tu te rends compte dis, hein Germaine ? Ha ! On n'avait pas peur à c't'âge-là qu'on avait, hein ? On était fou ! C'est pas avec mon arthrite que je remettrais-ça ! Pis ça coûte... C'est quand même pas quand on est à la retraite qu'on va refaire des voyages comme ça. As-tu remis du charbon dans la cuisinière ? Quand même, le Mont-Saint-Michel, c'était quelque chose ! - Vi bé c'est pas moi non pus qui r'f'rais un voyage pareil... Mmm ? Moui alors... Le temps y passe pas vite aujourd'hui, hein ? Y fait-y un sale temps dehors, tu t'rends compte un peu ? Ha ben ça alors... Hein tu trouves pas, dis Bernard ?- Ah ben ça oui t'as raison Germaine... Y fait un sale temps dehors... Hééé oui... Demain c'est lundi, affligeants d'un couple vivant depuis toujours sur le mode de la décrépitude amoureuse. Vers la fin de l'après-midi l'homme lève le nez de ses petits comptes, rajuste ses lunettes et de sa voix ridicule dit à sa femme - Ha ben ça va être l'heure de manger dis, tu crois pas ? Demain on est lundi, ça fera déjà une journée de passée pour aujourd'hui. Hééé oui... C'est toujours ça de Âme indigente qui considère la mort comme une stricte formalité administrative dont il faut s'affranchir le plus scrupuleusement possible... Et l'autre de réponde, aussi insignifiante que son boeuf de mari - Héé oui, demain on est lundi. Ca pââsse...Le couple vécut centenaire. Soixante-quinze ans à se raconter le temps qu'il fait ou qu'il ne fait pas, à parler de l'heure qui passe, à se ressasser leur voyage de noces au Mont-Saint-Michel qui d'année en année prit des allures de légende dans leur crâne de plus en plus rétréci une expédition éprouvante, l'odyssée de leur jeunesse. On les inhuma sous une pluie morne qui rappelait le tic-tac de leur horloge-souvenir. Les funérailles furent ennuyeuses à mourir ils avaient choisi pour leurs obsèques l'option la plus économique, le temps le plus maussade, le jour le plus - Un dimanche en provinceC'était un vieux garçon issu d'une petite ville perdue au fin fond de la Sarthe. Un authentique rescapé du monde moderne. Chez lui ça puait le chien, les placards pleins de poussière et les vieux habits. Odeurs de vieillot et de renfermé. Une ambiance mortelle émanait de sa la salle de séjour, en réalité lieu de débarras éternellement sombre, encombré de boîtes en cartons, de reliques ineptes, de bibelots imbéciles, l'ennui régnait du matin au soir. Partout, des portraits jaunis du pape à tous les âges de son règne et diverses têtes de pontifes saint-sulpiciens... Quelques photos de la mère aussi -sévère- une dévote trépassée depuis plus de vingt ans, et surtout des calendriers antédiluviens accumulés au fil des décennies. Sur les murs, un papier peint à la télévision, dernier outrage au goût, témoignage de l'imbécillité la plus crasse, vestige d'une existence toute vouée aux petitesses, une superbe vierge en blanche, barrée de bleu, couverte d'une fine couche noirâtre, elle trônait toute l'âme de la maison était là. Gâtée par le temps, pieusement immobile depuis vingt, trente ans, l'horreur bicolore avait étrenné plusieurs modèles de récepteurs de télévision. Et lui de l'admirer benoîtement... Vieille cervelle apathique !Je me retrouvais avec joie entre les quatre murs ternes de ce demi taudis en compagnie de son hôte, aussi terne que sa bicoque. J'aimais observer ce cas pathétique, ayant toujours raffolé "d'exotisme de proximité". - Vous prendrez bien un petit café, hein ? Vous prendrez bien un petit café... Oui... Ha ben oui... C'est bon un café, surtout de ce temps là... Hein ? Ha ben oui alors... Puis, s'adressant à son chien - Ben oui Sultan, je sais ben que tu veux un su-sucre... Ben oui Sultan ! Gentil hein... Il est-y pas beau mon chien-chien, hein ?Il fallait le voir flatter son chien comme un vieux sénile qu'il était ! Et moi, mondain né loin de son monde, je le plaignais sans rien montrer, feignant l'attendrissement devant la complicité qui unissait les deux vieux compagnons... Se rendait-il compte qu'il se donnait en spectacle, pitoyable avec ses petites joies du dimanche ? Le chien, un bâtard insignifiant et hargneux, me semblait aussi abruti que le maître. Deux créatures indigentes, l'une à quatre pattes, l'autre à mobylette. Misère de la condition provinciale...A chaque fois que je prenais congé du vieux couple, satisfait mais précautionneux, j'avais soin de me laver les mains, aussi dégoûté par le chien que par le - Le pot-au-feuC'est jour de pot-au-feu chez les Mouvier. Les dimanches chez eux sont pesants, interminables, mortels. L'abbé Borel est invité. Il y a son petit vin blanc tout prêt qui l'attend près de son assiette, avec l'étiquette délavée. Bouteille bon marché... Chez les Mouvier, on affectionne la médiocrité. Signe ultime d'honnêteté, de sobriété, d'immobilisme. Le vieux couple est austère, pâle, et il sent fort la cire. En fait les deux têtes de navet dégagent une vraie odeur de cercueil. A les voir, on devine que leur existence ne fut qu'une longue stagnation au bord du fleuve. Eux, sont toujours demeurés loin de toute agitation. Leur plus grande fierté d'éternels retraités ! Déjà morts avant d'avoir vu le soleil, connu l'Amour, goûté à la Vie...En attendant l'abbé, le pot-au-feu mijote sur la cuisinière. Les portes et fenêtres sont bien fermées, le feu est vaillamment entretenu, l'horloge bien réglée. On craint le vent, le froid, l'imprévu dans cette maison. L'horloge justement, elle rassure les hôtes au possible. Satané cadran... Le seul occupant encore vivant dans cette demeure. Avec ses tic-tac mornes évoquant un monde suranné, mort, enseveli, il est bien plus palpitant que ses propriétaires au coeur frappe mollement, entre sans cérémonie, salue avec tiédeur, amenant avec lui un parfum de formol qui se marie à merveille aux vapeurs de boeuf et de carottes, ce qui ajoute au tableau une atmosphère de morosité profonde, très appréciée des deux sédentaires. La conversation est particulièrement pauvre. D'un ennui que tous trois, confusément, recherchent. L'ennui, cette poutre essentielle qui maintient le toit au-dessus de leur tête, l'indispensable base où prennent racines leurs aspirations tranquilles... Tout tourne autour du pot-au-feu, des oignons, de la cloche de l'église, des dimanches à venir qui, l'espèrent-ils, ressembleront à celui-ci... Le tout arrosé d'une bonne dose de propos météorologiques. Attablés autour du pot-au-feu comme pour faire le point sur leurs jours sans saveur, les mangeurs se sentent en sécurité dans leurs échanges insipides mêlés de bruits de mastications. Avec les sifflements de la bouilloire pour pluie de fond et le carillon pour meubler l'indigence des paroles. Le cérémonial du pot-au-feu-carottes occupera leur après-midi jusqu'à l'heure du thé. Un dimanche d'enterrés particulièrement - Les ravages de la fermeLa grand-mère regarde tristement par la fenêtre crasseuse, la tête vide. Elle reste là, muette, placide, stupide. Dehors, tombe une pluie maussade. Le grand-père impotent étendu dans son fauteuil a les yeux fixés sur un plafond infiniment terne. Il attend. La pièce est sombre, l'ambiance mortelle. La mère est en train de nettoyer des seaux de zinc qui recueilleront le lait des vaches que sa fille Marie-Sophie ira traire à la main, tantôt. Dans cette salle qui fait aussi cuisine on n'entend que le bruit du chiffon qui astique les seaux. Le père est assis sur le banc. Il songe avec anxiété à ses cultures qui prennent l'eau depuis trois jours il pleut sans discontinuer. Ca sent le pot-au-feu dans la pièce. L'abbé doit venir manger chez cette famille de paysans honnêtes, travailleurs, est sinistre l'abbé avec sa sempiternelle soutane, ses prières mornes, son air de déjà mort. Ses conversations surtout sont déprimantes toujours à parler des enfers, des hérétiques, des cultures du père ou des vertus de la continence. Jamais un rire n'est sorti de sa bouche qui semble ne savoir que maudire. Il sent la poussière, la superstition et le vieux regarde elle aussi par la fenêtre, l'air songeur. C'est une jeune fille qui aurait pu être jolie si les années passées à la ferme n'avaient corrompu ses traits, si les longues soirées passées en famille dans la pénombre à parler de tout et de rien et se terminant dans le silence à attendre que le temps passe n'avaient ôté de son regard d'adolescente la joie de vivre. Les visites répétées de l'abbé ont d'ailleurs fini par atténuer considérablement en elle la dernière étincelle de ce feu infus. Avec son fichu sur la tête, son tablier autour de la taille, sa louche à la main, Marie-Sophie à l'air d'une petite vieille dans cette ferme de mangeurs de pots-au-feu et de moribonds. Elle regarde la pluie tomber dans les bruits de nettoyage de seaux à lait. Elle a le coeur gros. Dans cette ferme isolée, elle n'a pas vingt ans qu'elle est déjà morte. Depuis toujours elle vit avec ses parents, de vrais tombeaux ambulants. Et avec ses grands parents. Des éternels enterrés, eux. Nulle joie sous ce toit toujours gris. Inculture, obscurantisme, bigoteries sont les seuls horizons promis à Marie-Sophie. Chez ces parents ignares, insensibles, sclérosés, jamais l'idée que leur fille puisse un jour vivre ailleurs, faire autre chose que traire les vaches, manier la fourche ou s'échiner à ramasser des patates dans les champs n'a effleuré leur cervelle durcie. Ou le grand-père ronfle dans son fauteuil sale à force de fixer le plafond, il est allé le rejoindre au pays des songes, son plafond. La grand-mère radote des "Quel temps de chien y fait, c'est-y pas malheuleux de voil ça !" en roulant des "R" à faire sombrer dans un abîme de grisaille une armée de lurons. Le père pense toujours à ses chères cultures, absent. La mère est absorbée dans sa tâche de quincaillière, en train de frotter ses vieux seaux en on frappe à la porte. L'étable humaine sort de sa torpeur. Une silhouette apparaît, austère. C'est l'invité, tout de tristesse vêtu, son missel à la main. Il hume avec un air taciturne le pot-au-feu qui mijote sur la cuisinière. Marie-Sophie ne quitte pas du regard la fenêtre. Elle ne vient pas comme à son habitude saluer l'abbé, lui désigner le banc respectueusement. Elle reste là à méditer devant la fenêtre, le regard rêve d' -L'abreuvoirC'était un gars comme elle les aimait. Un peu marin, un peu canaille, avec une odeur de foin dans les cheveux. Vivant à la bohème, il se louait de ferme en ferme, de temps en temps. Il n'avait pas son pareil pour convaincre les plus rétives toutes succombaient à son charme. Il séduisait les filles de ses patrons, lorsqu'elles étaient à son goût, laissant derrière lui soupirs et langueurs. Et un parfum de mystère la fille du fermier, avait des vues sur le nouveau commis. Le soir-même elle lui offrit son hymen. Il ne le refusa point. Il demanda cependant un dédommagement la dévergondée était laide. Elle lui accorda six sous. Il les refusa en lui crachant au visage. Il voulait l'abreuvoir à vaches du père. Celui qui trônait au milieu de la cour de ferme, splendide, avec des cales larges et des rebords élégants. Gertrude prit peur, pleura, supplia l'infâme de ne pas exiger d'elle pareil sacrifice... Rien n'y fit, l'amant réclamait son abreuvoir en échange de ses services malhonnêtes. Elle dut céder. L'autre s'éclipsa dans la nuit, tirant péniblement derrière lui son butin indu. Le lendemain Gertrude dut expliquer au père les circonstances de la disparition de l'abreuvoir. Le scandale fut énorme. On la maria promptement au garde-champêtre qui racheta un abreuvoir neuf au fermier. Trente ans après le garde-champêtre mit la main sur le dissolu qui n'avait en fait jamais quitté le canton. Les faits étant prescrits par la loi depuis vingt ans, il fut aussitôt relâché. Il mourut quatre ans plus tard dans les tranchées de Verdun, en 1917. Aujourd'hui on peut lire son nom sur le Monument aux Morts du village voisin où s'est passée cette triste histoire Alphonse - Vieille chouette !Tu en auras allumé des feux dans ta cheminée les soirs d'hiver, vieille sorcière va ! Sale fagoteuse, quand tu seras crevée, fais-moi confiance tu auras l'occasion d'en allumer d'autres, des feux. Pis des bien chauds enfer. Avec tes satanés fagots, va donc au Diable ! Pus personne ne peut pus te voir dans la campagne. Quand le père Lagloire aura fini de faucher son blé, bé tiens, je suis sûr qu'il viendra te couper ta tête d'oiseau de malheur ! J'le connais le gaillard, y t'aime pas pus que moi... Pis avec tes habits d'épouvantail tu fais peur à la Lune. Même les chiens dans la nuit, y font des cauchemars quand tu passes. Va donc aller traîner ailleurs tes sales fagots ! T'as pas encore crevé, dis la vieille ? Mais que ce qu'il attend le Diable pour te foutre sa fourche au travers de la gorge ? T'as bien cent ans comme t'es là, hein la vieille ? Faudra bien que t'y passes un jour ou l'autre, alors pourquoi pas demain, hein ? Et crois-moi je serai bien content quand ça arrivera. T'entends la vieille ? Tu vas-t-y crever, nom de Dieu ? 8 - Les fagotsLa vieille ployait sous le poids des fagots. Mais elle était robuste, dure à la tâche, âpre au gain. Sous la Lune je distinguais sa silhouette brisée, d'apparence si frêle. Avec son bois sec sur le dos, ses doigts crochus, son corps osseux, elle me faisait songer à un arbre vieille chouette en réalité. Je lui adressai le bonsoir en la croisant à l'orée de la forêt. Promptement elle m'envoya au Diable en me menaçant avec son bâton, l'oeil méchant, un silex dans la voix la vieille avait un caractère de chat sauvage. Depuis le temps que je la connaissais, j'avais toujours été séduit par cette sorcière qui vivait à l'écart du village. Solitaire et rebelle, intrépide et coriace, cette vagabonde de la nuit était un la regardais souvent ramasser du bois, humble trésor de son foyer, et m'attardais ainsi jusque tard dans la nuit sur ce fantôme anguleux, sur cette ombre aux allures de fable. Tantôt je la comparais à un épouvantail en route vers les paysages morts et silencieux de la Lune, tantôt je me la figurais hôte des clochers, chevaucheuse des vents ou spectre des cimetières. Je voyais en cette glaneuse de bois un être fabuleux. Elle rentrait tard dans sa chaumière sans confort, rapportant ses pauvres fagots. Peu après sa fenêtre s'éclairait au coeur de la sa maigre fortune sur le dos, son feu de misère, ses haillons d'un autre âge, la vieille me faisait rêver sous les - Vieille rosseC'était une espèce de sorcière sans âge. Bossue, laide, vêtue de haillons. Une voix rauque, des traits anguleux, une canne terrible à la main. Jamais un sourire, toujours de la haine pour ses semblables. D'ailleurs ses sourires devaient la faire ressembler à une tête de mort ricanante, tant elle était hideuse, difforme, gâtée par les l'avais toujours connue vieille. A ma naissance elle avait déjà soixante-dix ans. Lorsque j'atteignis mes dix ans, j'osai contre l'octogénaire m'essayer à ma première bastonnade sorte de rite initiatique qui me valut une grande considération de la part de mes pairs en culottes courtes avec qui j'avais engagé quelque innocent pari. Ce jour-là j'héritai d'un lot de quatre-vingts billes, la plupart d'agate, d'autres opalines, et même dorées pour certaines. Au jour de mes vingt ans je gagnai l'admiration d'un harem de sottes jouvencelles en assénant quatre-vingt-dix coups de balai sur les os de la sorcière. Avant d'atteindre mes trente ans je lui avais déjà brisé plusieurs bagatelles sur le dos, dans l'hilarité un peu brouillonne de mes vertes années. Pour ses cent ans je la rossai plus doctement à l'endroit de sa bosse cent coups de bois vert sur l'échine pour mieux lui faire sentir l'effet d'un siècle en elle écoulé. C'était une vieille souche qui devenait de plus en plus résistante avec les années. L'âge de la maturité me conférait sagesse, métier, respect en frappant avec fermeté mais sans haine je m'achetais une éternelle renommée auprès des ennemis de la vieille. Alors que j'avais dépassé la trentaine, la vieille était toujours vivante, plus fielleuse que jamais. En la croisant je lui crachais habituellement au visage, lorsque je ne lui faisais pas de croche-pied. Elle me répondait le plus souvent en me menaçant avec sa canne ou en me jetant des sorts d'un autre âge... Arrivé vers la quarantaine, je ne savais plus quoi inventer pour tourmenter la gueuse, alors qu'elle était déjà plus que décidé d'en finir une bonne fois pour toutes avec ce jeu qui s'éternisait depuis presque quarante ans, je me promis de faire la paix avec jour de sa - Avarice sordideLe vieillard craignait que l'on brûlât 98 chandelles pour fêter sa quatre-vingt-dix-huitième année. Avaricieux à s'en rendre malade, même la dépense des autres faite à son attention lui tournait les sa vie il avait économisé. Sur tout. Célibataire par économie, préférant attraper la crève pour épargner un fagot, affamé un jour sur deux pour gagner une livre de pain, il se consolait dans la solitude de son foyer glacial mais paisible, se chauffait avec des flambées imaginaires, se nourrissait de repas sautés. En revanche il buvait de l'eau jusqu'à satiété. Tous les jours de l' jour il mit sa vie en péril pour ne point dépenser deux francs à Rouen il préféra traverser la Seine à la nage plutôt que de se payer le bac. A deux doigts de la noyade, il réussit cependant à joindre l'autre rive sans payer. Il avait plus de cinquante ans et à l'époque le prix de la traversée en bateau lui avait paru exorbitant. La rage de l'économie l'avait poussé à l' jeune, il décida de visiter Paris. Il gravit les trois étages de la Tour Eiffel à pied. Il fit la charité à un mendiant en lui désignant une fontaine. Du Louvre, il admira sans rien débourser les murs extérieurs avec leurs sculptures haut-perchées. Au Jardin des Plantes il opta pour l'observation des pigeons du parc, n'osant franchir la frontière qui sépare la partie du parc public accordée aux simples promeneurs de la partie payante réservée aux visiteurs munis de tickets. Il mangea sans manière, repus des mets divers et inégaux extirpés des poubelles de la capitale. Vu que ça ne lui coûtait rien il écouta de bon coeur les chanteurs de rues. Il leur donna des airs d'encouragements en compensation et estima que c'était déjà bien trop pour des paresseux pareils ! Le soir il sortit aux Champs Elysées en compagnie de sa sinistre mais sobre solitude. Il ne trouva que des gens richement vêtus et en fut ébloui. Lorsque trop las il entreprit de s'asseoir gratuitement sur les marches de quelque établissement huppé pour observer tous ces nantis qui passaient, on le prit pour un indigent. Il ne refusa point les pièces qu'on lui retour dans son taudis de campagne il enferma dans une boîte en fer ses pièces indûment récoltées avant de la cacher sous le plancher, et à l'heure actuelle il les possède toujours, étincelantes dans leur boîte rouillée. La passion de l'économie l'ayant empêché toute sa vie d'aller dépenser cet argent si joliment gagné dans la prestigieuse avenue, ses pièces étaient devenues évidemment caduques depuis 1960, date de l'arrivée des nouveaux francs !Pour être honnête précisons que vers soixante ans, écrasé par la solitude, il pensa tout de même à se marier... Dans sa folie d'avare il s'était épris d'une vagabonde ménopausée, vaguement chiffonnière, femme douteuse vêtue de sacs de la tête aux pieds. Les conditions étaient telles que la belle refusa. Il excluait en effet de nourrir chaque jour de la semaine l'épousée. Seulement les dimanches et les jours de fête, soit un jour par semaine plus les jours fériés. Et encore avait-il établi un barème inique et complexe qui lui donnait le droit de compter comme un seul jour férié certains jours chômés qui se suivaient, estimant que ces jours fériés qui se doublaient s'annulaient pour n'en faire finalement qu'un... Trois jours fériés qui se suivaient revenaient selon lui à un jour ouvrable, donc pas de nourriture à devoir à l'aimée... Il exigeait en outre que sa femme lui fût fidèle dans des besognes viles et harassantes, qu'elle ne gaspillât aucun bois, même par grand froid... Et il en était ainsi pour tous les aspects de la vie quotidienne il tirait à l'extrême la corde humaine, ne se souciant que des économies faites sur le dos d'autrui. Si bien qu'en épousant l'affreux bonhomme la malheureuse chiffonnière eût été bien vite morte de faim, de froid, de jour de ses quatre-vingt-dix-huit ans il eut le soulagement de constater que le gâteau qu'on lui avait préparé ne comportait que neuf bougies - Le quincaillierVêtu de sa longue blouse de travail couleur grisaille, il s'affairait au milieu de ses marchandises avec l'air pénétré de ceux qui sont investis de hautes missions. Une vie passée à exaucer des souhait ménagers, à débattre avec les fournisseurs et les clients de sujets pointus relatifs à des produits détergents, à des chignoles, à des mécanismes subtils de balais-brosses... Parfois il entrait dans des discussions savantes et inspirées avec ses clients pour savoir quel évier, quels jeux de vis ou genres de casseroles correspondaient le mieux à leur recherche. La satisfaction de ses clients lui donnait le sentiment d'être utile. Voire indispensable. Il avait trop conscience de passer pour un notable dans la petite ville. Aussi remplissait-il sa mission avec une authentique ferveur. Dans sa boutique, une odeur de sainteté. Rien que des exhalaisons âcres de chasteté provinciale. Un siècle et demi de trésors domestiques entreposés en ces lieux avait rendu l'atmosphère irrespirable tout dans la quincaillerie puait la province étriquée ! Les murs restituaient avec insistance des parfums ensevelis depuis une éternité et passés de mode. Odeurs obsolètes à jamais perdues, oubliées par le reste du monde et qui donnent cette nausée délectable que l'on appelle peut-être la mélancolie...Vétustes et cossus, les rayons croulant sous les marchandises inspiraient un ennui mortel. L'ambiance désuète et austère de la boutique s'accordait à merveille avec la tête du quincaillier qui se prenait très au sérieux dans son quincaillerie était une vieille affaire fondée par d'illustres aïeux qui, en plein XIXème siècle, s'étaient fait un nom dans la ville. Pères d'une future dynastie de quincailliers vouée à la légende familiale, leurs portraits jaunis trônaient au-dessus de la caisse, lieu symbolique de toutes les réussites provinciales. Endroit vénérable de la quincaillerie, zone rouge de l'antre séculaire, sujet tabou, depuis plus de cent cinquante ans la caisse inspirait un respect inné de père en fils... Cette maison honnête fréquentée par de vieilles rombières en panne de robinetterie ou de dames "bien comme il faut" en manque de produits détartrants lui conférait une honorabilité qui avait fait son renom depuis plus de cent cinquante ans. Ici on ne vendait que des choses utiles, pragmatiques, fonctionnelles. Point de fanfreluches ni de bagatelles, rien que des accessoires indispensables au bon entretien de la plomberie des honnêtes gens, essentiels à la bonne marche du quotidien des bons citoyens, nécessaires au soutien du moral des troupes immergées dans le réel...Pauvre type ne rêvant pas plus loin que ses articles de zinc et d'étain et qui pour rien au monde n'aurait voulu changer sa place de gardien des biens ménagers, le fier quincaillier faisait pitié à voir dans sa destinée aussi étroite, aussi minable que sa longue blouse de travail couleur - Un bon rustreJ'ai un chapeau sur la tête, une pipe dans la poche, de la chique dans la bouche et de l'or dans un coffre. Mais je vous dirai pas où. Croyez-moi, ma canne est plus dure que vos caboches d'assistés, tous autant que vous êtes ! Je ne crains ni les cornus, ni les statues, ni les moustachus. D'ailleurs je suis moi-même barbu avec de la moustache. C'est pas demain que l'on me verra mettre de la cire d'abeille sur ma selle de vélo comme font les jeunots qui tiennent pas dessus ! Je roule à la sueur, vis à l'ancienne, dors au rouge. L'eau est réservée pour arroser pendant l'été. Je vais à l'ombre au fond des bois quand le soleil tape trop fort. Pas besoin de bouton électrique dans la nature je suis chez fais mon jardin, mon pain, mon beurre. Jamais malade. Je n'aime pas rentrer dans les villes, c'est antihygiénique. Et puis les citadins n'aiment guère mes senteurs. Je sens la terre, les bois, le jardin de la campagne. Un peu la sueur aussi. Je travaille sans me presser, c'est meilleur pour le moral. Les patates ont le temps, pourquoi j'irai faire la course aux plantations ? Il n'y a que du naturel dans la terre que je retourne. Il faut respecter le sillon. A la ville on mange sous des plastiques. Moi je me nourris sans enfants aujourd'hui sont tous des bons à rien. Ils sont habillés avec du chimique sur le dos, engraissés au sucre blanc, gonflés au blé industriel. De mon temps ils allaient au vent avec des bures contre le froid. Ils faisaient pas les difficiles pour la soupe. Ils étaient pas chétifs avec des casques pour aller à pas la télévision, mais plein d'étoiles à regarder, une cheminée pour rêver dans les flammes, un chat qu'il faut caresser tous les me prend pour un attardé à la ville. Demain matin ils partiront tous dans leurs usines manger des sucres blancs dans des plastiques pour revenir le soir voir ce qu'il y a dans leur poste de télévision. Demain matin j'aurai quatre-vingt-treize ans. Toujours vaillant. Jamais vu le docteur. J'irai faire mes fagots. 13 - 14 juilletLa troupe des patriotes est réunie, tout de tricolore parée. Il y a le vétéran, la poitrine couverte d'honneurs, ventru, rougeaud, déjà transpirant de pastis. Avec son air d'éternel abruti, il est raide comme une stèle devant le drapeau qui flotte sur le Monument aux morts. Il y a la belle Gisèle, la putain de Monsieur le curé. Prête à pousser l'hymne patriotique pour se faire remarquer des villageois... Belle est un grand mot la cinquantaine décatie, édentée, claudicante, apprêtée comme une jument de trait, elle fit rêver plus d'un béret. Parce qu'elle est blonde, on dit qu'elle est belle dans le coin. Critères locaux...Il y a Monsieur le curé, évidemment. Noire soutane et missel sous le bras, l'air de rien fadasse, lisse, insignifiant. Un fétu de paille, un poltron, voire un ancien collabo disent certains... Passons plutôt à son voisin, le père Hector, le maire du village. Une cuve à bière que même une barrique n'effraie pas ! La réputation pas usurpée d'être un sacré foutu couillu de chaud lapin aussi... Élu dès le premier tour avec 45 voix sur 60. La grande affaire de sa vie. L'homme respecté du village. Autour de ces quatre piliers, les notables commis agricoles, bedeau, épicier et son épicière, la secrétaire du maire, quelques moustachus du Monument aux morts l'hymne national retentit. Les tambours municipaux résonnent, terribles. Quelques rosières endimanchées tressaillent, trop émotives. D'autres, plus canailles, se pâment. De sa voix chevrotante la Gisèle entonne le chant, rapidement désynchronisée avec l'orchestre. Une larme coule sur la joue du vétéran. Simple sueur d'ivrogne... L'hymne achevé, un grand silence pèse sur la place, vite relayé par un concert d'aboiements. Les chiens du village excités par les tambours apportent une note vachère à la discours du maire est très applaudi, bien que truffé de fautes grammaticales. "Drapeaux" fut héroïquement accordé avec "martial", non sans trémolos patriotiques dans la voix du journée des célébrations du 14 juillet terminée, tard dans la nuit chacun s'en retourne chez soi ou ailleurs cuver son dû républicain. La putain du curé, au presbytère. Le vétéran, dans le fossé, ivre-mort. Les autres, dans leurs étables, les bistrots alentours ou plus sobrement, nulle maire, dans son - La GisèleGisèle, dite "la belle Gisèle", la quinquagénaire décatie qui sert de "dame de salon" à Monsieur le curé, avec toute la réalité crapuleuse que sous-entendent ces termes édulcorés, Gisèle disions-nous, se dirige vers l'église, la tête droite, l'oeil canaille, l'épaule de travers, la jambe lourde, l'air pas fin du c'est fête, le grand jour dimanche de Pâques ! Une des meilleures recettes pour le clocher... Gisèle le sait, c'est elle qui tient la quête. Dans le village personne n'est dupe de ses coups tordus avec le détournement d'une partie de l'argent pie, elle s'achète au grand jour écharpes aux coloris vifs et souliers vernis. Il y a même du fil doré sur les bagatelles qu'elle ! Elle fait bien le bonheur du camelot, allez ! Il faut la voir parader au marché du jeudi sur la place du village... Fière, froide, hautaine avec son sac à main acheté à Pentecôte, juste après la quête. C'est qu'elle ne perd jamais de temps la Gisèle... Elle en fait jaser plus d'une, c'est sûr !Et avec ça elle fait tourner la tête à plus d'un commis. C'est qu'elle commence à avoir des airs de "belle de la ville" la Gisèle, avec ses toilettes de luxe... Pensez donc, du fil doré sur ses écharpes ! On n'a guère l'habitude de voir déambuler d'aussi jolies chouettes au village. Il paraît que le bedeau, le brave Émile, depuis que la Gisèle s'habille comme une princesse, il sonne les cloches de travers. L'amour l'a rendu encore plus benêt qu'il n' faut dire que le camelot qui fournit la Gisèle s'est fait une jolie réputation depuis qu'il a vendu un chapeau à plume à la femme de l'ancien maire. On aurait dit une authentique bourgeoise de sous-préfecture ! C'était il y a quinze ans. L'événement avait ému le village à l'époque... Le curé en avait même parlé dans son sermon du dimanche. On avait frisé le la renommée du colporteur ayant dépassé les limites de la paroisse, sa clientèle est devenue choisie. Citadine, prétendent les mauvaises langues... Il est vrai que seuls les notables osent franchir le pas la femme du patron vacher du hameau voisin, les filles de l'épicier, et même le premier adjoint au maire en personne. Mais revenons à Gisèle sur le chemin de l'église. Depuis qu'elle tient la quête, c'est une autre femme. Avec ses allures de mondaine, elle impressionne même Fernand le Président de l'Amicale des Chasseurs de la Commune, qui n'est pas homme à se laisser émouvoir à force de rouerie combinée à l'assiduité aux messes, la Gisèle est devenue une personnalité incontournable dans le village. Toujours vêtue d'effets de chez le camelot, elle en impose la Gisèle ! Mal enrichie mais respectée. L'habit faisant finalement le moine, quoi qu'on dise...15 - Un coeur increvableLa vieille femme dont je vais relater l'histoire était à la fois si bonne et si méchante qu'elle préférait donner son repas à un chien galeux plutôt qu'à un enfant affamé. Physiquement elle était d'une extrême laideur. Intérieurement aussi. Et pourtant... Tant de beauté potentielle sous ce visage hideux ! Une flamme brûlait en son âme, l'éclairant et la noircissant en même temps. Suie et lumière se répandaient en elle, issues d'un même yeux étaient d'azur et de purin. Dans son coeur, roses et orties formaient bouquet. Collé sous sa semelle, de l'excrément parsemé d'étoiles. Entre ses mains, miracle infernal, l'eau claire se mêlait de sang. Ses mots étaient de cristal, ses intentions de velours, ses actes de marbre elle se sacrifiait sans compter pour sauver chiens errants et corneilles fatiguées devant des petits mendiants déconcertés et envieux. Elle regardait avec apitoiement les petits humains miséreux en lâchant de la viande grasse et du pain frais à ses chiots. Ou alors, avec un geste ample, ostensible, théâtral sensé traduire l'authentique générosité, elle tendait une main vide à ses semblables vêtus de haillons en regardant avec pitié une portée de canidés... Les enfants repartaient les mains vides, les yeux pleins d'une merveilleuse illusion de pain, tandis que les chiots restaient chez la vieille, le ventre rempli de son pot-au-feu du midi, bouillon et carottes jour les gens du village enterrèrent avec soulagement et médisances une centenaire la défunte était si laide, si méchante avec les enfants, si odieusement aimable envers les cochons, les chiens et les corneilles que tous ce jour-là furent heureux le jour de ses obsèques... Cependant ils n'étaient pas parfaitement heureux de voir le visage honni étendu près de la tombe. La centenaire haïe gisait bien là, pâle, sans plus d'âme, inoffensive, définitivement partie dans l'autre monde. Pourquoi tant d'aigreur subsistait malgré tout chez les villageois ? La morte enfin avait bien les traits de notre héroïne. Alors pourquoi ?C'était sa était toujours vivante et menait le cortège, plus vaillante que - Les fruits de la discordeElle était d'une parfaite probité. Au moins dans les apparences. Belle comme un poirier endimanché, pieuse comme une âme damnée, sotte comme une employée de mairie qu'elle était, aimable comme un pot de miel, on pouvait dire en la voyant que c'était un vrai trésor de la province, une grosse pierre bien ancrée dans la France profonde. Ajoutons qu'elle ne ratait jamais une messe en bonne célibataire qui se la montagne de savon au lait avait un versant moins lisse. La nuit Madame la servante du Bon Dieu devenait grande prêtresse de la débauche. Elle pouvait déniaiser de force le fils du maire puis aller aussitôt porter plainte au Commissariat de la ville voisine pour outrages aux bonnes moeurs de la part du Maire lui-même. Affabulatrice, dépravée, calomnieuse et insatiable, cette vieille catin était tout cela à la fois. On l'aimait bien néanmoins dans le village. Connue pour ses vices cachés autant que pour son sourire dégoulinant de confiture, on la traitait à la fois comme la sainte protectrice des fraises en bocaux et comme une putain de seconde Monsieur le curé lui rendait visite dans sa chaumière. Pour conclure de douteuses affaires affirmaient les mauvaises langues... Monsieur le curé était de toute façon un impuissant notoire. En fait il venait lui revendre à vils prix des vieux mobiliers d'église qu'elle se chargeait d'écouler au prix fort dans des réseaux n'aimais pas cette femme presque belle et franchement corrompue. Elle me le rendit bien puisqu'un jour je reçus d'elle un énorme colis par la poste. Rempli de pots de - La vieille crogneJe suis une crogne, une sale vieille crogne de putain de charogne de saloperie d'ordure. Plus crogne que moi, y a pas. J'ai quatre-vingt-huit ans, presque toutes mes dents et une canne plus dure que la tête du Diable. J'ai vécu deux maris, trois chiens, un glaïeul. Tous des crucifix rougis au feu dans les trous de serrures des maisons des pauvres gens. Avec ma canne je cogne les riches, je cogne les chats, je cogne les agents de la maréchaussée. Pis j'ouvre le courrier de mes voisins pour cracher dedans. Je suis une vieille crogne je vote communiss' et je brûle l'argent des ouvriers. Seulement les billets, parce que les pièces résistent au suis une vieille crogne et je vous envoie à tous ma canne au travers de la gorge ! J'ai besoin de personne, vous pouvez tous allez crever là où que vous êtes ! Je vous enterrerai bien avant que le Déluge me tombe sur la tête... J'en ai enterré de plus solides que vous. J'ouvre à personne dans ma maison, pas même au Bon Dieu. Sous mon toit je suis chez moi et y a pas intérêt à ce qu'on vienne me chercher des noisettes ! Je suis pas crogne pour rien. Je vous materais tous autant que vous êtes, bande de petits ricouillards !Je peux vous dire que vous allez entendre parler de moi. Ma canne elle en a râpé des chemins. Ca fait des lunes que je la traîne. Même elle je peux pas la voir, la Lune. Alors c'est pour dire que si jamais je vous vois... Ben y a pas intérêt à ce que je vous vieille crogne, je suis une vieille crogne que je vous dis !18 - La belle BertheAvec son giron de fermière endurcie, immense, redoutable, avec sa cuisse comme un chêne et son cou de boucher, Berthe ressemblait plus à une masse bovine en action qu'à une frêle femme. Elle buvait comme un Prussien, crachait comme un tonnelier, chiquait plus que de raison, mangeait comme quatre, tenait la charrue mieux qu'un colosse, jurait comme un démon. Et frappait même les hommes comme un vrai couillu qu'elle deux besognes de force elle émettait parfois des plaisanteries de salles de garde. Elle avait des délicatesses de charretier, des finesses d'engraisseuse de cochons, des moeurs de boucanier. Bref cette représentante du beau sexe était un authentique tue l' pas pour tout le monde. Alphonse Torchecul, commis agricole à la musculature aussi épaisse que les capacités de réflexion étaient réduites avait des vues sérieuses sur la belle Berthe. Il ne savait pas parler aux femmes. Qu'à cela ne tînt, il décida de parler en homme à Berthe avec ses humbles mots à lui - Berthe, j'ai à te parler. Tu vas faire la vache et je m'en va faire le taureau. T'écarteras tes cuisses, comme ça y aura plein de jus à te foutre dans ta matrice de coche pour qu'après tu beugles comme un veau à nous pondre dans les saintes douleurs un salopard de péquenaud qui sortira de ta culasse neuf mois pus tard !C'était clair, Alphonse semblait sincèrement amoureux de la belle fut émue par la déclaration d'amour du commis agricole. Elle lui répondit en rosissant - L'Alphonse, ramène donc ta tripe de boeuf que je la foute dans ma grosse boyauterie. Tu vas me la secouer dans les tripes, je veux parler des tripes vachères, pas des tripes à purin, et pis je te la ferai bien dégorger jusque dans le fond de mes putains de rognons de fumelle... Pis après y'aura un paquet de viande qui m'poussera dans la panse. On l'appelera Nesto'. Qu'ê qu'ten dis l'Alphonse ? Nesto', c'est-y pas un beau nom ça pour un futur laboureur qui te ressemblera ?- Nestor, je dis pas. Pour un beau nom c'est un beau nom. Y'a rien à dire la Berthe. Mais si c'est une fumelle ? Comment que tu l'appelleras ?- On n'aura qu'à l'appeler Nestorine. Ca mange pas de pain de l'appeler Nestorine. Pis elle travaillera comme un gars avec un nom pareil ! On peut pas dire, le nom ça y fait. C'est pas moi qui appellerait le fruit de mes entrailles Charles-Edouard, acré nom de diou ! Ca non alors ! Pasque ça c'est un nom de vrai fainéant ça ! Allez ! Viens donc me rentrer dedans l'Alphonse, pasqu'y faut déjà commencer par la fabriquer cette andouille à naître dans neuf mois ! Les deux amoureux échangeaient innocemment de la sorte et se disaient encore plein d'autres choses aussi charmantes. C'était touchant de les voir parler ainsi de leur avenir. Ils conçurent entre le tas de fumier et l'étable à vaches. Les meuglements, caquètement et grognements des hôtes de la ferme accompagnèrent leurs roucoulades comme le plus doux des mois plus tard la petite Nestorine vint au fut pour elle le début d'un enfer sans tache. 19 - Une jeune fille à la fermeA vingt ans, Nestorine connaissait mieux le langage des porcs que le Grevisse. Elle était le parfait reflet de ses géniteurs, mais en plus jeune. Elle se mouchait dans ses doigts, se soulageait dans la réserve à purin, se rinçait le gosier dans la gouttière. C'était un monstre femelle de cent-vingt kilogrammes absolument inaccessible. Une sorte de mastodonte intouchable, un phénomène en jupon. Bref, un beau brin de jeune fille selon les critères de beauté en vigueur dans la parents étaient très fiers d'elle dès ses seize ans elle portait déjà sans effort apparent des sacs de cent kilos, mâtait des boucs hargneux en quelques étreintes nerveuses et puissantes, retournait d'une seule traite de larges carrés de terre à la force du mollet, cognait les gaillards les plus vigoureux du pays, abattait des verrats d'un seul coup de maillet, s'enfournait à la suite des chapelets de saucisses-maison, éructait plus fort qu'une ogresse, avalait sans rechigner son verre d'absinthe Nestorine n'était pas du tout heureuse. A vingt ans elle avait mûri. Secrètement elle aspirait à une existence plus virile, moins efféminée. Sans jamais oser l'avouer à ses parents de crainte de les contrarier, elle désirait se confronter aux dangers de la vraie vie, loin du cocon rassurant de la ferme familiale. Elle avait l'ardent désir de connaître les éléments, les hommes et les bêtes de manière moins atténuée, plus authentique. Elle voulait un contact réel, vrai, direct avec le monde et ses habitants. Elle sentait bien que sous ce toit où elle était née elle vivait protégée comme une poupée dans un jardin beaucoup trop rose pour avait besoin de recevoir de grands coups de poing de la vie, besoin de sentir les flammes vivifiantes de l'aventure, besoin de savourer l'amertume incomparable de la bière de contrebande, besoin de voir un autre sang que celui de ses verrats qu'elle abattait avec un plaisir de plus en plus émoussé, besoin de fracasser d'autre crânes, de terrasser d'autres adversaires plus consistants que ses boucs habituels, besoin de cogner d'autres têtes que celles qu'elle connaissait déjà... Bref, elle voulait sortir de sa trop jolie cage dorée, prendre son envol de jeune aurait voulu donner libre cours à toute son énergie, montrer au monde la mesure de sa vitalité plutôt que de demeurer ainsi dans sa ferme. Elle s'y ennuyait comme un poupin devenu adulte à qui l'on n'aurait pas remplacé la dînette de l'âge elle dut rester toute sa vie à la ferme à égorger du bétail, engraisser des porcs, mener la charrue, abattre des chênes, terrasser des cornus, arracher des souches, frapper de peureux colosses, chiquer l'humble tabac paternel, boire de la bibine de mauviette à quarante degrés, se faire saillir par des bons à rien de laboureurs, de dockers ou de boxeurs qui ne tiennent même pas debout après un litre de tord-boyaux... Cette existence fadasse de midinette ne lui convenait vraiment pas et la rendit malheureuse toute sa vie durant, elle qui ne rêvait que de mâles activités, de défis martiaux, d'ouvrages magistraux et de grosse - Emoi au villageLes rosières trépignent devant la salle des fêtes. Déjà en état d'ébriété avancé, le garde-champêtre supervise tant bien que mal l'organisation. De zélés administrés s'improvisent auxiliaires municipaux, le béret bien vissé, fiers comme le coq penché du clocher. Les anciens respectés parce qu'ils ont connu le Café-Tabac d'avant la guerre jouent de la casquette le mégot humide collé à la lèvre inférieure, le rire gras comme les frites-saucisses qu'on sert sur les tréteaux, l'haleine fraîche comme le rosé, la bedaine héroïque. Le bedeau, incorrigible vieux garçon qui ne connaîtra décidément ni les subtilités de l'amour ni l'usage du savon lorgne l'assistance femelle, l'oeil égrillard, un ballon de rouge d'une main, le drapeau tricolore de l'autre. Ils sont tous là le maire avec son écharpe républicaine qui impressionne tant la vieille Taupine, que certains prétendent de Hambourg mais qui en réalité est née au village, qui plus est ennemie farouche des Boches... Il y a le curé bien sûr, la soutane imprégnée de naphtaline, le missel à la ceinture, prêt à dégainer au moindre appel du Ciel. Bon vivant, bon buveur, bon prêcheur, mauvais exemple, il aime ses ouailles impies, déteste les pécheurs véniels. Allez comprendre ! Le premier adjoint quant à lui ne manquerait pour rien au monde les festivités il rayonne, auguste, le regard dur, la chique molle, enivré depuis la veille à l'idée de parader au milieu des administrés, pénétré de son importance municipale. Il brigue le trône aux prochaines élections et a d'ailleurs promis d'arrêter la chique le jour où il sera commis Alphonse toujours là quand il y a distribution gratuite au buffet de la mairie, traînant odeurs de foin et relents de gnôle. Analphabète, épris de ses guêtres, le souffle chaud, le chapeau crasseux, les manches râpées, il n'est pas difficile l'Alphonse il ne demande qu'à faire son trou au village. Et puis au cimetière aussi, il y tient chèrement. Un romantique l'Alphonse, le dernier des moitié des avinés ne sait pas ce qu'on fête à la mairie. L'autre moitié a oublié, grisée par l'ambiance, emportée par le souffle puissant, divin de l'accordéon. Peu importe le flacon la salle des fêtes est pleine, le maire balbutie de joie - enfin d'ivresse -, le bedeau est aussi sonné que ses cloches, le père Eugène, béquilleux, danse sur ses trois pattes. L'émotion est grande ce soir au - Berthe-la-patte-folleTu perds rien pour attendre la Berthe ! Déjà qu'avec ta patte folle tu ressembles à une vieille capocharde en bois, quand je te tomberai dessus j'te cassera le dos en deux, moi ! T'entends dis ? Ha t'entends pas ? Pasqu'en plus t'es sourde... Sacré foutue vieille, va ! Des chouettes comme toi j'en déplumerais bien tous les jours, face de ratière ! Je t'aurai bien un jour, espèce de vieille bécasse à la patte tordue ! Tu le sais que je t'aurai un jour la Berthe, tu le sais. Alors c'est pas la peine de faire des airs que c'est comme si ça arrivera pas... Pasque ça arrivera. Et ce jour là la Berthe, t'entends, ce jour-là t'en verras des pas mûres. Pis des sacrées encore ! Vieille patte folle de sale oiseau que t'es, va donc crever ! Allez, cours-y à la crevure avec ta patte de travers, tu perds rien pour attendre que je te dis !Ca te fait quel âge maintenant, dis la Berthe ? Bientôt quatre-vingt-dix ans, c'est ça ? T'es pas folle non ? Ben si t'es folle, justement. Faire des histoires à ton âge... Hein, quand même, tu te rends compte ? Tu l'auras quand même voulu. Je va pas me gêner pour t'avoir au détours. C'est pas l'âge qui fait, hein la Berthe ? T'es rien qu'une vieille patte folle qui perd pas pour attendre, pour autant que t'as quatre-vingt-dix balais... Et crois-moi, je va pas te rater !Non, ça je va pas te rater la Berthe, fais-moi confiance... C'est pas avec tes quatre-vingt-dix ans que tu vas m'empêcher d'aller te remettre à ta place que tu mérites. Pauv' sourde va ! T'es qu'une patte folle qu'entend pas, t'entends dis ? Une vieille peau de patte folle que je va bientôt aller régler son compte bien comme y faut. En attendant dors sur tes deux oreilles pasque de toute façon tu me verras pas venir le jour où je viendrai, que tu soyes sourde ou pas. Tu m'entendras pas venir, mais je peux t'assurer que tu le sentiras passer... T'as toujours été une sale sourde à la patte folle et je te dis que tu vas le regretter la vieille !Tu sais comme moi que la vengeance est un plat qui se mange froid, hein la vieille ? Bien froid !22 - La soupe est prête !D'un geste las, la maîtresse de maison pose la soupière fumante sur la table. Ca sent fort la soupe aux poireaux-pommes-de-terre. Son mari, une espèce de légume insignifiant, regarde le récipient sans broncher. Il attend le signal de sa femme pour y plonger la louche. Avec sa calvitie prononcée, son air d'épicier de province et ses vieilles pantoufles usées, il est loin de faire pitié. Au contraire, il inspire mépris, dégoût, railleries. Le filet de bave qui lui pend aux lèvres est la goutte de trop devant tant de décrépitude, qui résisterait à la furieuse envie de lui cracher au visage ? Cet ancien comptable a l'air de ce qu'il est un éternel sédentaire qui n'a jamais eu d'autres rêves que de posséder des canapés en cuir, de rutilantes boîtes à outils vues dans les catalogues, un bon système d'adoucisseur d'eau, une véranda, une tondeuse à gazon dernier cri facile à entretenir, une assurance-vie... Aspirations de petit fonctionnaire étriqué que des milliers de soirs successifs à patienter devant des soupières ont fini par abrutir parfaitement. - " Sers-toi donc Gaston, tant qu'la soupe elle est ben chaude !"Toujours la même phrase, tous les soirs. Et lui de répondre invariablement, des milliers de soirs de suite - " Ha ben ça fait-y pas du bien de manger de la bonne soupe, hein ?Parfois au milieu de la soupe le retraité se prend à rêver un peu plus que d'habitude - " Tu sais Germaine, un jour j'aimerais bien toi et moi acheter la cabane de jardin dont je t'ai parlée l'autre jour. Avec les p'tits nains tout autour, ça serait-y pas beau près de la véranda, hein ? J'en ai vu des beaux en passant devant chez Bricolage-Service... Y en a de vraiment chouettes alors ! "- Avec ses rêves ineptes de minus et ses soupières pleines de promesses potagères l'ex-comptable vécut heureux encore très longtemps auprès de sa femme à son image. Ils n'eurent aucun enfant. Mais des soupières à vider, des milliers. 23 - Le destin de PatatinPatatin, fermier de son état, aimait sa femme Adèle comme un gougnafier qu'il était, laquelle le lui rendait bien mal elle, était une grande romantique, une belle âme, une parisienne élégante en quête de raffinements du coeur. Qu'était-elle venu patauger dans la fange quotidienne de ce rustaud ? Tous au village se l'étaient toujours demandé... Élevé chez les porcs, Patatin affectionnait leur compagnie, négligeant sans complexe celle de ses semblables. Les porteuses de dentelles n'étaient pour lui que des dépensières qu'il fallait corriger et, accessoirement, abreuver d'eau claire, nourrir d'avoine, atteler à la ne frappait pas sa femme. Mais il ne l'habillait pas, ne la sortait pas, ni ne la cajolait. Il usait pour lui parler du même langage qu'envers son bétail. Il la hélait comme une vache laitière lorsqu'il était en rut, tapait du poing sur la table quand elle parlait poésie, la sifflait à l'heure de manger. En outre, le dimanche matin au lieu de lui apporter au lit des croissants chauds et du café autrichien, il lui faisait curer les étables, car le dimanche était jour de fumier. L'affaire était sérieuse pour Patatin. Pour rien au monde il n'aurait manqué à ce rituel dominical pendant que sa femme s'affairait à remplir des brouettées de fumier de six heures à midi, lui dégustait des pommes cuites arrosés de Calvados. Elle avait droit à une pause qu'il calculait à la seconde près, chronomètre en main, afin qu'entre deux étables elle pût satisfaire aux nécessités naturelles. Lui, pendant ce temps saupoudrait les pommes dorant au four de cannelle corvée finie, exténuée, couverte de fumier, Adèle devait encore préparer le repas du midi pendant que Patatin allait inspecter les étables, racontant ses rêves de la nuit à ses vaches qui bousaient avec placidité. Ainsi en allait-il de la vie de Patatin. Mais, lassé des manières mondaines de sa femme, il finit par demander le divorce. Il obtint gain de cause et reçu de son ex-épouse une pension alimentaire qui lui permit d'aller jouer toutes les semaines au casino et de gagner une grosse somme qu'il utilisa pour s'agrandir. Il acheta des terres, construisit d'autres étables, grossit son cheptel. Il devint important dans la région. Riche, respecté de ses pairs, il épousa la fille de la châtelaine qu'il engrossa le jour-même des noces. Le fruit de la saillie fut laid et contrefait. Et fort sot. N'importe ! Il devait hériter de la ferme, des étables, du bétail, des terres, de toutes les terres acquises par le fermier...Ce qui, définitivement, gonflait d'orgueil fils n'hérita point il mourut à l'âge de douze ans, foudroyé par une leucémie aiguë qui laissa Patatin sans voix mais non sans ressources il se consola en engrossant une nouvelle fois sa seconde femme. Mais celle-ci mourut avant même d'enfanter. D'une indigestion de en début juillet. Patatin dut finir seul la récolte des cerises à la hâte avant l'enterrement, ce qui l'irrita quelque peu, lui qui avait mis toute sa confiance dans sa femme. Pour finir, le jour des funérailles de son épouse, ayant failli se rompre les os en glissant sur la dalle humide du caveau, il se jura de ne plus jamais prendre - Le père MesnierDans certains coins de la province profonde, on trouve depuis toujours des tribus d'âmes arriérées. Le père Mesnier est un cas. Ce personnage singulier se distingue de ses concitoyens agrestes par ses frasques mondaines, ses moeurs parisiennes, ses délicatesses d'un autre monde. Mais aussi par ses outrances de philistin. Bien qu'il n'aie jamais quitté son canton, on le prendrait pour un citadin. Ou pour un bourgeois en sabots. Ou pour un ours. Ou pour un papillon... Le père Mesnier est inclassable. Un drôle de zèbre en phallocrate, congénitalement efféminé, fantasque et sage, raisonnable et pervers, le père Mesnier sait rallier quiconque à sa cause, laquelle se résume en deux mots l'ail et la Lune. Amoureux fou de l'astre noctambule et passionnément versé dans la culture des liliacées, il ne mange jamais d'ail, ne veille jamais sous les rayons de la planète blonde. Le père Mesnier, personnalité pour le moins paradoxale...Les femmes sont un éternel sujet d'indifférence pour notre héros qui ne jure que par la Poésie ! Inculte, paresseux, gourmand, il n'a jamais ouvert aucun livre de sa vie. Ce qui ne l'empêche pas de postuler régulièrement pour une place à l'Académie Française dés qu'un immortel meurt. Ni de jouer de la lyre dans les rues de son village tôt le père Mesnier va à la messe le mardi, mange des crêpes banales le dimanche, imite assez bien le cri de la pie tous les jours de la semaine. Chez lui, il y a des tableaux de maîtres, des vaches, pas de cochons, des poules et des faïences choisies. Il aime chrétiennement sa femme, chèrement les arbres, piteusement l'avoine, mais n'aime pas du tout le vin collectionne le vent, l'eau de pluie, les fleurs fanées et aussi les lettres de grands écrivains avec qui il correspond assidûment depuis plus de trente vous le rencontrez un jour au détour de son village quelque part au fin fond de la France, n'hésitez pas à lui adresser la parole et même à lui parler fort, vu qu'il est un peu dur d'oreille, mais évitez surtout de converser avec ses voisins. Ce sont de véritables anonymes, et de la pire espèce encore rien que de pauvres haricots - Un humble clocherJ'entrai dans la petite église du village. L'assemblée de pieuses était au complet. Il y avait la femme du maire et son chignon ridicule de fausse bourgeoise, la vieille fille méchante de la grand'rue, les quatre catins obèses parées de leurs dentelles du dimanche fleurant le formol, la femme du marchand de vins, fournisseur officiel de Monsieur le curé, les demoiselles pubères toutes à peu près aussi sottes et laides les unes que les autres... Il y avait encore quelques paysannes en fichu, aussi avaricieuses que superstitieuses, les doigts crispés autour de leur chapelet usé, à moins qu'ils ne fussent hermétiquement clos jusqu'au passage de l'assistant du curé, enserrant avec une ferveur toute économique quelque inestimable piécette destinée à la quête. Et au fond de l'église, déjà à moitié ivre, le bedeau avec son air d'imbécile qui attendait benoîtement la fin de la messe pour sonner les cloches, sa plus chère mission sur cette terre, semblait-t-il...Les fautes de goût se lisaient aisément sur ces visages plus ou moins rougeauds, à travers les toilettes démodées qui s'étalaient non sans outrance, jusque dans les airs sottement compassés de ces ouailles "poullaillères".La vieille fille chantait comme une chèvre, couvrant de sa voix sonore et sirupeuse les autres choristes. Avec des trémolos exagérés dans la gorge, on eût dit qu'elle invoquait le dieu des caprins, comme si le salut de son âme dépendait de la ferveur de ses bêlements de femelle prétendument abstinente... Je savourais ce concert d'étable, amusé par ce chef-d'oeuvre de maladresses si chèrement encaustiquées, de crétinisme provincial si pur. Les moeurs arriérées et ridicules de ce village parfaitement sclérosé semblaient avoir été miraculeusement préservées de toute corruption citadine. Le tableau était pitoyable et pittoresque. Cette église perdue était un régal, mais aussi un véritable laboratoire pour les railleurs de mon espèce dont le sens critique commençait à s'amoindrir soit par manque d'exercice, soit par lassitude, les provinciaux de notre époque ressemblant tous de plus en plus aux hôtes précieux de la capitale...Je ressortis de l'église juste avant la fin de l'office, infiniment rasséréné sur la préciosité de ma personne, le prix de mon extraction, la valeur de ma particule, ainsi que sur la sottise, l'insignifiance, l'ineptie de ceux que je raillais si méchamment. Et sur l'innocuité séculaire des cloches qui commençaient à s'ébranler derrière - Le tétin de la ViergeEmile était le bedeau du village, et comme tous les bedeaux de village il était passablement demeuré, mal dégrossi, voire un peu idiot, quoique fort aimable. Toujours prêt à rendre service, il se dévouait tant qu'il le pouvait pour aider, c'est-à-dire dans la mesure de ses moyens, lesquels étaient assez limités. Il était surtout là pour sonner les cloches le dimanche à l'église. Et quand il oubliait de carillonner, ce qui pouvait arriver de temps à autre, c'est lui qui se les faisait sonner, les cloches. C'était d'ailleurs là toute l'affaire de Monsieur le curé qui n'avait pas son pareil pour tonner contre son "fichu bedeau de bon à rien" comme il disait...Bref, la vie au village s'écoulait, banale et sans heurts pour le brave jour le curé confia une tâche inhabituelle à son bedeau il fallait épousseter les statues en plâtre de l'église. Emile se chargea donc de remplir la mission avec une imbécile ferveur, comme à son habitude. Armé de son chiffon et à l'aide d'un escabeau, il s'attaqua sans tarder aux statues naïves qui ornaient les murs décrépis de l'église. Après avoir astiqué quelques saints, il posa bientôt son escabeau devant la statue de la Sainte Vierge. Celle-ci avait le sein dénudé et l'offrait à l'Enfant Jésus dans un geste tout sulpicien. Emile ne s'était encore jamais approché d'aussi près de la Sainte Vierge en plâtre de l'église si haut perchée, pas plus que d'une femme de chair d'ailleurs. Et pour la première fois de sa vie, un téton de femme avait troublé le bedeau, même si celui-ci n'était qu'un médiocre moulage. Il poursuivit cependant sa besogne en commençant par le haut de la une fois le visage de la Sainte Vierge dûment, longuement, religieusement nettoyé comme pour retarder quelque honteuse échéance, le chiffon d'Emile arriva inévitablement à hauteur du sein en question, ce tétin qu'il redoutait tant. Il hésitait devant le petit dôme de plâtre... Puis, gauchement il passa son chiffon sur le sein nu de la Vierge. A ce moment précis un phénomène inédit eut lieu dans la tête bornée et fruste du bedeau, un phénomène qui était pour lui un événement d'une immense envergure il faisait cela comme on caresse pour la première fois une femme, comme on étreint avec émotion cette source intarissable d'ivresses qu'est le flanc nourricier de l'aimée... Une tempête de passions se leva dans le coeur candide du rustaud. Il tremblait en caressant de son chiffon le sein de la Vierge en plâtre. C'était à la fois touchant et pathétique, attendrissant et navrant, émouvant et pitoyable, insolite et criant de détresse...Cette statue de plâtre était devenue l'exclusive source d'émoi de son coeur puceau. De la femme, Emile ne connaissait pour ainsi dire que la Sainte Vierge de l'église, sa seule référence. Piètre science amoureuse acquise à bout de chiffon au cours d'une mission ménagère...Dans les jours qui suivirent cette "expérience amoureuse", l'émotion d'Emile pour la statue de plâtre ne s'amoindrit pas, au contraire. Il allait voir chaque jour sa "fiancée" comme il disait, sa "vraie fiancée" qui l'aimait parce qu'elle ne le repoussait pas du haut de son perchoir et avec laquelle il entretenait un commerce aussi platonique que on le voit, le coeur humain est admirable, ou parfaitement indigent, qui a de temps à autre ses héros. Ou ses martyrs...Dix ans, vingt ans passèrent. Au village Emile le bedeau sonnait toujours les cloches de l'église le dimanche. Un peu plus vieux, un peu moins vaillant à la tâche mais toujours aussi épris de sa statue. Les gens du village qui ne savaient rien de cette singulière, affligeante, désolante histoire d'amour entre cet humain infirme et la statue, depuis vingt ans qu'ils entendaient Emile leur répéter qu'il avait une fiancée, lui répondaient parfois par quelques propos salaces avec des airs goguenards. Par exemple - Alors l'Emile, quand c'est-y que tu vas la foutre en cloque ta sacrée fumelle d'fiancée ?Et lui de répondre invariablement, naïvement, avec toute la pureté de son âme simple, de son esprit débile, de son coeur ignorant la malice - C'est ma fiancée que je vous dis, je va pas la mettre enceinte, j'y suis point encore marié avec. C'est ma vraie fiancée que ça fait vingt ans que je l'aime. Elle aussi elle m'aime, même si elle cause guère. Moi je sais que c'est ma fiancée, ma vraie fiancée... Ma fiancée qu'est dans l'église...27 - Hauteur de vueA Albert, petite ville de la Somme, est sise une basilique. Une Vierge dorée, entrée dans l'Histoire lors de la Grande Guerre, domine l'édifice. Pour les albertains, braves gens du nord, la séculaire dorure est devenue j'y vois mille feux, une auréole, une perle d'or au-dessus la cité. J'aime à lever les yeux au ciel, à la rencontre de l'hôte des regard embrasse ciel et cime, et face à cet horizon vertigineux je chancelle avec délices, isolé du monde. La flèche mariale de la basilique me désigne des espaces intérieurs sans borne. Enivré d'or et d'azur, j'accède à des hauteurs de conscience la terre, et pars vers l'Empyrée, saluant oiseaux, astres, désincarnés. Des ailes m'emportent, des anges me parlent, des passants m'observent... Je redescends de mes sommets, le regard à hauteur humaine pour adresser quelque parole à mes frères leur parle de la pluie, du beau temps. Ils sont contents. Je leur parle de l'état du ciel, de l'état de leurs finances, de l'état de leur voiture. Mais surtout pas de la Vierge dorée. Ils me comprennent, acquiescent, me donnent je les laisse au pied de la basilique, songeurs, hilares ou bien placides. Dans leur tête, des rouages de mécanique d'automobile, des inquiétudes météorologiques, des espérances je poursuis mon vol, plein de pitié pour mes semblables albertains, l'âme plus légère que jamais, le pas comme une aile, le coeur libéré des dernières pesanteurs - Vue d'esthètePar un dimanche triste, pluvieux, je suis entré dans l'église d'un village perdu du fin fond de la campagne mayennaise afin d’assister à la messe. L’église était pleine de bonnes gens du pays casquettes rondes et tailleurs démodés de rigueur. Ca sentait la cire, la vieille province et le avec attention cette société de dévots endimanchés. Chose étonnante, parmi cette assistance grisonnante il y avait quelques jeunes filles à la mise moderne, colorée. Elles n’avaient pas vingt ans. Certaines étaient laides, d’autres charmantes. Je scrutais discrètement ces enfants de choeur en fleur. D’abord les rosières sans grâce, puis les jolies oies blanches. Sur ces dernières je m’attardais charitablement. Le contraste était saisissant entre ces dos courbés, ces nuques ridées, ces faces rougeaudes d’hommes et de femmes de la terre mayennaise, et ces créatures juvéniles aux mines délicates, aux galbes olympiens, aux gorges parisiennes. Je me perdais dans la contemplation de ces chairs esthétiques, de ces traits aériens, de ces toilettes recherchées...Les ouailles entonnèrent un chant, guidées par un orgue solennel. L’instrument en question, mi-orgue, mi-harmonium pour être honnête, semblait issu d’un XIXème siècle des plus rustiques. Les premières notes s’élevèrent... Le pire était à chant n’était point grossier. Surpris, je l’écoutai avec une sincère attention. L’on aurait pu s’attendre à quelque pesante, grasse, champêtre interprétation... La chorale était d’une étonnante qualité. Et le choix de l'oeuvre d'un goût sûr. Tout à l'écoute du chant de messe, je ne quittais pas des yeux les gracieuses pucelles, leur prêtant une attention grandissante au fur et à mesure que s’élevait le choeur. En esthète averti j’associais les émois, combinais les ravissements, mêlais les ivresses j’étais enchanté par la vue de ces demoiselles parées de la Grâce, et dans le même temps transporté par l'hymne. Aux anges, corps et âme. Mon regard obliquait parfois vers la voûte aux peintures naïves, puis revenait vers ces vestales mayennaise propres à inspirer d’authentiques vocations parnassiennes. Cette fois le chant qui résonnait sous la voûte à la fresque écaillée était de toute beauté. C’était inattendu d’entendre ça dans cette église du fin fond de la Mayenne, déconcertant de s'apercevoir qu'un tel joyau pût naître de ces gorges agrestes, insolite de découvrir tant d'art chez ces éleveurs de bétail. Etonnant mais indéniable le chant était splendide. Moment de grâce dans une semaine d’étables, de bistrots miteux et de cours de fermes aux odeurs de fumier. Pris sous le pieux sortilège des choristes, j'accédais à une autre dimension du monde, biblique. Tout était magnifié à travers le prisme de mon regard. Mon regard qui devenait insensiblement, progressivement comme le regard originel, le regard d’Adam et Eve d’avant le péché, ce regard vierge de préjugé, innocent, libre, ignorant des mondanités, du mal comme de la laideur...Sous l’effet de l’Art, l’esthète que je suis voyait la beauté partout où son regard se posait. Et mon regard avait fini par se poser indistinctement sur les élues de la Beauté comme sur les créatures franchement ingrates. Cependant, conquis par tant de causes diverses mais encore conditionné par d’académiques préjugés culturels, je préférais me concentrer sur les visages les plus flatteurs. Je contemplai ainsi quelque jeune et vierge soeur d’Aphrodite, irrésistiblement emporté par l’aile d’Euterpe ou de je ne sais quel messager céleste missionné pour sauver mon âme chant redoubla d’ à ce moment précis les faces bovines s'affinèrent, des traits linéaux apparurent sur les visages et je voyais des poètes à la place des paysans... Et je voyais des anges à la place des jeunes filles, qu'elles fussent belles ou laides...J'ai craint que le charme ne se rompe aussitôt le chant fini, aussi ai-je quitté l'église bien avant la fin de l' - Le silence est d'orAlphonse aimait la Berthe en secret. Depuis vingt ans qu'il avait été engagé à la ferme, il courtisait toujours aussi timidement la fille du patron. Il lui jetait des regards furtifs à table, lui adressait de manière anodine des mots codés sensés être doux qu'elle recevait avec placidité. Vingt ans que ça durait ! La Berthe était devenue énorme, rougeaude, repoussante, mais Alphonse avait conservé intact son émoi originel. Il n'avait d'yeux que pour celle qui lui avait souri une fois, une seule fois, lors de son premier jour passé à la ferme. Pure courtoisie de la part de la fille de son employeur ou véritable aveu d'amour, comment savoir ? Il y avait vingt ans déjà... Quoi qu'il en fût, il avait pris ce sourire avec toute la tragique candeur de son coeur de rustre. Une timidité viscérale le tenait toutefois à distance exagérée de l'être cher. Alphonse avait une âme d'authentique vieux vingt ans la belle était devenue un monstre. Mais le niais était demeuré niais. Heureux homme trompé par le temps, façonné par des moeurs arcadiennes qui ne voyait ni le mal ni la laideur, berger au coeur pur qui ne faisait pas de différence entre la chevrette et la barrique à fromages pourvu que les deux exhalassent le doux parfum de l'oubli... Alphonse s'était sclérosé dans ses habitudes amoureuses. A cinquante ans il espérait encore avoir des enfants de cette femelle encore vierge mais ménopausée qui apparemment n'avait vécu que pour faire tourner la ferme de ses vieux parents. Sa raison d'être à elle semblait se résumait à cette continuait ses tendres allusions à l'adresse de l'aimée qui en vingt ans n'y avait vu que du feu. Vingt ans à lui faire une cour aussi discrète qu'inexistante entre le sillon et l'étable ! Vingt ans d'un espoir fou accroché à la charrue, d'un fardeau d'amour traîné patiemment à la force du poing... En effet, Alphonse était resté travailler dans cette ferme uniquement pour gagner la main de la Berthe qui lui avait souri le premier jour, alors qu'au départ il ne devait faire qu'une saison avant de rentrer chez ses parents embrasser une carrière de marchand de années encore s'étaient écoulées. Un jour de grande chaleur, dans un moment d'intimité impromptue événement rarissime en trente ans de "vie commune" à la ferme, alors qu'ils étaient seuls aux champs, le coeur serré, n'y tenant plus, s'adressant au mastodonte Alphonse finit par lui avouer - "La Berthe, si je suis resté à la ferme depuis trente ans, c'est pour toi. Pour toi la Berthe ! T'entends dis ? C'est par amour pour toi. J'ai jamais osé te le dire en trente ans mais aujourd'hui je crois que c'est le moment. Tu m'avais souri le premier jour, tu te rappelles ? Tu m'avais souris ce jour-là et depuis ça n'est jamais sorti de mon coeur. C'est pour ça que je suis resté, pour hériter de ta main la Berthe. Tu te rappelles dis, quand tu m'avais souri ce jour-là ? Tu m'aimais donc la Berthe ? "- "Alphonse, lui répondit Berthe, je t'ai aimé dès le premier jour c'est vrai. Mais comme tu n'as jamais semblé faire attention à moi j'ai pris pour de l'indifférence ta froideur. Ca m'a tuée en dedans de moi. Je me suis désespérée sans jamais rien laisser paraître de ma peine. Je me suis mise à manger pour mieux oublier, et bien sûr toi tu semblais faire encore moins attention à moi. Je pensais que ça t'était complètement indifférent que je devienne une coche. Toujours aussi impassible, tu travaillais à mes côtés. Et maintenant tu dis que tu m'aimais... Mais pourquoi ne m'as-tu pas dit ça les premiers jours Alphonse ? Ca nous aurait économisé une vie !"- " La Berthe, je vais te dire... Maintenant que tu m'as ouvert les yeux, je me rends compte d'une chose... C'est vrai, tu es très vite devenue grosse et grasse comme une coche tout de suite après que je t'ai connue. Moi je ne voyais que ton sourire du premier jour, tu comprends ? Pendant trente ans je vivais avec ton sourire d'avant. Mais maintenant que tu m'as dit tout ça, la Berthe, je crois qu'à partir d'aujourd'hui.. Je ne t'aime plus du tout."30 - Réveillon de pingresLes Bûchebois ont bouleversé leur quiétude, cette année ils fêteront Noël ! Comme chez les jeunes avec de la chandelle et du gras. A ceci prés que chez ce couple de vieillards la moindre dépense est sujette à d'interminables discussions. Deux vieux avares incurables et butés aux moeurs anachroniques s'apprêtent à festoyer dans leur chaumière à l'approche de Noël. Un couple de demi fous en guenilles ne vivant que par procuration, à la vérité...Il fut d'abord décidé qu'ils passeraient le réveillon sans feu, car selon eux ça ne valait pas la peine de chauffer la pièce pour l'occasion alors que tous les jours de l'hiver ils résistaient fort bien au froid. L'esprit d'économie a ceci de vrai et d'avantageux, c'est qu'il endurcit les Pas besoin de feu ! C'est déjà ça de gagné, hein la mère ?- C'est ben vrai l'pé', c'est toujours ça de gagné d'éconôôômie... Ca fera une bonne année de commencée. Faut pas déjà pousser les dépenses alors qu'on n'a même pas commencé l'an !Ensuite tous deux se mirent d'accord pour manger de manière raisonnable. Pas la peine de se rendre malade avec de bonnes choses chères et de devoir aller quérir le docteur le lendemain. C'est qu'il ne travaille pas gratis le bougre !- A-t-y des patates douces la mère ? - J'en avions l'pé'. - Ben ça suffira bien assez tout comme pour les jours ordinaires ! Pis y'a quoi à boire ?- Y a d'lieau à boi' dans la cruche l'pé' !- Va pour l'ieau d'la cruche ! L'vinasse du ciel elle fait l'affaire tout comme le vin, sauf qu'elle est pas à trente sous la bouteille elle au moins ! Pis elle coule pareil dans la gorge tout comme le vin, pas vrai la mère ?- Ca je vais pas te dire le contraire l'pé'... L'ieau et le vin c'est du pareil au même vu que les deux y abreuvent aussi bien. Y 'a juste qu'une différence, c'est une différence de prix. Allez, on va pas se tracasser la tête l'pé ! Y'a de la bonne ieau qui fera l'affaire du pareil au nuit de Noël enfin arrivée, les deux avares firent un festin de pommes-de-terre à l'eau. Sans beurre. Dernier compromis qu'ils s'autorisèrent au dernier moment, quand les patates furent chaudes... Le couple d'ascètes ne put en effet se résoudre à ajouter le beurre. Les vieillards sentaient bien l'un comme l'autre que ça leur faisait mutuellement trop mal au coeur de gaspiller ainsi le beurre. " Le gras c'est pour les jeunes et non pour les vieux ! ", décrétèrent-ils de manière parfaitement arbitraire mais non moins définitive... Ce soir-là ils ne changèrent finalement rien à leurs vieilles habitudes. C'est qu'on ne bouscule pas aussi facilement soixante-dix-huit ans de réflexes institués en véritable religion ! Obstinément attachés à leurs valeurs, les Bûchebois ripaillèrent surtout en imagination ce soir-là. La chandelle qu'ils allumèrent à cette occasion ne brûla qu'une demi minute symbolique. Juste pour marquer le coup. - C'est-y pas malheureux tout de même de voir qu'y a des gens qui brûlent jusqu'au bout de la bonne chandelle, hein l'pé ! - Que veux-tu qu'on y fasse la mère ? Allez, c'est assez brûlé, éteint donc ta flamme ça va faire une minute...- T'en fais pas, ça aura pas fait une minute. J'ai compté, elle aura brûlé trente-trois seconde l'pé. Trente-trois seconde, ça va. C'est Oui ça va trente-trois secondes... Ca fait pas même pas une minute. On peut bien se permettre trente-trois secondes de chandelle, c'est pour la Noël. C'est pas tous les jours Noël quand même !- Ha ! M'en parle pas l'pé ! Tous les jours la Noël, putôt crever oui ! Tu te rends comptes l'pé ? Ca serait pas vivab' ! Tous les jours à faire la fête à la chandelle, ha non alors ! Pas pour moi ! Tiens je préfère encore rester pauvre jusqu'à ma mort à l'idée de devoir dépenser comme c'est pas permis tous les jours de l'année !Il discutèrent ainsi une longue partie de la soirée à propos de chandelle. Et d'autres choses insignifiantes. Ils se permirent tout de même une petite fantaisie qui égaya leur soirée ils burent leur eau de pluie habituelle jusqu'à satiété. Pour ne pas à avoir à regretter de n'avoir pas bu de burent, burent, burent, sordides et mesquins jusqu'à la dernière la fin de la soirée ils se jurèrent de ne jamais plus recommencer une expérience aussi éprouvante. A force de n'être jamais mangé, leur beurre devint rance quelque jours après ce réveillon le mangèrent quand même, le trouvant fort bon, regrettant seulement de ne pas pouvoir attendre encore plus longtemps avant de le faire disparaître dans leur maigre - Un abruti finiLe père Eugène est un ancien combattant des tranchées de la "14". Quand il raconte ses souvenirs de guerre, il à la larme à l'oeil. A force de rire. Il s'esclaffe en racontant ses anecdotes triviales de bidasses, inconscient des horreurs vécues dans la boue de Verdun. Il narre, joyeux, sa folle jeunesse sous les obus, le pinard des tranchées, le Boche qu'on tirait comme un lapin en faisant des paris avec les copains, intarissable sur ses coups pendables, se vante de ses succès en permission, prétend qu'il paradait fièrement au bras des filles, exagère ses faits d'armes, se souvient avec tendresse des chants paillards précédant les assauts, se remémore, hilare, les champs de bataille quand il fonçait sur l'ennemi, toujours rond...Il avale sec sa gnôle le père Eugène, trinquant à ses souvenirs, l'air nostalgique - " Ha ! C'était quelque chose les tranchées mon gars ! Ca y allait. Pis ça pétait de tous les côtés ! Y sortait du Boche de partout. Ca mitraillait dur. On avait la trouille, mais que ce qu'on rigolait mon gars ! Fallait nous voir courir comme des lièvres... Ha ! Dans ce temps là j'avais des pattes pour la course, c'est pas comme maintenant. Tu penses bien, à cent-un an... C'est pus comme avant, hein ? Fallait le faire quand même, quand on y pense... Ha ! Ca y allait dans les tranchées ! "Toute sa vie durant, et ce depuis bien avant qu'il soit envoyé dans les tranchées, le père Eugène a tiré sa substance vitale des mamelles de Bacchus. Habité par le dieu Gnôle du matin au soir, analphabète, inculte, ignare, le père Eugène passe cependant pour un héros sous prétexte qu'il a connu les tranchées. Pion de base imbibé en permanence de mauvais vin, Eugène aurait tout fait pendant sa jeunesse pourvu qu'on le lui ordonnât, pourvu qu'on le ravitaillât en pinard républicain casser du Boche, envahir l'Espagne, coloniser les Nègres, conquérir le monde, pour lui aucune différence. Bien rigoler entre bidasses, voilà l' est jovial le père Eugène. Tout le monde l'aime faut quand même reconnaître qu'à cent-un an, cet ivrogne d'Eugène est un parfait, définitif, irréductible - Les ordures du villageNul n'appréciait l'étranger. Il avait une tête pas de chez nous, des regards de travers, des idées peu catholiques. Il habitait l'impasse, ne mangeait pas comme les autres, s'habillait comme un diable, priait un dieu lointain. Nous le toisions du regard. Fier, il ne baissait pas les yeux... Insupportable !Il n'était pas chez lui et il osait. Chez nous, il osait... Il fallait n'ayant rien donné, certains -plus téméraires que d'autres- employèrent la force. Mais l'étranger avait de la pogne et en usa, laissant les assaillants meurtris dans leur honneur. Nous devions venger l'affront. Les humiliés attendirent une occasion. Une nuit ils essayèrent de le prendre par derrière. A plusieurs, c'était quand même plus prudent pensèrent-ils... Mais l'ennemi avait le dos solide. Et puis il était vif, un vrai serpent. Les nôtres essuyèrent un second revers. Plus cuisant que le précédent. Des enfants du pays, battus, rabaissés par ce métèque, cet intrus, ce criminel ! C'était le village entier qu'on humiliait. On était chez nous, et lui là, il osait... Nous décidâmes d'en finir le feu prit chez lui par une nuit sans lune ni témoin. Mais le vent se leva, et les flammes épargnant subitement le foyer du coupable allèrent lécher puis embraser la maison voisine, là où vivaient la veuve et ses trois enfants. Il les sauva du péril. La veuve qui s'était montrée la plus haineuse à son égard n'osa plus le regarder en face. Lui gardait la tête haute. Insupportable ! Nous tentâmes alors de l'accuser d'avoir mis le feu chez la veuve en espérant pouvoir enfin se débarrasser de lui... Les gendarmes l'emportèrent soulagement de tous, le condamné finit sur l' n'aimions pas l' - La porteuse de ciergeElle était si fière de porter le gros cierge ! Le seul honneur qui fût à sa portée. Son rêve de célibataire provinciale se réalisait tous les dimanches. En tête de procession, elle se sentait pousser des ailes. Ha ! Il fallait la voir parader dans la petite église de son village, la tête haute, le talon bas, solennelle et ridicule...Dans sa cervelle étriquée de vieille fille, elle ne réalisait pas encore que ce cierge qu'elle hissait si haut dans son estime, étreignait si fort entre ses doigts, arborait avec femelle vanité devant les autres fidèles trahissait en fait ses désirs les plus chers, qui étaient aussi les moins avouables... Le curé accoutumé aux fièvres suspectes de ses ouailles avait plus que les autres conscience que la processionnaire, à travers l'objet pieux, rendait confusément hommage à quelque vaillante virilité... Ce cierge, elle le pressait comiquement contre sa poitrine, le baisait sans pudeur, l'exhibait tel un sceptre processionnait ainsi dans l'église chaque dimanche au son de l'harmonium, s'imaginant affermir sa réputation d'abstinente. Mais qui était encore dupe ?La flamme du flambeau montant vers le ciel désignait tacitement son hymen clos la prude montrait trop bien ce qu'elle voulait cacher, le masque de sa dévotion ayant pris définitivement les traits du vice. Elle était bien la seule à ignorer que l'éclair de son cierge ne symbolisait rien d'autre que le feu de sa chair inassouvie... Cécité de bigote. Ainsi elle se donnait en spectacle à la messe devant les notables amusés, la misère de sa condition la rendant décidément sotte. L'image de piété qu'elle pensait transmettre le dimanche à l'assemblée se transformait à son insu en aveu éhonté ses prières publiques étaient tout à la gloire de ses obsessions - Une vie sans histoireJe suis un modeste comptable sans histoire calvitie naissante, gentille bedaine, lunettes sages, costume sombre. Classique. On me dit terne. Triste, voire sinistre ajoutent les mauvaises langues... Il est vrai que je vis seul, ne sors jamais, ne me chauffe pas par souci d'économie. Et alors ? Au moins je ne "fais pas la vie", moi ! Mon existence est rythmée simplement par les jours qui passent, tous semblables. J'ai des manies de petit retraité vérifier que ma porte est bien fermée le soir en rentrant du travail, regarder l'heure après mon bol de tilleul, aligner mes pantoufles le long du lit avant d'aller me coucher. Plutôt rassurant, non ?Nulle passion n'agite inutilement mon coeur. Le médecin a dit qu'il fallait me ménager j'ai un peu d'embonpoint, ne faisant pas de sport. Mais avec l'âge que j'ai, hein... La cinquantaine tranquille. Dans la vie je ne fais pas de vagues. J'ai des habitudes assez ordinaires me lever le matin, remplir des formulaires le jour au bureau, rentrer chez moi le soir, me coucher, me lever le matin suivant...Mes idées politiques sont claires il faut vivre avec son temps et ne pas s'opposer à la marche des choses, ça ne sert à rien. Mais surtout moi je dis qu'il vaut mieux être bien avec tout le monde. A quoi ça sert de se brouiller avec les gens qui nous entourent ? J'ai les idées de mes voisins et je vote donc comme la majorité. Ne pas faire de vagues, c'est ma suis croyant dans le Bon Dieu. Enfin s'il existe, hein... Moi je ne sais pas, je ne l'ai jamais vu. Sinon je ne suis pas contre le fait qu'il existe. Ca serait même bien pour moi, vu que je suis croyant. J'aime les femmes aussi, même si je ne me suis jamais marié. La vie de ce côté-là n'a pas voulu de moi. Quand j'étais jeune on disait que j'étais empoté avec les filles... Je sais pas, je ne les ai jamais abordées à cette époque. J'avais trop peur de faire des une jeunesse de reposante solitude, j'ai invité ma première et seule conquête féminine au bar-tabac de ma rue. J'avais dans les quarante ans. C'était une employée de l'usine sise juste en face de chez moi. En partant à mon travail je la voyais arriver au sien. On se croisait presque tous les matins pour ainsi dire. J'ai mis ma cravate du dimanche et lui ai offert un café. En payant le cafetier, j'en ai profité pour me débarrasser de toutes mes petites pièces qui me restaient dans le fond de mes poches. Histoire de faire le malin devant la belle. Les femmes aiment les boute-en-train. Comme je n'avais pas assez, je lui ai demandé de mettre au bout. J'ai récupéré les sucres qui n'avaient pas été consommés aussi j'ai voulu montrer à ma future femme combien j'étais économe, avisé, sûr de mon droit. J'avais payé le café avec les morceaux de sucre servis en même temps, plus la TVA. Il était normal que j'emportasse les sucres restants... C'est le genre de détail qui pouvait jouer favorablement dans mon entreprise de séduction, pensais-je. Les femmes aiment les hommes forts. Elle gagnait assez bien sa vie, vu qu'elle travaillait à un poste de sous-chef dans la chaîne d'assemblages de l'usine qui fabriquait des appareils ménagers. J'avais des vues sur elle depuis un mois elle était stable, ponctuelle au travail, propre sur elle, avait un air sérieux, une vie apparemment bien réglée. Une fille modeste avec des goûts simples, bonne couturière, honnête et pas dépensière. L'épouse idéale. Je me voyais déjà filer le parfait bonheur conjugal avec elle promenades vespérales du samedi dans la grande rue et pot-au-feu du dimanche. L'usine où elle travaillait étant juste en face de chez moi, je pensais que ce dernier argument aurait fini par la convaincre. Elle s'est finalement mariée avec un employé de la chaîne de montages de la même usine, sous-chef lui aussi. Depuis j'éprouve une certaine rancoeur envers les sous-chefs des chaînes de bon je n'ai pas à me plaindre. J'ai une vie paisible, rangée, sans histoire. Tout comme j'ai toujours rêvé. Alors c'est pas à cinquante ans passés que je vais commencer à faire des histoires, hein ?35 - L'effet clochesJe passai près de l'église au moment où s'ébranlaient les cloches j'assistai au concert, charmé par le chant de l' ne m'étais jamais rendu compte jusqu'à ce jour qu'une volée de cloches pût être si exquise... Au son du bourdon, des souvenirs surgirent, des images puissance, majesté émanaient du métal. Peu à peu le carillonnement devint assourdissant. Une ivresse inconnue me gagna je me sentais emporté par les clameurs argentines du clocher. A cet instant je compris que les cloches au contact de l'homme avaient hérité d'une âme. Elles apparaissaient vivantes à son coeur enclin à leur attribuer chaleur, éclat, souffle. Ainsi la matière la plus dure pouvait lui inspirer les plus doux émois pourvu qu'elle fût travaillée avec art, patience, amour. C'est alors que je vis sortir de l'église une longue créature ingrate, sorte de chèvre acariâtre au pas pressé, au regard hargneux. Chignon strict et silhouette étriquée caractéristiques... Je devinais à son aspect chagrin qu'elle était chantre de messe. Une méchante fille que l'habitude des cloches avait rendu sourde aux plaisirs de la chair, aux tendresses de l' compris autre chose les vieilles filles au contact des cloches héritaient quant à elles d'une chasteté de fer. L'hymne du clocher faisait briller les beaux esprits, emplissait de joie les âmes généreuses, faisait battre les coeurs de braise. Et rendait encore plus rigides les hymens - Les yeux clairsLorsque j'étais enfant il y avait dans mon village un vieil homme qui passait à vélo. On l'appelait "Saint-Denis". J'ignore si c'était là son véritable nom ou un simple sobriquet. Il vivait dans une vague cabane dans le village d'à côté. Dans une espèce de lieu informel, mi-terrain vague, mi-sous-bois, non loin du centre de son village. Une situation à la limite de la légalité. Ce "Saint-Denis" doit être mort depuis longtemps, maintenant. Je portais sur cet homme mon regard puéril, et voyais en lui une sorte d'aimable vagabond aux allures d'étoile filante, juché sur son antique vélo et qui passait dans la rue, laissant sur son sillage un parfum mystérieux et exotique. Mon imagination impubère s'emportait et je me laissais vite séduire par ce vieux fou. Je le croyais prince de quelque royaume fantastique, sorcier magnifique ou compagnon de lutins. Je l'interrogeais, émerveillé par ses histoires de loups dans la nuit, de hérissons, de hiboux, par ses anecdotes pittoresques, ses aventures avec son vélo sur les petites routes de campagne... Cet homme fut un des rêves ayant nourri mon imaginaire je grandis. Alors mon regard sur les choses de ce monde changea. Le merveilleux personnage que je m'étais figuré était devenu un pauvre type analphabète, inculte, sans conversation, aux allures douteuses et ne s'intéressant qu'aux bistrots. Ce "Saint-Denis" n'était pour moi plus qu'un vieux garçon minable et sans intérêt qui vivait dans une cabane jour où je pris conscience de cela, ce jour-là je devins adulte. Mais le jour où je pris conscience, bien plus tard, que mon regard avait à ce point changé, ce jour-là je décidai de redevenir enfant. Et je ne voulus plus jamais être - Une bière blondeC'était un dimanche monotone. Dans la basilique la messe venait de finir. Le ciel était gris, les cloches sonnaient à toute volée pendant que les fidèles s'éparpillaient. Imbécilement, les hommes ne disaient rien. Pieusement, les femmes se taisaient. Les passants étaient muets et les cloches redoublaient de fureur. Le rond-point plongé dans la torpeur n'était traversé que par quelque silhouette insignifiante. Le monument aux morts s'ennuyait à mourir sur la place désertée. Dans la rue les yeux étaient vides, dans les bars les verres étaient pleins. Bref, les hommes passaient humblement le temps dans cette petite ville de province sans histoire. Avec ce regard méditatif et mélancolique propre aux âmes rêveuses, je m'attardais sur les choses les plus banales et les êtres les plus modestes qui entraient en scène sous mes yeux. Ce spectacle morne et dérisoire m'inspirait une nostalgie sans objet. Mon spleen était un délice, je le savourais en esthète. Je voyais tout cela à travers la vitre du bar qui donnait sur la basilique. Plus précisément, je voyais tout cela à travers les vapeurs de la bière qui me montaient à la tête et qui me rendaient encore plus contemplatif qu'à l'accoutumée... Et le monde soudain dansait au-dessus de ma tête, et des fantômes joyeux tournaient autour de moi dans le fracas agréable des cloches... A mes pieds traînaient quelques vieux mégots écrasés. Tandis que dehors le concert d'airain berçait mon ivresse, à travers la vitre du bar je levai les yeux vers le sommet de la basilique où trônait la statue de la Vierge recouverte d'or. Les vapeurs de la bière continuaient à m'enivrer progressivement. L'éther montant en moi, je vis les premiers sourires apparaître sur les visages. Les assoiffés accoudés au bar, tous marqués à divers degrés par des moeurs éthyliques héréditaires, étaient devenus mes frères de perdition. Je détournai cependant assez vite le regard de cette assemblée de nez pourpres et de casquettes épaisses. A présent le son des cloches de la basilique s'espaçait tout en diminuant graduellement d'intensité. Bientôt un silence mortel régna dans la rue ainsi que dans le bar. En effet, les buveurs n'ayant brusquement plus rien à se dire, ils se turent stupidement. Mais leur silence me parut plein de discernement, de pénétration, de profondeur. Je levai une fois encore les yeux vers la statue mariale et en ressentis un délicieux vertige. Le démon de la bière m'emportait toujours plus haut sur ses ailes ambrées... Je n'étais plus seul. En moi un feu du diable brûlait, j'étais aux anges. Tout autour de moi était devenu statique. Il ne se passait rien dans le bar, rien dans la rue, rien dans les têtes ni dans les coeurs. C'était la province un dimanche, ça respirait l'ennui, le petit blanc sec et la léthargie, et les gens n'avaient rien à faire. Tout n'était que mollesse et temps qui passe, monotonie et repli sur soi. Mais dans ma tête se concertaient avec finesse et éclat Bacchus et la Vierge dorée un instant de grâce dans un monde de parfaits ville était morte et s'appelait - Debout les villageois !Il a plu des obus certains jours autour de Warloy-Baillon. Aujourd'hui on s'ennuie à mourir dans cette petite cité. Pourtant la soporifique couveuse » est riche de sites et d'événements. En effet, Warloy est entouré d'authentiques Blockhaus, de champs encore minés, plombés », de quelques jolis bois et surtout de riants chemins de craie. Mais rien n'y fait. Plongé dans sa progressive torpeur, sa coutumière grisaille et ses provinciales habitudes, le village se sifflement des obus est bien loin aujourd'hui. Les trépassés se reposent. Les survivants de la 14 » sont partis. Il n'y a plus rien à dire à présent, puisque plus personne ne raconte, puisque les habitants de Warloy ne causent plus qu'avec leur télévision le soir, puisque le village est mort d'être éternel Warloy-Baillon aucun train ne passe, nul oiseau venu d'ailleurs ne vient se poser, rien ne vient distraire la morosité ambiante. Warloy-Baillon est une terre sans plus d'histoires. Dans cette modeste paroisse comme dans tant d'autres en cette fin de siècle, les vivants semblent dormir sous les toits d'ardoise d'un même sommeil que les morts du cimetière dans leur lit de marbre. Et à présent on ne voit plus que des fantômes dans les rues de Warloy-Baillon. Plus rien ne peut réveiller ses habitants. L'ennemi n'est plus le traditionnel Allemand de la 14 », mais le silence et la boue. On baille ferme à s'enfonce, s'enlise, se fige il ne s'y passe pas grand-chose. Les cloches de l'antique église semblent sonner les heures pour rien, pour personne tout demeure pétrifié au son clair de l'airain. Hommes et bêtes. Même les anges s'ennuient là-bas, et le dimanche à l'heure de la messe l'église est commune est une tombe. Muette. Grise. Pesante. à Terminus-City » !39 - Un retraité actifLe père Eugène est un membre assidu du club des Aînés Ruraux de son village. Quatre-vingt-trois ans et une sénilité parfaitement assumée ! Le dimanche en compagnie de ses pairs, il faut le voir jouer aux cartes, et puis l'entendre chanter, ça n'est pas rien ! Un vrai boute-en-train le père Eugène... Avec son mégot éteint perpétuellement pendu à sa lèvre molle, son éternel béret vissé sur le front et sa démarche chancelante, il a bien l'air de ce qu'il est un vieil abruti ses passions débiles, ses occupations ineptes et ses amours insignifiantes, le père Eugène symbolise à lui seul tous les bas-fonds des hospices de province. Une vie entière passée à boire, fumer, parler voitures, tondre son gazon le dimanche pour finir comme un détritus passant son temps à faire des parties de cartes avec d'autres "seniors" de son rang !Rassurons-nous toutefois car le père Eugène a toujours été à l'abri de sa propre inanité derrière ses mégots. Ignorant la misère de sa condition, il vous postillonne chaleureusement à la face en racontant ses histoires sans intérêt, hilare. Sur le sort de son chien, il est intarissable. Sur la météorologie il est capable de débiter en une heure autant d'âneries qu'un plombier sur la philosophie kantienne en une vie entière ! Après ses interminables parties de cartes, en général il n'a plus rien à dire du tout il s'imagine toujours capable d'honorer les caissières de supermarchés le père Eugène ! Mieux encore il aime dire "Hôtesses de caisses", ça lui plaît à l'Eugène. Ca lui donne l'impression de faire moderne. Notons qu'il est parfaitement conditionné par les émissions de TF1. Un spectateur modèle, irréprochable ! Il sait parler comme les jeunes le père Eugène. Il dit "Hôtesses de caisse" pour ajouter une touche de noblesse à ses mots d'amour...Pitoyable du haut de son béret jusqu'au fond de ses charentaises... Longue vie dans le club des Aînés Ruraux Eugène !40 - Jésus de VireElle partit de Vire comme une andouille pour se rendre à Lourdes en quête de miracle. Ce dernier eut lieu elle dépensa une petite fortune en objets de dévotion qu'elle se mit à chérir imbécilement, elle qui d'ordinaire était si retour à Vire la sotte femme prit un amant de passage. Celui-ci l'engrossa en le faisant exprès, puis la quitta par inadvertance. Elle enfanta d'un mâle qui fut baptisé "Jésus". Jésus grandit à Vire entre vierges en plastiques remplies d'eau de Lourdes et mère peu dévouée. Il devint sonneur de cloches à l'abri du besoin. Monsieur le curé -homme fier, austère, injuste, violemment antistatique- en fit un parfait paillard, alors qu'il prônait avec ardeur l'abstinence lors de ses pays des pommes Jésus de Vire passait pour une poire. Maladroit, cruel, aliéné par la folle piété de sa génitrice -vraie bigote à l'opposé de la mère castratrice-, homosexuel peu refoulé, esprit tordu bien que faible, Jésus de Vire visita Lourdes vers sa vingtième année. Là, il reproduisit aussi fidèlement que possible le parcours de sa mère. De son union passagère avec une amante oublieuse, il hérita d'un fils, Joseph. Ce fut le nom presque involontaire que la mère donna à sa progéniture avant de l'abandonner à son Vire désormais vivaient Jésus et Joseph, derniers d'une lignée - L'incroyable GertrudeGertrude est une "femme à couilles". Cent-vingt kilos, des biceps d'acier, une pogne d'enfer. Et avec ça elle crache plus loin que le Diable, émet des ronflements d'ogre, crie aussi fort que son âne, jure comme un "à l'ancienne", le sillon est son élément et elle défend ses droits à coups de poing. Gertrude, une femme de caractère diront certains... Une femme, une vraie. La terre est son enfant -celui qu'elle n'a jamais eu, le seul qu'elle aura autant aimé-, le facteur une poule mouillée qui roule en "autojône" et le bon Dieu une espèce de mauviette qui se cache derrière les nuages. Bref, voici une femme de marbre au destin taillé à sa mesure. La terreur pénètre sur le territoire de la Gertrude s'expose aux fureurs d'une hôtesse prompte à la riposte. Fureur dans tous les sens du terme car Gertrude est aussi une femme qui à sa manière "aime" les hommes. Redoutables sont ses transports utérins et malheur à celui qui tombe dans ses filets ! Mais laissons-là les amusements. Côté politique, recettes de cuisine et autres subtilités de la langue ou de la pensée, ses arguments sont en général assez convaincants quand Gertrude se met à causer, elle commence d'abord par remonter ses manches. Même les gendarmes n'osent pas enfreindre la loi de fer qui règne dans la ferme du tyran. Les plaintes portées contre elle n'ont jamais eu de suite. Franchir la barrière séparant le monde civilisé de l'exploitation agricole, c'est faire acte d'héroïsme. Ou d'inconscience Gertrude manie avec autant d'aisance la fourche que le fusil. Celui qui lui rend visite le fait toujours à ses risques et de porcs, rompant leur cou à mains nue, un couteau entre les dents, une flamme sauvage dans l'oeil, voilà la Gertrude. Arracheuse de souches, bûcheronne à la hache, buveuse de gnôle forte distillée par ses soins, telle est cette femme née sous le passage de Dieu sait quel météore...Un jour la Terre trembla le malingre Jean Duval, comptable de moins de cinquante kilos et de plus de quarante-huit ans -une petite nature-, alla demander la main au monstre. Parfois la folie s'empare subitement de certains êtres... Tous s'attendirent à ne pas voir le prétendant sortir indemne de la eut lieu. Les chaumières firent leurs veillées autour de cette histoire d'amour contre-nature entre le moucheron et la tarentule. Le maire trembla le jour de l'union officielle, non d'émotion mais de crainte l'épousée le toisait, le dépassant d'une tête. Le curé encore sous le choc d'une expédition à la ferme vingt ans auparavant pour une belle mais illusoire tentative de "conversion à la douceur christique" de son hôte, expédia la cérémonie sans demander son reste. La maréchaussée quant à elle se tint à carreau, préférant feindre une pacifique indifférence en ce jour noces ne se prolongèrent guère à la mairie, au grand soulagement de tous. Le couple vit heureux depuis dix ans dans les hauteurs du hameau. La Gertrude manie toujours aussi habilement la bêche et le canon à gros gibier. Quant à l'heureux époux, c'est un permanent - Evénement dominicalLe village somnole sous le soleil de cet énième dimanche d'été. Rien ne bouge. Avec cette impression que l'inertie dure depuis des siècles... Les rues mortes semblent avoir été conçues pour des habitants morts. Leurs maisons sont des tombeaux d'où émanent parfois des senteurs de cuisine. Odeurs pesantes de pot-au-feu, de graille, de fritures douteuses...Sous les toits, on parle de tout et de rien de la météo, des dernières nouvelles potagères, des minuscules événements du village voisin... Parfois on ne parle pas du tout, les repas, les journées se passent dans un silence crétinisant. Les têtes, les paroles, les regards, tout est vide. Sauf les assiettes préoccupation vitale qui donne une raison de végéter à ce peuple de légumes. Les repas forment le point d'orgue de leurs journées sans saveur. Même quand ils ne mangent pas, la plupart des habitants passent leurs journées assis, à attendre que le temps arpentant la rue principale de ce cimetière d'éternels attablés, l'étranger égaré sent les petits yeux ridés qui épient. Derrière les carreaux, les fantômes du village s'en donnent à coeur joie. Un étranger ! Événement considérable. Pour ces éternels enterrés n'ayant rien à faire du matin au soir, ne connaissant que les limites de leur espace maraîcher, limitant leur cercle social aux voisins les plus proches et aux cousins, un visiteur est un ennemi, une bête curieuse, un parisien, un messie. Ou bien alors le passe l'ombre du flâneur, nécessairement hérétique, sorcier ou alchimiste, même le coq sur le clocher n'en revient pas ! La cloche de l'église se tait, le bedeau oubliant l'heure de son service devant la portée de l'affaire. Un passant que nul ne connaît, qui plus est dans la rue principale du village ! Le centre de l'Univers violé par le passage d'un inconnu. Les chiens aboient, les fichus se collent aux fenêtres, les casquettes se figent, tout est aux aguets dans la "rue-morte"...État de choc dans le voici que le marcheur s'éloigne, prend la direction de la sortie du village. Dix paires d'yeux derrière des jumelles escortent l'étranger jusqu'à l'horizon. Un héros anonyme le suit même courageusement dans le viseur de son fusil. Sait-on jamais... La silhouette disparaît au loin. Tout est fini. Le village peut reprendre son dimanche dont les habitants se souviendront longtemps !TEXTES DE RAPHAEL ZACHARIE DE IZARRA Juke-box Expédition sous 220 jours Anniversaire Rocket LP Jukebox L'incroyable anniversaire Rocket LP Jukebox a été conçu et construit en 2018 pour marquer deux étapes importantes - notre 40e anniversaire et le record LP célébrant ses 70 ans. 13100,00€ Expédition sous 126 jours Gazelle CD Jukebox Belle et audacieuse, la gamme Gazelle est l'un de nos modèles les plus connus, réputé pour son style art-déco et son incroyable qualité sonore. 9800,00€ Gazelle CD Jukebox Chêne moyen Belle et audacieuse, la gamme Gazelle est l'un de nos modèles les plus connus, réputé pour son style art-déco et son incroyable qualité sonore. 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Le même sentiment coule dans nos veines chez Sound Leisure 102900,00€ Expédition sous 224 jours Jack Daniels Rocket CD Juke-box Le slogan de Jack Daniels "chaque jour que nous le faisons, nous le ferons du mieux que nous pouvons" est celui qui résonne vraiment avec la famille Sound Leisure. 11500,00€ Expédition sous 126 jours Juke-box CD Melody Slimline Les doux sons du Melody vous feront danser toute la nuit, et son empreinte ultra-mince laisse beaucoup d'espace pour faire la fête ! 10100,00€ Expédition sous 130 jours Juke-box CD SL15 Chez Sound Leisure, nous cherchons à affiner les icônes, et dans le monde des juke-box, il n'y a pas de plus grande icône que le Wurlitzer 1015 - peut-être le plus grand juke-box jamais créé 9800,00€ Expédition sous 126 jours Juke-box en vinyle de Manhattan Audacieuse et pleine de vie, la Manhattan est en production constante depuis 1990 et est restée l'une de nos machines les plus populaires tout au long de sa vie. 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Seul le nom des rues nous suggère son existence antérieure rue des fossés, rue basse, rue et place du Château. Le second château a suivi le même sort que le premier quant à sa disparition prématurée, mais nous nous y attacherons tout de même quelques instants. Dès avant 1335, Raoul, comte d'Eu et de Guienne, est propriétaire du château de Jarnac et du quint, la cinquième partie des revenus de cette terre. En 1350, le roi Jean ordonne la confiscation de ses biens et sa décapitation pour intelligence avec les anglais. Un siècle plus tard, alors que le château et les clôtures sont déclarés inhabitables, la seigneurie de Jarnac et le quint qui y est attaché échoient à Renaud Chabot, par son acquisition du 6 décembre 1441 pour 1500 écus neufs ayant cours, la pièce pour 26 livres 11 deniers, à la charge d'un hommage lige ou devoir d'une maille d'or pesant deux axalins et demi pour le devoir dudit hommage. Ce paiement effectué auprès du duc Charles d'Orléans, est en fait destiné à payer la rançon du frère de ce dernier, Jean, comte d'Angoulême, prisonnier en Angleterre, lequel abandonne ainsi son fief jarnacais. Cependant le 4 mai 1456, après une procédure, Jean d'Angoulême récupère son bien et rembourse les écus à Renaud Chabot. Par suite de plusieurs cessions, la terre de Jarnac devient la propriété du Cardinal de Joyeuse le 3 mars 1587, moyennant écus. La famille Chabot, représentée par Léonard, reprend le domaine pour écus le 31 juillet 1593. Puis le conseiller du roy, Pierre Saulgier, paie livres son rachat du 24 juillet 1634. Louis Chabot, par son mariage avec dame Catherine de la Rochebeaucourt en 1648, devient le nouveau seigneur du fief et comte de Jarnac. Celle-ci, devenue veuve, rédige un testament le 23 janvier 1668 qui donne, en quarante pages, la description détaillée du château jarnacais. Le 7 mai de la même année Catherine de la Rochebeaucourt décède. 1 Guy-Henri Chabot 1648-1690, succède à sa mère en 1668, suivi par un autre Louis Chabot 1675-1691, puis par Henriette-Charlotte Chabot, mariée en juillet 1709 à Paul Auguste Gaston de la Rochefoucault 1675-1714 qui devient comte de Jarnac de 1709 à 1714. Henriette-Charlotte Chabot 1690-1769, veuve depuis le 19 décembre 1714, se remarie le 20 juin 1715 à Charles Annibal de Rohan Chabot 1687-1762, le nouveau comte de Jarnac. Il acquiert le 10 juin 1717 pour livres, la totalité du quint, réunissant ainsi entre ses mains la propriété entière de ses terrains. Le fief devenu colossal s'étend sur 115 villages et domine 45 vassaux. Plan de Jarnac en 1829 Château de Jarnac en 1770 en incrustation Le château de Jarnac, reconstruit au courant du XVIIe siècle, flanqué à cette époque de six tours, se situe le long de la Charente, à l'exact emplacement de la Place actuelle, sachant qu'aucun pont n'enjambe encore la rivière. Il est gardé par un pont-levis et de larges fossés donnant sur une vaste cour, prolongée par le potager d'en haut et encadrée de deux allées, longeant les écuries. Au delà de cette cour, commence la grand route partant de Jarnac à Angoulême, rue Condé aujourd'hui. A gauche de la cour, une porte est aménagée permettant d'accéder au village. Ladite cour donne, par la droite, sur les servitudes et basses-cours du domaine. Une grande orangerie de quarante deux toises et demie sur vingt-cinq de large 76 par 45 mètres est aménagée sur une terrasse, à gauche du château, le long de la Charente. Charles Annibal de Rohan Chabot, compte tenu de la vétusté du château, fait réaliser quelques travaux de rénovation, puis en 1744, préfère s'installer à Paris, laissant son domaine à l'abandon. Sans postérité masculine, la comtesse Henriette-Charlotte, dès 1751, transmet sa succession à Louis-Auguste de Rohan Chabot 1722-1758 qui revient, au décès de celui-ci, au dernier comte de Jarnac, Charles Rosalie de Rohan Chabot 1740-1813. En 1772, le nouveau comte de Jarnac fait la connaissance de l'architecte François-Nicolas Pineau 1746-1823 et lui confie la restauration et restructuration de son château qui dureront jusqu'en 1789. Les toitures vont être réparées ou remplacées, de nombreux éléments de confort intérieur et de décoration sont aménagés, les fossés devant le château, devenus inutiles, sont comblés et engazonnés, la Cour est transformée en jardin. Le comte de Jarnac Charles Rosalie de Rohan Chabot, très impliqué dans les travaux de son château, s'occupe lui-même des plans et de l'approvisionnement des matériaux nécessaires, comme en témoignent les nombreux courriers qu'il adresse à Pineau. Après son veuvage, Rohan Chabot épouse la jeune irlandaise Elizabeth Smyth ce qui contraint un peu plus celui-ci à accélérer la transformation de son château. 2 L'Ile-Madame, possession du seigneur de Jarnac, reliée à la rive droite de la Charente par un petit pont en pierre à deux arches, fait l'objet de tous les soins de Pineau qui transforme les lieux en un vaste parc avec cascades, parterres fleuris et cabinets de verdure... En novembre 1789, le ci-devant Rohan Chabot est contraint d'émigrer abandonnant son fief et son château, il rejoint Dublin puis Twickenham. Pendant son exil, il maintient des relations épistolaires avec son ancien architecte Pineau qui l'informe des événements jarnacais ayant trait à son domaine. Le 1er avril 1792, l'inventaire de ce qu'il reste du mobilier du château est établi ; le domaine de Jarnac et son château sont confisqués comme bien national en 1793 ; sa forêt et ses parcs sont vendus en août 1795, les arbres passés à la coupe. Le démantèlement du château de Jarnac En 1806, Rohan Chabot écrit de Twickenham à Pineau, l'informant du projet dont il a eu vent concernant la destination de son château saisi on aurait l'intention de continuer le grand chemin d'Angoulême futur rue Condé en le faisant entrer dans l'avant-cour du château, en traversant ensuite le château coupé en deux à cet effet puis en le faisant franchir la Charente par un pont à construire. En fait Pineau était déjà renseigné puisque le 7 vendémiaire an 9 29 septembre 1800, ledit Pineau écrit au sous-préfet de Cognac que le château de Jarnac n'est plus aujourd'hui qu'une masure au trois quarts pourrie et que son sol a été spécialement réservé pour le passage du pont qui doit être construit sur la Charente. Le 6 mars 1806, la municipalité de Jarnac autorise l'Etat à acquérir les débris et l'emplacement de l'ancien château, d'une superficie de 15 ares 55 centiares, de laquelle il y a lieu de déduire 2 ares 76 centiares pour le passage de la grande route. Un arrêté du préfet de la Charente du 26 août 1806 donne l'autorisation de procéder à la vente des matériaux provenant de l'écroulement d'une partie de la toiture du château de Jarnac. Le sieur Jean Besson, dit Labière est autorisé le 29 janvier 1809, par le conseil municipal, à acquérir pour francs les matériaux dépendant de la démolition du château. L'architecte Pineau, consulté le 20 mai 1811 par le préfet charentais pour faire l'estimation des murs et tours en ruine, seuls vestiges encore présent sur le site du château, arrête celle-ci à francs. Le 16 décembre 1815, François-Nicolas Pineau adresse un courrier à son fils Dominique, chirurgien à Paris on va mettre en vente la masure du château par lot, de manière qu'il y a lieu d'espérer quelle disparaîtra dans le courant de l'année suivante. Les dernières pierres seront enlevées en 1818... Une fois le château éradiqué, la nouvelle place publique dite Place du Château, est aménagée à partir de 1820, des rangées d'arbres vont y être plantées. Comme prévu, un pont suspendu, dit pont en fil de fer, est mis en place dans le prolongement de la route d'Angoulême qui devient la Grande Route de Saintes à Angoulême future rue de Condé, passant par le mitan de la nouvelle place. La construction de ce pont à péage est adjugée à François-Antoine-Alphonse Hyrvoix le 4 janvier 1826. La première pierre de l'ouvrage est posée le 5 juillet de la même année. Le 2 septembre 1827, on procède aux épreuves du pont après un essai concluant avec 106 tonnes de sable chargé sur le tablier, c'est au tour des spectateurs de passer le test ; mille deux cents jarnacois vont se masser sur le nouveau pont qui est ainsi inauguré. De 1875 à 1876, un pont en pierre est édifié à la place du pont en fil de fer, construit par la Compagnie du chemin de fer des Charentes et achevé le 10 octobre. Jarnac - Ancien pont suspendu "en fil de fer" de 1827 — Nouveau pont de pierre de 1876 De mémoire de jarnacais, les chais d'eau de vie ont toujours existé à Jarnac. En 1828, une nouvelle maison spécialisée dans les eaux de vie de cognac, fondée par Léopold Caboche 1806-1851 et Louis-Jules Gallois 1800-1867, s'installe sur la place du Château. Félix-Joseph Courvoisier 1799-1866, marchand de vin à Bercy et Louis Gallois 1775-1849, maire de Bercy où il est propriétaire d'entrepôts, s'associent à Caboche et créent, le 18 novembre 1843, la maison Félix Courvoisier-Caboche, à la tête d'un immeuble et de deux magasins place du Château et de trois chais. Courvoisier devenu seul propriétaire à la suite du décès de ses associés, s'associe en 1854 à son neveu donc Jules Curlier 1824-1886. Jarnac - Réclame Cognac Courvoisier 6 novembre 1909 — Place du château avant construction du Kiosque et du "château" Courvoisier La Place du Château accueille quelques unes des douze foires annuelles jarnacaises. Et lors de la frairie de la pentecôte, pendant deux jours de fête, les jeux, les concerts et concours divers envahissent la place, des baraques foraines sont installées, parfois on organise le lancement d'un ballon. L'harmonie de Jarnac, la Société Philharmonique, fondée en 1860, est bien entendu de toutes les fêtes, et, lors des festivités, un kiosque à musique temporaire et démontable en bois est installé sur la place du Château, comme ce mémorable 7 juillet 1889 où un bal est organisé lors d'une course de vélocipèdes. En 1901, un Kiosque à musique définitif est enfin installé sur la place du Château, sur l'esplanade faisant face aux établissements Courvoisier-Curlier. De forme octogonale, sa toiture en zinc, ornée d'un lambrequin de bois découpé, repose sur des colonnes de fonte ; le soubassement est en pierre et le garde-corps en fer forgé. Jarnac - Place du château, théâtre ; Kiosque à musique en construction — Kiosque à musique La même année 1901, une demeure à l'allure de manoir est construite à la place du bâtiment d'angle des chais Courvoisier le long du quai de la place du Château. Il sera vite baptisé Château Courvoisier et bien souvent confondu avec le Château de Jarnac, bel et bien disparu. Si la place du Château est restée sensiblement identique depuis un siècle, les édiles ont cependant décidé de supprimer, vers 1980, le kiosque à musique qui certes n'était guère utilisé depuis longtemps mais qui faisait partie intégrante du paysage patrimonial. Kiosque supprimé. voir ici place du Château à Jarnac, sans son kiosque, aujourdhui.1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 Ancien parc du château des Rohan Chabot sur l'Ile Madame à Jarnac 1/2 — 2/2 publié par JeanMarc Lun 14 Mai 2018 1405 Mai 1879 — La Société philharmonique de Jarnac primée à Cognac — Cognac. Au concours qui vient d'avoir lieu ici, les premiers prix ont été remportés par les Sociétés suivantes Concours à vue, division supérieure, 1e section. Prix unique, médaille d'or. La Société philharmonique de Jarnac, direction M. Braconnier. 22 mai 1887 — Frairie annuelle de Jarnac des 29 et 30 mai 1887 — Jarnac célébrera dimanche et lundi prochains sa frairie annuelle. Dimanche divertissements nombreux, chevaux de bois, jeux divers, lancement d'un superbe ballon. lluminations. Lundi, à deux heures et demie courses de vélocipèdes, cinq épreuves pour bicycles ou tricycles, 150 fr. de prix. Il ne sera perçu aucune entrée. Les engagements seront reçus à la mairie jusqu'au 22 mai, à trois heures du soir. 14 juillet 1888 — Rendez-vous des vélocipèdes à Jarnac, la Société Musicale donne un concert lors de la fête organisée sur la place. — Une Excursion à Jarnac. Profilant du beau temps, des belles routes et de la fête nationale, MM. Valeton, O. Maillotte et Man, tous trois en tricycle, partaient, samedi matin, de Bordeaux pour Jarnac, où rendez-vous leur avait été donné par le sport vélo jarnacais Décidés à faire une promenade, et non à battre un record, les trois touristes ont suivi, au petit train de route, par Saint-André, Saint-Savin, où ils ont fait une petite halte, rejoints par M. Laval qui, aux approches de Mirambeau, a repris son train rapide sur Rochefort. ... Vers sept heures, les membres du tous en tenue officielle, rencontraient, à deux kilomètres de Jarnac, Man, qui s'était porté à leur rencontre. La rentrée en ville a été superbe. Conduite par M. Tricoche, son sympathique et fort aimable vice-président, la petite troupe est arrivée dans un ordre parfait au siège du club, où flottait un immense drapeau aux insignes du La soirée s'est passée charmante, pleine de cordialité, au milieu des feux de bengale, des drapeaux et des illuminations, tandis que l'excellente Société musicale de Jarnac nous réjouissait par de la bonne musique, et rendait ainsi la fête complète. Vers onze heures, après le feu d'artifice, un punch a été servi, auquel M. Tricoche, vice-présiaent, a porté un toast au Véloce-Club bordelais au nom du M. Man a répondu en buvant à la prospérité assurée désormais du sport de Jarnac et en remerciant ces messieurs de leur excellent accueil et de leur dévouement à la vélocipédie. Jarnac - Noce villageoise lors de la mi-carême — Le jour de la mi carême sur la place du Château, kiosque au fond à droite 11 juillet 1889 — Bal et concert sur le Kiosque à musique temporaire installé sur la place du Château lors des courses de vélocipédes. La fanfare de trompettes Hugon de Bordeaux et la Philharmonie de Jarnac sont de sortie. — Courses de Jarnac. C'est la tête encore remplie du bruit des acclamations, des sonneries de trompes de chasse, des fanfares et des pétards que j'écris ces lignes. A Jarnac, on ne fait pas les choses comme ailleurs. Je dirai même tout de suite qu'on les fait mieux que presque partout ailleurs, grâce au concours aussi dévoué que désintéressé de ceux que la vélocipédie jarnacquoise a l'honneur de posséder à sa tête. Tout Jarnac était sur pied ou sur pédales, dimanche dernier 7 juillet, et jamais, pour ma part, il ne m'a été donné d'assister à série aussi complète de réjouissances organisées en honneur du cyclisme ni à des courses revêtues d'un caractère plus officiel. A 2 heures, les courses ont commencé sur le vélodrome des Grandes-Maisons piste de 300 mètres, admirablement bien aménagé et fort artistiquement décoré pour la circonstance. Une affluence aussi considérable que choisie, parmi laquelle les dames brillaient par leurs toilettes autant que par leurs applaudissements précieux, n'a cessé d'acclamer les coureurs. Le jury a fonctionné sous la présidence effective de M. le général de division Tricoche, grand officier de la Légion d'honneur, ancien directeur de l'artillerie au ministère de la guerre et partisan convaincu de la vélocipédie militaire dont il a pu apprécier les services. ... A l'issue des courses, grand banquet officiel admirablement servi par l'hôtel de France dans un immense chai décoré pour la circonstance avec un goût exquis aux couleurs nationales. Soixante-douze convives à table. ... C'est ici qu'a eu lieu à notre avis le clou de la journée. Du banquet, le cortège officiel s'est rendu sous le kiosque élevé spécialement sur la place principale de Jarnac en vue de la distribution des prix aux coureurs et là, avant de procéder à cette distribution, M. le général Tricoche, dominant de sa fière stature et de son organe généreux la foule innombrable assemblée tout autour, à fait une des plus belles apologies de la vélocipédie militaire que nous ayons jamais entendues. Après la distribution solennelle des prix, a eu lieu le punch d'honneur offert dans les salons du Club, et les hôtes officiels du ont quitté Jarnac vers 11 heures au moment où les réjouissances populaires s'achevaient sur la place du château en un bal public des plus suivis. Pendant celte journée si complètement remplie, l'excellente fanfare Hugon de Bordeaux trompes de chasse n'a cessé de se faire entendre, après avoir accueilli le général Tricoche au son de la Marseillaise à son entrée sur le vélodrome et s'est partagé les honneurs avec la philharmonique de Jarnac, fondée en 1860 et dont le chef servit en 1870 sous les ordres du général Tricoche. Jarnac - Kiosque de la musique sur la place du Château — Vue panoramique de la place et et du kiosque 28 juin 1891 — Concert de la Philharmonie sur le Kiosque place du Château à l'occasion du concours annuel de la société de Tir — Jarnac. Dimanche 28 juin dernier avait lieu à Jarnac les dernières opérations du douzième concours annuel de la Société de tir. M le sous-préfet de Cognac et une délégation des officiers du 107e de ligne avaient bien voulu honorer cette fête de leur présence et ont suivi les derniers tirs avec beaucoup d'intérêt. A six heures, à l'hôtel Hillairet, un banquet offert à M. le sous-préfet réunissait les membres actifs de la Société et les officiers du 107e. Au dessert M. Laroche, le sympathique président de la Société de tir, a pris la parole pour remercier M. le sous-préfet de Cognac et les officiers d'avoir accepté avec tant d'empressement l'invitation qui leur avait été faite.... L'heure de la distribution des prix étant arrivée, le cortège prend place sur le kiosque, pendant que la Société philharmonique de Jarnac exécute un des plus beaux morceaux de son répertoire. M. le sous-préfet prend de nouveau la parole et fait, devant, un nombreux public, un nouvel éloge de la ville de Jarnac, dont il vante l'attachement à la République et le dévouement à toutes causes patriotiques. M. Philippe Delamain, officier de tir, commence la lecture du palmarès et la distribution des prix a lieu... Jarnac - Tramway et Kiosque à musique, place du Château — Hôtel Couturier-Hillairet, Kiosque à musique, magasins et "château" Courvoisier Juin 1891 — La Philharmonique de Jarnac recueille tous les éloges lors du Concours musical du jardin des Plantes de Nantes — Le cortège des 93 Sociétés a défilé avec une exactitude peut-être insuffisamment militaire devant les autorités et s'est rendu jusqu'au Jardin des Plantes pour la répétition du Festival de la Fête de Nuit. Pour suivre pas à pas l'ordre du programme, disons que la Fête de Nuit a été des plus brillantes au point de vue des lumières, mais le froid devenu de plus en plus vif et des averses sérieuses ont quelque peu nui à sa réussite complète. Quant à la partie musicale de ces fêtes, ainsi que nous avons eu constamment occasion de le faire remarquer, à la grande stupéfaction des personnes qui n'ont pas l'habitude de ces exécutions monstres et monstrueuses au point de vue de l'art, nous avons encore assisté cette fois à ce phénomène bizarre qu'une musique d'harmonie de cinquante musiciens qui se sentent bien les coudes, la musique de Jarnac, par exemple, fait dix fois plus d'effet au Jardin des Plantes que la réunion sans cohésion de plusieurs centaines et même plusieurs milliers d'exécutants orphéonistes, harmonistes ou fanfaristes. Le fait est que dimanche soir, personne n'a rien compris au Choeur des Jeunes Bataillons, chanté par tous les orphéons et l'exécution des morceaux par toutes les Sociétés instrumentales a été quelque peu charivarique, sans produire même à aucun moment l'effet de sonorité sur lequel comptait bien à tort une partie des auditeurs. La Société philharmonique de Jarnac, qui concourait seule pour le prix d'excellence, mérite aussi des éloges. Il est vraiment bien extraordinaire de voir une si petite ville arriver à des résultats très supérieurs à ceux obtenus parfois dans des cités de habitants. L'exécution de cette musique d'harmonie au concours d'honneur a été certainement très brillante, mais nous l'avons surtout appréciée dans la Marche aux Flambeaux à la Fête de Nuit. la Gazette artistique de Nantes du 1er juin 1891 9 août 1902 — Le Kiosque à musique de la place du château sollicité pour la distribution des récompenses de la société de Tir — Jarnac. Dimanche soir, à huit heures et demie, a eu lieu au kiosque de la Musique, sur la place du Château, la distribution des récompenses du 21e concours annuel de la Société de Tir de Jarnac. En l'absence du Président de la Société, M. Laporte-Bisquit, sénateur, M. Abel Foucaud, vice-président a prononcé, en termes éloquents, un discours dont les grandes lignes, empreintes du plus pur patriotisme, ont été fort applaudies... Concours de musique des 3 et 4 juillet 1910 à Jarnac Annonce et préparatifs — Jarnac s'apprête a recevoir joyeusement les nombreux étrangers qui vont lui rendre visite les 3 et 4 juillet à l'occasion du concours de musique. M. le préfet de la Charente a bien voulu accepter la présidence du banquet que le comité offre à MM. les membres d'honneur et à MM. les membres du jury le lundi 4 juillet, à 6 h. ¼, à l'hôtel de France. M. le sous préfet de Cognac ; MM. Brisson et Limouzoin-Laplanche, sénateurs ; M. James Hennessy, député ; M. Rimbaud de Larocque, conseiller général ; MiM. Louis Comandon et Marcel Michaud, conseillers d'arrondissement, ont promis d'honorer ce banquet de leur présence. Le comité nous prie de rappeler qu'il ne sera délivré aucune carte de sortie dans les lieux de concours et aux festivals ; les cartes de circulation, du prix de 3 francs pour les deux jours donneront seules aux porteurs le privilège de pouvoir rentrer et sortir à leur guise. Il reste très peu de ces cartes, le comité engage donc vivement les retardataires qui en désirent à se hâter. A l'occasion de ce grand concours musical, des trains spéciaux, comprenant des voitures de toutes classes, seront mis en circulation entre Bordeaux-Etat et Jarnac et retour et entre Jarnac et Angoulême, par la Compagnie des Chemins de fer de l'Etat. 26 juin 1910 — Programme du Concours de musique des 3 et 4 juillet 1910 Voici le programme des fêtes organisées à Jarnac à l'occasion du grand concours d'harmonies, fanfares, orphéons, estudiantinas, trompettes, trompes de chasse, tambours et clairons — Samedi 2 juillet, à 8 h. ½, grande retraite aux flambeaux. — Dimanche 3 juillet harmonies, orphéons, estudiantinas, tambours et clairons. A 8 h. ¼ du matin. réception à l'hôtel de ville du jury par la municipalité ; à 9 heures, concours de lecture à vue à huis clos ; à l0 heures, concours d'exécution ; à 2 h., concours d'honneur ; à 4 heures, défilé des sociétés, réception des sociétés à l'hôtel de ville par la municipalité; à 8 h. ½, au Jardin public, illumination, fête de nuit, grand estival ; a 11 heures, distribution des récompenses. Un train spécial de Bordeaux à Jarnac sera très probablement mis en marche le dimanche. — Lundi 3 fanfares, trompettes et trompes de chasse. A 9 heures, concours de lecture a vue à huis clos ; à 10 heures, concours d'exécution ; à 2 heures. concours d'honneur ; à 4 heures, défilé des sociétés, réception à l'hôtel de ville par la municipalité ; à 6 heures ¼, banquet à l'hôtel de France ; à 8 h. ½, au jardin public, illuminations, fêtes de nuit, festival ; à 10 heures, distribution des récompenses ; à l'issue de la distribution. grand feu d'artifice. Jarnac - Programme du Concours de musique des 3 et 4 juillet 1910 — Le Défilé 3 et 4 juillet 1910 — Compte rendu du Concours musical de Jarnac — Malgré quelques averses, le concours musical de Jarnac a obtenu, dimanche et lundi le succès le plus complet. Les principales rues de la ville étaient décorées de guirlandes et de drapeaux ; plusieurs arcs de triomphe avaient également été dressés et des banderolles fleuries, portant les inscriptions Soyez les bienvenus », Honneur aux Sociétés » exprimaient les sentiments de la population pour ses invités et ses visiteurs. La population avait répondu à l'appel de la municipalité et du comité d'organisation en décorant de guirlandes et de drapeaux les fenêtres de ses maisons. rue Gambetta et rue de Condé CPA James Cparama Les rues qui devaient être parcourues par le cortège musical, depuis la place du Château jusqu'à l'hôtel de ville, en passant par les rues Gambetta et du Portillon, disparaissaient sous une véritable voûte dont l'aspect était féerique. Les rues Gambetta et du Portillon, principalement, avaient été décorées d'une façon merveilleuse. Le matin les membres du jury ont été reçus à l'hôtel de ville par M. le premier adjoint, qui leur a souhaité la bienvenue et leur a donné l'assurance que la population et la municipalité feraient tous les efforts pour qu'ils emportent le meilleur souvenir de leur visite à Jarnac. rue du Portillon et rue Gambetta CPA James Cparama Un vin d'honneur, offert par la municipalité, a été ensuite servi dans la salle des mariages. La matinée a été consacrée aux concours de lecture à vue et d'exécution. L'après-midi, une très grande animation n'a cessé, malgré quelques ondées, de régner dans la ville le défilé a pu avoir lieu à quatre heures ; une foule considérable, massée sur tout le parcours a vivement applaudi les Sociétés qui sont venues se masser avec leurs bannières devant l'hôtel de ville, sur le perron duquel se tenaient les autorités. M. le premier adjoint leur a souhaité une cordiale bienvenue. Les clairons, tambours et musiques sonnèrent au drapeau, puis eu lieu la dislocation. Cette première partie des fêtes s'est terminée le soir par un festival. La fête s'est poursuivie lundi. A 4 h 30, toutes les sociétés se massèrent sur la place du Champ-de-Foire ; puis, au signal, les musiques, jouant toutes différents airs, se mirent en route pour suivre l'itinéraire prévu. Le cortège, en ordre parfait, et les Sociétés, la Philharmonique de Jarnac en tête, défila entre deux rangs de curieux jusqu'à l'hôtel de ville, pour y attendre le passage du défilé. Un grand banquet sous la présidence de M. Gelinet, Préfet, a réuni le soir, à 6 heures, tous les officiels, au grand hôtel de France. Jarnac - Concours de Musique des 3 et 4 Juillet 1910, L' Estudiantina Rochefortaise voir les autres superbes CPA de James relatives au concours musical jarnacais ICI ... publié par James 17 Dim 6 Mai 2012 1949 La Société philharmonique harmonie, fondée en 1860, présidée par Laporte-Bisquit, dirigée par Leo Larrieu avec 63 exécutants est active en 1909. Jarnac - Place du château et Kiosque vue aérienne 1 L'inventaire détaillé du mobilier, des carrosses et bestailhs appartenant à dame Catherine de la Rochebeaucourt nous est parvenu grâce au testament qu'elle a rédigé durant 6 jours, du 23 au 28 janvier 1668, par devant Maître Hélie Rangeard, notaire royal en Angoulemois. On y découvre chambre par chambre, tous les meubles, la plupart en nouhier, les meschantes tapisseryes bien souvent usées jusqu'à la trame, la lingerie tantôt neufve, tantôt uzée, les lits de pleume, les matellac, nombre de linceulx de toille de toutes provenances, les chaisnaix de cuivre, des gros fuzils et des petits pistollez, des casserolles, chaudrons, poilles et bassines, les assiettes, plaz, esguières, sallière, escuelles et enfin les jumants, chevaux et mulles, les carrosses. Parmi la trentaine de chambres et antichambres, cabinets et chapelle, gallerye et vestibules on y observe — la grande gallerye quy regarde d'un bout sur la prérye et de l'autre bout sur la basse cour du château ; — la chambre au grand alcauve ; — un cabinet où sont stockés les pots de confiture ; — la chambre de la Tour, occupée par le seigneur chevalier de Jarnac le fils de la comtesse de Jarnac ; — la chambre du sieur Grizet armurier avec 5 fuzils et des petits et grands pistollez ; — la chambre de Luc Labeur, sieur des Rochers, maistre d'hostel de la comtesse de Jarnac ; — la chambre des femmes où demeure Andrée Gendre ; — la chambre voultée de Monsieur l’abbé, avec sa vieille meschante table et son meschant tapis fort vieux et rompu ; — la sommelerye et un grand nombre de vin et de pièces d'eau de vie ; — les greniers avec nombre de fromant, mesture et avoyne ; — les escuryes avec 4 chevaux, et 5 mulles ; — le bestailh d'aumaille avec 14 vaches et 3 veaux. voir ici, l'Inventaire complet détaillé. 2 Lors de ses séjours à Paris, le comte de Jarnac, accompagné de son épouse Elisabeth Smyth, fréquente régulièrement la Cour. Le 1er février 1780, il écrit à son architecte Pineau Nous ne pensons icy qu'à danser parce que notre Reine et nos jeunes Princes ne pensent qu'à cela. On prépare des Bains dans le bois de Boulogne. Pendant le Carême *, j'ai soupé deux fois chés le Roy, cette semaine ; je danse 2 fois par semaine avec la Reine ; mais ce n'est pas cela qui fait mes vrayes affaires... On ne va plus au bal qu'avec l'habit Henri 4 ; j'en ai un charmant... * la septuagésime tombe effectivement en 1780, le 23 janvier. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 17 mai 2018 1704 JARVILLE - Le Chalet Lorrain - Le Kiosque MEURTHE ET MOSELLE A Jarville, on ne demande pas mieux que de faire la fête mais, faute de musiciens, les festivités sont limitées. Pour la retraite aux flambeaux, les concerts et le bal du 14 juillet 1891, le docteur Emile Picard, maire de 1885 à 1894, fait appel au chef de musique Paul Grégoire qui, à la volée, vient de créer une société musicale jarvilloise. Paul Grégoire, fondateur, en juin 1890, de l'Union Nancéienne, vient d'être révoqué pour d'obscures raisons d'abus de pouvoir le 10 janvier 1891. Emile Picard, le 26 août 1891, à huit heures du soir, réunit ses administrés, afin de constituer un comité pour l'organisation de la société de musique. Puis on n'entendra plus parler de société musicale à Jarville, encore moins de Grégoire, pendant des années. Jarville - Plan 1945 En dépit de l'absence de musique jarvilloise, la municipalité met en adjudication tous les ans, pour les fêtes bimensuelles estivales et pour la fête patronale qui dure deux à trois jours chaque mois d'août, la location d'un emplacement et l'organisation de bals, feux d'artifice, jeux et concerts pour cette occasion, faisant appel à des musiciens extérieurs à la commune. En 1903, Hyacinthe Sellier † 1905, maire de 1900 à 1905, met enfin en place une fanfare, l'Union Musicale de Jarville, grâce à l'arrivée d'un très dynamique chef de musique, Eugène Bouvret. Les concerts vont se succéder tant à Jarville que dans les communes voisines, dont bien entendu Nancy, pendant trois décennies. Eugène Bouvret à la recherche d'un Kiosque pour accueillir ses musiciens, trouve, début 1906, de généreux donateurs qui acceptent de financer cet édicule. Le nouveau maire, Emile Schwab, fournit l'emplacement au bout de la rue des Ecoles, où est installée la Mairie et les Ecoles de filles et de garçons, à l'angle de la Grande Rue, une petite esplanade vient de se libérer. Cette petite place faisait l'objet de perpétuelles réclamation des riverains depuis de nombreuses années ; ainsi le 23 juillet 1894, un de ceux-ci publie un entrefilet à ce sujet dans l'Est Républicain Dans la grande rue de Jarville, à l'angle de la rue des Ecoles, se trouve un appentis sur lequel nous appelons l'attention de l'administration des ponts et chaussées. Cette construction fait saillie sur l'alignement de la voie publique ; les murs, lézardés et troués, constituent un danger pour la sûreté des passants. Il serait, croyons-nous, urgent de prendre telles mesures que comporte la situation. Jarville - Grande rue et Emplacement du kiosque avant sa construction Comme nous le voyons sur le cliché ci-dessus, la municipalité ayant été enfin entendue, l'appentis a été rasé — dans le même temps qu'est installé le tramway électrique le long de la Grande Place en 1903 1 —, et l'autorisation d'y édifier à sa place le futur Kiosque à musique est donnée. Pour cet événement, une grande fête musicale est organisée par l'Union Musicale et son chef Bouvret qui convient le gratin de la musique meurthoise pour le jour de l'inauguration. Celle-ci se déroule le dimanche 27 mai 1906 un grand défilé à travers les villes, précédé par les sociétés musicales et entouré par une foule considérable, s'achève sur la place du Kiosque. Au bas de l'édifice, une estrade est installée, réservée aux officiels et invités. Les discours d'usage précède un grand concert. L'animation jarvilloise se termine par un bal donné en soirée sur la place. Le Kiosque à musique, construit sur un soubassement de pierre, de forme octogonale, est entouré d'un garde corps en fer forgé ; ses colonnes en fonte soutiennent une toiture domale en zinc, ornée sur son pourtour d'un lambrequin de bois découpé. Il y a fort à parier que ledit lambrequin a été fourni et financé par Charles Varry, grand spécialiste des chalets, kiosques et éléments de décorations en bois, installé précisément dans son chalet lorrain en face du kiosque sur la Grande Rue et qui dispose de vastes locaux où il entrepose et fabrique son matériel depuis 1876. Charles Varry est le fournisseur de nombre de ces chalets sculptés à Nancy et dans toute la région, construits lors des foires et expositions. René Varry, son fils, poursuivra l'activité de son père jusqu'en 1950. Jarville - Réclames Charles et René Varry Chalets et Kiosques, recherches menuisiers 1892 à 1928 Au sortir du conflit de 1914-1918, Eugène Bouvret et son Union musicale sont toujours très actifs et donnent très régulièrement leurs concerts sur le kiosque à musique et lors de chaque festivité et ce, jusqu'en 1939. En 1921 la fanfare des Chasseurs Jarvillois, dirigée par M. Bouteiller, vient prêter main forte à l'Union musicale. René Varry, toujours à la recherche de bons menuisiers pour ses kiosques et chalets, fait face à de nombreuses commandes. A partir de 1932, il aménage son Chalet Lorrain avec des féeries de glaces et de lumières diverses, un parquet ciré et une immense piste de danse. La salle et ses salons sont loués tout d'abord aux membres du Racing-Club-Lorrain pour leur soirée dansante le 15 octobre 1932. Cette grande fête sera suivie de bien d'autres bals et soirées dansantes. René Varry obtient même que la fête patronale jarvilloise du mois août soit attribuée au Chalet Lorrain par la municipalité. Jusqu'en 1939, tous les ans le football-club jarvillois y organise également son grand bal annuel. 2 En 1931, la Grande Rue est rebaptisée rue de la République, la rue des Ecoles prend le nom de rue du maréchal Foch. Par décret du 25 juin 1936, la commune de Jarville devient Jarville-la-Malgrange afin d'éviter toute confusion avec d'autres communes portant le même nom. Le Kiosque à musique a été supprimé après 1945, remplacé par une petite place plantée de deux arbres. Kiosque supprimé. voir ici Emplacement de l'ancien Kiosque à musique de la Grande Rue de Jarville, devenue rue de la République, aujourd'hui. Rue des Ecoles à Jarville, devenue rue du maréchal Foch, aujourd'hui. publié par JeanMarc Jeu 17 Mai 2018 1608 14 juillet 1893 — Echos de la fête à Jarville — A Jarville, la fête s'est passée cette année avec le même éclat que les années précédentes. Pendant toute l'après-midi, les réjouissances ont eu un succès considérable. MM. le docteur Picard, Hanry, adjoint et Varry, conseiller municipal, ont eu les honneurs de la fête. Après un joli feu d'artifice, qui a été un peu contrarié par la pluie, on s'est réfugié au bal où l'on a dansé avec entrain jusqu'au matin. 1er juin1896 — Séance tumultueuse au conseil municipal ; Charles Varry, constructeur de chalets et kiosques, par ailleurs conseiller municipal, moralisateur ; les bals et la vente de bière continuent à Jarville... — Jarville. On nous écrit le 1er juin Des incidents assez graves ont éclaté au conseil municipal, hier, dimanche. M. Majer de Lewalt, ingénieur-directeur des hauts-fourneaux de Jarville, avait adressé une lettre à M. le docteur Picard, maire, pour être soumise à l'assemblée au sujet des permissions accordées à l'adjudicataire des bals publics, trop fréquentes — selon lui — dans l'intérêt des ouvriers et de la morale publique. M. Victor Piccot s'avança alors vers M. Visine, comptable et directeur de la Société coopérative, représentant les usines, et fit remarquer que c'était dans l'établissement de l'usine que les ouvriers s'enivraient pendant leur travail. Pendant un quart d'heure, ce fut un tohu bohu général, et M. Piccot frappait toujours avec son poing sur la table pour attirer l'attention sur les paroles qu'il prononçait. M. Charles Varry, de son côté, a dénoncé au conseil le fonctionnement de l'économat en disant qu'à son point de vue il était honteux d'autoriser une vente de boissons dont la consommation se fait sur la voie publique, et que, avant d'accuser les commerçants de Jarville, il fallait faire de la morale à soi-même. M. Schwach et d'autres conseillers se mêlent aussi au débat. La séance a été levée au milieu d'une certaine agitation et M. Majer de Lewalt a dû sans doute faire appeler M. Piccot ce matin pour s'expliquer au sujet de sa lettre. Résultat on dansera tous les quinze jours et fêtes ce n'est pas de trop et la coopérative vendra toujours cent cinquante hectolitres de bière par mois au minimum sans compter l'alcool. L'Union musicale de Jarville fait ses débuts 13 avril 1904 — Union musicale de Jarville. Cette société offrira à ses membres honoraires, samedi prochain, à huit heures du soir, salle Picot, un concert dont voici le programme l. La Prise de Sfax, allegro L. Pivet. — 2. La Fiancée du conscrit, ouverture L. Pivet. — 3. Ce que l'on entend dans la forêt, fantaisie H. Kling. — 4. Blondinette, polka pour pistou, soliste M. Spiess A. Govaert. — 5. Souvenir de Genève, fantaisie X.... — 6. Jehanne, la bonne Lorraine, marche J. de Orelly. Après le concert, un grand bal réunira les musiciens et leurs invités ; la société s'est assuré le concours de deux charmantes vendeuses de bouquets pour la vente des fleurs. Cette fête intime sera, tout le fait prévoir, un succès de plus pour cette jeune fanfare déjà si forte, grâce au zèle de son dévoué chef, M. Bouvret. Dimanche après midi, si le temps le permet, promenade et concert à Heillecourt. 20 août 1904 — L'Union musicale de Jarville donnera samedi soir, à 8 h. ½, rue d'Alsace, un concert dont voici le programme 1. Bayard, pas redoublé avec clairons Spiess. — 2. Marie-Henriette, ouverture Montagne. — 3. Sifflet, Pierrettes, polka sifflée Ropy. — 4. La Fille du régiment, fantaisie Donizetti. — 5. Les Bords de la Meurthe, valse Spiess. — 6. Boquillon, pas redoublé Mullot. 16 avril 1905 — Jarville. Programme de l'Union musicale du dimanche 16 avril 1905, à 2 heures après-midi, sur la place publique 1. Le défilé des gymnastes André — 2. Clément Marot, ouverture Kelsen. — 3. Le sommeil de Diane, fantaisie Bléger. — 4. Bouquet de mélodies, valse Bléger. — 5. Le mal du pays, fantaisie Bléger. — 6. Arlequin, allegro. Morand. Le chef de musique, Bouvret. 19 mars 1906 — Le Kiosque à musique est en cours de construction — La fanfare l'Union musicale de Jarville organise, pour le 31 mars, à 8 h. ½ du soir, un grand concert suivi de bal, dans la salle Piccot. En voici le programme 1. Bon Sang, pas redoublé avec clairons Spiess. — 2. Médaille d'or, ouverture Migette. — 3. Le Bivouac du drap d'or, musique Bléger. — 4. Marie Cécile, polka Spiess, par 2 cornets A. Spiess et G. Goné. — 5. Aubade Nuptiale, fantaisie Mulot. Le chef de musique, E. Bouvret. La société se propose également d'inaugurer, sous peu, le kiosque si coquet qu'elle fait construire sur la place, et dont on peut déjà admirer l'élégance et le style une grande fête musicale avec défilé sera organisée à cette occasion, et l'Union musicale s'est dès maintenant, assuré le concours de plusieurs harmonies et fanfares de la région. Dans sa dernière réunion générale, la société, après avoir voté des remerciements aux généreux bienfaiteurs, à qui elle doit de pouvoir édifier son kiosque, a constitué comme suit, son comité pour 1906 Président, M. Schwach ; vice-présidents MM. Blin et Auer ; trésorier, M. Boulin ; secrétaire, M. Chalbot ; membres, MM. Auclair, Forterre, Marchal, Lentz, Sellier ; directeur, M. Bouvret. 26 mai 1906 — Programme de la Fête musicale organisée à l'occasion de l'inauguration du kiosque à musique — Voici le programme de la grande fête musicale, organisée par l'Union musicale », fanfare de Jarville, à l'occasion de l'inauguration du Kiosque de musique, avec le concours de l'Harmonie des usines les Fils d'Emmanuel Lang » de Bonsecours, la Lyre lorraine de Nancy, la Jeune Lorraine de Saint-Max, la Fanfare des trompes de Boudonville, la Fanfare de la Madeleine, le Réveil de Pont-Saint-Vincent et l'Harmonie des Hauts-fourneaux, forges et aciéries de Pompey. Samedi 26 mai 1906. — Pavoisement des rues. — A 8 heures ½ du soir, retraite aux flambeaux. Dimanche 27 mai 1906, à 1 heure trois quart de l'après-midi, réception des sociétés, place de Bonsecours. A 2 heures, grand défilé. Itinéraire rue d'Alsace, Grande-Rue, rue Carnot, rue Varry, hauts-fourneaux, retour jusqu'au kiosque. A l'issue du défilé, cérémonie d'inauguration 1. Le Tramm, pas redoublé avec clairons, par toutes les sociétés, 300 exécutants sous la direction de l'auteur M. C. Mougeot ; 2. Discours d'inauguration par M. Emile Schwach, maire de Jarville, président de l'Union musicale ; 3. La Marseillaise, par toutes les sociétés, sous la direction de M. Eugène Bouvret, chef de l'Union musicale. Grand concert. — l. Marie-Henriette, ouverture, Montagne l'Union musicale ; 2. L'Arche de l'Alliance, ouverture, Bleger, la Jeune lorraine ; 3. La Villa des Roses, fantaisie, Planel Fanfare de la Madeleine ; 4. Martha, fantaisie, Flotow Lyre lorraine ; 5. L'Ambassadrice, Aubert harmonie Lang ; 6. Gillette de Narbonne, fantaisie, Audran Harmonie de Pompey ; 7. En avant, allegro, Augé le Réveil ; 8. Allegro, X fanfare de Boudonville. A 9 heures du soir. — Grand bal autour du kiosque, orchestre de l'Union musicale. 27 mai 1906 — Inauguration du Kiosque à musique de Jarville — Fête musicale de Jarville. Les réjouissances organisées dimanche par l'Union musicale de Jarville pour l'inauguration de son kiosque ont eu le plus grand succès. Samedi soir, la retraite aux flambeaux a été suivie par une foule énorme. Elle s'est arrêtée un moment devant la villa Lucas, d'où un beau feu d'artifice a été tiré par son propriétaire, M. Bourreiff, le jeune et sympathique conseiller municipal. Dimanche, à 2 heures, sur la place de Bonsecours, les sociétés l'Harmonie des usines Lang, la Fanfare de la Madeleine, l'harmonie la Jeune lorraine de Saint-Max, la Lyre lorraine et les Trompes nancéiennes ont été reçues par l'Union musicale et, en un imposant défilé, ont parcouru les principales rues de Jarville pour arriver, à 2 heures, sur la place pour la cérémonie d'inauguration. Les sociétés massées autour du kiosque exécutent d'abord, sous la direction de M. Mougeot, directeur de l'Harmonie des usines Lang, un pas redoublé de sa composition. M. Schwach, maire et président de l'Union musicale, prononce le discours d'usage, qui lui vaut une véritable ovation et la Marseillaise est aussitôt exécutée par tous les musiciens, sous la direction de M. Bouvret, chef de l' Le concert commence alors et vaut à toutes les sociétés de mérités applaudissements. Tous les morceaux ont été écoutés religieusement par une foule qui remplissait non seulement la place, mais encore les rues y aboutissant. A toutes les fenêtres, sur les balcons et même sur les toits, il y avait de nombreux curieux. Une estrade réservée aux conseillers municipaux, aux comités des sociétés et aux invités, avait été dressée en face l'escalier donnant accès au kiosque. Après le concert, la dislocation des sociétés a donné jusqu'à sept heures du soir la plus grande animation dans Jarville, à la grande satisfaction des cafetiers, qui ont fait de belles récoltes. Le bal public, à partir de huit heures et demie, sur la place, a été très animé. Cette belle fête, si réussie malgré un temps douteux, fait le plus grand honneur aux commissaires qui ont bien voulu se charger de l'organisation et se sont réellement dévoués à cet effet, ce sont MM. Chalbot et Boutin, qui nous promettent de faire encore mieux, si possible, à la prochaine occasion. Jarville - Rue des Ecoles et Kiosque à musique Quelques uns des nombreux concerts donnés par Eugène Bouvret et l'Union musicale sur le Kiosque de Jarville 28 juillet 1906 — Programme de l'Union musicale du 28 juillet, à 8 h. ½ du soir, au kiosque 1. Bon Sang, pas redoublé avec clairons Spiess. — 2. La Croix du Mérite, ouverture Bléger. — 3. L'Enclume, polka Parlow.— 4. Aubade nuptiale, fantaisie B. Mullot. — 5. La Vie militaire, allegro Stenebrugen. Le chef de musique, Bouvret. 23 septembre 1906 — Union musicale, fanfare de Jarville. Programme du dimanche 23 de 3 heures à 4 h. ½, au kiosque 1. La 82e brigade, défilé avec clairons et tambours A. Tournier. — 2. Le Mal du pays, ouverture Bléger. — 3. La Fête du régent, fantaisie Rivet.— 4. Petite fleur, valse G. Marie.—5. Le Sommeil de Diane, fantaisie Bléger. — 6. Le Ruban rouge, pas redoublé Pontet. Le chef de musique, Bouvret 20 juin 1907 — Union musicale de Jarville. Concert du 20 juin, à 8. h. ¼ du soir, au kiosque, comprenant les morceaux couronnés au concours de Nancy 16 et 17 juin 1. O Ski Fé cho, allegro Mougeot. — 2. Philine, ouverture Boyer. — 3. Marie-Henriette Montagne, prix d'honneur. — 4. Glorieux concours, fantaisie Mougeot. — 5. La fête du Régent Bivet, 1er prix d'exécution. — 6. Triomphe, marche, morceau d'ensemble Millot. Le chef de musique, E. Bouvret 12 avril 1908 — Union musicale de Jarville. Programme du 12 avril, à deux heures et demie, au kiosque 1. Liberté et Patrie, pas redoublé Reyberg. — 2. Les Diablotins, ouverture Bleger. — 3. Valse Printanière Mulot. — 4. Le Mystère, divertissement pour baryton M. Moratin. — 5. Allegro Bleger. Le chef de musique, E. Bouvret. 3 juillet 1909 — Union musicale de Jarville. — Programme du 3 juillet, à 8 heures un quart, au kiosque. — 1. Le Ruban rouge, pas redoublé Pontet. — 2. Sous la tonnelle, ouverture M. Millot. — 3. La Schlucht, valse Toussard. — 4. La Croix du drapeau, fantaisie Bléger. — 5. Les deux ramiers, polka pour 2 pistons ; solistes Spiess et Boiteux Labole. — 6. Allegro Mougeot. Le chef de musique E. Bouvret. 24 juin 1911 — Union musicale de Jarville. — Programme du 25 juin 1911, à 3 heures, au kiosque. 1. Sonnez fort, défilé Mougeot. — 2. Gloria Victis, ouverture Boisson. — 3. Ce que l'on entend dans la forêt, fantaisie Kling.— 4. Mimosa, valse Amourdedieu. — 5. Les Chevrières, fantaisie Mougeot. — 6. Marche du 94e X.... Le chef de musique E. Bouvret. 9 septembre 1911 — Jarville. Union musicale. — Programme du samedi 9 septembre, à huit heures un quart du soir, au kiosque 1. Mes adieux au 63e, pas redoublé Binot. — 2. Les Diablotins, ouverture Bléger. — 3. 1804, marche chantée L. Ganne. — 4. Valse printanière Boisson. — 5. Le Rêve passe, chant patriotique Helmer et Krier. — 6. Défilé du X.... Le chef de musique, Bouvret. 20 juin 1914 — Union musicale de Jarville. — Programme du samedi 20 juin, à 20 heures ¼, au kiosque 1. Salut à toi, allegro Bouchel. — 2. Le Sommeil de Diane, ouverture Bléger. — 3. Moscou, marche Allier. — 4. Valse printanière Boisson.— 5. Les Lauriers de Miltiade, fantaisie Marsal. — 6. Bavard, défilé Millet. Le chef de musique, E. Bouvret. Jarville - Rue des Ecoles future rue maréchal Foch, mairie et écoles de garçons et filles — Rue du maréchal Foch, mairie écoles et kiosque à musique à l'extrémité de la rue, à droite 18 mai 1917 — Le Kiosque à musique sert de point de ralliement pour le casse-pipe suivant ! — Jarville. Classe 19. — Les jeunes gens de Jarville de la classe 19 sont priés de se réunir samedi prochain 19 mai, au café Schmitt, place du Kiosque, Grande-Rue, à huit heures précises, en vue de l'élection d'un comité. Après le conflit, Eugène Bouvret reprend ses concerts sur le Kiosque 29 mai 1920 — Union musicale de Jarville. Programme du 30 mai, à 20 h. 1/2, au Kiosque 1. Marche Italienne Rousseau ; 2. Henriette, ouverture Kelsen ; 3. Les Bords de la Coise, valse Bleyer ; 4. Le sommeil de Diane, fantaisie Bleyer ; 5. Retraite espagnole Girod ; 6. Pariria, allegro Mougeot. Le chef de musique, E. Bouvret. 3 juillet 1920 — Union musicale. Programme du 3 juillet, à 20 heures et demie, au kiosque 1. La Fille du Régiment, allegro avec clairons Donizetti. 2. Arlequine, marche Poncet. 3. Ce que l'on entend dans la forêt, ouverture Kling. 4. Ciao, valse Bouchet. 5. Loin de ma patrie, fantaisie Bidaine. 6. Le Vaseux, défilé X... Le chef de musique, E. Bouvret. 6 août 1921 — Programme du concert du 6 août, à 20 heures et demie, au kiosque, par l'Union musicale 1. Marche des Avions Billaut. 2. Simla, allegro Baër. 3. Langage des Fleurs, valse Putz. 4. Sifflez, Pierrettes, polka Popy. 5. Jour de Fiançailles, fantaisie Bidaine. 6. Alsace-Lorraine, défilé Ben-Tayoux. Le chef de musique, Bouvret. L'Union musicale, toujours très flattée de voir ses concerts suivis par un public nombreux et sympathique, ose espérer que, pendant l'exécution des morceaux du programme les jeux tapageurs des enfants cesseront ; elle compte sur les parents de ceux-ci pour obtenir le résultat recherché. 21 mai 1924 — Union Musicale de Jarville. Concert du 21 mai, à 8 h. 30, au kiosque. Programme 1. Le Drapeau de la Paix Millot ; 2. Les premières feuilles, ouverture Mougeot ; 3. Valse printanière Boisson ; 4. Etoile, fantaisie Augé ; 5. Jarville-Marche Toussard ; 6. Altierre, pas redoublé Andrieu. Le chef de musique E. Bouvret. 3 juillet 1925 — Programme de la Fête nationale du 14 juillet à Jarville — 13 juillet. Grande retraite aux flambeaux avec le concours des sociétés locales. 20 h. à 21 h. Concert au kiosque, suivi de bals populaires ; illuminations. — 14 juillet. Réveil en fanfare par les trompettes et cors de chasse. Sonnerie de cloches. 10 heures départ des courses cyclistes organisées pour les deux sexes. Nombreux et divers prix, espèces et nature. 11 h. 30 Apéritifs-surprises, avec le concours de l'Union musicale. De 14 à 19 heures Courses à pied, en sac, en échasses et nombreuses et diverses attractions pour les deux sexes, avec avalanche de prix. Mât de cocagne devant l'hôtel de ville. 20 heures 30 Grand bal populaire, salle de la Poste. A l'issue de ce bal, distribution des prix. 14 juillet 1929 — Fête nationale, concert sur le Kiosque de Jarville — Samedi 13 juillet A 18 heures sonnerie de cloches. A 20 h. 30 retraite aux flambeaux par la clique des Chasseurs Jarvillois. A 21 h. 30 concert au kiosque à musique, par l'Union Musicale de Jarville. Après le concert, grand bal populaire place de la Gare. — Dimanche 14 juillet A 6 heures sonnerie de cloches ; réveil en fanfare par la clique des Chasseurs Jarvillois. A 8 heures remise de bons et de secours aux indigents de la commune. A 9 heures course cycliste de 25 km. environ, réservée à tous les coureurs amateurs habitant Jarville. Les inscriptions seront reçues chez M. Berg, marchand de cycles, Grande-Rue, jusqu'au 13 juillet. Rassemblement des coureurs devant le n° 9 de la Grande-Rue, à 8 h. 45. Le départ de la course sera donné à 9 heures, route de Fléville, et l'arrivée sera jugée au lieudit Haut de la Côte ». A 10 h. 45 à la mairie, distribution des prix de la course cycliste. A 11 heures apéritif concert au kiosque à musique par l'Union Musicale de Jarville. A midi sonnerie de cloches. A 14 heures 30, devant la mairie jeux divers réservés aux enfants. A 16 heures, course pédestre, tour de Jarville, 4 km. environ. A 18 heures sonnerie de cloches. 15 et 16 août 1931 Fête patronale organisée dans les dépendances de la menuiserie René Varry 14 août 1931 — Annonce de la fête. — La fête patronale de Jarville aura lieu les samedi 15, dimanche 16 et lundi 17 courant, à son emplacement habituel. Bon nombre de forains y ont pris place, avec des attractions variées balançoires, tirs, confiseries, etc., feront la joie des petits et des grands. Un superbe bal entièrement couvert, avec un orchestre choisi, aura lieu dans les nouvelles dépendances de l'atelier de menuiserie de M. Varry René, industriel et adjudicataire de la fête. Une buvette bien achalandée y sera installée. Les jeunes gens seront certains de pouvoir s'y divertir. Le meilleur accueil leur sera réservé. 20 août 1931 — Compte rendu de la Fête patronale — La fête patronale, qui a eu lieu les 15 et 16 courant, malgré le mauvais temps, a attiré de nombreux promeneurs. Aussi les forains on et eu pleine satisfaction. Le bal, qui se tenait dans la nouvelle salle superbement décorée dans les nouveaux bâtiments de M. Varry, se trouvait un peu petite, vu les nombreux couples de danseurs. Une organisation des plus parfaite a permis que ces deux jours de fête se déroulent dans la gaieté, dans l'ordre et le calmé les plus absolus, à. la satisfaction de toute la société. Aussi M. René Varry, le sympathique et diligent organisateur et adjudicataire de la fête patronale n'a rien négligé pour sa réussite. Les jeunes gens fervents de la danse, ainsi que les familles désireux de se divertir pourront encore s'en donner à coeur joie en se donnant rendez-vous samedi soir, à 20 h. 30, dimanche en matinée à 14 h. 30 et en soirée à 20 h. 30. 22/11/1937 — Fête de la Sainte-Cécile, concert de l'Union musicale — Union musicale de Jarville. Fête de la Sainte-Cécile. A l'occasion de la fête traditionnelle de la Sainte-Cécile par l'Union musicale de Jarville, une messe solennelle en musique sera célébrée dimanche 28 novembre, à 11 heures, en l'église du Sacré-Coeur de Jarville. Sermon par M. l'abbé Halin. La quête, au profit dé la Société, sera faite par Mme Reboursin côté de l'épitre et par Mme Hingray côté de l'évangile. Voici le programme qui sera exécuté par l'Union musicale au cours de l'office Gloria, marche, G. Gibau ; Invocation à la Vierge Blanchetot ; Offertoire Bleiger ; Mystère Motha ; Sainte Cécile Bajus. Pendant la communion, un solo de violon sera exécuté par M. Humbert. personnes qui seraient empêchées d'assister à la cérémonie sont priées de bien vouloir adresser leur offrande à l'une des dames quêteuses ou à M. Bouvret, président, 11 rue de la République. A l'issue de la cérémonie, un grand banquet aura lieu à la brasserie de la Belle-Croix. Les personnes qui désireraient y participer peuvent se faire inscrire auprès d'un membre du comité jusqu'au jeudi 25 courant, dernier délai. Seule l'Union Musicale fanfare, fondée en 1903, présidée par Schwach, dirigée par Eugène Bouvret est active à Jarville en 1909. 1 Les essais de la nouvelle ligne de Tramway électrique joignant Maxéville à Jarville, prévus initialement le mardi 22 septembre 1903 sont reportés au jeudi en raison de l'encombrement de la voie. La voie est livrée à l'exploitation le dimanche 27 septembre. Cette ligne est en fait le prolongement jusqu'à Jarville, de celle qui existait depuis 1897 de Maxéville à Bonsecours. Lors de ce prolongement les tarifs sont fixés comme suit Maxéville-Bonsecours 0 fr. 10 ; Bonsecours-Jarville 0 fr. 10 ; Maxéville-Jarville 0 fr. 15. Des indications sont données aux voyageurs pour les voitures ne parcourant pas toute la voie Les voitures faisant le service jusque Jarville, porteront en plus de la plaque de tête, une affiche posée à une glace de chaque côté de la voiture, indiquant que la voiture va à Jarville, et pour la nuit, les hublots au dessus de la marquise de la plate-forme, auront un feu rouge, tandis que pour les voitures n'allant qu'à Bonsecours, ce feu continuera à être blanc. Jarville - Grande rue et Tramway — Kiosque à musique et tramway sur la Grande Rue 2 Les bals et soirées dansantes du Chalet Lorrain de René Varry 15 octobre 1932 — Le bal du Racing-Club Lorrain. Nous rappelons que demain soir a lieu, à 21 heures, la première soirée dansante organisée par notre société locale dans les salons du Chalet Lorrain, 101, Grande-Rue. Cette fête aura lieu sous la présidence d'honneur de M. Moine, maire de Jarville, assisté de ses adjoints, ainsi que de conseillers municipaux. Ils seront reçus à 21 h. 30 par le comité du M. Robert Pantz, retenu par un deuil très récent, sera représenté par son vice-président. Nul doute que ce bal, le premier de ce genre à Jarville, n'attire tous les amateurs de danse et de gaieté, étant donné le programme très intéressant et varié que la commission des fêtes du a mis sur pied avec un soin minutieux. 5 novembre 1932 — Farandoles et danses avec la société de Secours mutuels La Prévoyante. Grande soirée dansante de la Société de secours mutuels La Prévoyante » des Agents des réseaux de l'Est, d'Alsace et Lorraine, et des lignes secondaires. Samedi prochain, 5 novembre à 20 h. 30, a lieu la première soirée dansante organisée par La Prévoyante » des agents des réseaux de l'Est dans les vastes salons du Chalet Lorrain à Jarville, au profit exclusif de la caisse de secours. Cette soirée est placée sous la présidence d'honneur effective de M. Martzlof, président général de la Prévoyante des agents des réseaux de l'Est, d'Alsace et des lignes secondaires. MM. les membres honoraires, actifs, et les amis sont invités à cette soirée ou plus d'une surprise agréable leur est réservée. Danses nouvelles, farandoles, bataille de serpentins, beaucoup de fleurs etc... Un jazz réputé, avec le répertoire le plus varié rehaussera l'éclat de cette fête de famille, avec l'animation qui régnera la gaieté généralisée, il est certain que tous les assistants garderont de la soirée de la belle Prévoyante » le meilleur souvenir, tout en accomplissant une bonne oeuvre. L'entrée est gratuite pour les mamans accompagnant les jeunes filles. Prix d'entrée - Cavaliers 5 fr. - Dames et militaires. - 3 francs. Une tenue correcte est de rigueur. Un service d'autos ou tramways fonctionnera jusqu'à la fin du bal. Jarville - Chalet de Jarville René Varry. Réclames dancing 26 mai et 17 juin 1934 20 août 1933 — Fête patronale de Jarville. Dimanche 20 courant aura lieu la fête patronale à Jarville. Bon nombre de places sont déjà réservées par les forains. Le bal aura lieu dans la coquette salle du Chalet, organisé par M. Varry René, adjudicataire de la fête, qui n'a rien négligé pour sa bonne réussite. 24 mars 1934 — Bal de la mutuelle La Ruche Ouvrière de Lorraine. Le bal de cette mutuelle, à Nancy, a toujours laissé parmi les danseurs et danseuses un souvenir apprécié, qui fait bien augurer du succès que remportera le grand bal de nuit, qui aura lieu samedi 24 mars, à 20 h. 30, dans la salle du Chalet Lorrain, rue de la République, à Jarville. Il est certain que ce bal mutualiste, puisqu'il est donné au profit des oeuvres sociales de cette société maladie, maternité, décès, etc., rencontrera auprès de la population jarvilloise et des environs le meilleur accueil. Le comité des fêtes n'a rien négligé, et c'est enchanté que tous se quitteront à une heure avancée de la nuit, heureux d'avoir passé une bonne fête familiale, pleine d'entrain et de gaieté, qui fera plaisir à tous. Le propriétaire du Chalet Lorrain, qui ne néglige rien pour sa fidèle clientèle, a mis sur pied un orchestre de premier ordre. Pendant cette soirée, distribution de fleurs, cotillon, surprises, etc. Les prix sont à la portée de tous cavaliers, 4 francs ; dames, 3 francs. Les mamans accompagnant leurs demoiselles auront l'entrée gratuite. 1er avril 1939 — Grand bal du footbal-Club Jarvillois. Le football-Club local organise une grande soirée dansante, samedi 1er avril, dans les salons du Chalet Lorrain. Cette grande manifestation de la danse est assurée d'obtenir son succès habituel, le comité organisateur ayant réglé avec la plus grande attention tous les petits détails de façon à contenter les plus difficiles. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique mer. 23 mai 2018 1934 JEGUN - Allées Gambetta et Kiosque GERS Le Comte d'Armagnac, Bernard IV vers 1120-1193, fait fortifier aux alentours de 1180 la ville de Jegun, aménagée en bastide, de forme rectangulaire. Une tour domine ses murailles ; quatre portes monumentales sont disposées sur chacun des côtés de l'enceinte, au débouché des deux rues médianes. Ces fortifications sont démantelées au XVIIe siècle, laissant subsister quelques vestiges des portes. Au XIXe siècle, l'avant de la bastide, hors les murs, est appelé les Quinconces, constituant une promenade plantée d'arbres, bordée par un muret. La vaste esplanade située en contrebas de ce muret est consacrée au foirail et aux marchés jegunois. Plan de Jegun en 1828 Ces foires et marchés, fixés à Jegun depuis 1391 et confirmés en tant que coutumes en 1576, 1604 et 1609, sont, au XVIIIe siècle, définitivement réglementés par les quatre consuls jegunois qui administrent la cité le marché est tenu tous les jeudis sous la halle et sur la place publique et quatre foires annuelles sont autorisées lors de la St Georges, St Abdon, St Michel de septembre et St André. Les consuls, qui ont, suprême honneur, le droit de porter chaperon et robe longue moitié rouge et moitié noire, jouissent et possèdent de tout tems les patus appelés à l'Estrade, où l'on tient les foires, confrontant avec les fossés qui entourent la ville et les patus joignant ladite ville. En 1830, si le marché hebdomadaire reste inchangé, les foires annuelles sont, quant à elles, maintenant au nombre de neuf les 5 janvier, 13 février, 8 avril, 23 mai, 30 juillet, 31 août, 21 septembre, 3 novembre et 1er décembre. Les Quinconces sont réaménagés en 1902-1905 les murets de pierre qui surplombent le foirail sont remplacés par une suite de balustres de pierre. Les quinconces sont, dans le même temps, rebaptisés Allées Gambetta. Jegun - Les Quinconces, futures allées Gambetta — Balustres des Allées Gambetta, Kiosque à musique La Société Musicale de Jegun, également appelée Fanfare municipale, est active dès avant 1893, à la tête de 23 musiciens dirigés par Luigini. Elle donne ses concerts sur la commune et participe à des festivals régionaux, notamment à Mirande, lors d'un festival du 13 août 1899. En 1909, Luigini cède sa place à Campistron. Une seconde formation musicale est également créée vers 1910 la Lyre Jegunoise. C'est probablement à la suite de cet afflux de musiciens que la municipalité décide d'ériger un Kiosque sur les Allées Gambetta en 1910. Il est inauguré lors d'une fête durant trois jours, du 3 au 5 septembre 1910 Ce Kiosque, de forme octogonale, muni d'un escalier de cinq marches, est tout d'abord dépourvu de toiture. Celle-ci sera construite quelques temps après. Son soubassement est en pierre, son garde corps est en fer forgé. Après le conflit de 1914-1918, un monument aux morts est édifié dans les années 1920, sur la place du foirail, en face du Kiosque à musique des Allées Gambetta. Il semble bien que la musique de Jegun ait été décimée pendant la guerre une plaque en Hommage à nos chers musiciens Léopold Sérès, Roger Laffitan et Aimé Pérès morts pour la France, est spécialement agrafée sur le monument. Jegun - Place du Foirail et Monument au morts 1914-1918 A noter que notre documentation sur les prestations musicales réalisées à Jegun ne nous sont pas parvenues, faute de l'indisponibilité des publications sur la presse locale jegunoise. En outre, les archives de Jegun ont été détruites lors de l'incendie de l'Hôtel de Ville dans la nuit du 3 au 4 janvier 1841. Nous avons eu par une chance inespérée — mais après de longues recherches... —, dégoté le détail du programme de la fête de l'inauguration du kiosque que nous publions in extenso. Au conseil municipal du 10 mars 2016, la commission des travaux a décidé de confier à un architecte, l'étude de la réfection du kiosque à musique et et des balustres des Allées Gambetta... Kiosque toujours en place. Kiosque à musique de Jegun, aujourd'hui 1/3 — 2/3 — 3/3 Allées Gambetta de Jegun, Kiosque à musique et foirail, aujourd'hui 1/2 — 2/2 Monument aux morts de 1914-1918, place du foirail, aujourd'hui publié par JeanMarc Mer 23 Mai 2018 1902 27 au 30 septembre 1902 — Grandes fêtes de Jegun ; jeux divers, concerts sur la promenade... — Grandes fêtes de Jegun. Voici le programme des fêtes qui auront lieu dans notre ville les 27, 28 et 29 septembre Samedi 27 septembre, à 9 heures du soir, salves d'artillerie, retraite aux flambeaux par la musique. Dimanche 28 septembre, à 8 heures du matin, distribution de secours aux indigents à 2 h. ½, sur l'hippodrome de Lescout, grandes courses de chevaux francs de prix ; à 8 heures du soir, illumination générale de la ville de 9 à 10 heures du soir, sur la promenade, concert festival par la musique, feu d'artifice bataille de confetti ; à 10 heures, grand bal public. Lundi 29 septembre, de 8 heures à 11 heures du matin, sur les boulevards et la promenade, courses aux ânes, jeux divers ; à 3 heures du soir, reprise des jeux ; à 4 heures, courses de bicyclettes régionales et locales. Les prix seront donnés ultérieurement par les journaux ; à 3 h. 30, sur la promenade, concert par la musique ; illumination, ascension de six ballons Montgolfières, bataille de confetti ; à 10 heures, grand bal champêtre. Mardi 30 septembre, à 8 heures du soir, sur la promenade, concert par la musique, grand bal champêtre. Avis. — Pour répondre aux voeux de MM. les forains. la commission a décidé que toutes les fêtes de nuit auraient lieu exclusivement sur la promenade afin de maintenir le public devant leurs établissements. Les emplacements seront gratuits pendant toute la durée des fêtes. 31 août 1910 — Programme de l'Inauguration du Kiosque à musique des 3, 4 et 5 septembre 1910 JEGUN. — Grandes fêtes. Voici le programme des fêtes qui auront lieu les 3, 4 et 5 septembre Première journée. — Samedi 3 septembre — à 4 heures du soir, salves d'artillerie annonçant les fêtes. — à 9 heures, retraite aux flambeaux par la Société musicale. Deuxième journée. — Dimanche 4 septembre — à 5 heures du matin, salves d'artillerie. — à 2 heures de l'après-midi, brillant défilé par la Lyre Jegunoise. — à 2 h. 30, sur l'hippodrome de Lescout, courses de chevaux, frs de prix ; 48 engagements. — à 8 heures du soir, embrasement de la ville et des allées Gambetta. — à 9 heures, grande fête de nuit ; feu d'artifice ; concert offert par la Société musicale pour l'inauguration de son kiosque ; bataille de confettis, fête foraine. — à 10 heures, grand bal champêtre, brillant orchestre. Troisième journée. — Lundi 5 septembre — de 9 à 11 heures, courses et jeux divers dans la Grand'Rue. — à 2 heures du soir, au théâtre de la Nature parc du Bastion ; grande fête de gala, avec le concours d'artistes des principaux concerts de Marseille et Paris. — à 8 heures du soir, illuminations, fête foraine, concert offert par la Société musicale. — à 10 heures, grand bal champêtre ; à minuit, ascension d'un superbe ballon. — à 2 heures du matin, salves d'artillerie clôturant les fêtes. Si les musiciens de Jegun sont avares d'informations à Jegun, il n'en est pas de même des organisateurs des foires et marchés qui, régulièrement, donnent la température de la vie sur le foirail et sur la halle. 12 septembre 1904 — Jegun. Voici les cours pratiqués à notre foire, qui avait attiré beaucoup de monde Halle aux grains. — Blé de 16 à ; avoines de 7 ; maïs de 13 à 14 ; sorgho 9 ; le tout l'hectolitre. Marché couvert. — Poulets de 2 à ; poulardes de à ; poules de 5 à ; dindons de 7 à 10 ; canards de à 5 ; pigeons communs ; pigeons parisiens à le tout la paire. Lièvres de 5 à ; Lapins domestiques à ; perdreaux de à à la pièce. Œufs la douzaine. Porcs. — Nourrissons de 15 à 25 ; poulets d'élevage de 40 à 60 francs pièce, suivant taille et qualité. Bestiaux. — Le foirail, bien approvisionné, a donné lieu à d'importantes transactions, aux cours du dernier marché. Gros attelages de travail de 900 à ; breaux de 650 à 800 fr ; vaches de 500 a 600 francs ; génisses de 380 à 500 ; le tout la paire. 8 février 1912 — Jegun. Foire du 8 février. — Voici les cours pratiqués à notre foire de jeudi, qui a été très belle. Volaille aux grains. — Pas de variations sur les derniers cours. Marché couvert. — Poulets, de 3 à 5 fr. ; poules de 5 à 7 fr.; dindons, de 15 à 20 fr. ; dindes, de 10 à 15 fr. ; chapons, de 8 à 11 fr. ; pintades, de 5 à 6 fr. ; pigeons, de à 2 fr. ; le tout la paire ; lapins domestiques, de à ; lapins reproducteurs, de à 3 fr. la pièce; œufs, la douzaine. Porcs. — Nourrissons, de 40 à 60 fr. pièce ; porcs gras, le kilos, poids mort. Veaux. — Veaux de houcherie, de 1 à le kilo. Moutons. — Cours stationnaires. Bétail. — Au foirail, bien approvisionné, les cours se sont maintenus très fermes, avec tendance à la hausse, gros attelages, de à fr., moyens, de à fr. ; breaux, de 800 à 950 fr. ; vaches, de 600 à 800 fr.; génisses, de 400 à 550 fr. la paire. 4 avril 1913 — Jegun. Foire du 29 mars. Voici les cours pratiqués Bœufs gras de travail, à fr. ; vaches, 800 à fr.; génisses, 500 à 650 fr. ; bouvillons, 600 à 700 fr. le tout la paire. Une quinzaine de veaux se sont tous vendus à raison de 1 à le kilo, poids vif. Vente très ferme. Halle à la volaille. — Vente active poules, 6 à 7 fr. ; pigeons, 1 a 2 fr. ; poulets, 6 à 7 fr. ; pintades, ; dindons, 13 à 14 fr. jusqu'à 16 fr., la paire. Lapins domestiques, à et 2 fr. pièce. Les œufs, la douzaine. Blé, 23 fr., les 81 kilos ; avoine, 11l à maïs, 16 à 17 fr. Foirail aux brebis. — Vente médiocre, peu d'animaux amenés. Jegun - Balustres des allées Gambetta, vue sur la place du Foirail et l'Eglise — Place du foirail et Eglise Sainte-Candide Une seule formation musicale active à Jegun en 1909 la Fanfare Municipale, dirigée par Campistron, avec 23 exécutants. La Lyre Jegunoise qui a participé à l'inauguration du kiosque à musique en 1910, n'a pas laissé d'autres traces... Carnaval du Mardi-Gras à Jegun vers 1945-1950 Archives du Gers 1/2 — 2/2 JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique ven. 25 mai 2018 1925 JEUMONT - La Grand'Place NORD C'est au XIIIe siècle qu'un château est édifié à Jeumont sur la Sambre par le maître des lieux, également seigneur de Barbençon — Barbanchon. Comme tant d'autres monuments, la période révolutionnaire sera fatale au manoir. Ruiné et dépecé, ses pierres sont vendues en 1820, il ne reste qu'une tour en ruines et un puits. Au vu de son emplacement et de ses quelques vestiges, il appert que ce domaine castral possédait également des dépendances contiguës, et la Place Communale située en prolongement du château devait vraisemblablement en faire partie. Cette place est nommée, avant 1845, place du Jeu de Balle. Plan de Jeumont en 1845 et agrandissement place du Jeu de Balle Dès la belle saison, les jeumontois, très friands du Jeu de Balle, organisent des tournois mémorables sur la Place avec les équipes de la région, au milieu d'un public considérable. De nombreuses équipes participent à ces luttes très appréciées et commentées par les amateurs. Ainsi, Jeumont reçoit ou se rend, selon les calendriers, à Anzin, Valenciennes, Bruxelles, Wasmes, Charleroi, Denain... Jeumont - Jeu de balle et quelques tournois Le Jeu de Balle, tout en éclipsant sensiblement les autres activités jeumontoises, n'empêche cependant pas la tenue de la ducasse annuelle de novembre, de la fête patronale de la mi septembre, et la représentation de concerts. De longue date, des formations musicales voient le jour le 27 avril 1842, un corps de musique est déjà attesté à Jeumont, chargé d'accueillir par des morceaux d'harmonie, l'archevêque de Cambrai Pierre Giraud. Le dimanche 3 août 1862, un festival musical regroupant une vingtaine de formations musicales est organisé à Jeumont. C'est cependant la création des fabriques de glaces de Jeumont et de Recquignies, annoncées le 10 mai 1857 et ouvertes dans les mois qui suivent, le long des quais de la Sambre, qui vont donner un coup de fouet aux musiciens jeumontois. L'Harmonie de la manufacture des Glaces de Jeumont, parrainée par les dirigeants de la Glacerie jeumontoise, est fondée avant 1865 lors du concours international de Cambrai des 20 et 21 août 1865, appelée Société philharmonique de Jeumont, elle remporte dans la section des Harmonies, le premier prix en troisième division et le prix de Solo. Puis on la voit participer au Grand concours musical de Douai des 11 et 12 juillet 1869. Passée dans la section de première division, l'Harmonie de la manufacture des Glaces de Jeumont se présente au grand concours musical du Cateau le 26 août 1877 où elle obtient le 1er prix ascendant d'exécution et le prix de soli, après un concours des plus brillants avec des commentaires élogieux nos sincères félicitations à cette excellente musique, que nous avons connue à sa naissance, et qui est devenue une des meilleures de la région. Son exécution au Cateau a été très remarquée. Georges Despret 1862-1952 qui a pris les rênes de la Glacerie en 1884, suivant les préceptes du paternalisme industriel, va même jusqu'à faire édifier un Kiosque à musique dans l'enceinte des usines jeumontoises mille huit ouvriers sont répartis sur les usines de Jeumont et de Recquignies. Le 1er juin 1895, M. Maisonneuve, reporter envoyé par le journal La Science illustrée pour visiter les Glaceries de Jeumont, nous rapporte Jeumont, que nous avons visité sous la conduite de son aimable et hospitalier directeur, M. Despret, présente une interminable série d'ateliers, de fonderies, de magasins ; il y a de tout... même un kiosque où une excellente musique, uniquement recrutée parmi le personnel de l'usine, donne concert... c'est un monde ! Nous n'avons malheureusement aucun cliché de ce premier kiosque à musique jeumontois... Jeumont - Entrée des Glaceries ; le premier kiosque à musique de Jeumont y était installé — Ruines des glaceries en 1918 Entre temps, en 1880, la Fanfare communale est créée par Auguste Marchal 1842-1898, maire de Jeumont. En mai 1882, participant au concours international musical de Saint-Quentin, elle remporte, en 3e division, le 1er prix de lecture à vue, le 2e prix d'exécution et le 3e prix de soli. Peu après la fanfare, en octobre 1881, c'est au tour de l'Union Chorale, avec sa quarantaine de musiciens, de venir donner de la voix. En 1898, la Fanfare fusionne avec l'Harmonie de la manufacture des Glaces, donnant naissance à la Philharmonie, rebaptisée en 1913 Harmonie municipale. La Place du Jeu de Balle, appelée maintenant la Grand'Place, est choisie par la municipalité pour édifier un Kiosque à Musique communal. Construit vers 1903 à l'extrémité de la place, il est de forme octogonale, sa toiture en zinc, ornée d'un lambrequin de bois découpé, repose sur des colonnes de fonte ; le soubassement en pierre est surmonté d'un garde corps en fer forgé. Jeumont - Kiosque à musique — Grand'Place et Kiosque Jeumont reçoit bien entendu la visite non souhaitée des allemands d'août 1914 à octobre 1918, à l'issue de laquelle, ceux-ci procèdent à la destruction de la gare pendant deux jours, provoquant l'anéantissement de la Glacerie, toute proche, et la disparition, par voie de conséquence, du premier Kiosque à musique des usines. Ladite Glacerie sera réhabilitée en partie en 1920, mais fermera définitivement ses portes en 1937. Le jeu de balle n'a pas survécu à la guerre, le football est passé par là... La société Philharmonique tout comme l'Union Chorale ont quant à elles repris leurs activités et ont fusionné, comptant ensemble 97 chanteurs et musiciens lors de leur cinquantenaire du 14 juin 1931. Elles sont toujours en activité à ce jour. Le Kiosque à musique a été supprimé par la municipalité dans les années 1960, sans publicité ni raison. La Grand'Place, dite du Jeu de Balle, est devenue la place de la Résistance. Kiosque supprimé. voir ici place du Jeu de Balle devenue place de la Résistance, sans le Kiosque, aujourd'hui.1/2 — 2/2 publié par JeanMarc Ven 25 Mai 2018 1735 3 août 1862 — Du beau monde au Festival musical de Jeumont ! — C'est le dimanche 3 août 1862 qu'a lieu à Jeumont un festival auquel prendront part les musiques de Haumont, Ferrières-le-Grand, Bousignies, Recquignies, Lobbes, Maubeuge, Cousolre, Floreffe, Sivry, Landrecies, Solre-le-Château et Berlaimont. La Compagnie du chemin de fer du Nord a accordé à cette occasion, un train spécial qui partira de Landrecies vers Jeumont, à dix heures du matin et qui repartira de Jeumont pour Landrecies à minuit. 16 juin 1881 — Deux duellistes sur le Jeu de Balle de Jeumont, mais pas les mêmes balles ! — Une rencontre au pistolet ayant été décidée entre M. Casimir de Corvin-Piotrowski et M. Théodore von Bernhardi, rendez-vous a été pris pour deux heures de relevée, le 16 juin 1881, à Jeumont. Suivant les conditions arrêtées, les combattants, séparés par une distance de quinze pas, devaient tirer de pied ferme au commandement, chacun deux balles neuf secondes. Chaque adversaire devait tirer deux balles. Au premier échange de feu, M. T. von Bernhardi ayant été gravement blessé, le combat a dû être arrêté. Le duel a eu lieu d'une manière parfaitement loyale. En foi de quoi, les témoins ont signé et livré à la publicité le présent procès-verbal. Jeumont, le 16 juin 1881. Pour M. C. de Corvin-Piotrowski, S. de Rozwadowski. 13 avril 1884 — La Fanfare communale et l'Union Chorale en concert — A l'occasion de l'inauguration de la nouvelle salle de la Mairie de Jeumont qui doit avoir lieu le 23 mars, les sociétés la Fanfare communale et l'Union chorale donneront ensemble un concert suivi d'un bal. 22 mai 1884 — Michel Vanremoortel *, chef de l'Harmonie de la manufacture des Glaces de Jeumont, compositeur à ses heures, très apprécié. — Jeumont. Nous avons eu déjà à maintes reprises l'occasion de féliciter M. Michel Vanremoortel, qui dirige si brillamment la musique de Jeumont ; le plus bel éloge que nous pouvons lui adresser aujourd'hui, est de citer les lignes suivantes, extraites d'un journal belge Un de nos compatriotes vient de remporter une victoire éclatante et haut la main au concours de composition musicale à Paris. M Vanremoortel, bien connu par son talent de directeur et de compositeur, a obtenu les trois premiers prix dont un spécial hors concours pour une composition reconnue œuvre remarquable et essentiellement artistique. Les décisions de ce concours ont été prises par un jury composé d'illustrations artistiques, professeurs au Conservatoire de Paris, présidée par M. Jules Massenet, membre de l'Institut. Le lauréat qui vient de remporter ce brillant succès et d'honorer si vaillamment son pays, a eu à lutter contre 151 concurrents français, belges, italiens, suisses, alsaciens-lorrains, etc. » * Michel Vanremoortel Binche 1842-1904 Bruxelles, chef d'orchestre belge, a laissé derrière lui plusieurs compositions reprises par de multiples interprètes et a dirigé un grand nombre de sociétés musicales l'Harmonie des Glaces de Jeumont, l'Harmonie d'Hautmont, la Fanfare d'Onnaing, la Fanfare municipale de Maubeuge, l'Harmonie de Quaregnon, la Société Royale Harmonie de Pâturages, la Fanfare de Houdeng-Goegnies, la Fanfare Royale Phalange artistique de Bruxelles ; la Société royale des Chasseurs de Binche... 29 juillet 1883 — Vanremoortel et sa Société Philharmonique de la manufacture de glaces de Jeumont en concert sur la place Verte de Valenciennes — Concert donné au profit de la Caisse de secours aux blessés militaires, par 1a Société Philharmonique de la manufacture de glaces de Jeumont sous la direction de M. Vanremoortel, le dimanche 29 juillet 1883, à 7 heures ¼ du soir, sur la Place Verte. Programme Première partie. 1. Marche militaire. — 2. Ouverture de Lara, Maillart, arrangée par Vanremoortel. — 3. Scènes napolitaines, Massenet. — 4. Boléro, Vanrenmoortel. Deuxième partie. 1 Marche aux flambeaux, Meyerbeer. — 2. Marche funèbre d'une marionnette, Gounod. — 3. Grande fantaisie sur Hamlet, A. Thomas. — 4. Valse du Sommeil, Appitius. Prix d’entrée 50 centimes. La réception de la Société philharmonique aura lieu à l'Hôtel-de-Ville, le dimanche 29 juillet, à cinq heures du soir. L'entrée se fera par la porte Ferrand. 4 juillet 1889 — La société Chorale de Jeumont remporte deux prix au concours de Montmorency — Maubeuge. Les espérances qu'on avait fondées sur le succès de la fanfare du Tilleul au concours de Montmorency n'ont pas été déçues cette société a remporté tous les premiers prix en excellence. La Société chorale de Jeumont, dirigée par M. Guillot, chef de l'Orphéon de Maubeuge, a obtenu deux premiers prix au même concours. 14 septembre 1903 — Concerts sur la Grand'Place, à l'occasion de la fête communale — Jeumont Nord. A l'occasion de la fête communale de Jeumont, des concerts ont eu lieu sur la Grande-Place avec beaucoup de succès. Avaient adhéré à cette fête les sociétés suivantes Harmonie de Jeumont, directeur M. Deneufbourg ; Symphonie de Jeumont, directeur M. A. Deneufbourg ; fanfare de Villers-Sire-Nicolle, directeur M. Colot ; Union chorale de Jeumont, directeur M. Riquier ; harmonie de Marpent, directeur M. A. Froment. Jeumont - Jeu de balle et kiosque à musique — La Grand'Place et le Kiosque Le Jeu de Balle reste la principale attraction jeumontoise sur la Grand'Place 19 octobre 1884 — Jeumont. On annonce à Jeumont, pour le dimanche 19 octobre, à une heure et demie de relevée, une grande lutte au jeu de petite balle au tamis, offerte par la commune aux parties de Charleroi et de Silly. Le prix consiste en une somme de 150 francs en espèces. 9 mai 1891 — Raismes. Résultat du jeu de balle de jeudi dernier Etaient engagées, Valenciennes, Framerîes, Bruxelles et Jeumont. Frameries a remporté le 1er prix et Bruxelles le second. 13 septembre 1894 — Valenciennes. Beaucoup de monde place Verte, lundi, pour le jeu de balle une lutte épique entre les Rouges de Jeumont et les parties de Valenciennes. Jeumont a d’abord vaincu Valenciennes, et Valenciennes a fini par l'emporter tout de même. 15 septembre 1894 — Valenciennes. Dimanche prochain à 1 h. ½, place Verte, lutte internationale entre Ath Corbeau et Valenciennes Cressin. Lundi Grande lutte internationale entre Fontaine-Lévêque Lechien ; Jeumont-Les Rouges Ruelle ; Valenciennes Cressin ; Wasmes Druarl. 13 juillet 1913 — Jeumont. Dimanche 13, à 3 heures. Grand défi entre les fortes Sociétés rivales Française de 1re catégorie Jeumont Les Rouges Lebrun-Poirette et Valenciennes Adonis-Thibault. 10 août 1913 — Anzin. Jeumont Lebrun et Valenciennes Adonis. — Les Jeumontois triomphent par 13 jeux à 11. Tous les jeux sont disputés avec acharnement, jusqu'au moment où les deux équipes comptent chacune 11 jeux. A la suite d'une discussion, pour une balle condamnée en faveur de Jeumont, le jeu est arrêté pendant un quart d'heure. A la reprise, Jeumont enlève les deux derniers jeux et la victoire. Lebrun a très bien joué, mais a manqué de tact envers le public qui a conservé, de ce brillant athlète, une impression plutôt mauvaise. 17 août 1913 — Hénin-Liétard. Valenciennes Adonis et Jeumont Lebrun. — Valenciennes bat Jeumont par 13 jeux à 6. Lutte assez terne, par suite de la belle forme des Valenciennois. Adonis et Thibaut ont chassé supérieurement du petit et du grand milieu. Thibaut a livré 6 balles au-dessus de la tribune, du fond. Il est toujours le roi des livreurs. Dans Jeumont, rien de transcendant, à part Lebrun qui joue toujours bien. Les autres auraient pu mieux faire. 12 septembre 1913. La saison du jeu de Balle 1914 annoncée pour Jeumont-Anzin-Valenciennes-Denain tournera court ! — Jeu de balle. Les parties de première catégorie. On annonce la formation, dans notre région, de plusieurs parties de première catégorie pour la saison 1914. On comptera, en effet, pour le jeu de balle au gant, l'année prochaine, au moins quatre parties françaises. Jeumont jouera avec Emile et Adelson Poirette, Ricard, Lebrun et Michot, le gaucher de Villers-Saint-Ghislain. Anzin jouera avec Deham, Jules Corbeau, Bollet et Dogot. Valenciennes avec Adonis Hubert, Emile Corbeau, Appolinaire Hubert, Regnart et Thibaut. Denain avec Jef Claessens, Jaspart, Albert Carrez, Roch Marchand et Achille Castelain. Enfin, on parle également de la formation prochaine d'une forte partie de première à Hénin-Liétard avec les frères Vaillant, Gaston Corbeau et deux forts joueurs belges. Sociétés musicales actives à Jeumont en 1909 Union chorale chorale, président Dr Delbreil, direction Riquier, 35 exécutants ; Harmonie communale philharmonique, fondée en 1880, direction Alphonse Deneufbourg, 50 exécutants. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique mar. 29 mai 2018 1538 JOIGNY - Promenade du Midi YONNE La ville fortifiée de Joigny fait démanteler ses remparts au XVIIIe siècle. L'enceinte sud, le long de l'Yonne, est démolie à partir de 1750, libérant des terrains que la commune affecte à l’édification d'une caserne de cavalerie, dont l'architecte Charles-Axel Guillaumot 1730-1807 est chargé de la construction ; les travaux, adjugés le 3 mai 1757 aux entreprises Christophe et Collignon pour livres, sont achevés en 1762. Face à cette caserne appelée quartier Dubois-Thainville, d'une longueur de deux cents cinq mètres, les quais sont nivelés et aménagés dans le même temps la partie située au bord du fleuve est, dès la fin du XVIIIe siècle réservée au Champ de Foire ; l'espace longeant la caserne et le quai de Saint-Florentin sont plantés de tilleuls, devenant la Promenade des Quinconces. Dans le prolongement de celle-ci, le long des rives de l'Yonne, une longue allée rectiligne de mille trois cents mètres est plantée d'une quadruple rangée d'arbres, appelée la Promenade du Mail. Laurent-Pierre Bérenger 1749-1822 dans son Voyage de Paris à Marseille par la Bourgogne de 1787, comparant Sens à Joigny, nous avoue sa préférence pour la seconde j'aimerais mieux habiter la jolie petite ville de Joigny ; elle est propre, bien déployée, bien entourée, embellie de casernes, et précédée d'un pont et de quelques allées qui font un très aimable effet. Plan de Joigny en 1823 Les Quinconces sur le plan napoléonien de 1823 sont donc tels que Bérenger les apprécie en 1787. Grâce à la société d'agriculture de Joigny créée en 1846, les foires et comices agricoles se développent considérablement et, régulièrement, concours et expositions assortis de concerts et de fêtes sont organisés sur le Champ de Foire, également appelé Champ de Manoeuvre, et sur la Promenade du Midi, nouveau nom donné aux Quinconces dès 1860. La Promenade dite du Chapeau, située sur la rive gauche, en traversant l'Yonne, est également sollicitée pour les expositions d'horticulture, de machines et instruments agricoles ou de bétail. Invariablement, les concours sont accompagnés d'un carrousel et des musiques militaires, se poursuivent par des discours, des remises de prix et de médailles, puis par un grand banquet donné dans la halle au blé ; des illuminations sont données sur la Promenade du Midi ; des baraques foraines et jeux sont installés sur ladite promenade ; la fête se termine par un concert et un bal public. Fondée en 1849 par Eugène Delaporte, la Fanfare de la ville de Joigny participe aux foires joviniennes, à la fête patronale de la Saint-Jean et aux diverses fêtes yonnaises, notamment à l'inauguration de la fontaine publique de Cerisiers le 9 septembre 1866 ou encore le 6 septembre 1868, au concours musical de Brienon. Lors de celui-ci la musique jovinienne, dirigée par M. Roville, change pour quelques temps sa dénomination, devenant la Fanfare Sainte-Cécile de Joigny. Roville, accompagné de Viollet, musiciens émérites de Joigny, sont, pendant plusieurs décennies, appelés pour organiser les festivités musicales, dresser les estrades, installer les illuminations et décorations d'ambiance dans toute la région. On les voit ainsi aux concours agricoles et musicaux de Saint Julien-du-Sault le 25 août 1872, à Aillant le 7 septembre 1873 où ils dirigent l'orchestre et président aux illuminations avec le goût et le talent qui leurs sont connus, à Joigny les 25 et 26 juin 1876 où ils gèrent les bals et lancent un splendide embrasement du pont par les feux de Bengale, à Charny le 1er juillet 1877, à Cerisiers le 2 juin 1878, à Brienon, les 29 et 30 août 1880... La Fanfare de la Ville de Joigny est dirigée en 1876 par Cochard ; en juillet 1881, appelée désormais la Lyre Jovinienne depuis avril 1879, M. Davoine en prend la baguette. En 1882, la municipalité jovinienne, emmenée par Henri Bonnerot 1838-1886, maire de 1871 à 1886, décide de faire édifier un vaste marché couvert de 1800 m² à structure métallique sur la Promenade du Midi. Le dépôt des offres pour l'adjudication des travaux est fixé au 1er janvier 1883. L'axe longitudinal de cette Halle devra correspondre à celui de la grande allée du milieu de la promenade ; quelques dizaines de tilleuls du Mail seront sacrifiés à cette occasion. Les travaux sont adjugés à l'entreprise tenue par les frères Moreau qui s'engagent à livrer la construction le 1er juillet 1884. Le décompte définitif des travaux n'est établi, après une longue procédure auprès de la ville de Joigny, que le 18 juin 1887 et s'élève à fr. 52. En outre, la commune est condamnée, en même date, à payer aux frères Moreau, francs au titre du préjudice qu'ils ont subi en raison des retards apportés au chantier dus à la modification des plans initiaux ; de plus la ville de Joigny est condamnée à verser deux indemnités aux entrepreneurs francs pour retard de la remise du mémoire et francs pour la mise en régie. En dépit de ces litiges, le marché couvert est toutefois inauguré en date du 15 novembre 1884. Joigny - Marché couvert, foirail et promenade du Midi Peu après cette inauguration mouvementée, la municipalité fait installer, en vis à vis de la caserne Dubois-Thainville, au centre de la Promenade du Midi, une fontaine monumentale. Constituée d'un bassin circulaire en pierre, elle est surmontée d'une vasque à effet d'eau débordant, sur laquelle sont disposés des putti. Si le marché couvert est en principe destiné aux ventes de comestibles et denrées, bien souvent il est détourné de son usage initial. On y organise très fréquemment bien d'autres activités comme ce 22 juin 1891 où à lieu une rencontre d'escrime, suivie du grand concours musical d'honneur au milieu d'une foule nombreuse et ce 23 juin au cours duquel un bal se déroule sous les auspices de l'Orchestre Roville. On verra également s'y dérouler nombre de réunions, banquets, conférences et meetings, accueillant à ces occasions jusqu'à deux mille personnes. Joigny - Caserne Quartier Dubois-Thainville et Fontaine aux putti sur la promenade du Midi Vraisemblablement vers 1900, un Kiosque à musique vient compléter le site du Mail. Erigé face à la fontaine aux putti, le Kiosque est à moitié caché sous les frondaisons des tilleuls de la promenade du Midi de forme octogonale, accessible par un escalier en pierre de sept marches, sa balustrade est en bois, sa toiture en zinc ; son soubassement en briques et pierre est construit sur un sous-sol de rangement muni d'une porte basse. Joigny - Vue aérienne Si en 1858, seules cinq foires sont autorisées à Joigny, cinquante ans plus tard on en compte une douzaine le 2 janvier, le lundi de Pâques, le 10 août, le 14 septembre, le 1er octobre et le 2e samedi des mois de février, mars, mai, juin, juillet, novembre et décembre. Les marchés hebdomadaires sont, quant à eux tenus le mercredi et le samedi. La Lyre jovinienne transformée en Harmonie municipale est dirigée par Charles Drugé à partir de 1912 jusqu'en 1939 ; elle est toujours active à ce jour. Le marché couvert, tout comme la fontaine aux putti sont toujours en place aujourd'hui. Le Kiosque à musique a cédé sa place à quelques voitures supplémentaires en stationnement, une quantité impressionnante de tilleuls de la promenade du Midi a fait de même. Et l'Hôtel de ville est venu s'installer à la place de la caserne Dubois-Thainville. Le Quai de Saint-Florentin est devenu le quai du 1er Dragon. Kiosque supprimé. voir ici Promenade du Midi de Joigny sans kiosque, aujourd'hui. 1/3 — 2/3 — 3/3 publié par Jean Marc Mar 29 Mai 2018 1445 25 et 26 juin 1865 — Concours musical sur la Promenade du Midi lors du concours agricole de Joigny — Le concours agricole, organisé sous les auspices de la Société centrale d'agriculture de l'Yonne, a eu lieu cette année à Joigny les 25 et 26 juin, en même temps que le concours du Comice de cet arrondissement. Ces deux concours, coïncidant avec la fête patronale de Joigny, ont attiré dans la ville une affluence considérable. Le dimanche, 25, a eu lieu simultanément au théâtre et sur la promenade du Midi, le concours d'orphéons et de musique, auquel ont pris part dix orphéons et vingt-cinq sociétés. Le lendemain, pendant que les commissions examinaient les produits agricoles, un carrousel a été donné sur le champ de manœuvre par les sous-officiers et brigadiers des chasseurs et des hussards en garnison à Joigny. Cette fête militaire a été très brillante et fait le plus grand honneur aux chefs qui l'ont organisée, ainsi qu'aux cavaliers qui y ont pris part. ... discours et remises de prix La distribution des prix aux sociétés chorales et musicales avait eu lieu la veille, au champ de manœuvre. Voici la liste des sociétés récompensées Orphéons Orphéon de Michery, directeur M. Jarry ; Orphéonnienne de Villeneuve-sur-Yonne, directeur M. Ducy ; Société chorale des amateurs de Sens, directeur M. Lorin fils ; Orphéon de Brienon, directeur M. Guérin ; Société chorale d'Auxerre, directeur M. E. Bouché ; Harmonie maçonnique de Paris, directeur M. Férat ; Fanfares Fanfare de Villeblevin, directeur M. Chaumet ; Fanfare de Cézy, directeur M. Michaut ; Fanfare de Senan, directeur M. Pirouelle, Fanfare d'Egleny, directeur M. Vigreux ; Fanfare des Sièges, directeur M. Meunier ; Fanfare de Saint-Fargeau, directeur M. Bobineau, Fanfare de l'école communale de Saint-Florentin, directeur M. Perdijon ; Société philharmonique de Laignes, directeur M. Bougebert ; Fanfare de Michery, directeur M. Barat ; Fanfare d'Aillant-sur-Tholon, directeur M. Seguin ; Fanfare de Chassy, directeur M. Gallet ; Fanfare de Migé, directeur M. Henry ; Fanfare d'Appoigny, directeur M. Desgranges ; Fanfare de Saint-Valérien, directeur M. Tourlier ; Musique des Sapeurs-pompiers d'Auxerre, directeur M. Chalmeau ; Musique des pompiers de Ligny-le-Châtel, directeur M. L. Martin ; Union musicale de Vermenton, directeur M. Boucheron. Un banquet a réuni dans la soirée, dans la salle de la halle de Joigny, les autorités présentes, les membres des sociétés d'agriculture et les principaux lauréats. Pendant ce temps, le feu d'artifice était tiré, et la foule se pressait sur la promenade illuminée avec beaucoup de goût. Pendant ces deux journées, un temps magnifique a favorisé la fête, qui comptera parmi les plus brillantes solennités agricoles du département. 6 septembre 1868 — La fanfare Sainte-Cécile de Joigny récompensée et encensée à Brienon — Concours de la Société d'agriculture de Joigny tenu à Brienon le 6 septembre 1868. Concours musical. Il ne nous paraît pas hors de propos de dire ici quelques mots du concours musical qui avait lieu en même temps que le concours agricole, et qui a vivement contribué à l'éclat de cette belle fête. Nous féliciterons tout d'abord la fanfare Sainte-Cécile de Joigny, qui l'a emporté sur une Société renommée à juste titre, celle de Vermenton, et a ainsi obtenu le prix d'honneur du concours, consistant en une médaille d'or offerte par le Chef de l'Etat lui-même. Nous allons laisser ici la parole à un appréciateur des plus compétents Vingt deux Sociétés musicales de notre département, dit le chroniqueur anonyme de la Constitution, avaient envoyé leur adhésion. La réception des Sociétés a été cordiale et le défilé charmant. Le concours avait lieu sous un épais ombrage, ce qui n'était pas à dédaigner par la chaleur tropicale qu'il faisait. Le jury était composé de MM. Léon Magniez, chef de musique du 1er régiment de grenadiers de la garde, Dubois et Triébert, artistes de l'Académie impériale de musique. Parmi les Sociétés qui ont été les plus remarquées, je citerai la fanfare d'Etigny. Aussi, le premier prix qui lui a été décerné a été vaillamment gagné. La fanfare de Villeneuve-sur-Yonne a révélé un artiste hors ligne. Bravo, amateurs d'Auxerre ! vous avez brillamment soutenu la vieille réputation musicale de la cité auxerroise ; la médaille d'or qui vous a été décernée vous a prouvé que vous avez un vaillant Chevalier à votre tête. La fanfare d'Appoigny a brillé par son ensemble et sa sonorité ; elle possède un jeune piston qui promet beaucoup. Passy s'est vraiment distingué. Dans la division supérieure, se sont rencontrées les deux meilleures fanfares du département la Société Sainte-Cécile, de Joigny, dirigée par M. Roville, et l'Union musicale de Vermenton, chef M. Boucheron. Ici la lutte a été des plus sérieuses. L'exécution de ces deux Sociétés, a été remarquable cependant le jury a reconnu dans la Sainte-Cécile une meilleure qualité de sons et plus de distinction dans le style ; aussi, à l'unanimité, le prix unique, consistant en une médaille d'or offerte par S. M. l'Empereur lui a été décernée. A la demande du jury, un second prix a été accordé à l'Union musicale de Vermenton qui possède de sérieuses qualités. Après l'exécution de toutes les Sociétés, séparément, toutes les fanfares réunies ont joué un morceau d'ensemble sous la direction de M. Roville, puis a eu lieu la distribution des récompenses. » 26 et 27 Juin 1870 — Concours agricole, joutes nautiques, concours musical sur le Champ de Manoeuvre et sur le Mail Champ de Foire et Promenade du Midi 26 juin 1870 Première journée Pendant que les membres des sociétés discutaient les grands intérêts de l'agriculture, on procédait à l'organisation de la joute sur l'eau et du concours des fanfares, auquel prenaient part vingt-quatre sociétés musicales venues de tous les points du département. Concours de musiques et de fanfares. Fanfares participantes Montereau. — Vermenton. — Gy-l'Evêque. — Appoigny. — Courson. — Passy. — Villeneuve-sur-Yonne. — Seignelay. — Cézy. — Véron. — Monéteau. — Pont-sur-Yonne. — Brienon. — Mâlay-le-Grand. — Saint-Aubin-Château-Neuf. Laissons ici la parole à notre collègue de la Société centrale, pour la description des fêtes brillantes que la ville de Joigny offrait à ses nombreux invités Joigny est assez heureusement disposé pour une fête publique. De la gare à la ville s'étend une belle avenue rectiligne qui ouvre bien la scène. Un arc de triomphe s'élève vers son milieu et donne aux étrangers le salut de bienvenue. Guirlandes de feuillage le jour, guirlandes d'illuminations le soir achèvent de faire de cette avenue un premier décor vraiment saisissant. Au moment où nous arrivons par cette belle voie, les mariniers-jouteurs préludent à la lutte par une promenade, tambours et trompettes en tête, la lance sur l'épaule. Les péripéties d'une joute sur l'eau sont les mêmes partout les bleus font tomber les rouges, ceux-ci font tomber les bleus ; quelquefois rouges et bleus tombent ensemble et, après la lutte, on fraternise plus que jamais. Le concours de musique avait lieu sur le champ de manœuvre et sur le Mail. Les fanfares et sociétés d'harmonie s'escrimaient à l'envi sous les yeux ou plutôt sous les oreilles du jury. Pendant toute la journée du 26, l'air a été rempli des vibrations du cuivre. Le concours musical de Joigny a été fort remarquable, au témoignage de plusieurs personnes très compétentes. Nous considérons les sociétés d'harmonie comme d'excellentes institutions, à tous les points de vue, et nous pensons qu'il est bon de les encourager. Après le concours et avant la distribution des récompenses, toutes les sociétés réunies ont exécuté, sous la direction de M. Dubois, de Sens, la Marche des Mobiles, pas redoublé, par Alphonse Emerique. Ce morceau, malgré le grand nombre des exécutants, a été enlevé avec tant d'ensemble, tant de verve et d'entrain, qu'à la demande générale on l'a recommencé. Le soir venu, le vent qui soufflait dans la journée s'étant apaisé, il a été possible d'illuminer, comme on le voulait, tout le faubourg du Pont et toute la promenade du Midi, et l'on peut dire que ceux qui étaient chargés de ce travail sont de vrais artistes en ce genre, et qu'ils avaient réussi au delà de toute expression. » 27 juin 1870. Deuxième journée Journée consacrée au programme tant sur la promenade du Chapeau que sur celle du Midi, suivi, à cinq heures, du cortège, escorté des fanfares et de la compagnie des pompiers, se rendant au champ de manoeuvre sur l'estrade disposée à cet effet. Puis banquet et fête vénitienne au milieu de à spectateurs. L'orphéon de la ville, les infatigables fanfares de nos deux régiments et la musique d'Appoigny, une des meilleures qui sont venues au concours, donnaient à cette partie illuminée la vie qu'elle n'aurait pas eue sans eux. 25 et 26 juin 1876 — Le concours départemental tenu à Joigny qui coïncide avec la fête patronale, ne diffère guère des précédents la ville est décorée à qui mieux mieux par des drapeaux, oriflammes, feuillages et arc de triomphe. Sur la promenade du Midi, de nombreux marchands sont installés dans un ordre parfait, des jeux et des divertissements de toutes sortes avaient été habilement organisés. MM. Roville et Viollet s'occupent des bals. Dans la Grande-Rue, dans celles adjacentes, sur les places et sur les quais, on ne voit que torsades de feuillages, arcs de verdure, portes triomphales, banderoles aux couleurs nationales, cascades improvisées et préparatifs d'éclairage. Un concert instrumental est donné par la fanfare de la ville sous l'habile direction de M. Cochard. A huit heures du soir, la fanfare du 4e régiment de dragons, gracieusement mise par M. le colonel de Planhol à la disposition de la municipalité, exécute une retraite aux flambeaux. La grande joute nautique sur les rives de l'Yonne, avec ses nombreuses barques aux sujets allégoriques et ses gondoles vénitiennes, est accompagnée par la Société musicale faisant entendre ses plus doux accords. MM. Roville et Viollet procèdent ensuite à l'embrasement du pont par les feux de Bengale. À dix heures et demie, la foule quitte les rives de l'Yonne, pour se diriger sur la promenade du Midi, où l'attend une brillante illumination et le grand bal. 16 et 17 juillet 1881 — Programme du concours musical et agricole, partagé entre la Promenades du Midi et la Promenade du Chapeau. La Lyre Jovinienne dirigée par M. Davoine fait son apparition Première journée. — Samedi 16 juillet. A 8 heures du matin. Concours de faucheuses, moissonneuses, moissonneuses lieuses, de faucheurs à la main et de moissonneurs à la main. A 3 heures du soir. Réunion dans une des salles de l'Hôtel-de-Ville de Joigny pour la lecture des rapports des Commissions dont les opérations ont précédé le concours. Deuxième journée. — Dimanche 17 juillet. A 8 heures du matin. Concours de labourage des terres. Les laboureurs devront se trouver à 7 heures sur le terre-plein du quai de Paris qui fait suite au port aux vins. A 9 heures du matin. Concours de labourage des vignes à la charrue et concours de maréchalerie. Les concurrents devront se trouver à 8 heures sur le quai de Paris à l'endroit sus-indiqué. Les maréchaux devront être munis des outils nécessaires au ferrage des chevaux. A 10 heures du matin. Exposition et concours 1° Des instruments et machines agricoles sur la promenade du Chapeau, près la sous-préfecture ; 2° Des bestiaux, volailles et autres produits de basse-cour sur le même emplacement ; 3° Des produits agricoles, horticoles et autres, sur la promenade du Midi. A 1 heure du soir. Réunion des Commissions à l'Hôtel-de-Ville pour faire leurs rapports. A 3 heures du soir. — Distribution solennelle des prix sur la promenade du Midi. A 6 heures du soir. — Banquet par souscription sous la halle au blé. ... Ces discours terminés, toutes les Sociétés musicales réunies dans l'enceinte du carrousel, et rangées, avec leurs bannières déployées, devant l'estrade de la distribution, firent entendre un magnifique morceau d'ensemble sous la direction de M. Davoine, l'habile chef de la fanfare de Joigny dite Lyre Jovinienne. 14 juillet 1897 — Un regrettable incident... — Un regrettable incident s'est produit à Joigny mardi soir. Une retraite aux flambeaux avait été organisée par la municipalité, à l'occasion de la Fête nationale. La fanfare du 13e dragons y prêtait son gracieux concours, ainsi que la musique municipale, la Lyre jovinienne. Désireux de remercier le colonel et les officiers du concours qu'ils avaient prêté à la cérémonie, des organisateurs de la retraite firent donner en leur honneur une aubade sous les fenêtre du Cercle militaire. Les officiers se mirent à leurs fenêtres, écoutèrent le morceau joué par la fanfare militaire, applaudirent les exécutants et saluèrent la foule. Puis, comme à ce moment, la musique municipale attaquait les premières mesures de la Marseillaise, tous, d'une manière ostensible, se retirèrent vivement et fermèrent leurs croisées, afin de ne pas entendre notre bel hymne républicain. Le correspondant qui nous fait part de cet incident, ajoute que des murmures peu flatteurs pour ceux qui en étaient l'objet, s'élevèrent de la foule, lorsque les officiers s'éloignèrent. Nous le croyons sans peine, et si les choses se sont passées de la sorte, nous ne pouvons que joindre nos protestations aux protestations de la foule. journal le XIXe siècle 17 juillet 1897 23 juin 1901 — Grand concours musical national de Joigny 18 mars 1901 — Annonce du concours. Le dimanche 23 juin 1901 aura lieu, à Joigny, le grand concours musical national d'orphéons, harmonies et fanfares, organisé par la municipalité avec le concours de la Lyre Jovinienne et dont la présidence d'honneur a été acceptée par M. Massenet, membre de l'Institut. Ajoutons qu'au nombre des attractions organisées à cette occasion figure une fête vénitienne sur le bassin de l'Yonne qui sera, parait-il, merveilleuse. 23 juin 1901 — Société musicales ayant concouru au festival de Joigny Chorale 9 Laroche, Barbizon, Verdun-sur-le-Doubs, Villeneuve-sur-Yonne, Vergigny, Montbéliard, Tonnerre, Macon, Enfants de Lutèce. Harmonies 6 Avallon, Montbard, Chauny, Sannois, Alsace-Lorraine de St-Dié, Gray. Fanfares 21 Brienon, Sergines, Moutiers-Saint-Jean, Corbigny, Aiserey, Bernon, Moneteau, Eclaron, Etivey, Combs-la-Ville, Bourg-de-Sommevoire, Pagny-sur-Saulx, Neuilly-sur-Marne, Fleury-la-Vallée, Marsannay-la-Côte, Genlis, Chatou, Aubergenville, Irancy, Rigny-le-Ferron, Archey-lès-Dijon Trompettes 3 Avallon, Gaîté auxerroise, Châtillon-sur-Seine Trompes de chasse 2 Avallon, Audincourt Joigny - Le Mail promenade du Midi et le Kiosque à musique 24 et 25 juin 1906 — Les fêtes de l'Yonne grand concours musical, grand concours de pêche, fête vénitienne... 18 décembre 1905 — La ville de Joigny organise, pour le dimanche 24 juin, un grand concours d'orphéons, harmonies et fanfares, à l'occasion du concours agricole qui a lieu en cette ville tous les cinq ans. Des primes en espèces seront attribuées à toutes les divisions. 23 avril 1906 — Les Sociétés qui désirent prendre part au concours-festival qui aura lieu à Joigny le 24 juin prochain, sont priées d'adresser les adhésions, qui seront reçues jusqu'au 15 mai, à M. Barbier secrétaire général. Le Comité d'organisation réserve un chaleureux accueil aux sociétés musicales qui prendront part à cette fête. Le concours de Joigny attire des pêcheurs à la ligne de très loin il en viendra de Paris et des au-delà de Paris, de Nevers et même de Saint-Germain-des-Fossés. Certaines sociétés ont inscrit plus de cinquante concurrents ; c'est-à-dire que la lutte sera chaude dans les quatre séries dotées chacune d'un premier prix d'une valeur de 250 à 300 francs, de seconds prix d'une valeur de 100 francs, de montres, de bijoux, d'objets divers dont les moindres auront encore une valeur très appréciable, comme dans chacun, de nos concours où tout le monde s'en va absolument ravi. 2 juillet 1906 — Résultat concours musical. ... La distribution des récompenses du concours musical a été précédée de l'exécution, par les Sociétés instrumentales réunies, du pas redoublé Vers la gloire, de M. Bertain, qui a obtenu un brillant succès. 26 et 27 Juin 1932 — Concours agricole Départemental de Joigny. Concert au Kiosque de la Promenade du Midi — La principale attraction était le Concours et l'Exposition agricole, industrielle, installée sur la promenade du Chapeau ; une avenue de sapins, couverts de roses, dans laquelle on accédait par une porte monumentale édifiée devant l'ancienne sous-préfecture, y conduisait, tandis qu'un portail rustique, soigneusement décoré d'admirables guirlandes, formait l'entrée des allées ombreuses du parc. Dès samedi soir, la Maillotine, renforcée de la clique des Sapeurs-Pompiers, avait parcouru les rues en une joyeuse retraite, à laquelle avait aussitôt succédé un très beau concert offert au kiosque de la promenade du Midi, par l'Harmonie Municipale. A seize heures, en présence d'une foule considérable, dans l'enceinte de l'Exposition, sur une estrade dressée à cet effet, la Lyre Jovinienne, sous la direction de M. Charles Drugé, nous offrit un concert très réussi, dont chaque morceau fut salué d'applaudissements enthousiastes. Pendant un bref intermède, la Société Colombophile de Migennes nous donna le spectacle d'un lâcher de pigeons voyageurs. Puis, le concert terminé, eut lieu la distribution des récompenses. ... Peu à peu, la foule quitta la promenade du Chapeau pour se rendre à la fête foraine installée promenade du Midi. Puis, le soir, quand, dans le velours sombre de la voûte céleste, se furent une à une allumées les étoiles, plusieurs milliers de spectateurs, massés sur les rives de l'Yonne, applaudirent à la féerie d'un feu d'artifice merveilleusement réussi. Un bal au Marché couvert, plein d'entrain, et qui dura jusqu'à l'aube du lundi, termina joyeusement cette première journée de fête. Lundi, dans l'après-midi, la Société Chorale de Joigny offrit, au Chapeau, sous la direction de M. G. Ablon, un concert qu'un auditoire nombreux applaudit. Puis, après que chacun eut jeté un dernier regard sur les stands de l'Exposition, tandis que la jeunesse s'égayait à la matinée dansante ou à la fête foraine, le soir, doucement, vint épandre sur notre vieille cité les voiles de la nuit. Et, de nouveau, s'illuminèrent le pont et les promenades et un bal tout aussi animé que celui de la veille, clôtura le plus joyeusement du monde ces deux jours de concorde, de paix et d'allégresse 23 octobre 1932 — Un des fameux concerts de pêche jovinien sur les quais de la Promenade du Midi. — Palmarès concours Joigny. La société l'Amicale des Pêcheurs à la ligne de Joigny », qui organisait le concours national a obtenu un succès mérité. Plus de vingt sociétés furent représentées et 490 concurrents prirent part à cette épreuve. Au palmarès 1. M. Pernet Anguilles Melunaises, Melun ; 2. M. Peyroncron Amicale de Cézy ; 3. M. Jacquet Martins pêcheurs de Paris ; 4. M. Guillou Amicale de Joigny ; 5. M. Toussillat Amicale d'Auxerre, etc., etc. Joigny - Concours de pêche du 26 juin 1910 sur les quais de la Promenade du Midi, vue du Marché couvert 4 février 1939 — Concert de l'Harmonie municipale de Joigny lors de la fête d'un de ses fondateurs, M. Vacquier — L'Harmonie municipale de Joigny a fêté M. Vacquier, chevalier de la Légion d'honneur, qui la fonda en 1879, en fut membre exécutant, puis vice-président et président, fonctions qu'il exerce depuis vingt-neuf ans. Des discours ont été prononcés par MM. Feneux et Marthelot pour la Caisse d'épargne, dont M. Vacquier préside le conseil depuis 1913, par M. Drugé, au nom de l'Harmonie municipale, et M. Verrier, maire de Joigny. De superbes souvenirs furent offerts au vénéré président. Au cours du vin d'honneur qui termina cette fête familiale, l'harmonie a fait applaudir un brillant programme. Formation musicale active à Joigny en 1909 La Lyre Jovinienne fanfare, fondée en 1865, président Besnard, direction Traut, 39 exécutants. dirigée en 1893 par Oudinot, de 1895 à 1909 par Traut, en 1912 par Charles Drugé JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 31 mai 2018 1742 JONCHERY-SUR-VESLE - Place Solférino MARNE De la première carte, en 1770, jusqu'au plan actuel de 2017 en passant par le cadastre napoléonien de 1814, le quartier de l'Eglise Saint-Georges de Joncheri devenu Jonchery-sur-Vesle est resté sensiblement identique. Certes, la Mairie est venue s'y installer vraisemblablement dans les années 1880, et quelques maisons ont été supprimées ou remplacées, mais le plan d'ensemble n'a pas subi de modifications majeures. Plan de Jonchery en 1814 et incrustation plan de 1770 Longeant le chemin de Breuil à Jonchery future rue du Bois du Salut prolongée de la rue du Moulin, La Place située en face de la Mairie joncavidulienne devient la Place Saint-Georges dans les années 1880-1900, puis place Solférino au début des années 1900. Le marché hebdomadaire du jeudi, pour lequel la commune s'est battue comme une diablesse aux fins de l'obtenir, se tient sur la minuscule place du Marché de la Grande Rue. Il semble que la place Solférino, nettement plus espacée, aurait été mieux appropriée pour accueillir les marchés ! Toujours est-il que le marché est autorisé à partir du 28 décembre 1844, après une lutte acharnée et les refus du conseil général de la Marne du 24 août 1841 puis de 1842 et 1843 sur 55 communes consultées, 11 communes s'opposaient farouchement à la création du marché de Jonchery-sur-Vesle qui comptait 562 habitants, sachant que parmi les onze réfractaires, Reims comptait quarante mille habitants... La raison finit par l'emporter avec l'argument du rapporteur les marchés ne sauraient constituer un privilège exclusif pour les communes qui les possèdent. Trois siècles auparavant, en 1552, François 1er avait accordé à Jonchery, par lettres patentes, un marché hebdomadaire, le vendredi, et deux foires, 24 février et 9 octobre ; mais dès avant la révolution, ce marché avait disparu. Deux formations musicales sont présentes à Jonchery-sur-Vesle dès avant 1897 l'Union Chorale, dirigée par A. Etienne et la société de Trompettes l'Espérance, dirigée par Pérot. Toutes deux, à la tête d'une vingtaine de musiciens, vont convaincre Casimir Liénard 1843-1926, maire de 1884 à 1892, de 1904 à 1912 puis de 1919 à 1926, de faire édifier un Kiosque à musique au centre de la Place Solférino, face à la mairie. Construit vers 1905-1906, de forme octogonale, il est bâti sur un soubassement de pierre de plus d'un mètre de hauteur, entouré d'une balustrade en bois découpé ; les piliers en bois supportent une toiture en zinc ornée sur son pourtour d'un lambrequin de bois. Vers 1910, la balustrade de bois est remplacée par un garde corps en fer forgé. Jonchery-sur-Vesle - Place Solférino, ancienne mairie et Kiosque à musique - Place du Kiosque et ancienne mairie Lors du conflit 1914-1918, Jonchery-sur-Vesle échappe, en premier temps, aux bombardements dont Reims est victime en septembre 1914. La commune y accueille un Hôpital d'Orientation et d'Evacuation HOE, des baraquements sont construits et des ambulances y font l'allée et venue pour rapatrier les blessés. Plusieurs villas joncavidulienne sont transformées en Quartier Général des états major des armées de septembre 1914 à mai 1918. Des camions de ravitaillement d'alimentation, mais surtout d'obus et d'armement transitent en permanence à Jonchery-sur-Vesle. Le 27 mai 1918, les allemands sont aux portes de la ville et pénètrent à Prouilly, après avoir franchi la Vesle à Jonchery. Ils ont installé la 50e division à Breuil-sur-Vesle et la 52e division à Montigny-sur-Vesle. Ces trois communes sont limitrophes de Jonchery-sur-Vesle. A partir de cette date jusqu'en septembre-octobre 1918, les allemands occupent la ville et, lors de leur repli, vont la bombarder à de nombreuses reprises, provoquant des dommages considérables maisons, église, mairie sont détruits. Le Kiosque à musique est emporté dans la tourmente. Après l'armistice, c'est la longue reconstruction précédée des interminables chiffrages des indemnisations pour dommages de guerre. Sur le même emplacement que la mairie détruite, un nouvel Hôtel de ville est édifié. Face à celui-ci un nouveau kiosque à musique est également reconstruit, vers 1925, sur l'emplacement de l'ancien il sera toutefois limité à un soubassement surmonté d'un plateau octogonal entouré d'un garde corps de fer, sans toiture. Jonchery-sur-Vesle - Ancienne mairie détruite lors de la retraite allemande - Nouvelle mairie et nouveau Kiosque La place Solférino devenue la place de la Mairie, un monument aux morts est construit à la gauche de celle-ci, à l'arrière de l'église Saint-Georges restaurée elle aussi. Le monument, du à l'architecte Paul Bouchette est inauguré le 15 novembre 1925. Après une première menace, en 2002, de suppression du vestige du kiosque à musique, la municipalité décide finalement en 2010 le réaménagement de la place de la mairie, rebaptisée place René Sarrette, et l'abattage et l'arasement dudit kiosque au grand dam de quelques nostalgiques joncaviduliens. Kiosque supprimé. voir ici place René Sarrette, ex place Solférino de Jonchery-sur-Vesle, sans kiosque à musique, aujourd'hui. 1/2 — 2/2 Monument aux morts 1914-1918, aujourd'hui. 1/2 — 2/2 publié par Jean Marc Jeu 31 Mai 2018 1716 26 mai 1921 — Annonce fête patronale de Jonchery-sur-Vesle du 5 au 12 juin 1921 — Fête patronale. La jeunesse de Jonchery sur Vesle organise sa fête patronale des 5, 6, 7 et 12 juin. Le programme est d'ores et déjà élaboré par le comité de la fête et nous le publierons d'ici quelques jours. Nous croyons savoir que l'orchestre dirigé par M. Lequeux de Ventelay prêtera son gracieux concours. 30 juin 1935 — Le Kiosque à musique de Jonchery-en-Vesle transformé en ostensoir — Le Congrès Eucharistique du Tardenois du dimanche 30 juin à Jonchery-sur-Vesle est organisé sous l'impulsion de M. l'abbé Ballot, doyen de Ville-en-Tardenois, secondé par M. l'abbé Poncelet, le nouveau curé de Jonchery. Temps splendide, rues en fête dont la décoration artistique traduit un travail énorme de préparation et de réalisation ; une grande foule, des enfants, des femmes, des hommes, de nombreux prêtres et un évêque. A 15 heures avaient lieu trois réunions pour chaque catégorie de congressistes. ... Après le passage à l'église, une procession est organisée. ... Un premier reposoir, dédié à Sainte Thérèse, avait été dressé dans la propriété de M. Venz, dont toute la population catholique de Jonchery a apprécié une fois de plus la délicatesse et le libéralisme. Conçu et réalisé avec goût et piété, ce reposoir n'était qu'un vaste bouquet de lys et de roses, sur lequel se détachait la statue de la Vierge de Lisieux. Par un luxe de réalisation, la lumière électrique était de la partie et faisait un très bel effet. Le second reposoir avait été édifié sur la place centrale, sur le kiosque municipal. Surmonté de la statue du Sacré-Cœur et tendu de rouge, lui aussi faisait montre d'un travail considérable, poussé jusque dans les moindres détails n'avons-nous pas remarqué, en avant, sur la place, un magnifique ostensoir de cinq mètres, réalisé avec du sable teinté ? tapis artificiel sur lequel s'agenouillèrent, avec une aimable insouciance, la cohorte des petits enfants porteurs de corbeilles de fleurs. ... Bulletin du Diocèse de Reims 20 juillet 1935 Jonchery-sur-Vesle - Place Solférino et Kiosque à musique Formations musicales actives à Jonchery-sur-Vesle en 1909 Union chorale de Jonchery-sur-Vesle, direction A. Etienne, 20 exécutants ; L'Espérance société de Trompettes, direction Pérot, 22 exécutants ; Fanfare libre, direction Pérot, 26 exécutants. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique mar. 12 juin 2018 1544 LA BASSÉE - Le Kiosque NORD Dès le XIIe siècle, des ouvrages de fortifications sont aménagés à La Bassée. Très rudimentaires, des palissades et un fossé, ils n'englobent jusqu'au XIVe siècle qu'un petit quadrilatère ayant pour point central l'Eglise dédiée à Notre-Dame, La Place et les quelques ruelles à proximité immédiate. L'enceinte est agrandie en 1524 sous l'emprise de Charles Quint et réellement fortifiée au XVIIe siècle. En 1640, on y compte 8 bastions, 6 demi-lunes, trois portes d'accès portes d'Estaires, de Lisle et de Lens, le tout entouré de larges fossés. Plan de La Bassée en 1833 Sur La Place, vis à vis de l'église, le Corps de Garde de la Ville, construit de très longue date, tient également lieu de Maison de Ville pour les réunions de ses eschevins, de son mayeur et de son rewart. Ce dernier édicte les Coustumes de la Ville et l'Eschevinage de la Bassée, mises en place depuis le XIIIe siècle et publiées en 1663, dont la première obligation contraint les bourgeois basséens à verser quatre deniers au rewart, chaque année le jour des Roys, après que la cloche du Vuigneron ait sonné, sous peine d'être privés de l'exemption de tonlieux taxe sur les marchandises. La Bassée - extrait des Coutumes de la Ville et Eschevinage 1663 — Grand'Place, Hôtel-de-Ville et Café du Bon Fermier à droite Mitoyenne du Corps de Garde-Hôtel de Ville, sur la Grand'Place, une Halle couverte, dont l'arrière donne sur un petit canal, est alimentée en marchandises par des bateaux les y acheminant. Ce canal sera comblé vers 1640. La Bassée devenue française en 1667 sous Louis XIV, l'ordre de démolir les fortifications est donné en 1673. Vers 1740, les prisons basséennes, initialement installées rue des Mizelles, sont transférées dans le Cordegarde-Hôtel de ville ; en conséquence de quoi, l'Hôtel de ville, déjà très vétuste, tombe en ruine. Aussi, est-il décidé de le rebâtir totalement en 1747, moyennant dix sept mille florins. Il en coûte soixante dix huit mille florins pour édifier, peu de temps auparavant, les Casernes sur le sentier du Rempart, près de la porte d'Estaires. En 1795, on érige, au centre de la Grand'Place, une Statue de la Liberté tenant d'une main la table du droit de l'homme déclaration des droits de l'homme et de l'autre une pique surmontée du bonet de la liberté bonnet phrygien. Cette représentation n'eut pas le succès escompté. Durant les mois de mars à mai 1795, le monument est l'objet des pires outrages d'abord couvert de boues et d'immondices, on s'attaque ensuite à son bras, brisé menu, puis sa pique est dérobée ; au final, le piédestal est renversé. L'agent national Jean-Baptiste Caudelier, procureur de la commune aidé de ses acolytes auront beau faire, ils ne démasqueront jamais les coupables et la déesse et ses attributs partiront aux gravois. voir ici PETIT PLUS relatif aux déboires de la Statue de la Liberté de la Grand'Place Hormis les halles couvertes, le marché "découvert" est tenu trois jours par semaine, les mardi, jeudi et samedi à l'extrémité de la Grand'Place dans le renfoncement situé entre la rue des Mizelles et la rue de Lille. Le second jeudi de chaque mois, s'y déroule le marché franc des grains et des bestiaux. Les grandes foires de La Bassée sont fixées le premier dimanche de juillet, pendant 5 jours et lors de la Saint-Luc du 19 au 21 octobre. Lors de ces foires, les corps de musique basséens ne sont pas de reste, et lorsqu'ils ne sont pas appelés sur leur commune, ils s'empressent de participer aux nombreux festivals et concours de Douai, Lille, Valenciennes, comme attesté dès 1831. En 1873, le chef Henri Lefebre crée la Musique de la Bassée qui devient, en 1889, la Société Philharmonique de la Bassée ; le 4 août 1891, Paul Bréda fonde la Fanfare Les Amis Réunis. Ces deux sociétés ont pour siège social Le Café Français situé à deux maisons de l'Hôtel de Ville sur la Grand'Place. La Lyre ouvrière créée le 27 août 1880 devient l'Orphéon Basséen en 1883. Dirigé par Edouard Triplet, il tient son siège social dans un cabaret de la rue de Lens. En mai 1885, au Festival des Tuileries, l'Orphéon de la Bassée est précédé d'un drapeau bleu, barré en diagonale de rouge, avec une demi-fleur de lys en écusson. Le 6 août 1894, il remporte au Concours musical de Valenciennes, le 1er prix d'honneur en 2e division assorti d'une palme biramée de vermeil et d'une prime de 300 francs. Le 16 octobre 1898, la Fanfare La Fraternelle est constituée à son tour, présidée par Alexandre Crespel 1867-1955 maire de 1898 à 1945. Crespel, qui va ainsi régner sur la municipalité pendant 47 ans, fait adopter une délibération du conseil pour l'édification de son Kiosque à musique. Celui-ci est construit en 1903 sur la Grand'Place, au débouché de la rue des Mizelles, face à l'emplacement du marché. De forme octogonale, son soubassement est en bois décoré, ses colonnes de fonte, fixées à même le sol dans les pavés, soutiennent sa toiture en zinc ornée d'un lambrequin de bois découpé ; son garde corps est en fer forgé ; son escalier d'accès en bois est muni d'une rambarde en fer. La Bassée - Grand'Place, kiosque à musique et Café Français à droite — Grand'Place, Kiosque et cortège historique du 7 juin 1903 Le 11 octobre 1914, les allemands prennent possession de La Bassée. La ville est bombardée par les obus anglais sans discontinuer pendant des mois. Les allemands pillent la ville. Le 7 novembre, l'église est totalement détruite. En décembre 1915, une rançon de francs est exigée par les allemands auprès des Basséens encore présents, sous la menace d'avoir leur ville entièrement brûlée. Le 7 janvier 1915, les officiers allemands font donner un concert sur le Kiosque de la Grand'Place, pendant que des ambulances amènent les blessés du front. En mars 1915, devant le nombre de maisons devenues inhabitables, une grande partie de la population est évacuée à Genech et à Templeuve. La ville de La Bassée va ainsi être détruite aux trois quarts. L'Hôtel de Ville tout comme le Kiosque à musique sont bien entendu touchés par les obus. La Bassée - Grand'Place sans le kiosque — Kiosque à musique sur la Grand'Place En prenant la fuite en septembre-octobre 1918, les allemands incendient ce qui peut encore l'être. Les soldats britanniques "libèrent "La Bassée le 4 octobre 1918. Après l'armistice, les Basséens vont être logés dans des baraquements de fortune pendant de nombreuses années, malgré les réclamations formulées incessamment, par le maire Crespel, auprès de la chambre des députés. La Bassée - Grand'Place, hôtel de ville et kiosque en ruine Par suite de la destruction des bâtiments situés au delà du marché, entre la Grand'Place et les Casernes, la nouvelle Grande Place, se trouve prolongée vers lesdites anciennes casernes. Sur une partie de celles-ci, la nouvelle Mairie est édifiée de 1925 à 1927, au moyen des dommages de guerre et grâce à la donation de francs faite par la ville de Tours, devenue marraine de La Bassée depuis le 8 février 1921. Inaugurée le 7 août 1927, la mairie est l'oeuvre des architectes Léon Debatte et Gaston Brodelle. Cette inauguration a lieu le même jour que celle du monument dédié aux 183 victimes de la guerre, érigé face à l'Eglise Notre-Dame reconstruite et rebaptisée Saint-Vaast 1. Décidée par une délibération du conseil municipal du 24 juillet 1922, cette colonne de près de 9 mètres, surmontée d'une statue de Jeanne d'Arc due au sculpteur Maurice Pingot, est co-financée par une souscription publique, par un don de la ville de Preston et pour le solde par la municipalité. L'ancienne Grand'Place se trouve réduite à sa plus simple expression elle est amputée de toute la partie qui allait de la rue de Lille devenue rue du général Lerclerc à la rue Saint-Acquart ; la rue Jean-Baptiste Lebas prend sa place. Vue aérienne de La Bassée en 1960 Le Kiosque à musique ne sera ni restauré ni reconstruit sur la Place. Un nouveau kiosque, que nous étudierons ultérieurement, sera édifié par la suite aux Augustins. Après 1945, la Grand'Place est devenue place de Gaulle. Kiosque détruit. voir ici Grand'Place de Gaulle à La Bassée, emplacement de l'ancien kiosque disparu aujourd'hui. Nouvel Hôtel de Ville de La Bassée, aujourd'hui. Monument aux morts 1914-1918 de La Bassée. publié par Jean Marc Sam 12 Juin 2018 1415 7 mai 1606 — Joute opposant La Bassée à Riquebourg et Givenchy, devant spectateurs. La Bassée victorieux, récompensé par une rançon volontaire du prince d'Espinoy et du comte d'Hooghstraete. — La ville de La Bassée. Le peuple dudict lieu est addonné au travail, ayant des hommes fort robustes et addonnez à la lutte, ce qu'ils ont fait paroistre en la présence du prince d'Espinoy et du comte d'Hooghstraete, où assistoient plus de quatre mille personnes, tant de Béthunes que d'autres lieux circonvoisins, là venus exprès pour voir le combat et force des bras de ceux de La Bassée assaillants, contre ceux de Givenchy et de Riquebourg, avec autres deffendans, dont ceux de La Bassée, victorieux à la confusion des dessus nommez, emportèrent les enseignes et tambours, pour lesquelles fut donnée une rançon volontaire par le prince d'Espinoy, le comte de Hoogstraete, la duchesse de Bournonville, et autres dames et damoiselles, ayans remercié le seigneur de la Fosse, chef de ceux de la Bassée, et tous ses gens, du bon devoir par eux faict à la dicte jouste, qui fut le 7 de may 1606. 22 juin 1939 — Les musiciens Basséens en viennent au mains après le concours musical de Séclin — Un grand concours de musique a eu lieu dimanche dernier à Seclin. Les corps de musique d'Haubourdin, de Quesnoy-sur-Deûle, la Bassée, Courrières et Annoeullin s'y trouvaient réunis. Un concours immense des populations environnantes se pressait sur la place de cette petite ville, livrée tout-à-coup aux enchantements de l'harmonie. Les prix ont été distribués comme il suit 1er prix, Haubourdin ; 2e prix, Quesnoy-sur-Deûle ; 3e prix, la Bassée. Prix d'éloignement, la Bassée. Des réclamations qui se ressentaient un peu de l'incivilité campagnarde, ont été adressées au jury par les Basséens, et le soir, dans les cabarets, une lutte assez grave s'est engagée, de laquelle il est résulté des blessures. Un ecclésiastique, voulant interposer son ministère de paix parmi ces furieux, a été frappé ; et la fête, commencée sous d'heureux auspices et au bruit des fanfares, s'est terminée dans le désordre et le sang. 12 juin 1856 — Fondation de la Société Chorale de la Dent d'Herse à La Bassée — Il vient de se former à La Bassée une Société chorale qui a pris ce litre assez singulier Société chorale de la Dent d'Herse. Voici l'origine de cette dénomination le chef de la Société , lors d'une des premières répétions, vint à casser la baguette avec laquelle il battait la mesure, et tout aussitôt un plaisant courut arracher une dent à une herse qui se trouvait non loin du local où la répétition avait lieu, et se bâta de la présenter en souriant au chef dirigeant. Celui-ci, loin de se formaliser, accepta ce bâton rustique et s'en servit pour continuer les répétitions. 19 août 1906 — Une virée de la Fanfare Cycliste à La Bassée ; concert sur un Kiosque à musique démontable. — La Fanfare Cycliste » à La Bassée. — La Bassée où le Nord-Touriste compte tant de dévoués sociétaires avait manifesté depuis longtemps le désir de recevoir la visite de notre Fanfare Cycliste. Celle-ci s'y est rendue le 19 août à l'occasion de la fête locale sur l'invitation pressante de plusieurs de nos camarades et tout particulièrement de M. Guilbert. Ayant quitté Roubaix par le train de 8 h. 19 nos musiciens arrivaient à La Bassée vers 10 heures. Ils furent reçus à la gare par MM. Guilbert, Houssin, L. Cap et Philippe Martin qui les conduisirent à la Mairie où une réception officielle leur avait été ménagée M. Delorraine, conseiller municipal, membre de la Commission des fêtes, leur souhaita la bienvenue en termes aimables et M. Debril, Président de la Fanfare Cycliste, en le remerciant, exprima l'espoir que la visite de la Fanfare à la Bassée serait féconde pour notre chère association. A midi sur un kiosque qui avait été spécialement dressé à l'angle de la rue d'Estaires eut lieu un concert très écouté, et, cela va sans dire, très applaudi. Le jeune piston-solo Pierre Deruyck fut particulièrement acclamé. Un banquet des mieux servis, gracieusement offert par l'aimable M. Houssin, réunissait tout le monde à 1 heure et demie au Café de la Liberté. Le repas fut très gai et très animé. Au dessert, des toasts furent portés par MM. Cap, Gourdin et Debril. L'après-midi la Fanfare participa à la Fête de la Porte d'Estaires et, après une promenade à bicyclette à travers la ville et un concert sur le kiosque, les musiciens furent reçus chez M. Houssin. Le départ de La Bassée eut lieu à 7 heures, à bicyclette. La Bassée - Grand'Place et kiosque en ruine 12 août 1924 — Pose de la première pierre du nouvel hôtel de ville de La Bassée — La renaissance de La Bassée. La petite ville de La Bassée Nord, que la guerre avait complètement rasée, a célébré hier sa renaissance. Les fêtes ont été données à l'occasion de la pose de la première pierre de l'hôtel de ville, construction qui va pouvoir être réalisée grâce au geste secourable de la ville de Tours, marraine de guerre de La Bassée. A midi arrivèrent MM. Marchais, premier adjoint de Tours, ainsi que MM. Silduski, Lemay, Arnault, Cozette, conseillers municipaux. Parmi les personnalités présentes, citons MM. Auguste Potié, sénateur ; des Rotours, député ; Couem, maire d'Armentières ; Séguin, secrétaire général de la reconstitution, représentant le préfet du Nord, etc. Dans un très beau discours, M. Crespel, député du Nord, maire de La Bassée, a célébré la renaissance de sa ville, dont il rappela les souvenirs de guerre, et il montra le courage de ces populations qui n'ont pas hésité à revenir dans la cité, se sont remises au travail et ont refait une ville nouvelle. M. Marchais, de son côté, au nom de la ville de Tours, après avoir excusé M. Chautemps, que ses occupations ont retenu à Paris, déclara que la ville qu'il administre n'oubliera pas sa courageuse filleule. Enfin, M. Marchais a procédé à la pose de la première pierre. 7 août 1927 — Inauguration du nouvel Hôtel de ville et du Monument aux morts. L'Union Chorale et l'Harmonie municipale prêtent leur concours — La petite ville de la Bassée, complètement détruite par la guerre, est aujourd'hui reconstruite. C'est une cité nouvelle, claire et coquette, qui a été édifiée sur les ruines, et c'est sa renaissance qui fut célébrée aujourd'hui par l'inauguration du nouvel hôtel de ville. A cette fête on a eu la bonne et pieuse pensée d'associer les morts de la guerre, dont un monument rappellera le souvenir. La journée a débuté à 9 heures par une messe solennelle pour les victimes de la guerre, au cours de laquelle l'Union chorale prêta son concours. M. le chanoine Régent, aumônier du corps d'armée, dans une très belle allocution, magnifia le suprême sacrifice de ceux qui moururent pour la grande et la petite patrie et grâce à qui la victoire fut possible. A l'issue de l'office, le clergé alla bénir le monument aux morts. Un peu plus tard, à 11 heures, la place de la Gare est envahie par la foule qui vient acclamer M. Louis Marin, venu présider la fête de la renaissance. A sa descente du train, le ministre des Pensions est reçu par MM. Crespel, député du Nord, maire de la Bassée ; Hudelo, préfet ; le général Bossut, Conem, maire d'Armentières, etc. En cortège, les autorités se rendent à la mairie provisoire ; puis, au nouvel hôtel de ville, l'harmonie municipale exécute la Marseillaise, et la cérémonie d'inauguration se déroule ensuite. Dans son discours, M. Louis Marin félicite les habitants de la Bassée de l'oeuvre magnifique qu'ils ont entrepris et réalisée. Alors que plus une pierre n'était debout, ils ont reconstruit une ville nouvelle. Sans doute, avant d'arriver à ce magnifique résultat, ils ont vécu des heures cruelles ; mais, aujourd'hui, leur effort a sa juste récompense. A 13 heures, le ministre préside en la salle des fêtes de la mairie un banquet de deux cents couverts. A l'heure des toasts, M. Crespel, M. Hudelo et M. Louis Marin prennent la parole et sont chaleureusement applaudis. A l'issue du repas, les autorités passent en revue les soixante sociétés prenant part au défilé qui se rend au monument aux morts, dont la remise solennelle est faite par M. Louis Lecomte, président des anciens combattants. M. Crespel député, maire, remercie au nom de la ville. M. Louis Marin prononce ensuite un discours dans lequel il établit un émouvant parallèle entre les combattants de la Grande Guerre et les habitants des régions dévastées qui, eux aussi, furent des soldats, puisqu'ils tomberont parfois sous les balles ou les obus. Enfin, un chœur de quatre cents exécutants interprète une cantate de MM. Alida et Catel pour le poème et de M. Guillement, chef de l'harmonie municipale, pour la musique. A l'issue de la cérémonie. le ministre a repris le train pour Paris, tandis que la fête se continuait par des concerts et des exercices gymniques. La Bassée - Nouvel Hôtel de ville en construction et achevé Formations musicales actives à La Bassée en 1909 La Fraternelle fanfare municipale, président P. Crespel, direction Guillement, 80 exécutants ; Les Amis réunis fanfare, président Paul Bréda, direction Garnier, 53 exécutants. 1 L'Eglise de La Bassée, édifiée face à l'Hôtel de Ville de la Grand'Place a traversé le millénaire face aux démolitions et reconstructions. Bâtie initialement au XIIe siècle, un premier incendie la consume entièrement en 1478. Un nouvel édifice commencé à la fin du XVe siècle est achevé vers 1530. Le choeur n'est ajouté qu'en 1774. Le lundi 7 mai 1855, l'église Notre-Dame de La Bassée fait la une des journaux — Notre église, avec sa magnifique flèche, n'existe plus elle a été brûlée la nuit dernière. La fête du 6 mai avait été brillante pour la localité ; les cloches avaient annoncé, dès le matin, cette grande solennité, et toutes les maisons avaient été décorées à l'envi ; le soir, des illuminations donnaient à la ville un aspect un peu plus brillant. On remarquait particulièrement le frontispice de l'église décoré et illuminé. Au soir, un feu d'artifice fut tiré en l'honneur de la fête du jour ; une fusée parait avoir communiqué le feu à des draperies, puis à l'église. La population est dans la consternation. Un autre journal nous en dit plus — Pendant la nuit de dimanche à lundi, un incendie a complètement détruit l'église de La Bassée. Pour fêter brillamment la proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception, le doyen de La Bassée avait illuminé le clocher de son église de lampions et de flammes du Bengale. Le feu s'est communiqué tout à coup, et sans que l'on sache encore comment, dans le clocher, et en quelques minutes les flammes sortaient par toutes les ouvertures. Il était alors neuf heures du soir ; toute la population se porta vers l'église, des chaînes furent organisées et l'on sauva le mobilier le plus précieux de la sacristie et des autels, les vases et ornements sacrés ; mais pendant ce temps, le feu avait fait de rapides progrès et il fallut laisser aux flammes une partie des chaises et du mobilier de l'église à dévorer. Bientôt le hart du clocher s'écroula, et une gerbe de feu immense lança dans l'air d'énormes étincelles, qui portèrent l'incendie dans quatre ou cinq maisons voisines. Heureusement, les secours étaient arrivés les pompes de Béthune, de Fournes, de Marquillies et autres communes, attirées par la lueur qui se voyait de très loin, étaient là, et forcées de laisser presque en paix brûler l'église, dans l'impossibilité de combattre un foyer placé à 30 mètres du sol, sauvegardèrent les maisons du danger qui les menaçaient. A quatre heures du matin, toute crainte avait disparu, mais de l'église de la commune, dans laquelle de nombreux travaux de réparation étaient entrepris, il ne restait plus que les quatre murs lésardés et noircis. Une troisième feuille, très au fait des nouvelles, donne quelques précisions — Le feu prit à huit heures trois quarts du soir. On sonna le tocsin au beffroi de l'hôtel de ville, et aussitôt M. le docteur Ybert, maire de La Bassée, M. Delagorse, juge de paix, M. le commissaire de police, et la compagnie des pompiers commandée par M. Dérives, se rendirent sur le théâtre du sinistre. L'hôtel de ville, fort rapproché de l'église, prit feu plusieurs fois, et toujours les pompes, habilement dirigées, firent cesser le danger. L'église était assurée à la Société Royale et à la société La France pour une somme de deux cent cinquante mille francs. Après le sinistre les assureurs refusent d'indemniser le sinistre qui était garanti à hauteur de trois cent mille francs, sous prétexte que le maire de La Bassée n'est pas seul maître absolu de l'église ; les Compagnies la Nationale et la France demandent donc la déchéance de la commune, en raison des droits exercés par les autres autorités, à savoir l'Etat, le curé, l'évêque diocésain et la fabrique. Le 8 juillet 1855, le tribunal correctionnel de Lille va finalement trancher en faveur de la commune en raison des discussions oiseuses desdites compagnies qui sont donc condamnées à indemniser les dommages et régler les frais du procès. Reconstruite de 1856 à 1860 par les architectes Camille Tierce et Charles Leroy, on a vu ci-dessus ce qu'il en est advenu le 7 novembre 1914 face au déchaînement des obus anglais et allemands. De 1926 à 1929, une nouvelle église est érigée. Mais considérée comme vétuste, elle est rasée, cette fois-ci volontairement, en 2003. Rebaptisée église Saint-Vaast, elle est à nouveau debout en 2005... JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 9 août 2018 1514 LA BASSÉE - Place des Augustins NORD Les bonnes intentions ne sont pas toujours récompensées ! Frédéric de la Fosse, bailli de la Bassée entre 1570 et 1580 - † 4 janvier 1651, chevalier, seigneur du Pouvillon, de Bargues et de Ferrières, va suer sang et eau pour mettre en place un Collège tenu par des religieux de l'ordre de Saint-Augustin. Les ermites de Saint-Augustin sont, depuis 1614, autorisés à s'installer à Lille où réside le bailli de la Bassée. Peu après, ils y installent un couvent et y fondent leur collège tenu par le révérend père supérieur Flassart. Très proche de ce dernier, le bailli Frédéric de la Fosse, décide avec lui, d'implanter un établissement à La Bassée, sur le modèle lillois. Pour cela, il se fait parrainer en 1623 par des bailleurs de fonds l'abbaye de Vicogne près de Raismes s'engage à verser florins et l'abbaye de Saint-Sauveur d'Anchin qui possède un collège réputé depuis 1568 promet florins. De son côté l'abbaye Saint-Vaast d'Arras, outre sa participation à la fondation pour florins, finance le terrain nécessaire à la construction des bâtiments, situé à La Bassée, allant de la rue de Lille — future rue du général Leclerc — à la rue des Héronvals — future rue Maurice Bouchery. De plus, l'abbaye d'Arras constitue une rente de florins pour la subsistance de six religieux. Plan de La Bassée en 1833 Le bailli Frédéric de la Fosse met donc en oeuvre la fondation du couvent de la Bassée et l'installation des Augustins, mais c'est sans compter les Récollets implantés à Lens qui voient d'un mauvais oeil l'implantation d'un concurrent dans le périmètre de leurs quêtes et de leurs prêches rémunérateurs. Pendant quatre ans, les Récollets n'auront de cesse de mettre des bâtons dans les roues des Augustins afin de les contraindre à abandonner leur projet, adressant des doléances de tous les côtés et allant même jusqu'à adresser des lettres dénonciatrices et calomnieuses à leur encontre. Dans le même temps, un des parrains fait défaut pour la fondation du couvent de La Bassée Noël Carré, 37ème Abbé de Vicogne de 1612 à 1624, celui qui obtint du pape Paul V le droit de porter la mître, pour lui et ses successeurs, décède le 22 juin 1624, remplacé par Mathias Bar. La participation de florins de l'abbaye de Vigogne est compromise, tout comme la promesse qu'avait faite Noël Carré de meubler le futur couvent des Augustins, d'orner leur future église et de leur fournir farine et bois de chauffage à vie. Le 13 septembre 1624, une ordonnance royale de Philippe d'Espagne, autorise la création de la communauté basséenne de Saint-Augustin. Ce qui n'empêche d'aucune manière les dissensions de se poursuivre de la part des Récollets qui, cette fois-ci, essayent d'évincer les Augustins au profit des Oratoriens, puis des Jésuites et des Dominicains... Ce n'est qu'après le décès de l'évêque d'Arras, Hermann Ottemberg, en 1626, et son remplacement par Paul Boudot 1575-1635 que les choses s'arrangent pour les Augustins, à qui on impose des conditions draconiennes édictées par une déclaration du 16 octobre 1627. Entre autres contraintes, les noms des professeurs ou religieux devront être envoyés à l'évêque avec un certificat de bonnes vie et mœurs ; ceux-ci ne pourront être changés sans l'assentiment de l'évêque ; le collège devra être soumis à l'inspection du vicariat... Ces accords sont entérinés à Arras le 15 novembre 1627, et, le même jour, l'abbé de Saint-Vaast, Philippe Caverel †1636, confirme la donation du terrain offert pour la construction du couvent à La Bassée et la rente perpétuelle de florins accordée aux Augustins, à charge par lesdits religieux de venir offrir et présenter, lors de chaque Saint-Jacques, à l'offertoire de l'abbaye, un cierge de cire blanche pesant deux livres, avec déclaration en langue latine ou françoise. En 1628, avant même que les constructions ne soient achevées, les Augustins dispensent des cours dans un local sur le cimetière jouxtant l'église Notre-Dame de La Bassée. L'année suivante, déjà en charge d'une cinquantaine d'élèves, ils s'installent dans le couvent en cours de construction. La première pierre de la chapelle du Couvent est posée en 1634 par le prieur Thomas Delarue. Les entreprises douaisiennes engagées pour ces travaux sont rémunérées à raison de sept florins pour chaque verge de maçonnerie, tandis que les charpentiers reçoivent deux sols par pied de gîte. Dès son achèvement en 1641, la chapelle est réquisitionnée par le gouverneur de La Bassée pour en faire un magasin militaire. Après maintes protestations du sieur Lepipre, prieur du couvent de 1640 à 1646, puis de son successeur Jacques Dufour, celui-ci obtient la libre disposition de sa chapelle qui est inaugurée le 3 mars 1647. La chapelle était disposée le long de la rue de Lille, entourée des bâtiments conventuels, parloir, réfectoire, dortoir, collège ; le cloître était situé en arrière de la chapelle ; de vastes jardins faisant suite à ces bâtiments, longeaient la future rue des Augustins, jusqu'à la rue des Héronvals. Le couvent aura coûté florins, incluant une nouvelle dotation de florins accordée par M. de Gavrelle, abbé de Saint-Vaast. Plan du couvent, du collège et des jardins des Augustins de La Bassée en 1705 En 1650, après avoir hébergé des aumôniers militaires au couvent de La Bassée, l'un d'eux meurt de la peste, aussitôt contaminé par le prieur Jacques Dufour et trois autres Augustins... Deux incendies successifs viennent assombrir la vie du couvent des Augustins le 7 mars 1777, l'ensemble des bâtiments est carbonisé, à l'exception du collège et de quelques salles sur la cour. L'un des Augustins, le père Jean Hanache, qui était enfermé dans une cellule en raison d'un dérangement mental, y laisse la vie, asphyxié. Le 11 juin 1777, les salles qui avaient été rescapées sont à leur tour calcinées. Après quelques investigations, on va finir par confondre l'auteur de ces incendies il s'agissait d'un des Augustins, Prosper Vandermeul, entré dans les ordres depuis deux ans. Condamné, il va purger sa peine, séquestré comme aliéné au couvent. Les bâtiments consumés sont reconstruits et, en 1779, ce n'est plus qu'un mauvais souvenir. Dans l'obligation de prêter serment civique, le 27 mai 1791, lors de la révolution, les religieux Augustins s'y refusent. Le 10 juin 1791, les collégiens sont expulsés, et, le même jour, la municipalité basséenne fait fermer le couvent et apposer les scellés. Leur mobilier est vendu à l'encan le 9 août 1791. Les bâtiments conventuels et les jardins sont saisis comme bien nationaux. Deux ans après, le 2 pluviôse an 3 21 janvier 1795, on suit encore à la trace les malheureux ci-devant Augustins comme des pestiférés. Le comité révolutionnaire de Béthune avertit celui de Lille, qu'il lui a été rapporté que plusieurs prêtres insermentés étaient revenus dans la commune de La Bassée, parmi lesquels se trouve le nommé Couturier, ex-augustin de La Bassée. Cet homme a les cheveux roux. » De 1793 à 1914, c'est le silence radio sur le couvent des Augustins désaffecté. Le cadastre de 1833 indique que deux autres bâtiments ont été édifiés, en arrière de ceux existant en 1779, à l'emplacement d'une partie des jardins. Vraisemblablement en 1914-1918, les lieux n'ont pas été épargnés comme la plupart des maisons basséennes. La reconstruction de la ville et le relogement des habitants étant une priorité, l'ex jardin des augustins attend encore quelques années avant de connaître son sort. Après avoir fait supprimer toutes les ruines des bâtiments de l'ancien couvent ainsi que des quelques maisons contiguës construites ultérieurement, la municipalité décide en 1924 d'affecter l'ensemble de ce terrain à la création d'un square. Quelques parterres sont alors aménagés sur la nouvelle place des Augustins. Au milieu des plates bandes engazonnées et fleuries, une fontaine monumentale est construite en 1925 par décision du conseil municipal. Erigée en l'honneur de l'ancien ambassadeur des Etats-Unis, Robert Bacon 1860-1919, cette fontaine, inaugurée le 6 décembre 1925, est l'oeuvre de l'architecte Alexandre Marcel 1860-1928. Le Kiosque à musique basséen ayant, comme nous l'avons relaté précédemment, été endommagé en 1918, la Grand'Place ruinée ayant d'autre part été déplacée, la municipalité décide de construire son nouveau kiosque sur la Place des Augustins, face à la Fontaine. Edifié en 1926-1927, de forme octogonale, sa toiture domale repose sur des colonnes de fonte, le soubassement de pierre est entouré d'un garde corps en fer forgé. Dans le même temps que prend place le kiosque, une double rangée d'arbres est plantée de part et d'autre du square, le long de la rue des Augustins. La Bassée - Fontaine place des Augustins, avant édification du kiosque — Fontaine et Kiosque à musique Sont-ce les nouveaux bombardements de 1944 qui ont provoqué la disparition du Kiosque des Augustins ? ou tout simplement la municipalité ?... Nous l'ignorons. Toujours est-il que sur les clichés des années 1950, on constate sa suppression, tandis que la fontaine Bacon reste, de son côté, en place. Kiosque supprimé. voir ici Square des Augustins de la Bassée sans son kiosque, aujourd'hui. publié par Jean Marc Jeu 9 Aoû 2018 1437 6 décembre 1925 — Inauguration de la fontaine dédiée à Robert Bacon, place des Augustins à la Bassée — M. Myron T. Herrick a inauguré aujourd'hui, en compagnie de M. Jussserand, ancien ambassadeur de France à New-York, une fontaine érigée à la Bassée en souvenir de M. Robert Bacon, qui fut ambassadeur des Etats-Unis en France de 1909 à 1913. Au cours de la cérémonie, M. Myron T. Herrick a prononcé un éloquent discours où, une fois de plus, il a célébré l'amitié franco-américaine. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique lun. 13 août 2018 1630 LA BAULE-SUR-MER - Le Jardin de la Victoire LOIRE ATLANTIQUE Le cadastre napoléonien de 1819 précise clairement que le nom de la commune est orthographié La Baule-Escoublac ; cependant c'est la forme La Bôle qui est couramment usitée jusqu'au début des années 1880, date à partir de laquelle elle s'appelle dorénavant La Baule. Plan de la Baule parmi les dunes en 1819 Lors du conseil municipal du 6 juin 1875, Etienne Brény, maire de 1871 à 1876, expose à ses administrés que le sous-préfet de la Loire Inférieure, en date du 26 mai 1875, après avoir pris un arrêté le 18 mai, a choisi l'emplacement de la future station de chemin de fer d'Escoublac. Rien ne s'y opposant, la place de la future gare de La Bôle-Escoublac est donc définitivement fixée sur un terrain constitué de dunes et de pins maritimes, près d'une ancienne caserne de douaniers, le long du chemin du Bois d'Amour. La Baule - Ancienne Gare mise en service en 1879 publié par Jean-Pierre Rigouard Ven 31 Mai 2013 1551 Financée par la société Hennecart & Cie de Jules-Joseph Hennecart, la nouvelle ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic par Escoublac-La-Bôle, d'une longueur de 29 km, possède également un embranchement reliant Escoublac à Guérande, d'une longueur de 6 km. Ces lignes à voie unique, ouvertes à l'exploitation le 11 mai 1879, seront reprises par la compagnie Paris-Orléans en 1883. Précisons pour les spécialistes dont je ne suis pas que la voie de ces lignes est formée de rails Vignoles de 8 mètres, en acier, pesant 30 kilos le mètre courant, posés sur traverses de pin maritime, injectées au sulfate de cuivre ; le ballast est en sable de mer recouvert d'une couche de pierres cassées. Après quelques mois d'exploitation, un certain nombre de traverses en pin seront remplacées par des traverses en chêne dans les courbes à petit rayon, et le nombre des crampons seront doublés. En 1882-1883, la gare de La Bôle-Escoublac est agrandie, à la suite des réclamations des usagers et par décision ministérielle du 16 août 1882. La Baule - Quais de l'ancienne gare, avant leur remplacement par le futur Jardin de la Victoire La Baule, passée est entre les mains de quelques promoteurs, est transformée en une importante destination touristique et la petite gare campagnarde devient rapidement trop exiguë. Aussi, lors d'une délibération du conseil municipal du 20 octobre 1907, Édouard Trabaud-Khirkam 1862-1917, maire de 1900 à 1917, sollicite la Compagnie Paris Orléans afin qu'elle trouve les moyens d'agrandir la gare. Séance du Conseil municipal de La Baule du 20 octobre 1907 Les voyageurs vont attendre encore dix huit ans avant qu'un avant-projet, approuvé par décision ministérielle du 25 avril 1925, décide, non pas de modifier la gare, mais de la déplacer de trois cents mètres au nord, hors de la zone touristique, et de dévier la ligne en conséquence. La nouvelle voie du chemin de fer Paris-Orléans traversera la dune boisée du domaine de La Baule-les-Pins. Deux nouvelles gares sont mises en construction celle de La Baule, rue des Ondines voir Ici Cpa JP Rigouard, et celle de La Baule-les-Pins, avenue des Dryades voir Ici Cpa. Après deux ans de travaux, les stations sont prêtes, le déménagement de l'ancienne gare a lieu le 20 juillet 1927. L'inauguration des deux nouvelles gares se déroule le 31 juillet 1927, lors d'une fête grandiose. Plan de La Baule en 1914 Dès novembre 1926, des tractations sont engagées entre la municipalité de La Baule et les grands lotisseurs devant l'éternel que sont Louis Lajarrige, propriétaire de plusieurs centaines d'hectares de dunes à la Baule et François André, casinotier baulois, gestionnaire de la Société Générale Foncière. André s'engage, en contrepartie des larges concessions accordées à celui-ci par la commune, à faire don à celle-ci de mètres carrés de terrain sur l'emplacement de l'ancienne gare désaffectée, réservés à la création d'un futur square ou jardin. En octobre 1927, un referendum est organisé afin de trouver un nom à celui-ci. Les appellations choisies le plus fréquemment, qui seront proposées au vote de la municipalité, sont square de la Victoire, jardin d'Amour, Champs-Elysées, square de l'Ancienne Gare. Un concours pour la création de ce jardin est organisé pour le 16 décembre 1927, 15 heures 30, par le Conseil municipal représenté par Roger Maury de Lapeyrouse Vaucresson 1880-1953, maire de La Baule de 1925 à 1935. Ce concours est remporté par l'architecte Paul-Henri Datessen 1884-1938 et l'horticulteur paysagiste Francis Huchet, l'heureux occupant de la belle boutique de l'avenue de la Gare. Par neuf voix contre six, ils obtiennent le premier prix ayant pour devise drapeau vert et jaune ». Le conseil municipal, le 31 janvier 1928, donne un avis favorable pour conclure un emprunt de francs destiné aux dépenses de création du jardin public. Ce dernier, sur proposition de Jean Gommy, prendra le nom de Jardin de la Victoire. Dans le même temps, il est décidé de rebaptiser les rues contiguës le boulevard du Chemin-de-Fer devient boulevard du Maréchal Foch, l'allée de la Station et le chemin de la Côte sont remplacés par l'avenue du Maréchal Joffre. Le 13 août 1928, Mme la comtesse de Lapeyrouse, épouse du maire, demande auprès du Conseil municipal, l'autorisation de faire transformer l'ancienne gare et d'y faire bâtir, à ses frais, pour francs, un pavillon d'hygiène sociale pour enfants, autrement dit un dispensaire, de style breton. La municipalité donne son accord et Paul-Henri Datessen est à nouveau chargé des plans et de la construction. Le projet du jardin de la Victoire de l'architecte Datessen prévoit un petit parc à la française agrémenté d'une fontaine à effet d'eau, soigneusement engazonné arboré et fleuri par Francis Huchet déjà sont en place 119 grands arbres, 250 rosiers, 350 fusains, 32 buis-boule, 24 rhododendrons et des bordures d'une longueur totale de 450 mètres en fusain puchellus, sans oublier les géraniums, les salvins, les œillets d'Inde, les alicantes et les pyrèthres... Les jardins sont annoncés comme à peu près achevés en avril 1929. Aussitôt, le congrès des Anciens Combattants y organise l'inauguration pour le 28 avril et procède à la pose de la première pierre du futur monument aux morts 1914-1918. Le Kiosque à musique prévu par l'architecte Datessen est édifié en mai 1929, à gauche de l'ancienne gare. De forme carrée, il fait plutôt penser à une grange avec ses quatre piliers de pierre surmontés de sa toiture pentue. Il est ouvert sur trois côtés, entourés de balustrades de bois. Le 2 février 1930, contigu au Kiosque à musique, le Dispensaire pour enfants financé par la comtesse de Lapeyrouse, est inauguré, la gare désaffectée ayant été transformée comme prévu par Datessen. La Baule - Kiosque à musique — Dispensaire Lapeyrouse en juillet 1930 ancienne gare En février 1934, le ministère des PTT dispose d'un budget de francs pour l'édification d'un Hôtel des Postes à La Baule. L'architecte Paul-Henri Datessen, associé à Juchet, dresse un premier projet 42 mètres de façade, de style breton, 700 m², 22 mètres de haut. C'est bien entendu l'architecte Datessen qui obtient le marché. Le 26 novembre 1934, une convention est signée entre Georges Mandel, ministre des postes et la municipalité bauloise de M. Lapeyrouse. Pour mener à bien cette opération, la commune cède gratuitement à l'administration des PTT, m² de terrains nus et nivelés, situés au bout du Jardin de la Victoire, côté sud, valeur francs. Les PTT, de leur côté, vont financer la totalité de la construction, dont les travaux, commencés début décembre 1934, sont confiés à l'entreprise Grandmaison. L'inauguration de l'Hôtel des Postes initialement prévue pour le 22 mars 1936 est reportée pour le lundi de la Pentecôte, en raison des événements actuels, puis fixée définitivement pour le 12 juillet 1936, à l'occasion dune grande fête. Les travaux sont toutefois réceptionnés auparavant le 21 mars. La Baule - Vue aérienne de la place victoire et du kiosque à musique Le monument aux morts dont la première pierre a été posée le 28 avril 1929 dans le Jardin de la Victoire a fini par amasser une somme rondelette depuis ses premières souscriptions. Au 19 avril 1936, le montant cumulé de celles-ci s'élève à francs. Le 13 février 1936, on en est encore à la phase d'adjudication des plaques avec leurs inscriptions commémoratives celles-ci sont adjugées à un certain M. Philippe pour francs, portant le coût total de l'opération à francs. Le 10 novembre 1936 a lieu la pose de la stèle de granit bleuté, oeuvre du sculpteur Maxime Real del Sarte 1888-1954, dans l'ensemble architectural conçu par l'inévitable Datessen. L'oeuvre, inaugurée le 11 novembre, est installée dans le Jardin de la Victoire au pied du tout nouvel Hôtel des Postes. Kiosque toujours en place. voir ici, Kiosque du Jardin de la Victoire de La Baule, aujourd'hui. Jardin de la Victoire et son Kiosque Hé non, pas de pétrole sous le Jardin de la Victoire ! Concert de l'Orchestre d'Harmonie de La Baule publié par Jean Marc Lun 13 Aoû 2018 1527 9 juin 1927 — Programme de l'inauguration des deux nouvelles gares de La Baule ; toutes les musiques de la région sont présentes. Un Kiosque à musique démontable est installé place des Palmiers. — Nous avons dit que l'inauguration des gares avait d'abord été fixée au 17 juillet. Or, ce jour-là, a lieu un grand concours de gymnastique à Guérande. Les fêtes de La Baule, pour ne contrarier personne, sont reportées au 31 juillet. Voici le programme. Samedi 30 juillet, à 16 h. 30, départ de Paris du ministre des Travaux Publics, M. Tardieu, et des invités par le train spécial, organisé par la Cie des Chemins de Fer d'Orléans. De 21 heures à 23 heures, concerts place de la nouvelle gare de La Baule par l'Union Musicale de La Baule avenue St-Georges, par l'Harmonie Marceau de St-Nazaire. Dimanche 31 juillet, à 9 heures, inauguration de la grande gare de La Baule. A 10 heures, inauguration de la gare de La Baule-les-Pins. Dans le Bois d'Amour, le Rallye Troyen fera entendre une fanfare de chasse. A 10 h. 15, pose de la première pierre du remblai qui doit relier Pornichet à La Baule. A 11 heures, au parc des Dryades, vin d'honneur offert par le Comité des fêtes au ministre et aux personnages officiels. Pendant le vin d'honneur, la musique des équipages de la Flotte de Brest et la Schola Cantorum de Saint-Nazaire exécuteront le programme suivant 1. La Marseillaise, Rouget de L'Ile, musique des Equipages de la Flotte, chef M. Boher. — 2. Ballet des deux pigeons. Messager, musique des Equipages. — 3. a Brunette, chanson du XVIe siècle ; b Chanson du XVIIIe ; chœurs mixtes a capella par la Schola de St-Nazaire directeur, J. Cadayé de l'Opéra-Comique. — 4. Hymne au soleil, Beethoven, choeurs mixtes et orchestre, par la musique des Equipages et la Schola. A 12 h. 30, au Casino municipal de La Baule, déjeuner offert par la municipalité, sous la présidence de M. Tardieu. Concert par la musique du 65e d'infanterie de Nantes, chef M. Auradou. De 15 heures à 18 heures, concert musical instrumental. Courses de yachts dans la baie. De 18 h. 30 à 19 h. 30, concert musical, place de la Vieille-gare-en-bois, par la musique du 65e d'infanterie. A 22 heures 30, grande fête de nuit. Au centre de la place des Palmiers, un kiosque sera édifié pour la musique. Un concert y sera donné par la Musique des Equipages de la Flotte 1. Ouverture de Tannhauser, Wagner. — 2. Peer Gynt, Grieg ; a Le matin, b La mort d'Ate ; c Danse d'Anitra, d dans le hall du roi de la montagne. — 3. Danse macabre, St-Saëns. — 4. Impressions d'Italie, G. Charpentier. — 5. Rapsodie hongroise, Liszt. Illuminations générales. Embrasement du Bois d'Amour. Sonneries par les cors de chasse de la duchesse d'Uzès. Grand bal. 2 avril 1929 — Programme de l'inauguration du Jardin de la Victoire du 28 avril 1929 et pose de la première pierre du futur monument aux morts — Voici le programme officiel du congrès des Anciens Combattants qui se tiendra à La Baule, le 28 avril A 8 h. 30, place de la Gare, rassemblement des sections et des délégations de la Fédération interalliée des anciens combattants. Réception par la municipalité. Lâcher de pigeons-voyageurs. Salves d'artillerie. Formation du cortège. En tête, nouba des tirailleurs de La Roche-sur-Yon, clique de la société de gymnastique des Jongleurs de Notre-Dame, Musique municipale de La Baule, les drapeaux des sections et de la délégation des combattants interalliés sections des des groupes des départements voisins, sections des A. C. du groupe de la Loire-Inférieure. Itinéraire du défilé avenue Georges-Clemenceau, avenue de la Gare, boulevard Hennecart, boulevard Darlu, avenue Drevet, avenue de Paris, Garage Minot, où, à 9 heures, se tiendra l'assemblée générale du groupe de la Loire-Inférieure de l'Union Nationale des Anciens Combattants. A 11 heures défilé, avenue de Paris. A 11 h. 30 inauguration du Jardin de la Victoire et pose de la première pierre du Monument aux Morts. Salves d'artillerie. A 12 heures banquet. A 14 heures rassemblement au Casino. Champagne d'honneur offert par la municipalité. Au cours de cette cérémonie, la Musique municipale exécutera les hymnes des nations alliées. A 16 heures, excursion dans la Presqu'île guérandaise. Réception à Guérande des congressistes. Le soir, concert au Jardin de la Victoire par la nouba des tirailleurs et la musique municipale. Séance de gala au Casino. Présentation, dans la salle de La Baule-Palace, du film Verdun. 28 avril 1929 — Pose de la première pierre du monument aux morts dans le Jardin de la Victoire — Sur l'emplacement de l'ancienne gare, d'où sont partis pour le front tant d'enfants de La Baule, à un carrefour où aboutissent les avenues Foch Joffre et Clemenceau, a été aménagé un superbe jardin public qui a reçu le nom de Jardin de la Victoire. C'est dans ce square que va s'élever le monument aux morts de La Baule. La première pierre du mausolée a été scellée par M. de Lapeyrouse, maire, dimanche, à 13 heures, en présence des centaines de délégués de 1' et des représentants des nations alliées. 16 juin 1929 — La Fanfare municipale St-Symphorien de Tours en concert au Kiosque du jardin de la Victoire — Il est dit pour l'agrément de nos villégiateurs, que le Kiosque à musique du jardin de la Victoire ne chômera jamais. La fanfare de La Baule s'y est déjà fait entendre à plusieurs reprises elle nous donnera son répertoire choisi toutes les semaines, croyons-nous, à partir de juillet, sous la conduite de son dévoué chef, M. Thermeau. En attendant nous aurons le plaisir aujourd'hui 16 juin d'y entendre de 16 à 17 heures la Fanfare municipale St-Symphorien de Tours 45 exécutants dirigée par M. R. Leclerc, son distingué chef qui est un grand ami de La Baule. Programme Vulcain par Avon ; le Radeau de Cythere Boyer ; Cortège de Ballet Avon ; Penichole ; Simple aubade. 31 août 1929 — Concert de l'Union Musicale de la Baule sur le Kiosque à musique — Concert du samedi 31 août 1929 à 21 heures, au Kiosque. Programme 1. Marche Lorraine. L. Ganne. — 2. Ouverture Symphonique. V. Buot. — 3. Saragosse, boléro. Blancheteau. — 4. Les Cloches de Corneville, fantaisie. R. Planquette. — 5. A la France, marche. W. Romsberg. Le Chef de musique, H. Termeau. La Baule - Le Jardin de la Victoire et le Kiosque à musique — Jardin, Hôtel des postes, Dispensaire et Kiosque à musique 1er février 1930 — Annonce de l'inauguration du dispensaire pour enfants du 2 février, au Jardin de la Victoire — Le nouveau jardin public, qui a si heureusement et esthétiquement remplacé les baraquements provisoires si longtemps employés comme gare, est, dans son harmonieux tracé, utilisant judicieusement l'espace, un véritable bijou baulois, admiré de tous nos visiteurs et qui va encore sembellir avec le temps, grâce à la sollicitude éclairée du capable horticulteur-fleuriste qu'est M. Huchet. Des fleurs éclatantes et parfumées, un coloris varié et enchanteur, de l'eau limpide et cascadante, et bientôt de frais ombrages, en font une oasis de beauté et de santé, un refuge aussi au cœur de l'intense circulation balnéaire, où petits et grands, les petits surtout, aimeront à se donner rendez-vous. Il y a déjà un Kiosque à musique abritant deux fois par semaine, l'harmonieuse phalange qui obéit à la baguette véritablement magique de notre distingué chef, M. Termeau ; il y a aussi, sur la façade, à la place d'honneur comme de juste, la première pierre de granit breton du Monument aux Morts Baulois de la Grande Guerre. Ce lieu privilégié va être, le dimanche 2 février, à 11 heures, le théâtre d'une solennelle fête bauloise de bienfaisance, à l'occasion de l'inauguration par M. Mathivet, notre distingué Préfet, délégué spécialement par le Ministre d'Hygiène pour la circonstance, de l'ornemental dispensaire substitué par le talent créateur de M. Datessen, au bâtiment de l'ancienne gare, grâce à la générosité de Mme la Comtesse de Lapeyrouse, dont la maternelle sollicitude, secondant puissamment notre dévoué Maire dans l'œuvre de la plus belle, plus grande et plus bienfaisante Baule, a été aux petits, à ceux qui sont en germe, la France de demain et dont la santé et le développement physique sont un patrimoine national plus précieux que jamais et dont tout Français digne de ce nom sent la capitale valeur pour l'avenir de notre pays. Le Dr Malécot, dont le dévouement égale les hautes capacités, sera chargé du service médical. Cette belle cérémonie attirera à La Baule une grande affluence. Mme la Comtesse de Lapeyrouse et le Maire Conseiller Général inviteront les officiels à un banquet à l'Hôtel de Bretagne. 5 octobre 1930 — Une visite du Jardin de la Victoire — Le Jardin de la Victoire, dans une situation centrale privilégiée au sortir de la Gare, est unanimement admiré il est dans un superbe état d'entretien et est un exemple municipal à tous les Baulois. Plantez, fleurissez ! Faites de La Baule la Reine des Fleurs. Notre station, en dépit de ses avantages naturels, ne peut être Reine des Plages qu'à cette condition. Le Jardin de la Victoire a été planté d'ormes à larges feuilles dont les ombrages seront précieux dans quelques années. Les murs de clôtures commencent à disparaître derrière les fusains et, de place en place, nous voyons émerger des prunus pissardri à feuillage rouge très tranchant sur le vert des fusains, et de grand effet. Au fond du jardin, près de la fontaine, nous remarquons deux massifs de rhododendrons qui feront sensation lors de leur floraison au printemps prochain. Devant le Pavillon d'Hygiène Sociale, il a été planté des cratœgus lalandri buisson ardent et des arbousiers. Ces deux sortes d'arbustes se couvrent à l'automne, les premiers de petites graines rouges et les seconds d'une quantité d'arbouses que le soleil de La Baule se charge de colorer et de faire mûrir. Ce choix a été voulu et nous sommes certains que ce coin sera très plaisant à voir. Pour rompre la monotonie de la pierre. on a planté des vignes vierges Witchi le long du pavillon de Lapeyrouse et quelques hortensias aux ombelles larges et nombreuses. Désirant donner un aspect moins sévère aux abords du Kiosque, on a également planté des fusains à pointes dorées et à la parure printanière, plantes qui ont un aspect très gai et plaisant. Ne voulant rien négliger dans l'ornementation d'ensemble, notre Municipalité a tenu à faire border tous les massifs et toutes les plates-bandes, avec des fusains pulchellus. Nous sommes heureux de constater que le choix des variétés de rosiers a été des meilleurs, car à l'heure où nous écrivons, il y a encore beaucoup de roses fleuries et nous en avons vu toute la saison, ceci malgré le sans-gêne de certains qui se sont permis de couper des roses appartenant à la collectivité. Quant a la décoration florale, il y a là un ensemble merveilleux la richesse des coloris des géraniums se trouve augmentée dans certaines parties par un mélange de ficoïdes roses, de gnaphaliums blancs, de fuschias aux élégantes clochettes, d'héliotropes, de pétunias à grosses gorges, d'agératums bleus, de gazanias jaunes, etc. Les mosaïques sont remarquables pour leurs dessins et leurs coloris tranchants. Les achyrantes rouges-noires et panachées, les altercantheras jaunes et rouges, les gnaphaliums blancs, les pyrèthres jaunes sont plantés de telle façon que les dessins agréables à l'œil, se trouvent parfaitement délimités. Le vert des gazons, le tracé du jardin, l'ombre que donneront les ormes, le choix des garnitures florales, en un mot toute la réalisation du Jardin de la Victoire fait grand honneur à. M. Datessen, auteur du tracé d'ensemble, comme à M. Huchet qui a su l'aménager de façon si heureuse et le tenir en état d'entretien aussi remarquable. Quelques concerts sur le Kiosque à musique du Jardin de la Victoire l'Union musicale de la Baule mais aussi l'Harmonie Tourangelle des Chemins de Fer du Paris-Orléans ou encore la Musique de La Flèche... 6 septembre 1930 — Union musicale de la Baule. Concert du Samedi 6 Septembre, au Kiosque du Jardin de la Victoire à 21 h. 30. Programme 1. Marche Algérienne, Bosc. — 2. Ouverture Symphonique, Buot. — 3. Les Echos du Vallon, fantaisie, Mullot. — 4. Hans, le joueur de Flûte, fantaisie de L. Gounod. — 5. Marceline, Scottish de concert, Champel. Le Chef de Musique, H. Termeau. Concert tous les samedis soir, même lieu, même heure. 4 juillet 1931 — Union musicale de la Baule. Concert du Samedi 4 Juillet 1931 à 21 h. 15 au Kiosque du Jardin de la Victoire. Programme 1. Marche de Nuit. — 2 Marche solennelle de Luigini par Parès ce morceau a obtenu un premier prix d'honneur au Concours de Fougères. — 3. Préambule et Cortège, fantaisie. Barat. — 4. Phœbé, fantaisie. P. Andrieu. — 5. Marceline, Schottische de concert. Champel. Le Chef de Musique Henri Termeau. 1er août 1931 — Union musicale de la Baule. Concert du Samedi 1er Août 1931 au Kiosque du Jardin de la Victoire à 21 h. 15. Programme 1. Marche Tartare. Blémant. — 2. Martha, ouverture. Flotow. — 3. Cortège Nuptial. Avon. — 4. Il faut aimer, valse chantée. M. Chapuis. — 5. A la France, Allegro one step. Romsberg. Le Chef de Musique, H. Termeau. Concert tous les samedis soir. 30 août 1931 — L'Harmonie des Chemins de Fer du Paris-Orléans de Tours viendra Dimanche prochain 30 Août visiter La Baule et à cette occasion elle donnera un concert dans le kiosque du Jardin de la Victoire, à16 heures 1. Marche Brésilienne. J. Daube. — 2. Scènes Champêtres, fantaisie. L. J. de Schepper. — 3. Magdala, ouverture. J. Morand. — 4. Carillon de Fête, pièce caractéristique. L. Long. — 5. Gracieux Babil, fantaisie pour hautbois. Petit. — 6. La Fille de Mme Angot, fantaisie. Ch. Lecoq. Le Directeur G. Boursin. 13 septembre 1931 — La Musique de La Flèche à La Baule. L'Harmonie Fléchoise, Président M. Louis Gaudineau, Chef de Musique M. A. Grolleau, comprenant 57 exécutants, se fera entendre le Dimanche 13 Septembre a La Baule. Partant du Casino à 4 h. 30, elle défilera sur le boulevard de l'Océan et l'avenue de la Gare pour se rendre au Kiosque du Jardin de la Victoire où un concert aura lieu, de 5 heures à 6 heures. En voici le programme En Orient, marche. Gaudon. — Le Lac des Fées, ouverture sur l'opéra. Auber. — Le Retour à la Vie, Grande Valse. Chabas. — Fatinitza, fantaisie sur l'opéra comique. Suppé. — Marche Indienne. Sellenick. Le soir à 21 heures, retraite rassemblement Place de la Gare. Le Directeur A. Grolleau. 19 septembre 1931 — Union musicale de la Baule. Concert du Samedi 19 Septembre 1931 au kiosque du Jardin de la Victoire. Programme 1. Paris-Bruxelles. Tenine. — 2. Hans le joueur de Flûte, Fantaisie de Louis Ganne. — 3. Une Fête à Nanterre, Fantaisie humoristique. F. Andrieu. — 4. Les Echos du vallon. Mullot. — 5. Salut à la Paix, Allegro. G. Lebert. Le Chef de Musique, Henri Termeau. L'Union musicale Bauloise sur le Kiosque du Jardin de la Victoire le 22 juin 1930 cliché Labiere De gauche à droite. Premier rang assis A. Le Dantec. — Pichon. — Jean Le Dantec. — Hervé. — Termeau. chef — Guervel. président — Mignaux. — Michel Piard. — Pelletier. — Henri Yviquel. — Labiere. Deuxième rang debout Béguin. — Jean Yviquel. — Ruault. — Camaret. — Guy Le Dantec. — Koenig. — Marguet. — Legeay. — Cazeaux. — Bluteau. — Pajot. — Berthe. — Gaudant. — Ménand. — Petit. — Maurice André. — Lapetite. — X. 16 mai 1933 — Le Monument aux morts dont la première pierre est posée depuis le 28 avril 1929 est toujours à la recherche de son financement — Le Comité d'érection du Monument aux morts qui doit être édifié dans le Jardin de la Victoire, a décidé qu'il est nécessaire de le réaliser dès que possible. Le projet présenté par M. Datessen a été accepté, mais, pour le moment on ne fera que la partie principale du monument. Pour trouver les fonds nécessaires, on sollicitera la municipalité et les différents groupements ; on ouvrira également une souscription et au cours de la saison on provoquera des soirées de gala, au Casino, au bénéfice du Monument. Il faut compter sur une dépense de francs à laquelle il y a lieu d'ajouter francs pour la sculpture du coq et la gravure des noms de 149 Baulois morts pour la France. Toutefois. M. Guillouzo a fait savoir que l'Amicale Bauloise a recueilli francs qui seront versés au comité après autorisation de ce groupement. 8 au 10 juillet 1933 — Concours international de musique à La Baule — Voici le programme de la journée d'aujourd'hui Réveil en fanfare. A 9 heures Concours de lecture à vue au jardin des Aulnes pour le groupe Hector Berlioz. A 10 heures Grand'messe en musique avec le concours de MM. Planel, de l'Opéra-Comique ; Albert, de l'Opéra Marthe Herva, des Concerts Lamoureux et de l'Harmonie de La Baule. A 11 heures Concert instrumental et vocal au jardin de la Victoire par l'Harmonie des Chemins de Fer de l'Etat de Rennes, direction Bonardet. Audition musicale Pergola, place des Palmiers, La Baule-les-Pins, avec le concours de Ludovic Vivier. A 14 h. 30 rassemblement des sociétés de gymnastique sur l'esplanade du Casino. A 15 heures Concours d'exécution et d'honneur, festival de musique et de gymnastique. A 17 h. 15 grand défilé en musique. Les sociétés se rassembleront place Pasteur et suivront l'Avenue de Paris, l'avenue Georges-Clémenceau, la place de la Gare. Retour par l'avenue de la Gare, le boulevard Darlu et l'Esplanade. A 18 heures, esplanade du Casino, mouvements d'ensemble des gymnastes sous la direction du capitaine André David avec accompagnement musical. Exécution du morceau d'ensemble par toutes les sociétés musicales réunies sous la direction de M. Vivier, chef de l'Harmonie de La Baule. Distribution des récompenses sous la présidence de MM. Mathivet, préfet de Nantes, de Montait, député, de Lapeyrouse, mairie de La Baule, conseiller général. A 20 heures, banquet officiel à l'hôtel Royal. 8 avril 1934 — Concert de l'Union musicale au Kiosque — Voici le programme du concert qui sera donné, aujourd'hui, dimanche 8 avril à 6 heures au kiosque du Jardin de la Victoire, par l'Union Musicale de La Baule, sous la direction de M. Vivier 1. Marche solennelle Luigini. — 2. Le Grand Mogol Audran. — 3. Une soirée près du lac, soliste M. Bazot Leroux. — 4. Parfum d'éventail, grande valse Nioo-Ghiko. — 5. Sirène for ever, marche Andrieu. Ainsi que nous l'avions annoncé, notre excellente Société l'Union Musicale Bauloise a donné dimanche après-midi, au kiosque du Jardin de la Victoire, un beau concert. Un nombreux public était venu assister à cette audition et nos musiciens ont été très applaudis. Nous devons souligner les progrès constants de notre harmonie que dirige avec tant de maîtrise M. Ludovic Vivier, tout en espérant l'entendre souvent, au cours des mois à venir. 8 juin 1935 — Concert de l'Harmonie municipale Union musicale au Kiosque du jardin de la Victoire — Nous avions entendu dire que l'Harmonie Municipale donnerait un concert public avant la grande saison, mais pour avoir une certitude, il nous fallait pouvoir joindre son chef, ce qui n'est pas toujours chose facile, car Ludovic Vivier, homme jeune et très actif, dirige à La Baule la succursale d'une importante maison parisienne. Comme nous l'abordions, il nous dit qu'en effet l'Harmonie donnerait un concert, au kiosque du jardin de la Victoire, le samedi 8 juin, à 20 h. 30. En cas de mauvais temps, le concert serait donné à la même heure, ce même jour, à la Salle des Fêtes de la Mairie de La Baule. Au programme Marche militaire, de Saint-Saëns ; Ouverture du Calife de Bagdad, de Boieldieu ; Au temps des fiacres, reminiscence de tous les succès de l'époque 1900 ; Les amourettes, valse de la collection Strauss. Voilà pour l'Harmonie. Nous entendrons également le quatuor de saxophones dans son répertoire, sous la direction de son chef de file, le maitre Hervé, ex-soliste de la Garde Républicaine ; enfin un divertissement pour bugles, soliste M. Mayraud. Une bonne soirée en perspective. 15 juin 1935 — Nouvelle sortie de l'Union musicale sur le Kiosque, avec quelques morceaux en primeur — Nous rappelons à nos lecteurs que notre sympathique société l'Union Musicale de La Baule les invite à assister au concert symphonique qu'elle donnera ce soir, à 21 heures, au kiosque du Jardin de la Victoire. En voici le programme détaillé 1. Le Calife de Bagdad, ouverture Boildieu. — 2. Les Amourettes, grande valse arrangement Salabert. — 3. Divertissement, pour bugle soliste M. Mérand Andrieu. — 4. Au Temps des Fiacres, airs variés époque 1900 solistes Mme Guillaume, MM. Hervé et Mérand arrangement Salabert. — 5. a Les Bateliers de la Volga, chant russe arrangement Hervé ; b Plaisir d'Amour, de Martini arrangement Hervé le quatuor de saxophones. — 6. Marche Militaire Française Saint-Saëns. Au piano d'accompagnement, Mme Bazot. En cas de mauvais temps, le concert sera donné à la salle municipale des fêtes, Mairie de La Baule. La Baule - Hôtel des Postes et inauguration du 12 au 14 juillet 1936 11 novembre 1936 — Inauguration du monument aux morts 1914-1918 au Jardin de la Victoire. Festin et concert au programme — Fête nationale du 11 novembre. A 10 heures, en l'église Notre-Dame, service solennel et absoute. A 10 h. 45, rassemblement et défilé jusqu'au monument du jardin de la Victoire. A 11 heures, absoute donnée par le clergé de Notre-Dame, dépôts de couronnes, appel des morts, sonnerie aux morts, minute de recueillement. A 12 h. 30, banquet par souscription au Select-Hôtel, avenue de Paris. Prix 20 francs. Menu Huîtres. — Salade russe. — Pâté en croute, veau et jambon à la gelée. — Filet de Colin dieppoise. — Civet de lièvre à la française. — Poulet de grain rôti. — Salade. — Petits pois à l'étuvée. — Fromage. — Corbeilles de fruits. — Génoise au ananas. — Café. — Fine. — Vins Muscadet, Vin rouge, Bordeaux. A 17 heures, concert par la Symphonie municipale, à la salle des fêtes de l'Hôtel de Ville, sous la direction de M. Vivier. Programme 1. Sambre et Meuse, célèbre pas redoublé. — 2. Ouverture d'Obéron. Weber. — 3. Fantaisie sur la fille du Tambour major. Offenbach. — 4. La Housarde, valse militaire. L. Ganne. — 5. La Féria, suite espagnole. Lacome. — 6. a Heureux ceux qui sont morts, poème de Charles Péguy. b La Marseillaise, choeur à 4 voix mixtes. A 21 heures, grand bal à la salle des fêtes organisé par la municipalité avec le concours de la Musique municipale, sous la direction de M. Gaston Hervé. A 20 h. 45 au cinéma La Baule-Palace et en matinée à 15 heures, séances au bénéfice de la Caisse de secours de l' avec Armand Bernard, Albert Préjean et Lisette Lanvin, dans le Secret d'une Nuit. La Baule - Hôtel des Postes et monument aux morts 20 juin 1937 — L'Harmonie municipale et les Cadets de La Baule-Escoublac en concert au Kiosque — Le dimanche 20 juin, à 16 h. 30, au kiosque du Jardin de la Victoire, l'Harmonie municipale et les Cadets de La Baule-Escoublac donneront un concert gratuit, sous la direction de M. Gaston Hervé, compositeur de musique, ex-soliste de la Garde républicaine. Les Echos du Revermont, pas redoublé de Champel. — Le Calife de Bagdad, ouverture de Boïeldieu. — La Voix des cloches rêverie de Luigini a Sur les flots bleus, valse, de Claude Auge ; b Le gai laboureur, de Schumann, par les Cadets. — Cavatine du Barbier de Séville, de Rossini soliste M. Mérand. — La Traviata, sélection de Verdi. — La 82e Brigade, de Tournier, défilé avec tambours et clairons. 2 août 1938 — L'Harmoni-Car, musique des Transports Drouin, au Kiosque du jardin de la Victoire — L'excellente phalange de l'Harmoni-Car, constituée par les chauffeurs et employés des Transports Drouin, a donné, dimanche matin, au kiosque du square de la Victoire, un concert fort goûté. A l'issue de l'audition, un porto d'honneur, auquel assistait M. Lajarrige, maire, fut offert à la gare routière par M. Charles Drouin, qu'entouraient ses deux frères et ses collaborateurs baulois. La Baule - Union musicale et Harmonie en 1913 et 1936 clichés Jean-Chistophe Haman 23 juillet 1939 — Grand festival musical auvergnat sur le Kiosque — La société artistique Emmanuel Chabrier de Clermont-Ferrand, donnait, samedi 22, à 15 heures, au Jardin de la Victoire, sous les auspices du Comité des Fêtes, un grand festival de chants et danses d'Auvergne, sous la direction de Mme Henry Audrand. Le programme était encore agrémenté d'un concert dont l'excellente musique de La Guerche-de-Bretagne, à l'effectif de 50 exécutants, faisait harmonieusement les frais. Le Jardin de la Victoire, aux approches du Kiosque à musique et dans ses parties accessibles au public était archi-comble. Des ganivelles avaient été installées pour laisser aux groupes folkloriques l’espace nécessaire à leurs évolutions devant le kiosque. Un haut-parleur fonctionnait pour les chanteurs et chanteuses, ce qui permit aux auditeurs les plus éloignés et séparés par les pelouses de cette scène improvisée de ne rien perdre du charme de ces vieilles mélodies provinciales. La Chorale interpréta des vieilles chansons d'Auvergne, harmonisées par le maître Francisque Darcieux. La danse ne le céda en rien à la partie lyrique. Des couples infiniment gracieux, où de jolies jeunes filles en travesti remplaçaient ça et la le danseur absent, charmèrent les yeux des spectateurs. Rien nétait plus frais et plus agréable aux yeux, sous les ombrages du Jardin de la Victoire, que cette évocation d'une de nos provinces les plus sympathiques. Polkas piquées et bourrées se succédèrent, présentées d'une façon extrêmement artistique. Entre temps, la musique de La Guerche-de-Bretagne, sous la direction de son excellent chef, M. Laurent, fit vibrer les échos du jardin. Les spectateurs furent ravis à l'extrême de ce festival parfaitement réussi qui fait honneur au Comité des Fêtes. Vers 17 heures, on vit les musiciens et les groupes folkloriques défiler en ville, pour se rendre au casino, où l'on sabla le champagne en leur honneur et où nos hôtes assisteront au spectacle de music-hall. Une seule formation musicale active à La Baule-Escoublac en 1909 La Musique d'Escoublac, dirigée par Gaillard. Henri Termeau 1871-1932, horticulteur fleuriste pendant 20 ans, d'abord à Pornichet puis à la Baule, avenue de la Gare où il avait un magasin de fleurs vraisemblablement la boutique reprise par Francis Huchet, le créateur du jardin de la Victoire se consacre à partir de 1922 à la direction de l'Union musicale bauloise. Au décès de Termeau en 1932, Ludovic Vivier reprend le flambeau de l'Union Musicale. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 16 août 2018 1630 LA BOURBOULE - Le Nouveau Kiosque de musique PUY-DE-DÔME Devant les trois établissements thermaux, les trois casinos, les six Kiosques à musique et les nombreux kiosques-buvettes disséminés aux quatre coins de La Bourboule, il était nécessaire d'une part d'en dresser l'inventaire et d'autre part d'en faire une présentation lisible. Grâce à l'excellent photographe anonyme qui nous a gratifié en 1888 d'un exceptionnel cliché de La Bourboule, nous pouvons reconstituer ce puzzle. La Bourboule - Vue générale cliché anonyme 1888 La Bourboule, petit hameau situé sur la Dordogne, dépendant de la commune de Murat-Le-Quaire, ne compte que quinze maisons répertoriées sur le cadastre napoléonien de 1823, dont l'hôtel du Grand-Pré et l'établissement thermal tenu par Jacques-Guillaume Lacoste qui le revend en 1828 à Guillaume-Gabriel Choussy. Ce dernier et sa famille développent les bains bourbouliens, de nouveaux hôtels sont créés, les infrastructures prennent forme, le tourisme se développe en un demi-siècle, La Bourboule, devenue commune en 1875, est transformée en ville d'eaux. Un second acteur thermal vient se mêler à la bagarre le 13 octobre 1863, la municipalité de Murat-le-Quaire donne en fermage pour 50 ans, à effet du 1er janvier 1865, la jouissance et l'exploitation de la source thermale du Grand Bagnassou, située au sud de l'enclos du sieur Lacoste, au vicomte de Sedaige, moyennant un loyer annuel de 600 francs. Le 18 avril 1867, le vicomte de Sedaige s'associe avec M. Mabru, par ailleurs hôtelier, et M. Perrière. L'établissement Mabru est ainsi créé en 1869, à quelques mètres des thermes Choussy. Pour couronner le tout, un groupe de capitalistes, emmenés par le banquier parisien François Brocard 1830-1897, le maire de Clermont André Moinier et quelques autres notables, crée, en octobre 1875, la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule grâce à des appels de fonds successifs, cette société anonyme vient d'engranger dans son patrimoine en 1874, une vaste prairie située sur la rive gauche de la Dordogne et contenant deux autres sources. L'heureux vendeur n'est autre que le docteur Philippe-Alexis Peironnel, inspecteur des eaux thermales bourbouliennes. Immédiatement, la nouvelle compagnie engage des négociations afin d'acquérir les Thermes Mabru le 19 décembre 1875, l'affaire est conclue pour francs. Le docteur Louis Choussy et ses Thermes mettra plus longtemps pour céder devant la Compagnie des Eaux minérales, mais en juin 1879, il finira par lâcher prise. Plan de La Bourboule en 1909 et incrustation plan de 1823 Sur la rive droite, le long de la route de Saint-Sauve au Mont-Dore — future avenue Clémenceau —, la Compagnie s'engage dans la construction de l'établissement des Grands Thermes, sur les plans de l'architecte Agis-Léon Ledru 1816-1885. L'édifice de 120 mètres de long est construit de 1876 à 1880, sa mise en service ayant lieu dès le 12 juillet 1877. La prairie dite du pré du Merle, acquise en 1874 par la Compagnie, est, dans le même temps, transformée en un parc à l'anglaise appelé le Parc Fenestre, avec un étang, de nombreuses allées et un Casino avec salle de jeux et un théâtre, inauguré le 29 juin 1877. Entre l'achat de ce terrain de sept hectares et son agencement en parc paysager, il en aura coûté francs. La Bourboule - Parc Fenestre, Casino et Kiosque à musique du Parc ; emplacement futur Casino des Thermes cliché anonyme 1888 détail Au plus tard en 1880, un Kiosque à musique est érigé face au Casino du Parc Fenestre. Celui-ci est attesté sur un plan dressé à cette date par l'architecte Antoine Gardin pour un premier projet de la future église bourboulienne, mais également par plusieurs publications des années 1880 relatant les concerts s'y déroulant. De forme octogonale, ce kiosque est juché sur un soubassement de pierre entouré d'une balustrade en bois et accessible par un escalier de huit marches ; ses colonnes en bois et fonte supportent une toiture de zinc. La Bourboule - Parc Fenestre et Kiosque à musique — Lac du parc Fenestre La lutte pour les établissements thermaux, gagnée haut la main par la Compagnie des Eaux minérales, est à peine terminée que va s'engager une guerre sans merci pour les casinos. Avant que la Compagnie n'inaugure son Casino dans le Parc Fenestre, un premier Casino est créé, vers 1872-1874, par Félix Chardon 1852-1927. Construit en bois, entouré d'un grand parc aménagé, il est situé le long du quai Fayolle, face à la Dordogne rive gauche ; doté d'un théâtre, d'un café et d'un cercle de jeux, des concerts y sont organisés tous les jours lors de la saison. Un Kiosque à musique y est érigé, vraisemblablement au début des années 1880, sur la terrasse face à la rivière. De forme hexagonale, il est, comme le casino, construit en bois. La Bourboule - Premier Casino Chardon en bois et Kiosque à musique cliché anonyme 1888 détail La Compagnie des Eaux minérales qui a construit à la hâte son premier casino dans le parc Fenestre, décide en 1891 d'en bâtir un nouveau, somptueux, sur le quai rive gauche, en vis à vis de son Etablissement des Grands Thermes, rive droite. L'architecte Léon Picard dit Harvey-Picard est chargé, début 1891, d'établir les plans de l'édifice. Inauguré en juin 1892, le Casino des Thermes possède une grande salle de théâtre, un restaurant et une vaste terrasse où la musique joue deux fois par jour. En outre, la Compagnie des Eaux Minérales fait établir une passerelle en fer sur la Dordogne, reliant l'Etablissement Thermal au Casino des Thermes qui, lui-même, jouxte le parc Fenestre ainsi le curiste peut aller et venir de l'un à l'autre, sans être tenté de poursuivre l'aventure jusqu'au Casino Chardon. A la vue de l'édification du Casino des Thermes, sérieux concurrent casinotier, Félix Chardon avec son établissement en bois n'a pas d'autre choix que d'en construire un nouveau, en 1892, en lieu et place de l'ancien. Pour cela, il fait appel à l'Architecte Emile Camut 1849-1905. A l'intérieur, salles de bal, salons de fêtes, de lecture, petits chevaux. Ici aussi, le théâtre est mis en avant et de nombreux concerts y ont lieu, tout comme dans le parc ou sur la terrasse au moment de la reconstruction une seule chose est omise le Kiosque à musique. Celui-ci, probablement pour des raisons de concordance de style, disparaît du paysage. Les deux nouveaux casinos inaugurés à la suite l'un de l'autre en 1892, Félix Chardon confie à qui veut bien l'entendre, essentiellement les journalistes qui s'empressent de relayer, qu'il n'y a pas de place pour deux établissements à La Bourboule... Dès l'ouverture de juin 1892, la Compagnie des eaux minérales a donné à bail, son Casino des Thermes, à un certain Delorme. Et depuis, Félix Chardon exerce une pression constante auprès de la Compagnie qui finit par céder le tenace Chardon obtient la résiliation du bail de Delorme et la signature d'un nouveau contrat à son profit en date des 28 et 29 septembre 1893. Le 19 mai 1896, Chardon fait signer un avenant à la Compagnie lui permettant, tout en restant fermier du Casino des Thermes, de n'exploiter le casino et ses dépendances que dans la mesure qu'il le jugerait utile et même de ne pas l'exploiter. Et effectivement, alors que Chardon est toujours propriétaire de son propre Casino du quai Fayolle, il cesse toute exploitation en 1899 dans le Casino des Thermes. Celui-ci est finalement vendu par la Compagnie des Eaux Minérales à Félix Chardon pour francs, par devant maîtres Corre et Rogier les 25 et 29 mai 1901. La Bourboule - Casino des Thermes, kiosque buvette — Terrasse du Casino Chardon La rive droite, depuis la construction des Grands Thermes présente une grande activité. Face à ceux-ci, à l'entrée du Pont de la Compagnie, une grande place arborée est aménagée, appelée Place du Jet d'eau, dès avant 1896, en raison du bassin situé en son centre. Des concerts publics y sont donnés fréquemment, et en 1906, la municipalité décide d'y faire édifier un Kiosque à musique et, lui faisant suite, un corps de magasin pour abriter le Grand Bazar des Nouvelles Galeries. L'architecte Amable Bargeon, auteur d'innombrables constructions sur La Bourboule, est chargé des plans de ces projets. Si le magasin des nouvelles galeries est effectivement édifié le long de la Dordogne, l'édicule construit à ses côtés a l'apparence d'un kiosque à musique, mais nous ne possédons aucun cliché suffisamment fiable et précis pour en certifier l'usage. La Bourboule - Plan projet du kiosque en 1906 — Kiosque sur la place du Jet d'Eau Toujours est-il que près du Grand Bazar de la place du Jet d'Eau, une foule nombreuse est toujours présente et un autre Kiosque à musique, en bois, de forme rectangulaire, est dressé temporairement pour les concerts et les fêtes. La Bourboule - Place du Jet d'eau et Grand Bazar des nouvelles galeries. Kiosque à musique temporaire en bois Abordons rapidement le cinquième Kiosque à musique de La Bourboule. De style rustique, en bois et à la toiture en chaume, il est installé sur la terrasse de l'Hôtel-restaurant, lui même situé sur le plateau de Charlannes, accessible par le funiculaire. L'établissement hôtelier tout comme le funiculaire sont construits en 1902. Ce kiosque ne sera monté que quelques années après l'hôtel, mais n'aura qu'une durée de vie éphémère. La Bourboule - Hôtel-restaurant sur la Terrasse de Charlannes et Kiosque à musique rustique Le terrain situé en prolongement de l'établissement des Grands Thermes, sur la route de Saint-Sauve au Mont Dore — devenue le boulevard de l'Hôtel de ville — appartient à la Compagnie des Eaux minérales. Une grande bâtisse à usage de buanderie, utilisée par les trois établissements thermaux, y est installée, le long de la Dordogne, et divers bâtiments à l'usage des thermes sont venus s'y greffer. Jouxtant ce terrain, la municipalité fait construire un grand marché couvert, dont les travaux, adjugés le 29 mars 1889, pour un montant de francs à l'entreprise Caillat, sont achevés en janvier 1890. L'architecte Jean-Baptiste Sève est l'auteur des plans de cet édifice. Le long de cette halle, la première église de La Bourboule, dédiée à Saint-Joseph, voit le jour, consacrée en 1888. Les plans relatifs à l'édification de cette église sont conjointement réalisés, de 1880 à 1885, par les architectes Jean-Baptiste Sève de Clermont-Ferrand et Antoine Gardin, par ailleurs maire de La Bourboule de 1884 à 1896. L'adjudication des travaux a lieu le 13 août 1885 pour un montant de frs 92. Un clocher sera ajouté par l'adjudication du 23 avril 1900, pour francs, selon les plans de l’architecte Amable Bargeon. La Bourboule avant création du square Joffre Grands Thermes, buanderie, halle du marché couvert et Eglise — Eglise Saint Joseph et marché couvert En 1920, la municipalité, qui a pris possession du périmètre englobant la buanderie et les bâtiments annexes de la Compagnie des Eaux minérales, fait raser l'ensemble, y compris le marché couvert jusqu'au parvis de l'Eglise Saint-Joseph, et y fait aménager un jardin public, baptisé Square du maréchal Joffre. La même année, le Kiosque à musique qui était toujours existant dans le Parc Fenestre depuis quarante ans, est transféré au centre du nouveau square public. Ce transfert est dirigé par l'architecte Louis Jarrier 1862-1932. En décembre 1923, l'architecte Paul Neyrial dresse les plans de la Rotonde qui sera construite en 1924, près du kiosque à musique, dans le square Joffre, à l'emplacement des anciens WC. La Bourboule - Kiosque sur le square Joffre, Grands Thermes — Kiosque à musique et Rotonde square Joffre Le casino des Thermes tout comme le casino Chardon ont été revendus à la municipalité en 1910. Le premier est transformé en 1913 à l'usage de l'Hôtel de Ville, le second, toujours en activité et transformé, est donné en location. Aujourd'hui, seul l'établissement thermal Choussy appartient encore à la Compagnie des Eaux Minérales de La Bourboule ; les Grands Thermes sont actuellement exploités en régie par la commune, tandis que les thermes Mabru sont fermés définitivement peu après 1951. Le funiculaire est supprimé depuis 1958, mais l'hôtel de Charlannes, restructuré est resté actif. Le parc Fenestre, passé également dans la grande escarcelle de la municipalité en 1972, a été réaménagé. Kiosque du square Joffre, toujours en place. voir ici, square Joffre de La Bourboule et son Kiosque, aujourd'hui. 1/2— 2/2 voir ici, Parc Fenestre, aujourd'hui. 1/3— 2/3— 3/3 LA BOURBOULE - Le Nouveau Kiosque de musique publié par Jean Marc Jeu 16 Aoû 2018 1536 4 août 1876 — Alexandre Dumas et du beau monde à La bourboule ; rixe entre les établissements thermaux — La Bourboule. Grande affluence ici. On ne sait où se loger. Il n'y a que des hôtels où l'on est écorché, et pas de maisons particulières habitables. Alexandre Dumas et sa famille y ont séjourné, il y a quelques jours. Nous avons aujourd'hui le duc de Bisaccia et la duchesse ; le marquis de Flers ; le vicomte d'Harcourt, chef de cabinet du Maréchal ; le vicomte et la vicomtesse d'Haussonville ; le comte Jules de Carné ; Mme de Chasseloup-Laubat, veuve de l'ancien ministre ; la marquise de Castellane ; la comtesse de Salignac-Fenelon ; le comte de Villeneuve et la comtesse, née de Rohan- Chabot. Il y a quelques jours, une lutte a eu lieu entra les deux établissements rivaux de La Bourboule. Les eaux de l'un ont été arrêtées par l'autre. Le préfet du Puy-de-Dôme et le procureur de la République de Clermont sont accourus mettre la paix. Il était temps. Les buveurs de la source Mabru, exaspérés, ne parlaient de rien moins que de s'emparer des pompes Choussy et de faire à celui-ci, un mauvais parti. 20 juin 1877 — Annonce de l'inauguration du casino des Thermes pour le 29 juin — Les buveurs d'eau de La Bourboule vont avoir cette année des distractions auxquelles ils ne sont pas habitués. On va leur faire de la bonne musique. M. Marius Boullard, l'excellent chef d'orchestre des Variétés, inaugurera le 29 juin le Casino de la Bourboule. Il emmène avec lui un orchestre de vingt musiciens, en tête desquels il faut citer M. Janssen, violon-solo que tout Paris a entendu au concert des Champs-Elysées M. Thibault, membre de la Société des concerts du Conservatoire ; M. Portehaut, violon-solo des Italiens M. Corlieu, flûte-solo du Théâtre-Lyrique ; M. Pierret, violoncelle de l'Opéra-Comique, et un hautbois qui vient de l'orchestre de Covent-Garden. MM. Charles Comte et Eugène Bertrand, qui vont tous les ans passer vingt et un jours dans cette station balnéaire, ne se croiront plus à cinq cents lieues de leurs chers théâtres lyriques. Quelques représentations théâtrales au Casino Chardon 13 juillet 1885 — Théâtre du Casino. — Représentation donnée par Mme Favart, de la Comédie-Française. 14 juillet 1885 — Théâtre du Casino. — 1° Le Violoneux, opérette ; 2° Une Tasse de thé, comédie. 15 juillet 1885 — Théâtre du Casino. — La Fille du Régiment, opéra comique 16 juillet 1887 — Bals d'enfants au Casino Chardon — Le baryton Morlet, des Bouffes, le créateur de Pippo » de la Mascotte, est arrivé à La Bourboule. M. Morlet se fera entendre, dit-on, au Casino Chardon dans une des pièces de son répertoire. M. Albert Delpit, le célèbre romancier, est également en ce moment à La Bourboule. M. Chardon vient d'avoir une idée des plus heureuses. Il a organisé deux bals d'enfants et des courses. Inutile de dire que le succès a dépassé toutes les espérances ! Rien de charmant comme de voir sauter, polker, tous ces babys roses ; rien de plus amusant à voir qu'une course d'ânes. 17 août 1887 — Le Théâtre du Casino Chardon fait le plein — On nous écrit de La Bourboule le Casino, si habilement dirigé par M. Chardon, attire chaque soir la foule des baigneurs. Il faut vraiment convenir que depuis deux ans cette station balnéaire est devenue une des premières de France. Mais que serait une ville d'eau sans un Casino, bien entendu, où l'utile se joint habilement à l'agréable ? La troupe dramatique, fort bien composée, a pour protagonistes M. et Mme Duchesnois. Ces excellents comédiens donnent tous les soirs une représentation très courue. Paris n'a plus de théâtres La Bourboule a le sien qui fait salle comble. Mlle de La Seiglière, le Gendre de M. Poirier, le Demi-Monde, le Maître de Forges, le Monde où l'on s'ennuie, le Fils de Coralie ont tour à tour soulevé des applaudissements. Si bien que le directeur du Casino a donné l'autre soir une comédie inédite de notre confrère M. Lapierre. Le succès a été très vif, et sous ce titre "La Bourboule, 20 minutes d'arrêt", M. Lapierre a conquis les suffrages des hommes d'esprit et des jolies femmes qui vont demander aux montagnes d'Auvergne une provision de santé pour l'hiver. Il faut bien que la province donne du nouveau, puisque Paris semble y renoncer. 23 août 1888 — Bals, soirées dansantes et représentations théâtrales se succèdent chez Félix Chardon La Bourboule. — Les représentations du Théâtre du Casino, dirigé par M. de Lestrac, sont de plus en plus suivies. Il faut convenir que nos artistes de comédie sont réellement à la hauteur de leur tâche. Ils reçoivent tous les soirs de chaleureux bravos et leur succès est aussi franc que mérité. Félicitons particulièrement Mmes Duchesnois, Magnan, Boulangeot ; MM. Duchesnois, Mercier, Lafère, Luzan et Henry, qui, dans les dernières reprises — le Panache, de Gondinet, un Ménage en ville, de Théodore Barrière, les Femmes Terribles, de Dumanoir, etc., — se sont montrés interprètes intelligents et consciencieux. Nous avons eu, de plus, une représentation extraordinaire, donnée par des artistes de Paris, donnée par des artistes de Paris. Le spectacle se composait de Décoré, l'œuvre de Meilhac, dont la presse parisienne a été unanime à faire l'éloge. Malheureusement, l'interprétation n'a guère répondu à l'attente du public. M. Barlet a paru particulièrement médiocre. Faisons pourtant une exception en faveur de Mmes Gallayx, Mériany et M. Barral, qui se sont assez bien acquittés de leurs rôles. M. Chardon, directeur du Casino, a inauguré ses soirées dansantes samedi dernier. Beaucoup de monde et beaucoup d'entrain de la part des jeunes danseuses et de leurs vaillants cavaliers. Félicitations à l'aimable et intelligent organisateur, ainsi qu'à l'orchestre de M. de Lestrac, toujours sur la brèche. D'autres bals auront lieu chaque semaine. Nous en reparlerons. Nous apprenons avec plaisir qu'à l'instar de beaucoup de villes d'eaux, un Comité de fêtes vient de se former à La Bourboule. Nous ne saurions trop encourager cette initiative privée qui doit nous procurer toute une série d'intéressantes réjouissances. 3 juillet 1889 — Décidément le Guignol Lyonnais fait le succès des casinos bourbouliens ! — Il y a deux casinos à la Bourboule l'un est situé dans le magnifique parc de la Compagnie, lieu de rendez-vous pour les promeneurs et les enfants qui y trouvent plusieurs jeux et notamment le Guignol lyonnais. L'autre casino est dirigé par M. Chardon, qui y a annexé un théâtre où l'on joue l'opéra-comique, l'opérette, la comédie et le vaudeville, et un cercle où les étrangers ne sont admis que sur présentation. Là encore, un Guignol lyonnais qui, comme son voisin, dépouille sa vieille gaillardise et descend pour la circonstance, à des plaisanteries incapables de froisser une bonne d'enfants. 30 juin 1891 — Le futur casino des Thermes est en construction — La Bourboule a inauguré brillamment sa saison, et, d'après les nouvelles reçues de tous côtés, il est déjà permis de prévoir que l'année 1891 dépassera encore 1890, qui, comme on sait, avait été de beaucoup supérieure a ses devancières. Il est vrai que la municipalité, aussi bien que la Compagnie des Eaux minérales, ne néglige rien pour assurer un succès, dû sans doute pour une grande part à l'efficacité si connue des eaux, mais aussi aux sacrifices que savent s'imposer sans cesse ceux qui bénéficient de leur exploitation. En 1890, La Bourboule a reçu plus de 8600 visiteurs, chiffre qui dépasse de 1600 celui de 1889. En juillet et en août, les hôtels regorgeaient, et l'on couchait dans les salles à manger. La Compagnie avait à peine assez de cabinets de bains pour satisfaire ses hôtes. Aussi l'on a vu, dès l'automne dernier, tout le monde se mettre il l'œuvre, et les constructions s'élever comme par enchantement. Plusieurs nouveaux hôtels et villas sont déjà terminés. La Compagnie a ajouté une aile nouvelle à son grand établissement. Bien plus, la Compagnie, joignant l'agréable à l'utile, construit un grand casino à l'entrée du beau parc de Fenestre, et en face de l'établissement des Thermes, avec lequel il sera mis en communication par une passerelle jetée sur la Dordogne. Plus que jamais les distractions vont donc abonder à La Bourboule, et le temps où l'on s'y ennuyait va passer à l'état de légende. La Bourboule - Affiche réclame avec Grands Thermes et incrustation Casino du Parc Fenestre - Etablissement thermal 30 juin 1892 — Concours de bourrée aux casino et parc Chardon — Les baigneurs commencent à affluer à la Bourboule et la saison s’anime de jour en jour. Dimanche a eu lieu une première fête organisée par le comité des fêtes. Elle a été splendide. Il faut dire d’ailleurs que le temps avait bien voulu la favoriser et que les commissaires chargés de composer et de faire exécuter le programme avaient fait preuve de tact et de zèle. M. Chardon avait en outre gracieusement prêté au comité le parc et le Casino de la Bourboule. Beaucoup d'amateurs ont pris part au concours de tir, commencé le samedi et clos le lendemain à midi. Le concours de bourrée, donné dans le parc à deux heures, a été fort goûté des étrangers. Un bal d’enfants a suivi. Il a été plein d’entrain. A quatre heures ont été distribués les prix aux lauréats des concours de tir et de bourrée. On a également procédé au tirage d’une grande tombola. La ville était pavoisée. Des trophées de drapeaux flottaient à l’extrémité des mâts plantés sur les places et le long des rues. En de nombreux endroits les habitants avaient improvisé des bals champêtres. Le soir, la plupart des hôtels ont illuminé les Iles Britanniques, l’hôtel Continental, le Grand-Hôtel, les Ambassadeurs, l’Univers, l’hôtel de Paris, la villa Médicis, le café Français, etc. Un feu d’artifice, que tout le monde a applaudi, a été tiré sur la terrasse du Casino de La Bourboule. En somme, la saison a été officiellement et brillamment inaugurée. 30 juin 1892 — Inauguration du Casino des Thermes — La Compagnie des Eaux vient de terminer le casino commencé au mois de juin 1891. Il s'élève à l'entrée du beau parc de Fenestre, et, dominant toute la partie de la vallée dans laquelle s'éparpillent les cent hôtels et villas de la Bourboule, il offre aux regards un ensemble aussi original qu'harmonieux. Si la Compagnie a fait presque un tour de force en construisant un édifice si considérable dans l'espace de douze mois, son concessionnaire, M. Delorme, n'a pas moins réussi dans le choix du directeur de la partie artistique de son exploitation. C'est en effet M. Vianési, ancien chef d'orchestre de l'Opéra, qui a accepté ces délicates fonctions et ce nom suffit comme garantie de l'excellence de l'orchestre, et du choix habile des chanteurs et cantatrices, aussi bien que des comédiens qui vont se faire applaudir dans la belle salle de spectacle du nouveau casino. On s'amuse donc ferme cette année à la Bourboule, où déjà de nombreux enfants remplissent de leurs gais ébats les pelouses et les allées du grand parc. A peine inauguré, le nouveau casino des Thermes joue le grand jeu ! Deux concerts par semaine, représentations théâtrales... 8 juillet 1892 — Casino des Thermes de La Bourboule — Concert à midi et demi. — l. La Capricieuse, solo de piston par M. Bello Soyen. — 2. Ouverture du Barbier de Séville Rossini. — 3. Marche des fiançailles, Lohengrin Wagner. — 4. Fantaisie Espana Waldteufel — 5. Valse de la poupée Copelia Delibes. — 6. Marche des P'tits Mat'lots Ganne. Concert à 7 heures. — 1. Marche russe Ganne. — 2. Le poète et le paysan, ouverture Suppé. — 3. Noce Arabe Tavan. — 4. Rêve après le Bal. Brousset. — 5. Fête Bohême Massenet. — 6. Express-Galop Mélé. 11 juillet 1892 — 1. Gamerra, marche Strobl. — 2. Martha, ouverture Flotow. — 3. Toujours ou jamais, valse Waldteufel. — 4. Les Bergers Watteau, air de danse Gregh. — 5. Faust, fantaisie. Ch. Gounod. — 6. Moulin à vent, galop Anschutz. Concert à 7 h. ½ du soir. — 1. Les Dragons de Villars, ouverture Maillart. — 2. Frascati, valse, de concert Litolff. — 3. Aubade printanière Lacome. — 4. La Tourterelle, redemandée, solo de petite flûte par M. Barrucand. Damaré. — 5. L’Arlésienne, fantaisie, soli par MM. Hemme et Bello Bizet. — 6. Cri de guerre, marche L. Langeli. 5 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — 1. La Jolie Mexicaine Deransart. — 2. Ouverture de Si j ’étais Roi Adam. — 3. a Elégie, pour violon E. Boussagol ; b Sur le Lac B. Godard ; solos de M. René Carcanade. — 4. a Barcarolle ; b Sérénade Lacôme. — 5. Un moment d'entretien, solo de flûte par M. Barrucand Benistant. — 6. Bataille de fleurs, valse Broustet. 6 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — 1. Domino Noir, ouverture Auber. — 2. Les Bergers Watteau Gregh. — 3. Ballet égyptien, redemandé a Danse des nègres ; b Légèreté ; c Les Echarpes ; d Andante et final. Luigini. — 4. Anette et Lubin Durand. — 5. Aïda, fantaisie Verdi. 7 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — 1 Ouverture de Fra Diatolo Auber. — 2. Saltarelle Gregh. — 3. Fantaisie sur Galathée Massé. — 4. Valse J. Rousseau. — 5. Champagne Olivier. Métra. 7 août 1892 — Concerts sur la Terrasse du Casino des Thermes — Concert à midi et demi, sur la terrasse du Casino. — 1. Ouverture d’Hèloïse et Abelard Litolff. — 2. 2e fantaisie sur Faust Gounod. — 3. Ballabille de Giselle Adam. — 4. La Batignollaise Soyer. Concert à 7 h. du soir, sur la terrasse du Casino. — 1. Les Trompettes, ouverture Duprata. — 2. Marche hongroise Berlioz. — 3. 1e Mazurka Greg. — 4. Baiser d’avril Grillet. — 5. Polka du Lutin Mayeur. — 6. Raillerie musicale Mozart. — 7. Sous le masque Vaillard. — 8. Criquette Braustel. — 9. Valse J. Rousseau 11 août 1892 Concerts et soirées dansantes redoublent au Casino Chardon depuis l'ouverture de son concurrent le Casino des Thermes. On s’amuse toujours beaucoup à La Bourboule les fêtes succèdent aux fêtes et les étrangers, qui passent tous leurs loisirs au Casino de La Bourboule, vont de surprise en surprise. M. Chardon et le Comité des fêtes font preuve en effet d’une ingéniosité et d’un zèle vraiment admirables. Vendredi dernier, il y avait grand concert vocal et instrumental, avec le concours de M. de Trabadelo, premier ténor du Théâtre Royal de Madrid. M. de Trabadelo, qui possède une voix splendide maniée avec un talent prodigieux, a obtenu un immense succès. Il est juste aussi d’enregistrer le chaleureux accueil fait par le public à Mme Ismaêl Dubois. Le lendemain, samedi, toute la foule mondaine assistait à la soirée dansante hebdomadaire. On a dansé avec un bel entrain jusqu’à une heure du malin. Au moment du cotillon, la grande salle des fêtes, décorée de fleurs et éclairée avec des lustres électriques, offrait un spectacle ravissant. Et ce n’est point tout ! Dimanche a été donnée une fête superbe, avec concours de ménétriers, concours de bourrée, bal d’enfants, kermesse de charité dans le parc, concert vocal en plein air à huit heures du soir. Plus de deux mille étrangers ont pris part à ces amusements variés ! Et ce n’est point tout encore ! Annonçons, pour dimanche et lundi prochains, une autre fête qui durera deux jours. Il y aura tir aux pigeons, et chasse au renard avec piqueurs et meute de cinquante chiens. Cette chasse se terminera par un déjeuner sur le lieu du rendez-vous de la chasse. La Bourboule - Musique sur la Terrasse du casino Chardon — Partie champêtre au Parc Fenestre 18 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — Concert à midi et demi, au kiosque du par Fenestre. — 1. Avant le combat, polonaise Auvray . — 2. Ouverture pastorale dans Philemon et Baucis Ch. Gounod — 3. Dépêche télégraphique, grande valse Strobl. — 4. Sérénade hongroise Joncières. — 5 Les Mandolines, pizzicato pour instruments à cordes Désormes. — 6. Stabat Mater, solo de piston par M. Bollo Rossini. — 7. Martha, fantaisie Flotow. — 8. Marche persane Strauss. 19 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — Concert à midi et demi, au kiosque du parc Fenestre. — 1. Brise de mer, polka Missler. — 2. Les Trovatelles, ouverture Duprato. — 3. Invitation à la gavotte Waldteufel. — 4. Joyeux matin, valse Ben Tayoux. — 5. Fantaisie sur La Muette Auber. — 6. Cortège de Bacchus Sylvia Delibes. 20 août 1892 — Concert à midi et demi au Kiosque à musique du parc Fenestre. — 1. Les Soldats de plomb Auvray. — 2. Haydèe, ouverture Auber. — 3. Dis-moi tu, dis-moi toi, grande valse Strauss. — 4. Le dernier Amour, czardas Gung’l. — 5. Hommage aux dames, mazurka Strauss. — 6. Adagio sonate pathétique, solo de hautbois par M. Klain Beethoven. — 7. Hernani, grande fantaisie, soli par MM. Hemme et Bello Verdi. — 8. Tic-Tac Waldteufel. 25 juin 1893 —Concours de danses auvergnates au Casino Chardon, courses aux ânes à La Trémoulière — La Bourboule. Voici le programme de la fête champêtre organisée par le Comité des Fêtes et qui aura lieu demain dimanche 25 juin. A 10 heures ½. — Salves d ’artillerie. A 2 heures, au parc du Casino de La Bourboule. — Danses auvergnates. — Concours de costumes 5 prix en argent. — Jeux auvergnats. A 3 heures. — Distribution des prix du concours. A 3 heures ½. — Tombola au profit des incendiés de Vendeix 200 francs de lots. Prix du billet 25 centimes. A 4 heures ½. — Courses aux ânes sur la piste de la Trémoulière 1e course au trot 3 prix en argent ; 2e course pour fillette 3 prix en argent ; 3e course au galop, garçons et filles 3 prix en argent et un objet d’art. Fête du soir. — Illuminations générales. — Feu d’artifice. Prix d’entrée pour les fêles 1 fr. pour les grandes personnes, 50 c pour les enfants. 29 août 1893 — Quelques piques de Chardon, directeur du casino éponyme, à l'encontre du Casino des Thermes, son tout récent concurrent — Si les élections ont causé quelque tort, comme on le dit, à certaines villes d'eaux, la Bourboule, du moins, n'a pas eu à en souffrir. Jusqu'ici, en effet, l'arrivée des baigneurs ne s'est pas ralentie. Il en part bien toujours, mais il en vient un nombre à peu près égal, de telle sorte que le Casino do M. Chardon, le seul établissement local qui jouisse d'une véritable vogue, ne désemplit pas. On y voyait, tous ces jours passés, le prince d'Annam, le duc et le marquis de Clermont-Tonnerre, M. Sigismond Lacroix, Me Lenté et une foule d'autres notabilités étrangères ou parisiennes. Il est vrai que M. Chardon ne recule devant aucun sacrifice pour maintenir son Casino sur le pied qu'il occupe depuis de longues années déjà. Il lui a fallu notamment lutter contre une concurrence féroce, suscitée dans on ne sait quel but, mais dont le plus clair résultat aujourd'hui consiste dans une situation navrante aussi bien pour ses propres instigateurs que pour les naïfs qui ont cru et espéré en ceux-ci. On comprend aisément, du reste, que, dans une localité comme la Bourboule, il ne puisse y avoir place pour deux établissements du même genre. Le Casino de M. Chardon, par l'ordre et le soin qui y règnent, par la direction artistique qui lui est donnée, ne pouvait pas déchoir. Les baigneurs l'ont prouvé en y venant en foule, et ils le démontrent encore aujourd'hui en y établissant leur quartier général. C'est la plus flatteuse et la plus légitime des récompenses pour les efforts et les sacrifices faits par l'intelligent et sympathique propriétaire du Casino de la Bourboule. 14 juillet 1896 — Concert place du Jet d'Eau, théâtre au casino Casino de la Bourboule. — Demain mardi, 14 juillet. — A 2 heures, dans le Parc Bal d’enfants. A 4 heures, place du Jet-d’Eau Concert. Le soir, Miss Hélyett. Mercredi, 15 juillet La Boule 13 août 1897 — Représentations théâtrales au Casino Chardon La Bourboule. Au Casino. Aujourd’hui 13 août, à 1 h. ½. Tournée E. Simon, avec le concours de M. Le sociétaire de la Comédie-Française comédie en 3 actes, de Bargy, La loi de l'homme, M. Paul Hervieu. L'Etincelle, comédie en 1 acte, de Pailleron. Samedi 14 Les Surprises du Divorce, comédie-bouffe en 3 actes, de M. A. Bisson. A 9 heures, dans la Salle des Fêtes, 5e soirée dansante. Dimanche 13 Les Mousquetaires au Couvent, opéra comique en 3 actes, de MM. Paul Ferrier et Jules Prével. 29 août 1898 — Vielle et biniou au casino Chardon — Mme Félix Faure et Mlle Lucie Faure, qui se trouvent actuellement à La Bourboule, viennent d'assister a une fête auvergnate, donnée en leur honneur, et au profit des Enfants de France. Aprèes un bal costume d'enfants, une noce auvergnate, précédée de joueurs de vielle et de biniou, a fait son entrée à la villa Médicis et a défilé devant Mme Faure. La mariée a fait don à Mme Félix Faure d'un coffret qu'elle a accompagné d'un petit compliment auquel Mme Faure a repondu en remerciant les organisateurs de cette petite fête, pendant qu'une multitude d'enfants poussaient des cris de joie. Les assistants ont ensuite chanté des refrains populaires et exécuté des danses. Parmi les invités le commandant Lamotte ; M. Pipet, maire de La Bourboule ; le docteur Maurel, médecin de Mmes Félix et Lucie Faure à La Bourboule ; M. Chardon, directeur du Casino, où avait lieu la fête ; M. Lequimo, président du Comité des fêtes, etc. Le soir, la ville était brillamment illuminée. 4 septembre 1904 — Les phalanges limougeaudes encensées au Concours musical de La Bourboule — Le Concours de La Bourboule a été le 4 septembre un nouveau triomphe pour quelques-unes de nos sociétés musicales limousines. La Fanfare de Limoges, sous l'experte direction du sympathique M. Roby, concourait en première division, première section. Une exécution impeccable, un ensemble vraiment parfait ont valu à cette société, la doyenne des Sociétés instrumentales de Limoges, après un premier prix de lecture à vue et premier prix d'exécution, un premier prix d'honneur décerné à l'unanimité des membres du jury avec félicitations et prix spécial de direction à M. Roby. Ce brillant succès est complété d'un prix ascendant qui classe aujourd'hui notre Fanfare en division supérieure. C'est avec un vif sentiment de plaisir que nous félicitons M. Roby et ses collaborateurs en même temps que M. Biais, l'aimable et dévoué président pour le succès de la Fanfare auquel tout le monde a applaudi à Limoges. Appelée à prêter son concours au concert festival donné au casino de La Bourboule le soir du concours, la Fanfare de Limoges y fut applaudie comme il convenait tout particulièrement par le public artiste que groupait une audition vraiment remarquable. L'Harmonie " La Lyre de Limoges ", que son habile et dévoué directeur M. Delage menait au combat avec l'ardeur que chacun lui connaît parmi nous, avait à lutter contre une concurrente redoutable, l'Harmonie Municipale de Nogent-sur-Marne qui a fait ses preuves en maints tournois. Les qualités de l'adversaire rendaient la lutte difficile et laissaient pour beaucoup planer un doute sur l'issue de cette joute artistique ; M. Delage et ses musiciens s'en sont tirés tout à l'honneur de la Lyre, à leur honneur voulons-nous dire comme à l'honneur de Limoges, dont le renom artistique s'est une fois de plus affirmé. La Lyre de Limoges a enlevé de haute lutte le premier prix de lecture à vue à l'unanimité et avec félicitations des membres du Jury, le deuxième prix d'exécution et le premier prix d'honneur exoequo avec l'Harmonie de Nogent, prix décerné aussi à l'unanimité et avec félicitations du jury. Il convient d'autant plus de complimenter pour ce succès la Lyre de Limoges, son directeur M. Delage et son sympathique et si dévoué président M. Breilloux, que notre vaillante Harmonie créée en 1901 et ne comptant par conséquent que trois ans à peine, n'hésite pas à entrer en lice contre des sociétés puissament organisées et ayant sur elle l'avantage de l'âge et le prestige des précédentes victoires. 30 août 1908 — Le Casinotier bourboulien récalcitrant — Jeux supprimés. A la demande du maire de La Bourboule, le ministre de l'intérieur a suspendu l'autorisation des jeux accordée au casino de cette station thermale, le directeur de l'établissement ayant refusé de verser à la caisse municipale la redevance sur le produit des jeux imposée par le cahier des charges au profit de la commune. LA BOURBOULE - Kiosque de Concerts - Square Maréchal Joffre publié par Jean Marc Jeu 16 Aoû 2018 1530 14 juillet 1921 — Fête Nationale au Casino et sur la Place du Jet d'Eau — Au Casino. — A 13 h. 30. Concert symphonique. — A 16 h. Bal d'enfants. — A 16 h. 30. Dancing-Téa. — A 17 h. Place du Jet-d’Eau, Concert par l’orchestre du Casino, sous la direction de M. Henri Faut. Partie vocale et chant de la Marseillaise, par M. D’angely, 1er ténor de la Gaité Lyrique. — A 21 h. 30. Dans le Hall du Casino, Grand Bal de Gala. — A 14 h. 30 et à 20 h. 30. Au Théâtre Cinéma. 15 juillet 1921 — Concert au square du Maréchal Joffre — A 10 h. 30. Square Maréchal-Joffre, Concert. — A 13 h. 30. A l’Hippodrome du Mont Sans-Souci, 2e Journée du Concours hippique. — A 16 h. 30, au Casino, Dancing-Téa. — A 21 h. 30. Dancing. — A 20 h. 30. Sur la Terrasse, Grand Concert symphonique. — A 20 h. 30. Au Théâtre, Tournées Parisiennes. 11 août 1922 — Concerts au Casino... — Au Casino. A 1 h. 30 et à 8 h. 30 Concerts symphoniques. — A 5 heures. Dancing orchestre Faraldi. — A 8 h. 30. Cinéma Le Capitaine Fracasse ; Fatty fait le coq, comique. — A 9 h. 30. Bal de grand gala. Deux orchestres ; cotillon ; distribution d’accessoires. 13 juillet 1924 — Inauguration du nouveau parc du casino rénové — Aujourd'hui dimanche, 13 juillet A 1 h. 15, concert symphonique. — A 3 heures, dans le parc du Casino, grande fête enfantine. — A 5 heures, orchestre Faraldi. — A 2 h. 30, inauguration du nouveau parc. Concert de grand gala. Feu d'artifice. Illuminations 14 juillet 1924 — Concert place du Jet d'Eau A 5 heures, place du Jet d'Eau, concert avec le concours de Mlle Sirbain de l'Opéra Comique. A 3 heures et 9 heures 30, dancing sous la direction de M. et Mme Wells, orchestre Faraldi. A 8 heures 30 sur la Terrasse, Concert de grand gala. Orchestre sous la direction de M. Prieur. 14 juillet 1926 — Concert square de la place du Jet d'Eau. Guignol lyonnais et concert au casino A 11 h. 15, sur la Terrasse, apéritif dancing. — A 11 h. 30, concert symphonique. — A 3 h. guignol lyonnais. — A 4 h. 30 square place du Jet d'Eau, concert. — A 5 h. thé dansant. — A 8 h. 30, concert à grand orchestre sous la direction de M. Prieur. 12 juillet 1928 Tous les jours, Concert Square Joffre, concerts au casino... La Bourboule, tous les jours 10 h. à 11 h., au Square Joffre Concert par le Grand Orchestre. — 11 h. à 12 h. Concert et Informations par les hauts parleurs. — 13 h. à 14 h., au Casino Concert de musique classique et moderne par le septuor Prieur. — 15 h., au Casino des Enfants Guignol ; les clowns Walter. — 16 h., au Golf de Charlannes ; Thé attractions. — 16 h. 30 À 18 h. 30, au Casino Thé Dancing. — 18 h. 30 Concerts et Informations et par les hauts-parleurs. — 20 h. à 22 h., au Casino Concert par le septuor Prieur. — 20 h. 45, Théâtre. — 22 h. Dancing. Une seule formation musicale répertoriée à La Bourboule en 1909 L'Indépendante fanfare, dirigée par Peigne, à la tête de 25 exécutants. L'orchestre du casino Chardon, dirigé depuis 1892 par De Lestrac, à la tête de 25 musiciens, donne deux concerts par jour pendant la saison. A partir de 1893, l'orchestre compte 40 musiciens et se répartit entre les deux casinos dirigés par De Lestrac. A partir de 1903, les casinos diffusent 5 concerts par jour. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique lun. 20 août 2018 1647 LA CHÂTRE - La Place de l'Abbaye INDRE Ne cherchez pas d'abbaye, il semble acquis qu'aucune abbatiale n'ait existé à La Châtre, et surtout pas dédiée à Saint-Vincent comme certains l'ont a tort imaginé. C'est donc le Chapitre de Saint Germain castrais, fondé au XIe siècle, avec son prieur et sa douzaine de chanoines qui, par analogie, a été qualifié d'abbaye dans certaines chartes, sans que pour autant il n'y ait jamais eu d'Abbé y exerçant. La Châtre a édifié des fortifications au XVe siècle ; Louis François Dey de Séraucourt, intendant de la province de Berry à Bourges, les fait démanteler à partir de 1693. Fossés et remparts sont comblés et aplanis ; à l'emplacement de l'un d'eux, subsiste une place, laissée dépourvue de toute construction, appelée l'Abbaye, dont une partie est arborée dans la première moitié du XVIIIe siècle. Plan de La Châtre en 1841 Une foire est censée être tenue tous les mois à La Châtre, mais, en 1726, on n'y connoît que celle des Roys, des Rameaux, de la Pentecôte, de la Saint-Jean et de la Saint-Barthélémy. Les marchés ordinaires ont lieu tous les mercredis et samedis. Une délibération municipale du 24 février 1751 établit les foires annuelles sur la place-promenade de l'abbaye. En mars 1768, les bêtes à cornes sont transférées au faubourg Saint-Jacques, en raison des plantations faites récemment sur la place de l'Abbaye et afin de les préserver. Effectivement, en 1755, 30 arbres ont été payés, pour 12 sols par arbres, plantation incluse, pour remplacer quelques sujets supprimés. En 1765, la promenade est réaménagée, des tilleuls y sont plantés, des bancs installés. Les foires sont fixées en 1775 au 5 janvier, 23 juin si c'est le dimanche ou la Fête-Dieu, la foire se déroule le 22 juin, 23 août, le samedi de la veille des Rameaux, et le samedi de la veille de la Pentecôte. En 1844, du 20 mars au 20 novembre, on y ajoute une foire tous les samedis, mais toutes celles-ci se déroulent pour la plupart sur la place du marché ou sur le foirail. George Sand qui séjourne de temps à autre à La Châtre, a témoigné de son passage en 1830-1831 dans Histoire de ma vie Quand on sort de la ville par la promenade de l'abbaye, pour suivre le petit chemin sablonneux de la Renardière, on arrive aux Couperies, un des sites les plus délicieux du pays, au delà duquel on peut se perdre dans un terrain miné par les eaux, déchiré de ravines charmantes et semé d'accidents pittoresques. Il faut toutefois préciser qu'Aurore Dupin, baronne Dudevant, n'avait qu'une hâte, c'est de sortir de la ville en raison des effluves méphitiques qui empuantissaient La Châtre Ô mes chers compatriotes! pourquoi êtes-vous si malpropres ? Je vous le reproche très sérieusement et avec quelque espoir de vous en corriger. Vous vivez dans le climat le plus sain, et au milieu de la population rustique de la vallée Noire, qui est d’une propreté exquise, et pourtant vous semblez vous plaire à faire de votre ville un cloaque infect, où l’on ne sait où poser le pied, et où vous respirez à toute heure des miasmes fétides, tandis que derrière l’enceinte de vos maisons fleurit la campagne embaumée, et qu’au-dessus de vos toits abaissés passe une masse d’air libre et pur, dont il semble que vous ayez horreur. En avril 1861, une Croix des Missions, calvaire en fer forgé ouvragé d'une hauteur de cinq mètres, est érigée sur la place de l'Abbaye jouxtant la promenade éponyme. La Châtre - Promenade de l'Abbaye, Croix des Missions — Promenade de l'Abbaye Si plusieurs musiques castraises se sont essayées depuis les années 1850, telles une Union musicale puis une Fanfare en 1866 devenue Philharmonique et Lyre Berrichonne en 1875, c'est en 1884-1885 que l'harmonie de la Musique Municipale prend enfin de l'importance, avec une quarantaine de musiciens. Dirigée par Patijaud dans les années 1890, Denis va lui succéder en 1901-1902 et rester plus de vingt ans à sa tête, remplacé, lors de son décès en 1925, par Marcel Bernay. Les Gâs du Berry de Châteauroux, actifs depuis 1888, quant à eux, sont de toutes les fêtes et manifestations dans la région, dès que l'occasion se présente. Si les bêtes à cornes n'ont pas le droit de cité dans la place de l'Abbaye, en raison de leurs dégradations potentielles 1, les animaux à sabots y sont les bienvenus. Depuis 1890, tous les ans au mois d'août, un grand concours de juments poulinières, avec distributions de primes y est organisé, regroupant toutes les communes de La Châtre et d'Issoudun-sud. Ce jour-là, bien entendu, les joueurs de boules castrais qui envahissent fréquemment la promenade, ne s'avisent pas de jouer trop près des équidés ! une ruade serait vite donnée lors d'un tir malencontreux... En juin 1897, c'est le grand événement sur la promenade de l'abbaye vingt becs à acétylène d'un débit de quarante litres à l'heure y sont aménagés ; concerts et kermesses pourront ainsi se poursuivre de nuit... Et ce sont précisément les mêmes colonnes de becs de gaz acétylène qui, en 1925, vont servir, avec le concours des cantonniers, à édifier le Kiosque à musique de la promenade de l'Abbaye. Albert Lambert, maire de 1919 à 1928, ne gaspille rien. Inauguré le 15 août 1925, lors d'un grand festival musical organisé par Marcel Bernay, nouveau chef de l'Harmonie municipale, ce Kiosque octogonal est constitué d'un soubassement en pierre et muni d'un petit escalier de cinq marches ; les anciennes colonnes de fonte précitées sont donc disposées à chaque angle du plateau qui est entouré d'un garde-corps en fer forgé. Aucune toiture ne sera installée. Si le jeu de boules se pratique à La Châtre depuis des décennies, aussi bien sur l'Abbaye que sur d'autres terrains plus ou moins aménagés tels le jardin de la Croix-Blanche ou encore dans la cour du Lion d'Argent chez Chabenat, ce n'est qu'après 1938 qu'un boulodrome est installé dans la promenade de l'Abbaye et qu'il perdure toujours aujourd'hui près du Kiosque à musique. Kiosque toujours en place. voir ici, Place de l'Abbaye de La Châtre et son Kiosque à musique, aujourd'hui. 1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 Jeu de boules sur la Promenade de l'Abbaye de La Châtre. publié par Jean Marc Lun 20 Aoû 2018 1607 Tous les ans, aux mois d'août ou septembre, grand concours de juments poulinières sur la Place de l'Abbaye 25 août 1893 — Encouragement à l'élève des chevaux. Distribution de primes à la Châtre. La Châtre le 25 août, à une heure ½, place de l'Abbaye. Il sera distribué aux propriétaires domiciliés dans le département de l'Indre, des primes qui seront divisées ainsi qu'il suit Primes de l'Etat. — Aux poulinières de 4 ans suitées et saillies. — 1 prime de avec 300 fr.; 1 prime de 250 fr.; 1 prime de 200 fr. ; 1 prime cle 150 fr. ; 1 prime de 125 fr. ; 3 primes de 100 fr. Primes du Département. — Aux poulinières de 4 ans et au-dessus suitées et saillies. — 1 prime de 150 fr. ; 1 prime 100 fr. Le département de l'Indre est divisé trois circonscriptions hippiques qui composent, savoir Pour le concours de la Châtre 1° des communes composant l'arrondissement de la Châtre, moins le canton d'Eguzon ; 2° celles composant le canton d'Issoudun sud. 21 septembre 1894 — A La Châtre, le 21 septembre 1894, sur la place de l'Abbaye, à midi. Primes de l'Etal. — Huit primes, dont une de 300 fr., une de 250 fr., une de 200 fr ; une de 150 fr., une de 125 et trois de 100 fr., aux poulinières de 4 ans et au-dessus, suitées et saillies. Juin 1897 — Inauguration de l'éclairage à l'acétylène sur la promenade de l'Abbaye — Début 1897, le comité des fêtes de la ville de La Châtre avait décidé d'apporter des changements dans l'illumination coutumière de sa magnifique promenade de l'Abbaye ; jamais l'éclairage au moyen des rampes de lampions et des guirlandes de verres de couleur n'avait réussi à donner à ce verdoyant lieu de réunion une lumière convenable ; l'épaisse ramure des tilleuls qui le bordent, leur feuillage touffu et sombre absorbant la majeure partie des rayons lumineux. Vingt becs à acétylène d'un débit de quarante litres à l'heure répartis sur une longueur de trois cents mètres ont facilement eu raison de ces ténèbres ; le ton vert des feuilles se détachait nettement et donnait l'illusion d'une radieuse après-midi d'été lorsque le soleil essaie de pénétrer sous le dôme feuillu. Un des côtés les plus intéressants de cet éclairage consistait, dans l'installation voulue des deux générateurs au milieu de la foule qui se pressait sur la promenade ; les appareils étaient enfermés dans deux coquets pavillons et la notoriété scientifique du vulgarisateur qui les faisait fonctionner avait, écarté toute idée de crainte chez les promeneurs. Il n'y eut aucune discordance dans les éloges très mérités qui lui furent adressés sur place en attendant les félicitations que lui prodiguèrent trois journaux du département de l'Indre. Les habitants de La Châtre se rappelleront longtemps de l'éclairage inauguré sur leur belle promenade de l'Abbaye. Les précieux compte-rendus parus dans différentes feuilles de province nous vengent par surcroît des calomnieux développements donnés à des récits d'accidents dans lesquels une venimeuse confusion faisait supporter à l'acétylène gazeux employé sans grande pression la réprobation jetée sur son dangereux congénère liquide. Le Journal de l'acétylène et des industries 2 juillet 1897 21 au 23 mai 1899 — Grande Kermesse de Bienfaisance à La Châtre sur la place de l'Abbaye — La Société vélocipédique Les Routiers Berrichons » de La Châtre organise dans cette ville les 21, 22 et 23 Mai fêtes de la Pentecôte sur la place de l'abbaye, une grande kermesse de bienfaisance. Les attractions les plus inédites sont en préparation et l'on espère pour cette fête une pleine réussite. Les forains qui désireraient s'installer dans l'enceinte réservée, devront simplement écrire à M. Foucher, président des Routiers-Berrichons à La Châtre Indre, pour lui en demander l'autorisation et en lui indiquant le genre de spectacle qu'ils exploitent. Aucune rétribution ne sera exigée, soit comme droit d'entrée, soit comme droit de place. 15 août 1925 — Inauguration du Kiosque à musique de la Promenade de l'Abbaye, à l'occasion du festival fédéral des sociétés musicales de l'Indre 1er août 1925 — Annonce du festival fédéral musical — Le festival fédéral des sociétés musicales de l'Indre aura lieu, cette année, à La Châtre, le 25 août, sous les auspices de la municipalité qui prend à sa charge tous les frais de cette grande manifestation artistique qui a lieu tous les ans dans une ville du département et dont le succès fut si grand à Issoudun, l'année dernière. La Châtre est privilégiée au point de vue musical, elle possèdera bientôt une harmonie de premier ordre grâce au Conseil municipal qui, depuis plusieurs années, fait de gros sacrifices pour son développement. La subvention accordée à la musique s'élève à la somme de fr. répartie de la façon suivante fr. au chef, fr. au sous-chef, fr. partagés entre deux chefs de pupitre chargés de faire des cours aux élèves, et fr. pour l'entretien du matériel et l'achat de morceaux. Presque tous les emplois de la ville sont réservés à des musiciens. Il serait è souhaiter que cet exemple soit suivi au moins dans toutes les sous-préfectures si l'on veut maintenir les sociétés musicales dont la situation devient de plus en plus critique depuis la suppression de beaucoup de musiques militaires. 8 août 1925 — Liste des sociétés musicales participantes — Fédération musicale de l'Indre. Fête fédérale des sociétés musicales de l'Indre. Voici la liste définitive des sociétés qui prendront part à la grande manifestation artistique de La Châtre le 15 août Harmonie municipale de Châteauroux, Harmonie L'issoldunoise d'Issoudun, Harmonie du Blanc, Harmonie d'Argenton-sur-Creuse, Harmonie de Châteaumeillant, Harmonie municipale de La Châtre ; fanfares de Poulaines, de Cluis, de Chabris, de Genouillat, de Boussac, d'Ecueillé, de Lignières, de Levroux. Au total, 44 musiques représentant 700 exécutants. Toutes ces sociétés donneront un concert l'après-midi, puis exécuteront 2 morceaux d'ensemble. Le soir, concert de gala par les harmonies de Châteauroux, d'Issoudun, du Blanc, d'Argenton, et par la fanfare de Levroux. 15 août 1925 — Compte rendu de l'inauguration du Kiosque à musique et du festival musical — Fédération musicale de l'Indre Festival Musical de La Châtre. Après celui d'Issoudun l'année dernière, le festival musical du 15 août dernier, à La Châtre, vient de démontrer une fois qu'il n'y a que la musique qui soit capable de soulever pareil enthousiasme, d'attirer pareille foule et de donner tant d'entrain. Le succès de cette fête fut grandiose. Dès le matin, La Châtre fut réveillée par l'arrivée des sociétés participantes. Après-midi, un important défilé de 15 harmonies et fanfares, bannières déployées, toutes précédées de tambours et clairons, traversèrent au son de pas redoublés entraînants les principales rues de la ville pour se rendre à la charmante promenade de l'Abbaye où eurent lieu les concerts très goûtés des fanfares de Chabris, Boussac, Poulaines, Cluis, Genouillat, Lignères, Ecueillé et de l'Harmonie de Châteaumeillant. On ne peut rêver meilleur endroit pour des auditions musicales, aucun bruit de circulation ne vient troubler les exécutions ; aussi la municipalité de La Châtre, utilisant les anciennes colonnes de l'éclairage au gaz et avec le concours de ses cantonniers, y a fait édifier un superbe kiosque à peu de frais. A 16 heures, M. Guérin, sous-préfet, remit les médailles commémoratives du festival, les diplômes et médailles aux vieux musiciens de la fédération, en rappelant la liste de ceux déjà décorés à la première promotion de janvier ; l'Harmonie du Blanc y figurait pour une bonne part avec les noms de MM. Gillier, Machinal, Petit, Moulin, Pellerin, Germain, Destouches. Après la présentation des chefs de musique, le maire et le sous-préfet, dans deux allocutions fort appréciées des assistants, démontrèrent la beauté de la musique et firent un vibrant appel en sa faveur. On procéda ensuite à l'exécution des morceaux d'ensemble, que 700 exécutants enlevèrent avec brio et ensemble parfait. Puis les musiques se répondirent dans les divers quartiers de La Châtre pour y donner des aubades. L'Harmonie du Blanc, accompagnée de son président, M. Rousseau, et de M. Mazin, membre de la Commission, obtint, sur la place de la Mairie, un gros succès dans la Marche des Marins, avec tambours et clairons, et dans la difficultueuse ouverture classique Tancréde de Rossini. Le concert de gala du soir attendu avec impatience était réservé aux meilleures musiques. L'excellente fanfare de Levroux ouvrit le feu, puis ce fut le tour de l'Harmonie du Blanc qui fit merveille dans les Cloches de Corneville ; les différentes parties du morceau furent soulignées par des applaudissements chaleureux ; la foule enthousiaste fit une longue ovation à nos braves musiciens et à leur chef, M. Demarquez, à leur descente du kiosque. Après, les harmonies d'Argenton et d'Issoudun se distinguèrent dans les ouvertures qu'ils doivent exécuter prochainement au concours de Vichy. Puis Châteauroux clôtura en nous faisant entendre les oeuvres qui lui valurent le challenge tant convoité du Matin au grand concours de Caen. Enfin ce fut une réussite complète. Et de ceci nous ne saurions en parler sans y associer le facteur qui y joua l'un des plus grands rôles ; l'esprit de corps qui réunit surtout depuis plusieurs années les sociétés musicales groupées dans la Fédération de l'Indre sous la présidence de M. Jahan. Cet esprit que l'on ne retrouve pas malheureusement dans toutes les sociétés est la base certaine d'un succès quand on fera appel à lui. On ne saurait trop louer ni trop remercier de son esprit d'initiative et d'organisation le Comité de La Châtre et en particulier M. Cruchon, président, et M. Bernay, chef de musique, à qui incombaient l'organisation de la partie musicale. Toutes les sociétés garderont un excellent souvenir de l'accueil amical qui leur fut réservé et de la façon royale dont ils furent traités dans tous les hôtels et restaurants. La Châtre - Le Square de l'Abbaye et le Kiosque à musique — La croix des missions et le Kiosque sur la Promenade de l'Abbaye 28 juin 1936 — L'Harmonie municipale castraise et les Gars du Berry au stade de La Châtre — Les Fêtes de la Jeunesse ont eu, le 14 juin à Château roux, un succès tel qu'il contribuera certainement à accroître l'affluence à La Châtre le 28. De toutes parts, dans la région, on réclame des places assises ; aussi les organisateurs doivent faire face à des besoins dont ils n'avaient pas prévu l'ampleur. Des Tribunes seront installées qui permettront de suivre toutes les évolutions avec la plus grande aisance il y aura des chaises et aussi deux rangées de bancs placés tout autour du stade. Beaucoup des productions de Châteauroux mouvements d'ensemble scolaires et adultes, ballet de l'Arc-en Ciel, ballet blanc et rouge seront encore au programme, mais il y aura du nouveau des choeurs, une féerie pastorale Au temps des Vieux Moulins avec 90 exécutants de 8 à 10 ans, un autre ballet de grandes jeunes filles Les Ballons qui certainement satisferont les plus difficiles. L'Harmonie Municipale, sous la direction de M. Bernay, accompagnera les différentes productions et les Gars du Berry ainci que les fifres et pipeaux se feront entendre au cours de cette importante manifestation sportive et artistique. Les organisateurs invitent les spectateurs à prendre place au Parc des Sports avant l'arrivée du défilé qui, sur le terrain, offrira le plus charmant spectacle. Les places à la tribune 8 fr. aux chaises 6 fr. et aux bancs 5 fr. pourront être retenus à partir du jeudi 25 à 9 heures, chez Mme Saulnier, concierge de la Mairie. 8 août 1936 — Concours de pêche et concert des Gars du Berry sur l'Abbaye — La Fête Concours des Pêcheurs à la Ligne de la Truite. MM. les sociétaires désirant être désignés comme contrôleurs pendant la durée du concours sont priés de se faire inscrire dès maintenant chez M. Couvret, 163, rue Nationale à La Châtre. A titre de récompense, un déjeuner leur sera offert gracieusement. Voici le programme 6 heures Rendez-vous des concurrents, place du Palais de Justice et tirage au sort des places. — 6 heures ¾ Départ en cortège, musique en tête. — 7 heures Mise en place des concurrents. — 7 heures ½ à 10 heures Concours de pêche. — 10 heures à 11 heures Opération du Jury. Pesage des prises. 12 heures Grand banquet champêtre servi par MM. Mousseau Albert et Pierre Campana, qui réservent une surprise à tous les convives. 14 heures Concert par un groupe des Gars du Berry ». — 15 heures Bal champêtre. — 16 heures Distribution des prix. — 19 heures Départ en cortège, musique en tête. Dislocation Place des Marchés. 6 août 1936 — L'Harmonie municipale castraise au kiosque de l'Abbaye, avant de se rendre au festival d'Ai-les-Bains L'Harmonie Municipale se rendant le 15 août prochain au festival d'Aix-les-Bains, les membres honoraires qui désireraient accompagner la société et profiter des avantages qui lui sont consentis sont priés de se faire inscrire chez M. Deligny, trésorier de la Société, rue Ajasson-de-Grandsagne, qui leur fournira tous renseignements utiles. Départ de La Châtre, le vendredi 14 août à 14 h. 27, arrivée à Aix-les-Bains le 15 à 1 h. 27. Au retour le lundi 17, à 4 h. 59 arrivée à La Châtre à 15 h. 16. Le jeudi 6 août, à 21 heures, si le temps le permet, l'Harmonie Municipale donnera son concert sur la place de l'Abbaye. 15 août 1936 — Les Concerts continuent sur le Kiosque sous la direction de Marcel Bernay — Jeudi dernier, la Musique municipale a repris la série de concert qu'elle a l'habitude de donner chaque année durant la belle saison sur la place de l'Abbaye. Un public nombreux se pressait autour du kiosque pour savourer à une heure particulièrement évocatrice, l'heureuse harmonie de la musique et de la nuit. Sous l'habile direction de M. Bernay nos musiciens enlevèrent avec brio plusieurs morceaux de choix aux applaudissements répétés des auditeurs. Le concert se termina par un air de biniou avec accompagnement de vielle et c'est sur cette note du terroir que la foule se dispersa. 19 juin 1937 — Concert de l'Harmonie municipale sur le Kiosque à musique de la Promenade de l'Abbaye — Harmonie municipale de La Châtre. Concert du samedi 19 juin 1937 à 21 heures au kiosque de la Promenade de l'Abbaye. Programme 1. Marche du 66e Borrel, défilé avec tambours et clairons. — 2. Mascarade n° 1-2-3 Lacome, airs de ballets. — 3. Ballet Egyptien n° 1-2-3 Luigini arrangement de Groguet. — 4. Défilé du 27e Farigoul, avec tambours et clairons. Le chef de musique, Marcel Bernay. 15 août 1937 — Concours fédéral de pêche à la ligne et Kermesse place de l'Abbaye — Programme. La Société La Truite » organise le dimanche 15 août de 9 à 10 h. 30, avec le concours du Conseil Municipal de La Châtre, du Comité des Fêtes, de l'Union des Commerçants et Industriels de La Châtre un Concours Régional et Fédéral de Pêche à une seule ligne munie d'un seul hameçon dans l'Indre, aux environs de la Ville. Voici le programme 7 heures rassemblement et réception des Sociétés de Pèche, sur la Place du Champ de Foire ; remise des numéros de places aux Présidents ou Délégués de Sociétés. — 8 h. 15 départ pour le Concours, défilé en ville obligatoire, sous peine de disqualification à l'exception des mutilés des jambes. — 9 heures ouverture du Concours. — 10 h. 30 fin du Concours ; les opérations du Jury commenceront immédiatement aux endroits prévus et indiqués aux Commissaires. 12 h. 30 banquet officiel Hôtel du Boeuf - prix 22 francs. Banquet des Sociétés dans les Hôtels et Restaurants de la Ville où toutes les précautions sont prises toutes les précautions seront prises traités et emportent un bon souvenir. Les Sociétés seront accompagnées, clans chaque Hôtel, par un Commissaire. Le prix du menu des Sociétés est fixé à 16 francs. 14 heures ouverture de la Kermesse Place de l'Abbaye. Concert par l'Harmonie Municipale. Attractions diverses ; bal gratuit. Prix d’entrée Durée totale de la Kermesse 5 fr. soirée ou nuit 3 francs ; militaires et enfants seuls, entrée 2 francs ; enfants âgés de 10 ans maximum, accompagnés des parents entrée gratuite. 15 heures distribution des prix, Place de la République. 21 heures continuation de la Kermesse. Nombreuses attractions inédites. — Compte rendu. C'est à la Châtre que s'est disputé cette année le concours régional et fédéral de pêche à la ligne sous les auspices de la Société la Truite. Le matin du 15 août les concurrents commencèrent à affluer au champ de foire, lieu du rassemblement. Chacun prend la place qui lui est destinée et à 8 heures le cortège précédé de la fanfare des Gars du Berry » s'achemine vers la place de l'Abbaye où, en raison du nombre, des concurrents, les pêcheurs seront divisés en deux groupes dont l'un opérera au lieudit la Planche de Roche, et l'autre au Moulin de la Prairie mis à la disposition des pécheurs grâce à l'amabilité de M. Demay. Chacun ayant pris la place désignée par le sort, une sonnerie de clairon indique le début de l'épreuve et les lignes tombent à l'eau. Le banquet. Le maître-coq Campana avait pour la circonstance préparé un excellent menu qu'une soixantaine de convives dégustèrent à l'Hôtel du Boeuf. Au dessert M. Couvret, président de la Société La Truite prononça un discours de remerciement à l'adresse de tous ceux qui, d'une manière ou d'une autre, avaient contribué à la réussite de ce concours. Mais la fête n'est pas encore terminée. Sous les frais ombrages de l'Abbaye un parquet à été aménagé et l'on danse et l'on gagne des lapins ou des cochons d'Inde à la loterie que dirige M. Ballereau... de charmantes jeunes filles nous vendent des confettis... on massacre des boites de conserves, et ceci recommence le soir après dîner. On goûte les poses plastiques des élèves de M. Pigeât, notamment Samson et les Philistins, puis les valses à nouveau succèdent aux valses et aux tangos. Mais il n'y a pas de fête sans lendemain et lundi à 9 heures on liquide les stocks non encore épuisés et le pick-up de M. Chopinet diffuse à 1 heure du matin une farandole endiablée qui marquera la fin des réjouissances. Personne n'oubliera celte charmante soirée que les confettis obsédants s'acharneront à rappeler à chacun. La Châtre - Place de l'Abbaye — Concert des Gars du Berry sur la place du marché Seule est active en 1909, la Musique municipale harmonie, fondée en 1885, présidée par Rouet et dirigée par Denis, à la tête de 50 musiciens. En 1895 et 1899, elle est dirigée par Patijaud avec 40 exécutants. 1 Sur La Châtre, les affaires se font essentiellement sur le foirail où règne, lors de chaque foire, une mêlée indescriptible d'animaux, jusqu'en 1939. Ainsi lors de la foire du 13 novembre 1938, pour n'en citer qu'une parmi tant d'autres, il se négocie ce jour-là 42 chevaux, 25 ânes, 6 boeufs, 80 taureaux d'élevage, 30 vaches suitées, 8 vaches de boucherie, 190 génisses et bouvillons, 2 veaux, 90 moutons et brebis, porcs gras et porcs de lait... JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 23 août 2018 1753 LA CIOTAT - Le Jardin de la Ville BOUCHES-DU-RHÔNE Les fortifications de La Ciotat édifiées du XIVe au XVIe siècle, imposantes murailles de quatre toises de haut et de cinq pieds d'épaisseur ne seront démantelées qu'à partir de 1835. Cinq portes en défendaient l'accès la porte Réale, devenue porte de Marseille, encadrée de deux tours, située au nord de la cité, au bout de la rue Ganteaume, future rue des Poilus ; la porte Saint-Martin, également au nord, toute proche de la porte Réale, au bord de l'océan ; la place de Cassis à l'ouest ; enfin la porte des Fainéants et la porte Saint-Antoine au sud. A l'emplacement des remparts démolis, la voie ainsi dégagée est appelée boulevard de la République dès les années 1870. Plan de La Ciotat en 1810 La porte de Marseille n'est arasée qu'en 1874, les pierres la constituant sont utilisées pour la construction de l'école communale de garçons, à l'entrée nord de la ville, le long du tout nouveau boulevard de la République. La municipalité, pour l'édification de cette école, a acquis, dès 1866, un vaste terrain au faux bourg de l'Afferrage sur lequel étaient installés des jardins maraîchers. Le 10 septembre 1889, Evariste Gras, maire de 1888 à 1892, et son conseil municipal décident d'affecter le reste dudit terrain, le plus gros lot, à l'aménagement d'un Jardin public dont M. Mathon est chargé des plantations florales et arbustives. Un premier kiosque à musique sans soubassement, en bois, de forme octogonale, y est érigé, construit par M. Maunier. Une balustrade en bois en délimite l'accès. Une toiture amovible y est installée de temps à autre. Le jardin public, inauguré le 5 octobre 1890, prend le nom de Jardin de la Ville. Toute la partie nord du boulevard de la République, partant de l'ancienne porte Saint-Martin, passant par l'ancienne porte de Marseille et longeant le nouveau Jardin Public, est rebaptisée, en 1890, boulevard Jean-Jaurès. La Ciotat - Jardin de la ville, porte d'entrée et grille — Le premier Kiosque à musique en bois Les Ciotadens et Ciotadennes n'ayant pas les deux pieds dans le même sabot, de fréquentes fêtes et danses, bals et concours se déroulent sur le Jardin de la Ville. La fête patronale du 15 août qui dure plus d'une semaine, attire des milliers de visiteurs ; des courses, joutes et jeux divers viennent envahir la cité. Déjà en 1782, plus d'un siècle avant la création du jardin public, lors de la fête de la Ciotat, les étrangers affluent ; on y exécute plusieurs jeux, on distribue des prix pour la joute sur l'eau la Targue, pour la Bigue il faut parcourir, sans tomber dans l'eau, une perche enduite de suif, pour la course à pied et pour la nage. Le soir on donne un bal en plein air et aux flambeaux qui dure une partie de la nuit... Au tout début des années 1900, un nouveau kiosque à musique est monté il est doté cette fois-ci d'un soubassement et d'une balustrade de bois découpé ; un escalier de cinq marches y donne accès. Les nombreuses musiques ciotadennes ne peuvent cependant pas se contenter d'un simple kiosque rustique. Aussi, Fernand Gassion 1851-1919, maire de 1896 à 1910, décide-t-il de remplacer cet édicule par un Kiosque à musique, toujours octogonal, au soubassement de pierre supportant des colonnes en fonte et une toiture en zinc ; le garde-corps est, quant à lui, en fer forgé. La société Guillot-Pelletier fils est l'auteur de la construction de ce kiosque, tandis que l'entreprise A. Thénoux s'occupe de la maçonnerie. Le nouvel édifice est inauguré en 1905. En 1924, les sociétés musicales sont toujours autant nombreuses, comme en témoignent les subventions réclamées et obtenues le 28 mai auprès du conseil général des Bouches du Rhône La Musique municipale, fr. ; La Fusion Chorale, 500 fr. ; L'Avenir musical ciotaden, 300 fr. ; La Symphonie ciotadenne, 500 fr. Après des décennies d'usage intensif, le kiosque à musique n'ayant plus l'heur de plaire à la municipalité, celle-ci décide de le raser dans les années 1960, ne laissant subsister que le socle. Mais en 2008, prise de remords, une nouvelle municipalité décide d'en reconstruire un nouveau, sur le même emplacement, et de faire agrandir et réaménager l'ensemble du Jardin de la Ville. Cette réalisation est effectuée en 2008-2009 pour un coût global de hors taxes. Ce nouveau kiosque, du à la Fonderie Vincent, est inauguré le 25 juin 2010. Une seconde tranche de travaux accroîtra la superficie du Jardin de la Ville, le portant d'un hectare à un hectare et demi ; l'école communale pour garçon, devenue le collège Jean-Jaurès, est aujourd'hui désaffectée et transformée en logements locatifs. Kiosque reconstruit toujours en place. voir ici, le Jardin de la Ville de La Ciotat et son nouveau kiosque à musique, aujourd'hui. Les Pastourelles de Brive sur le Kiosque à musique de La Ciotat en 2013.1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 publié par Jean Marc Jeu 23 août 2018 1712 14 juillet 1890 — Fête nationale les musiques se produisent sur les quais en attendant l'ouverture du nouveau Jardin public — La Ciotat. — La fête nationale a été, cette année, solennellement célébrée dans notre ville par la municipalité et notre vaillante population républicaine. La retraite aux flambeaux a été, le dimanche au soir, partout acclamée et saluée par de multicolores flammes de bengale. Y assistaient le Conseil municipal, les musiques, les fonctionnaires et le bataillon scolaire, qui a chanté un très joli choeur. Le lendemain matin, course à la nage ; à midi, grand banquet de la municipalité l'hôtel du Commerce. Au dessert, au milieu des toasts portés par MM. Gras, Aubin, Givaudan, Manet et Afforsy, M. Votrain, adjoint au maire a appris par une dépêche qu'il était nommé officier d'académie. A 5 heures, le festival du quai, où se sont fait vivement applaudir les musiques l'Harmonie et la Philharmonique, ainsi que les choeurs des Enfants d'Apollon et de la Fusion Chorale, a obtenu un très grand succès. Après le feu d'artifice, qui a produit un grand effet, brillantes ont été les illuminations. L'hôtel de ville et de nombreux établissements étaient resplendissants, les bals ont duré jusqu'à minuit. 13 et 14 juillet 1892 — Programme de la fête nationale Grand Festival musical sur dans le Jardin Public — Le 13 juillet, à 8 heures ½ du soir aura lieu une grande retraite aux flambeaux avec le concours des musiques de la ville et du bataillon scolaire. Le 14 juillet, à 8 heures ½ du matin, concours de boules ferrées à petits clous prix, 30 fr. Grandes régates sous la direction de la société nautique. A 3 heures ½ du soir, course de chevaux de taille. Course de chevaux sardes et toutes races au dessous de 1m35. A 4 heures du soir, grand festival au Jardin public, au profit des indigents. Programme des morceaux qui seront exécutés — Musique philharmonique La Fille de Mme Angot, fantaisie Lesbik ; Fin d'année, polka Sicard. — Cercle des Enfants d'Apollon Les Sorciers, choeur Saintis ; Les Gaulois, choeur Boutin. — Estudiantina ciotadenne Petit Duc, fantaisie Lecocq ; Polka des clowns Hafemeister ; La Belle Provençale, polka. — Musique L'Harmonie La Médaille d'or, ouverture F. Migette ; Le Colibri, polka pour flûte Bléger. A 8 heures ½ feu d'artifice tiré sur le fort Berouard. Immédiatement après, grand bal gratuit à l'Esplanade de La Tasse. 14 juillet 1893 — Festival au Jardin de la Ville — La Ciotat. Dès la première heure, la population s'était portée sur le quai pour assister aux jeux divers tels que bigue sur l'eau, nage des cuviers, nage aux canards, etc. A 9 heures et demie, la population s'est réunie en foule au fort Berouard pour assister aux courses de bateaux dirigée par la Société nautique de La Ciotat. Les courses ont été favorisées par une bonne brise de Nord-Ouest. A 2 heures après-midi, le boulevard de la Tasse et l'esplanade des Capucins présentaient un coup d'œil féerique à cause du nombreux public se bousculant pour assister à la course des vélocipèdes. Cette course consistait à faire deux fois le tour de Saint-Jean, autrement dit 8 kilomètres. Le festival de l'après-midi, au jardin de la ville, décoré et pavoisé, a eu lieu devant un nombreux public ; les sociétés qui y ont pris part out été chaleureusement applaudies. Comme toujours, le feu d'artifice a été le clou de la fête qui, cette année, a été une déception qu'il faut attribuer à la violence du mistral. On peut dire que toute la population s'était massée sur les quais, aux terrasses des cafés, dans les embarcations et à bord des paquebots. Les croisées donnant sur le port étaient également bondées d'illuminations. Nous citerons l'hôtel de ville, les Messageries Maritimes, les réunions des fonctionnaires, le cercle Philharmonique, la Société Nautique, les Enfants d'Apollon, l'Estudiantina Ciotadenne, la Fusion Chorale, etc. ; quant aux fenêtres du Parti Ouvrier elles ont brillé par leur obscurité. Au bal public, on a dansé malgré les tourbillons de poussière avec un entrain endiablé. En somme, la Fête nationale n’a pas été beaucoup animée ; par contre, les cabonons regorgeaient de banqueteurs. Le quartier de la Cité ouvrière a aussi célébré l'anniversaire de la prise de la Bastille. La veille, il y a eu bal et hier un concert d'amateurs a eu lieu l'après-midi. Le soir, continuation du bal public gratuit et illuminations à giorno. 10 mai 1896 — Concert de la Philharmonique La Philharmonique, La Ciotat. Programme du dimanche 10 mai, à 8 heures du soir Marche du Prophète. —Ouverture Pastorale. — Le Rossignol, valse pour flûte. — Ballet de Tai-Tsoung. — Polka de concert. 13 et 14 juillet 1897 — Courses, fêtes, festival se poursuivent lors des fêtes nationales — Le 13, à 8h. ½ du soir, salves de boites feu de joie. La Musique Municipale et L'Estudiantina Ciotadenne partiront de la mairie et se rendront au jardin de la ville en exécutant de magnifiques allegro militaires et donneront un concert. Le 14 juillet, à 9 heures du malin, régates sous la direction de la société Nautique et d'après ses règlements ; courses à la voile. A la même heure, concours de boules ferrées à petits clous ; à 9 h. ½, nage des jeunes gens dans le cuvier ; à 11 heures, bigue sur l'eau, prix divers. A 3 heures ½ de l'après-midi, courses de vélocipèdes locale et régionale ; à 5 heures ½, concert sur le quai du port par la musique municipale. A 6 heures, course à l'aviron des bateaux de 4 mètres 25 de longueur ; à 9 heures du soir, sur la place du fort Berouard, grand feu d'artifice. Immédiatement après, bal gratuit à l'Esplanade de la Tasse. Une distribution de bons de pain et de viande sera faite aux indigents par le cercle du Parti Ouvrier. 6 juillet 1898 — Concert de La Philharmonique au Jardin de la Ville — Société musicale La Philharmonique. Programme du concert qui aura lieu ce soir, jeudi, de 8 h. ½ à l0 heures, au Jardin de la Ville, sous la direction de M. Marcou Gourko, marche héroïque. Jaubert. — Le Calife de Bagdad, ouverture. Boiëldieu. — Emma Livry, polka pour clarinette. Pirouelle. — Les Solistes, fantaisic, Marcou. — Sommernachstraume, valse, Gung'l. La Ciotat - Kiosque du Jardin de la Ville — Concert au Kiosque Fête organisée à La Ciotat au bénéfice des sinistrés de la Martinique, reportée au 25 juin 1902 12 juin 1902 — La Ciotat. Notre fête de charité. La fête organisée au bénéfice des sinistrés de la Martinique, commencera ce soir par un grand concert-festival au Jardin de la Ville avec le concours des sociétés musicales et de gymnastique. Le prix d'entrée est fixé à et pour les dames. 13 juin 1902 — Le festival a dû être renvoyé, à causa du mauvais temps, à mercredi prochain. La soirée de gala reste fixée au jeudi 19. 25 juin 1902 — Pour la Martinique. — Le Comité des fêtes avait organisé une tombola dont les lots étaient offerts par de généreux donateurs. M. le préfet ayant cru devoir refuser l'autorisation, notre député Antide Boyer en fut avisé et l'autorisation vient d'être accordée par M. le ministre de l'intérieur. Les billets de cette tombola vont donc être mis en vente au prix de 0 fr 15 et les lots sont reçus à la Mairie. Le Comité les exposera ensuite dans divers magasins de la ville. Le festival renvoyé a cause du mauvais temps aura lieu demain 25, au Jardin de la Ville à 8 heures du soir ; les sociétés de la ville prêteront leur concours dans l'ordre suivant Musique municipale, l'Indépendante, Musique de l'Indépendante, Pionniers Ciotadens, Musique Philharmonique. Les musiques exécuteront 3 morceaux de leur répertoire. Le prix d'entrée est de 0 et 0 pour les dames ; chaises. 0 Toute la population se rendra demain au Jardin de la Ville pour applaudir ces excellentes sociétés et porter son obole aux sinistres de la Martinique. 27 juin 1902 — Cette fête avait attiré une grande partie de la population au Jardin de la Ville. Toutes les sociétés musicales et de gymnastique qui y prêtaient leurs concours ont été longuement applaudies. 15 et 21 août 1904 —Fête patronale de La Ciotat. Grand festival au Jardin de la Ville — Nos fêtes locales ont obtenu un grand succès ; les divers concours avaient attiré une grande foule. Les régates avaient réuni un grand nombre de coursiers. Le soir, le bal a été très animé. Les fêtes continueront dimanche 21, par un concours d'escrime, le matin, à 9 h. ½ ; l'après-midi, à 2 heures, la bague en boguey ; à 4 heures, grand festival au Jardin de la Ville et le soir, à 8 heures, grand bal à grand orchestre. 27 août 1908 — Grand Festival muval à La Ciotat — La Ciotat. Le grand festival organisé par la Musique Municipale, sous les auspices de la Municipalité, au bénéfice des ouvriers chômeurs des Messageries Maritimes, a obtenu un grand succès. Dans la matinée eut lieu la réception des sociétés, venues de tous les coins de la région. Le concert commença vers les trois heures. Tour à tour La Muse de Provence, l'Harmonie des Routes, l'Harmonie Marseillaise, l'Orphéon Mourillonais, Leïs Renairès, La Renaissance, La Bella Italia, l'Orphéon enfantin, les Zouzous et la Musique municipale se firent applaudir dans des morceaux choisis. Remarqué surtout La Bella Italia, dans une fantaisie pour piston et un concerto de Meyerbeer. Des bravos ne furent pas ménagés à toutes ces vaillantes sociétés, venues prêter leur gracieux concours dans un but humanitaire. Un morceau d'ensemble, sous la direction du maestro Honoré Fabre, fut exécuté par tous les membres participants. Le soir, un feu d'artifice fut tiré, suivi d'un grand bal. Ainsi se termina cette fête de charité où plus de personnes sont venues porter leur obole. 15, 16 et 22 août 1909 — Fêtes de l'Assomption à La Ciotat. Festival musical au Jardin de la Ville Les fêtes du 15 août. — La fête de l'Assomption, fête patronale de la ville, qui, toutes les années, était l'occasion de grandes réjouissances, sera pour cette année, à cause de la crise ouvrière que nous traversons, quelque peu simplifiée. Toutefois, la municipalité, en l'occurrence représentée par la musique municipale, a tenu à célébrer de son mieux des vieilles habitudes. La Société nautique ciotadenne a également élaboré un programme de courses à la voile qui satisferont les nombreux amateurs de ce sport. Voici le programme de ces fêtes qui seront célébrées les 15, 16 et 22 août — Le 15, à 10 h. 30 du matin, au jeu de boules Béraud, concours de boules. 1er prix 15 fr. offerts par le propriétaire de l'établissement et la moitié des mises. 2e prix l'autre moitié des mises. Chaque joueur versera 0 fr. 50. A 1 heure de l'après-midi, grandes régates à la voile courses d'ensemble. A 6 heures du soir, dans le port, courses des embarcations dites barquettes et courses de 4 mètres 75 et au-dessous 1er prix 25 fr., 2e prix 10 fr. Il y aura un prix pour chaque genre de bateau qui sera arrivé le premier de la série. Le soir, grand bal à l'esplanade de la Tasse. — Le 16, à 10 heures du matin, deuxième journée des régates à la voile courses de séries. A 3 heures de l'après-midi, grandes joutes nautiques organisées par les Jouteurs marseillais, les Francs Jouteurs toulonnais et les Jouteurs ciotadens. Le soir, grand bal. — Le 22, à 2 heures de l'après-midi, au Jardin de la Ville, grand festival précédé d'un défilé des Société chorales et instrumentales y participant. A l'issue du festival, sur le quai du port, exécution d'un morceau d'ensemble Le Joyeux Ciotaden, de notre concitoyen Leblond. A 8 h. 30, feu d'artifice sortant des ateliers Paître, de Marseille. Immédiatement après, grand bal. Le bénéfice sera versé intégralement au Bureau de Bienfaisance pour les ouvriers chômeurs. 13 au 16, 20 et 21 août 1910 — Programme fêtes patronales de l'Assomption à La Ciotat — Le Comité des fêtes locales vient d'arrêter définitivement le programme des réjouissances offertes aux étrangers par la jeunesse et la population ciotadennes, réjouissances qui seront célébrées les 13, 14, 15, 16, 20 et 21 courant, sous la présidence d'honneur de M. Crozet, maire de La Ciotat. — Samedi 13 courant, à 8 heures 30 du soir, retraite aux flambeaux. A 9 heures, grande fête vénitienne. Illumination et décoration des balcons. — Dimanche 14, à 10 heures du matin, concours de boxe. A 1 heure de l'après-midi, grandes régates à la voile. A 2 heures, courses de bicyclettes, demi-fond. A 4 heures, grandes joutes nautiques. Lundi 15, à 10 heures du matin, grandes régates à la voile. A 10 heures 30, lutte romaine. A la même heure, au boulodrome Béraud, concours de boules ferrées. A 2 heures de l'après-midi, concours de danses de caractère. A 3 heures, grande bataille de fleurs et confetti unicolores et grand corso de voitures fleuries. A 6 heures du soir, dans le port, concours de natation. A 8 heures 30, reprise du bal. — Mardi l6, à 10 heures du matin, concours d'escrime. A 2 heures de l'après-midi, au Jardin public, grand concert vocal donné avec le concours des artistes des music halls de Marseille. A 4 heures, grandes courses de chevaux. A 6 heures, courses de barquettes aviron. A 8 h. 30, reprise du bal. Samedi 20, à 8 h. 30 du soir au quartier de l'Escalet, concours de mandolines, romances et chansonnettes. — Dimanche 21, à 9 heures du matin, courses pédestres pour hommes et enfants. A la même heure, concours de boules tête à tête. Durant la matinée, réception des sociétés musicales. A 3 heures de l'après-midi, grand festival instrumental avec le concours de l'Harmonie de la 1290e section de la dotation de la jeunesse de France Marseille, l'harmonie des Amis de l'enseignement laïque de Meupenti Marseille, la Philharmonique de Bandol, la Fanfare Garibaldienne de La Seyne, la Musique municipale de La Ciotat et les groupes estudiantinas ciotadens, Les Fauvettes et La Renaissance. A l'issue du festival, lancement d'une montgolfière Ville-de-la Ciotat des ateliers Bozio. A 6 heures du soir, courses de bateaux dits gourses, de 6 Immédiatement après courses à éperon. A 8 h. 30, grand feu d'artifice composé de magnifiques pièces sortant des ateliers de M. Paître, successeur de Roure, fils de Sarrazin Marseille,. de la maison Paître. Reprise du bal. A 11 heures du soir, grand concours de valse. La Ciotat - Le Kiosque du Jardin de la Ville 28 août 1910 — Chorégraphie Seynoise au Jardin de la Ville de La Ciotat — Dimanche dernier, par le train de 9 heures et demie arrivait dans notre ville la société chorégraphique seynoise. L'après-midi, au jardin de la ville, diverses danses étaient exécutées devant un public nombreux et empressé qui n'a pas ménagé ses applaudissements à tous les danseurs et danseuses. La Chorégraphique Seynoise a quitté La Ciotat enchantée du chaleureux accueil qui lui a été fait. 15 septembre 1910 — Concert de la Musique municipale sur le Kiosque du Jardin de la Ville — Programme du concert donné ce soir jeudi, à 8 heures 30, au Jardin de la Ville, par la Musique municipale 1. Le Phénix, pas redoublé. Labole. — 2. Emira, ouverture. H. Esaidié. — 3. Les Pantins de Violette, fantaisie. Adam. — 4. Aéroplan-Valse. H. Fabre. — 5. Robert le Diable, fantaisie. J. Mayerbeer. — 6. Oyeme Querida, boléro. A. Argaing. Compte rendu du concert — Le concert donné jeudi soir au Jardin de la Ville, par la Musique Municipale avait, comme toujours attiré un grand nombre d'auditeurs qui se pressaient dans les allées et autour du kiosque. Le programme a été exécuté dans de bonnes conditions et le public a su apprécier l’Aéroplan-valse de M. Fabre, le dévoué directeur, et l'a témoigné en ne point ménageant ses applaudissements. 10 août 1911 — Concert sur le Kiosque du Jardin de la Ville Musique municipale. — Programme des morceaux qui seront exécutés ce soir jeudi, à 8 heures au Jardin de la Ville 1. Joyeux fantassin, allegro militaire. Ch. Tilly. — 2. Cortège nuptial. E. Avon. — 3. Le Songe de Sylphide, valse. P. Delle Cèse. — 4. Faust, grande fantaisie. Gounod. — 5. Madeleine, mazurka pour flûte. H. Fabre. 22 août 1911 — Le Jardin de la Ville toujours autant sollicité lors de la fête patronale — Grande fête annuelle. — L'animation n'a cessé de régner dimanche à La Ciotat. Dès 9 heures du matin, une foule considérable était massée aux abords de la gare, attendant les sociétés musicales qui devaient prendre part au festival l'après-midi au Jardin. Ces sociétés ont été reçues à leur arrivée par le président, le Comité des Fêtes et à la mairie ensuite, par M. Crozet, maire. Les Zouzous marseillais ont été reçus par le cercle du Parti ouvrier ; les Amis de l'instruction laïque par le cercle des Enfants d'Apollon et la musique de la Section socialiste d'Aubagne par le cercle du Parti ouvrier socialiste Plus tard, le concours d'escrime attirait au Théâtre municipal un grand nombre d'amateurs d'escrime. A la même heure, les régates à la voile se déroulaient dans le golfe. L'après-midi, à 8 heures a eu lieu le défilé des sociétés musicales se rendant au Jardin de la Ville où devait avoir lieu le festival. Au Jardin, l'affluence était énorme. Durant tout le concert, de frénétiques applaudissements ont salué la fin de chaque morceau. Le soir, à 5 heures et à 8 heures, les feux d'artifice avaient attiréa sur les quais la plus grande partie de la population ; de magnifiques pièces d'artifice ont été tirées et faisaient l'admiration de tous. Immédiatement après, un grand bal a clôturé cette fête qui a été des plus brillantes. Formations musicales actives à La Ciotat en 1907 Les Enfants d'Apollon chorale ; La Fusion Chorale ; La Musique des Pionniers ; Société philharmonique harmonie municipale, direction Marcou ; Harmonie scolaire, direction Millet, 35 exécutants. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique mar. 28 août 2018 1650 LA COUARDE-SUR-MER - Église CHARENTE MARITIME Située à toises de la terre ferme, l'Ile de Ré, reliée au continent par le pont de 1988, est composée de huit paroisses dont le bourg de La Couarde comptant, en 1764, 180 feux. Plusieurs chapelles s'y sont succédées depuis le XVIe siècle l'une est détruite en 1574, la seconde tombe en ruine en 1740. Une nouvelle église, longue de 32 mètres, dédiée à Saint-Roch, est aussitôt construite en remplacement, mais dès le 7 juin 1850, sa toiture s'effondre et sa fermeture est inéluctable en 1856. Après huit années de tergiversations diverses, la municipalité couardaise décide la construction d'un nouvel édifice. La première pierre est posée, le 11 avril 1865, à l'emplacement de l'ancienne, sur la place formée par le croisement de la Grande Rue et de la rue de La Moizandière, future rue Pasteur. L'architecte Antoine-Ernest Massiou 1826-1903 est chargé des plans, l'entreprise de Jean Beauchamp en assure l'édification, tandis qu'un certain Fournier, de Loix, en a été le conducteur et l'appareilleur chargé de choisir les pierres. D'un coût de francs dont la commune assure le paiement sur 15 ans, l'Eglise Notre-Dame de l’Annonciation est inaugurée en 1868. L'abbé Boulineau, maître des lieux, disposait d'une chorale, de deux chantres, d'un Suisse, d'un sacristain et de douze enfants de chœur dont six titulaires. Plan de La Couarde en 1828 La Couarde qui possède ainsi une chorale, dispose également d'une fanfare-harmonie, forte d'une trentaine de musiciens, dirigée par Théophile Louis Fernand Penisson depuis 1889 qui se produit essentiellement lors des deux fêtes patronales l'une, la fête de l'Annonciation, est célébrée le premier dimanche suivant la Quasimodo, la seconde est fêtée le dimanche qui suit l'Assomption du 15 août. François Mourat, maire de 1888 à 1892, fait tout son possible pour appâter le touriste sur son île, où, hormis le vin et le sel produit en abondance, ni bled ni foin n'y croît, alors que les arbres y sont rares... Aussi, Mourat rédige-t-il quelques articles-réclames qu'il fait publier dans les journaux parisiens, notamment dans le Petit Journal du 12 juillet 1891. 1 Théophile Penisson incite la municipalité à faire édifier un Kiosque à musique et finit par obtenir gain de cause. Le projet est entériné par Pierre-Honoré Babiaud-Gibaud, maire de 1892 à 1900, qui fait voter un premier crédit de 300 francs par la municipalité le 16 juin 1893. Le 31 mai 1894, le devis estimatif de l'édicule est arrêté à francs, et, le 19 novembre, les édiles font le choix de son emplacement il sera monté sur l'étroite Place longeant l'église Notre-Dame — place bientôt rebaptisée place Carnot —, laissant un espace restreint pour les futurs spectateurs ; l'architecte voyer Louis Bonnin, en dessine les plans. Afin d'obtenir les fonds nécessaires, Penisson organise une collecte et réunit 467,82 frs. A l'issue des travaux, la construction coûtera, au final, francs. Inauguré le 14 juillet 1895, ce Kiosque à musique octogonal est bâti sur un soubassement en briques et pierres. Les poteaux tout comme la structure sont en bois ; le garde corps est constitué d'une balustrade de bois découpé ; la toiture, recouverte ultérieurement de plaques zinguées, est ornée d'un lambrequin ; l'escalier d'accès est en fait un marchepied amovible de six marches, disposé à l'occasion des concerts. Ce n'est qu'en 1904 qu'un ferblantier de Saint-Martin est chargé, pour le prix de 494,85 francs, de poser les feuilles de zinc pour l'étanchéité de la couverture du kiosque. Le décret n° 45839 du 21 janvier 1905, attribue à la commune de La Couarde, la dénomination de La Couarde-sur-Mer. Théophile Penisson, au tournant du siècle, passe la main de L'Harmonie de La Couarde à M. Rolland. Celui-ci, en plus des animations sur le Kiosque, emmène fréquemment ses 34 musiciens sur le Continent à l'occasion de concours et festivals, notamment en août 1900 au Concours de Puteaux, en août 1903 à La Rochelle obtenant le 1er prix de lecture et le 1er prix de solo en troisième division, en juillet 1903 au Festival de Royan ou encore au concours musical de Saint Nazaire en juin 1908. La Couarde-sur-mer - Grande Rue, la Place Carnot et le Kiosque — Kiosque et rue de l'Hôtel de Ville L'ouverture du Pont reliant l'Ile au Continent, inauguré le 19 mai 1988, a vraisemblablement sauvé le Kiosque à musique de la destruction. Sans l'arrivée massive d'estivants, jamais le kiosque, qui était dans un état de délabrement déplorable depuis plusieurs décennies, n'aurait été restauré. Cette année-là, une souscription est lancée pour sa réhabilitation 55 953,55 francs sont trouvés en un temps record. Le conseil général de la Charente qui, d'Inférieure est devenue Maritime, y va de son obole pour 72 843,82 francs. La restauration coûtera en définitive 242 812,73 francs. Le 15 août 1989 le Kiosque à musique couardais, flambant neuf, est inauguré, seul kiosque rescapé de l'île ceux d'Ars-en-Ré et de Saint-Martin-en Ré n'ont pas eu cette chance !... Kiosque toujours en place. voir ici, Kiosque à musique de La Couarde-sur-Mer, aujourd'hui.1/2 — 2/2. Concert sur le Kiosque de La Couarde-sur-Mer.1/2 — 2/2. publié Jean Marc » Mar 28 Aoû 2018 1425 A lire l'article satirique publié dans le journal La Croix de Saintonge et d'Aunis du 3 février 1895, on peut se demander si son rédacteur souhaitait vraiment qu'un kiosque à musique soit édifié à La Couarde. — Le fera-t-il, oui ou non ? La fanfare de La Couarde désire un kiosque. Le désir est légitime. Mais un kiosque ne se fait pas sans argent. Un secours fut demandé au Conseil munici¬pal qui vota 500 francs. A la Société, la charge de payer le reste des frais. Voilà qui va bien. Mais... il y aura toujours des mais ! Mais un kiosque ne se fait pas sans adjudication et alors, impossible de choisir l'entrepreneur... D'ailleurs, il faudrait alors faire un devis précis, bien établir des charges, si l'on ne veut pas être volé de nouveau... Un premier devis a été fait, il est vrai. Il est à la mairie avec un joli croquis, on n'y a oublié que les fondements excusez du peu. Mon correspondant me dit qu'il en faut, parce que la base du kiosque est en pierre et que d'autre part, le terrain où il sera placé a été autrefois défoncé, parce qu'il y avait là un cimetière. Vous jugerez d'après cela si ces lignes doivent rester ou être modifiées ou être supprimées. Vous croyez peut-être que la question a été soumise à une enquête de commodo et incommodo ? Détrompez-vous. Le kiosque pourra se faire sans cela, ce qui ne veut pas dire qu'il doive régulièrement s'en passer. Et savez-vous où le kiosque sera placé ? Tout près de l'église évidemment, sur la place publique déjà beaucoup trop petite. L'idée est géniale et l'on comprend qu'elle puisse se passer de l'approbation de la population. La Croix de Saintonge et d'Aunis. 3 février 1895 1 Un article publicitaire de François Mourat, maire de La Couarde dans le Petit Journal du 12 juillet 1891 avant que les touristes n'affluent en masse grâce ou à cause de la construction du pont de l'Ile de Ré, on était désespérément à la recherche d'estivants. Mairie de La Couarde Charente Inférieure, le 9 juillet 1891. Monsieur, En vous remerciant de votre intéressant article d'avant-hier, j'ai l'honneur de vous faire connaître que notre bourg de la Couarde, bien bâti, propre et coquet, compte habitants, à 300 mètres d'une des plus belles plages de l'Océan. Bureau de poste et télégraphe. Six voitures par jour. Correspondance avec les bateaux à vapeur de la Rochelle et du port de la Palice. A marée basse, on prend les crevettes, beaucoup de poissons et des coquillages de toutes sortes. Nos dunes de sable sont abritées par le bois de pins d'Henri IV. Les habitants seraient très heureux de recevoir des baigneurs chez eux. Une famille peut vivre très bien à 3 fr. par jour et par tête. Bon petit vin de pays pris au tonneau du vigneron. A l'hôtel, on aurait tout le confortable à raison de 5 à 6 fr. par jour. Quelques familles parisiennes sont venues déjà respirer l'air pur de notre île, marchant pieds nus comme les insulaires sur le sable fin de notre plage, n'ayant jamais l'ennui de la toilette obligée dans les villes d'eau. Le dimanche, musique, gymnastique et amusements divers. Agréez, monsieur le rédacteur, l'assurance de mes meilleurs sentiments. Le maire, Mourat. La Couarde-sur-Mer - Rue de l'église et la Place — Vue aérienne Eglise et Kiosque à musique L'Harmonie de La Couarde, dirigée par Rolland, avec 34 exécutants est active en 1909. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 30 août 2018 1710 LA COURNEUVE - Place Dezobry - Le Kiosque SEINE SAINT DENIS Il nous semble plus logique d'aborder le kiosque à musique construit le plus récemment, donc le second en date, au mépris de la chronologie, en raison de son appartenance au quartier d'origine de La Courneuve, le premier kiosque à musique ayant été quant à lui érigé sur un site exempt de toute construction à cette époque, exclusivement consacré au maraîchage. C'est autour du Hameau Saint-Lucien que s'est constitué le noyau communal nord de La Cour Neuve, regroupant, près de l'Eglise du XIIIe siècle, rue de Bondy — future rue de la Convention —, la mairie, les écoles et le cimetière. Crèvecoeur, le second hameau de La Courneuve, situé à l'extrémité sud de la commune, au bout du Chemin de Crèvecoeur à Saint-Lucien — devenu rue des Francs Tireurs prolongée de la rue Parmentier —, regroupe, en 1840 les trois quarts des six cents courneuviens. En parallèle audit Chemin de Crèvecoeur, de 1860 à 1875, la municipalité fait percer un Chemin de grande communication, la route départementale n°13 d'abord appelée boulevard de Stains, qui devient le boulevard Pasteur par décret du 14 octobre 1900, entérinant la délibération municipale du 10 juillet 1900. Plan de La Courneuve en 1840 Par suite du décret du 25 juillet 1903, entérinant la délibération du conseil municipal du 19 juin 1903, le Chemin de Crèvecoeur à Saint-Lucien devient la rue Parmentier jusqu'à son croisement avec le boulevard Pasteur, et avenue Michelet au-delà de celui-ci jusqu'à la rue de la Convention. Le triangle formé par l'avenue Michelet, le boulevard Pasteur et la rue de l'Union est, peu de temps après, appelé place Dezobry, du nom de Gabriel Dezobry, meunier de son état et ancien maire de Saint-Denis en 1806-1811 et 1815, qui était par ailleurs propriétaire d'un grand nombre de parcelles de terrains sur La Courneuve. La Courneuve - Boulevard Pasteur à gauche, place Dezobry au centre, avenue Michelet à droite et ancienne mairie au fond de l'avenue Michelet Le 16 août 1899, une convention est signée, entre la Compagnie des tramways de Paris et le ministre des travaux publics, ayant pour objet l'installation d'une ligne de tramways électriques entre Paris Opéra, rue Scribe, Saint-Denis et Aubervilliers avec un embranchement sur La Courneuve. Cette ligne, dont le décret d'utilité publique est publié le 26 août 1899, va emprunter le boulevard Pasteur en longeant la place Dezobry et être inaugurée en février 1905. Quatre points d'arrêt du tramway sur La Courneuve sont fixés sur la route départementale n°13 boulevard Pasteur rue des Noyers, rue de Montfort-octroi, rue Jollois et Chemin de fer du nord-terminus. La Courneuve - Place Dezobry et Tramway — Place Dezobry entourée du Boulevard de Stains Pasteur à gauche et de l'Avenue Michelet à droite La fête patronale de La Courneuve, fixée aux deux premiers dimanches de septembre, est célébrée dès avant 1869. Spectacles et fêtes foraines, bals et concerts, jeux et attractions diverses, ballons captifs et montgolfières, concours de tir et de gymnastique, toute la panoplie des festivités est déployée généralement pendant quatre jours. Si la place de la mairie est l'ancien point de ralliement de ces joyeusetés, la nouvelle place Dezobry est bientôt adoptée, malgré son étroitesse les baraques des forains s'y installent tandis que l'Union Musicale, fondée le 27 janvier 1911, ou la Fanfare de Trompettes de la Courneuve égrènent les notes de leurs instruments. Des concerts sont fréquemment organisés par les sociétés musicales courneuviennes sur la place Dezobry mais également, de temps à autre, à quelques mètres, sur la place du Château d'Eau, rue Parmentier. La place Dezobry, qui aurait du bénéficier de la construction d'un Kiosque à musique, n'aura pas cette chance. Nous verrons, sur notre prochaine chronique, que le square du nouvel hôtel de ville communal, va, en 1922, devancer la place Dezobry. Cette dernière, en compensation, va avoir l'honneur d'accueillir le monument aux morts 1914-1918. Le 22 décembre, le conseil municipal décide de faire ériger deux monuments commémoratifs de la grande guerre, le premier sur la place Dezobry et le second au cimetière, pour une dépense estimative de francs. Le monument, dont le coût définitif est arrêté à francs, est l'oeuvre du sculpteur Gabriel Pech 1854-1930 et de l'architecte Louis Champion. L'inauguration a lieu le 6 mai 1923 en présence de Paul Strauss, ministre de l'Hygiène, de l'Assistance et de la Prévoyance sociale, du député Adolphe Chéron et du maire de la Courneuve, Jules Dupoisot. La Courneuve - Monument aux morts 1914-1918 place Dezobry A partir de la pose de cet imposant monument aux morts, monopolisant une partie non négligeable de la place Dezobry, les concerts sont quasiment arrêtés sur cet emplacement et auront lieu sur le kiosque à musique de l'Hôtel de Ville. Dix ans plus tard, le 14 mars 1933, le conseil municipal décide de transférer le monument aux morts de la place Dezobry dans le cimetière Saint-Lucien de La Courneuve. Et à la place, on fait édifier un nouveau kiosque à musique, celui que la place Dezobry attendait depuis si longtemps. Ce nouveau Kiosque à musique, construit entièrement en béton, de forme octogonale, d'aspect assez rustre, est accessible au moyen d'un escalier de six marches. Compte tenu de sa construction très tardive, il n'aura pas le succès escompté et sera supprimé dans les années 1960. Kiosque supprimé. Place Dezobry de La Courneuve sans son kiosque, aujourd'hui. publié par Jean Marc Jeu 30 Aoû 2018 1525 La Fête patronale du mois de septembre, immuable à La Courneuve, secondée du concours de la fanfare de l'Avenir 5 septembre 1869 — La Courneuve. Gare du Nord. Fête patronale. Concert vocal et instrumental ; bal, divertissements. Lundi, à une heure, distribution des prix aux élèves des écoles, bal, etc. 3 septembre 1876 — La Courneuve Nord par Saint-Denis. Voitures d'Aubervilliers. Jeux, marchands et spectacles forains. Musique par la fanfare l'Avenir. Bal ; illuminations. Jeudi, grand concert par la fanfare. 9 septembre 1877 — La Courneuve Nord. Tramways Tramways de Saint-Denis et d'Aubervilliers. — Fête communale. Tir à la carabine Flobert, offert par le cercle des Carabiniers de la Courneuve ; grand bal, illuminations. — Lundi, prix aux écoles. — Samedi, concert par la fanfare l'Avenir. Tombola. 8 septembre 1878 — La Courneuve — Jeux et marchands lorrains ; tir à la carabine ; grand bal, illuminations. — Lundi, prix aux écoles. Jeudi, grand concert par la fanfare l'Avenir, de la Courneuve, et les Enfants de l'Orphéon, d'Aubervilliers. Grande tombola gratuite. 15 septembre 1878 — La Courneuve — Course en sacs, course chinoise, jeux pour les demoiselles. — Lundi, à huit heures du soir, grand bal, retraite aux flambeaux ; brillant, feu d'artifice. 5 septembre 1880 — La Courneuve — Musique par la fanfare, jeux et marchands forains, grand concours de tir à la carabine, bal. — Lundi, prix aux Ecoles. — Samedi, grand concert et tombola. 30 août 1885 — La Courneuve Nord et grande ceinture. — Concert par la fanfare, concours de tir à la carabine. — Lundi, prix aux écoles, avec le concours de la fanfare. 4 septembre 1887 — La Courneuve — Jeux de toutes sortes, bal, concert, illuminations. — Lundi, continuation de la fête, distribution des prix aux élèves des écoles communales et aux élèves des cours d'adultes du soir. 1 septembre 1894 — La Courneuve. Fête communale les dimanches 2, lundi 3, dimanche 9 et lundi 10 septembre, en face de la mairie. Tous les soirs illumination générale des rues, bal, concert. — Lundi 3 septembre, distribution des prix aux élèves des écoles communales ainsi qu'aux élèves du cours d'adultes du soir ; à huit heures du soir, représentation théâtrale. Dimanche 9 septembre, à deux heures du soir, bal d'enfants ; distribution de jouets. — Lundi 10 septembre, à trois heures du soir, jeux divers pour les garçons et pour les jeunes filles. Le même jour, à huit heures et demie du soir, feu d'artifice ; concert. Pendant la durée de la fête, concours de tir à la carabine. 20 février 1905 — Un des premiers tramways de l'embranchement sur La Courneuve pulvérisé. — Tramway tamponneur. Un tramway Aubervilliers-La Courneuve », conduit par le watman Couron, a tamponné hier matin, boulevard de Stains, une tapissière », dans laquelle se trouvait M. François Sau, vingt-huit ans, et un enfant de onze ans, René Mathieu. La voiture a été mise en pièces et le conducteur, blessé à la tête et aux jambes, a dû être transporté à l'hôpital Lariboisière. Le petit Mathieu, moins grièvement atteint, a été reconduit au domicile de ses parents, boulevard Pasteur, à La Courneuve. M. Ragaine, commissaire de police, a ouvert une enquête. La Courneuve - Place Dezobry et Tramway — Monument aux morts avenue Michelet place Dezobry 6 septembre 1910 — Scène de western à balles réelles lors de la fête de la Place Dezobry — La fête à La Courneuve. A coups de revolver, des apaches blessent deux enfants. La fête communale de la Courneuve, joyeuse et animée, battait son plein, sur la place Dezobry. De jeunes drôles, âgés de dix-huit à vingt ans, ne la trouvant pas assez mouvementée à leur gré, résolurent de la corser un peu, par des plaisanteries de leur façon. Après avoir bien regardé l'éventaire d'une baraque de pain d'épices, tenue par Mme Angélina Garin, et avoir longuement savouré des yeux les inscriptions cocasses tracées au sucre sur les cochons et les poupards friands, la bande parut se décider à d'importants achats. L'un d'eux, le chef de file, s'avança gravement, choisit les meilleures pièces de l'étalage puis, quand il fut muni d'une copieuse provision des précieux pains d'épices, il s'en alla, suivi de ses compagnons, qui riaient à gorge déployée le singulier client n'avait oublié qu'un point, c'était de payer. Mme Garin s'étant permis de le lui rappeler, il riposta Ton paiement, le voici » ; et, sortant de sa poche un revolver, il fit feu par deux fois. La foraine, qui avait vu le geste, s'était baissé instinctivement, aussi ne fut-elle pas atteinte. Mais, par-dessus sa tête, les deux balles qui lui étaient destinées allèrent frapper deux enfants qui se promenaient sur le côté opposé du champ de la fête, et qui roulèrent sur le sol. Un des blessé. Maurice Rozier, quinze ans, avait eu le bras gauche traversé par un projectile. Après avoir reçu des soins dans une pharmacie, il put être ramené chez ses parents, rue de la Convention. L'autre victime était une fillette de treize ans, Gabrielle Lamare, dont la famille habite rue de la Courneuve. Il a fallu la transporter à l'hôpital Saint-Louis. On n'a pu encore extraire la balle qui s'est logée dans la cuisse droite de la pauvre petite. Pendant que les promeneurs, affolés par cet extraordinaire attentat, s'empressaient de tous cotés pour porter secours aux deux enfants, le tireur inconnu et ses acolytes, malgré les agents préposés à la surveillance de la fête, réussissaient à prendre la fuite. Ils courent encore. 7 septembre 1910 — Suite de la fusillade de la Place Dezobry de La Courneuve — La fusillade de La Courneuve. On arrête l'individu qui blessa les deux enfants. L'inspecteur Leloup, du commissariat d'Aubervilliers, est parvenu, après d'actives recherches, à mettre la main sur l'individu qui, ainsi que nous l'avons raconté, troubla si tragiquement la fête de la Courneuve, en blessant à coups de revolver deux malheureux enfants. A sent heures, hier matin, au moment où le meurtrier quittait son domicile, rue de la Fromagerie, à Saint-Denis, pour se rendre à son travail, il se vit appréhender et emmener au commissariat. C'est un nommé Claude Morloy, âgé de dix-neuf ans, mouleur de son état. II n'essaya point de nier l'acte qu'on lui reprochait, mais il tenta de l'expliquer pour en atténuer la gravité. Quand je me suis entendu traiter de voleur par la marchande de pain d'épices, déclara-t-il, cela me vexa. Pourtant je n'ai pas pensé à me venger en tirant sur cette femme mais au même instant des individus se sont rués sur moi, m'ont culbuté, frappé à coups de poing et de talon. Voyez, j'ai encore un œil poché. Alors, du sol même où je gisais, immobilisé, j'ai tiré, au jugé, devant moi, dans le tas. » Concerts sur la Place Dezobry 22 juin 1912 — Concert de 9 h. ½ à 10 h. ½. La Courneuve place Dezobry. Union musicale, chef M. F. Bianco. — Baïonnette au canon ! pas redoublé avec tambours et clairons Houziaux. — Condé, allegro Wettge. — Lakmé, fantaisie. Delibes. — Berceuse de Jocelyn Godard. — L'Artésienne, 1re suite Bizet. — T'en souviens-tu ? valse Turine. — Les Allobroges, pas redoublé avec tambours et clairons Porot. 27 juillet 1912 — Concert de 9 h. à 10 heures. La Courneuve Place Dezobry. Union Musicale de la Courneuve, chef M. Bianco. — Marche de Paris Popy. — L'Arlésienne, deuxième suite, redemandé Bizet. — Le Retour à la Vie, grande valse Chabas. — La Berceuse de Jocelyn Godard soliste M. Jean. — Mignon, fantaisie A. Thomas solistes MM. Oréglia, basse ; Juglon, trombone Jean, cornet Goudant, bugle. — Les Conscrits, allegro chanté Popy. La Courneuve - Place Dezobry, kiosque à musique 8 septembre 1912 — Concours national de fanfares de trompettes, tambours et clairons à la Courneuve organisé par le Réveil Courneuvien » 29 juillet 1912 — La Courneuve. — Sous les auspices de la municipalité, la fanfare de Trompettes, le Réveil Courneuvien », organise, pour le dimanche 8 septembre prochain, un concours national spécial de fanfares de trompettes et de tambours et clairons. De nombreux prix et primes en espèces seront attribués à chaque épreuve. D'ici peu, les sociétés intéressées recevront le règlement et la liste des primes en espèces. Pour renseignements et adhésions, s'adresser à M. Jaffelin, secrétaire général, 1 boulevard Pasteur, à La Courneuve. 5 août 1912 — Voici les principales dispositions du règlement du concours national de fanfares de trompettes, tambours et clairons, qui aura lieu à la Courneuve le dimanche 8 septembre 1912 1° Concours de sonneries d'ordonnance obligatoire, suivi d'une épreuve de lecture à vue facultative. 2° exécution audition d'un morceau au choix. 3° concours d'honneur audition d'un morceau au choix, autre que celui entendu à l'épreuve d'exécution. Les récompenses consisteront en médailles, palmes, couronnes et primes en espèces. 27 avril 1913 — Les concerts de la Courneuve ont également lieu place du Château d'Eau, à quelques mètres de la place Dezobry — Concert de 4 h. ½ à 5 h. ½. La Courneuve place du Château-d'Eau. Union musicale directeur M. F. Bianco. La Marche de Paris, Popy. — Mireille, Gounod. — Sphinx, Popy. — Grande sélection sur Faust, Gounod. — Condé, Wettge. 16 juin 1922 — Concert place Dezobry Concert de 21 h. à 22 h. La Courneuve place Dezobry. — Harmonie Union musicale de La Courneuve ». — Saint-Georges Allier. — La Fille de Mme Angot Lecocq. — Suite de ballet Popy. — Albertinette Miquel. 9 septembre 1922 — Grand festival place Dezobry et place du Château d'Eau La Courneuve. — Dimanche, grand festival de musique organisé par l'Espérance. ; à 14 h., place Dezobry et aux Quatre-Routes, réunion des sociétés ; à 17 h., place du Château-d'Eau, morceau d'ensemble ; à 18 h., distribution des récompenses. Lundi. 21 h., place du Château-d'Eau, grand concert. 11 juin 1935 — Concert sur le Kiosque à musique de la place Dezobry Concert à 21 heures. La Courneuve, kiosque place Dezobry. Harmonie Union musicale M. J. Lemarié — Salut à la Belgique Maquet. — La Fille de Mme Angot, fantaisie Lecocq, solistes MM. Bourget et Bourdin. — Miralda, grande valse A. Bosc. — Lutinéa, allegro Coiteux. — Sur un marché persan Ketelbey. Une première fanfare organisant des concerts publics existe dès avant 1869 à La Courneuve. A partir de 1876, la fanfare l'Avenir de La Courneuve est attestée, et reste active pendant plus de 20 ans. En 1895, elle est est dirigée par Duroux et compte 25 musiciens. L'Union musicale de La Courneuve fondée le 27 janvier 1911, ayant son siège social rue Emile Zola, est dirigée à l'origine par M. F. Bianco. En 1921 M. Miquel reprend la baguette du chef, suivi par Charbonneau de 1921 à 1925 ; en 1925, l'Union Musicale devient l'Harmonie de La Courneuve. La formation est ensuite dirigée par Moutte en 1926, Simon à partir de 1928 et J. Lemarié en 1933. En 1912, une fanfare de Trompettes, le Réveil Courneuvien », est créée. L'Espérance de la Courneuve, dirigée par M. Mignière, est active en 1923. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique lun. 3 sept. 2018 1705 LA COURNEUVE - La Mairie et le Kiosque SEINE SAINT DENIS La première mairie de La Courneuve est installée depuis 1789, dans un bâtiment situé devant le cimetière communal près de l'église du hameau de Saint-Lucien. Le local, dont la façade et l'entrée longent le Chemin de Saint-Denis à la Courneuve, future rue de Bondy, est en location jusqu'en octobre 1837, date à laquelle la municipalité l'acquiert pour francs auprès d'un certain Toffier. Plan de La Courneuve en 1840 La mairie étant devenue par trop vétuste, Philippe Roux 1845-1934, maire de La Courneuve de 1884 à 1908, et son conseil municipal envisagent, dès 1899, de faire bâtir un nouvel hôtel de ville avec son square sur des terrains maraîchers sis au lieu-dit Les Rotraits, limitrophe des Six-arpents. En date du 8 février 1900, un décret du ministre de l'intérieur et des Cultes déclare d'utilité publique la création d'une place publique et de ses voies d'accès, rue de la République et rue Billaut à La Courneuve. La nouvelle rue Billaut, parallèle à la rue de Bondy, a son point d'origine sur l'avenue Michelet et la place Dezobry. Par le même décret du 8 février 1900, Philippe Roux est autorisé à acquérir, soit à l'amiable soit par expropriation, tous les terrains et immeubles nécessaires à cette opération, dont le coût estimé à fr. 25. est déjà couvert par un emprunt autorisé depuis le 9 août 1899. Une fois l'opération d'expropriation terminée en 1903, l'architecte communal de La Courneuve, M. Mathieu, est chargé d'établir les plans de la future mairie, des jardins et de l'aménagement des voies son devis du 24 décembre 1906 est arrêté à la somme de francs. La construction est menée par le fils du maire, l'entrepreneur Etienne Roux, et par une dizaine de sociétés des autres corps d'état. Les travaux commencés en 1907 sont terminés pour le gros oeuvre en 1914 ; interrompus par le conflit 1914-1918, puis par la catastrophe survenue à La Courneuve le 15 mars 1918 1, ils ne seront achevés qu'en 1921 avec l'aide de l'architecte Étienne Bocsanyi 1876 - † après 1937. L'inauguration officielle de la nouvelle mairie a lieu le dimanche 18 décembre 1921, en présence du préfet de la Seine Auguste Autrand, de Jules Dupoisot, maire courneuvien de 1912 à 1936 et de quelques personnalités, sénateurs et députés venus prêter main forte à la délégation. La Courneuve - Nouvelle mairie en construction L'Hôtel de ville enfin installé, c'est au tour des horticulteurs de tout mettre en oeuvre pour aménager le nouveau square. Le pépiniériste Léon Carnet du Mesnil-Amelot est chargé de la fourniture des arbres et plantes la municipalité débourse francs pour ces fournitures. Le jardin semble achevé en juin 1923 puisque des premiers concerts publics ont lieu sur la place de la Nouvelle-Mairie, organisés par l'Union Musicale de M. Charbonneau et par L'Espérance de la Courneuve dirigée par M. Mignière. Le 23 décembre 1923, le président Raymond Poincaré, à l'occasion de la remise de la croix de guerre à la Ville de La Courneuve, vient prononcer un long discours sur le perron de l'Hôtel de ville devant une foule massée sous de vastes tentes placées face à la mairie. Discours suivis par les habituelles répliques d'usage puis par la présentation des armes, des tambours et clairons de la garde accompagnés par la musique jouant la Marche Lorraine. Le Kiosque à musique est construit dans le square, sur le parvis de l'entrée de la nouvelle mairie, en 1923. De forme octogonale, reposant sur un soubassement en pierre, il est entouré d'un garde-corps en fer forgé. Sa toiture de zinc, surmontée d'une lyre, est supportée par des colonnes de fonte ornée de volutes ouvragées. La Courneuve - Mairie et kiosque Qu'est-il advenu du Kiosque à musique du jardin de la mairie vers 1933 ?... Nous avons vu que le monument aux morts de la place Dezobry a été déménagé au cimetière en 1933, tandis qu'un nouveau kiosque à musique de béton venait prendre la place dudit monument. Mais dans le même temps, le Kiosque à musique de l'Hôtel de Ville, pourtant de meilleure facture que le grossier édicule en béton, se volatilise sans coup férir. Le kiosque évaporé est supplanté par un groupe sculpté monumental d'un goût douteux et par un bassin dans lequel les enfants viennent se baigner l'été. La Courneuve - Pièce d'eau du square de la mairie, statue monumentale — Bains dans le bassin du square de l'hôtel de ville Après la seconde guerre mondiale, la rue Billaut longeant la mairie est rebaptisée rue Gabriel Péri, le square de l'Hôtel de Ville est nommé parc Jean-Moulin. Kiosque supprimé. Hôtel de Ville de La Courneuve sans son kiosque, aujourd'hui. 1/2 — 2/2 publié par Jean Marc Lun 3 Sep 2018 1602 13 mai 1901 — Le Préfet visite l'emplacement de la future place publique — A La Courneuve, où le préfet est reçu par le maire, M. Roux, et le conseil municipal, on visite d'abord les bâtiments servant à l'adduction des eaux pour les besoins de la ville. Dans un bâtiment élevé de trente mètres est creusé un puits captant à une profondeur de soixante-quinze mètres, une source d'eau très pure venant de Soissons, puis un moteur d'une grande puissance élève l'eau au-dessus du bâtiment dans deux réservoirs d'une contenance de litres chacun. Le cortège passe ensuite devant l'emplacement de la future place publique entre la rue Victor-Hugo et la rue de la Convention, Elle occupera une superficie de mètres. De là, on va visiter les annexes nouvellement créées des écoles de filles et de garçons. Le cortège se rend à la mairie où deux discours sont prononcés par le préfet et le maire. 26 mai 1919 — Baraquements servant de cantine sur la place de la nouvelle mairie — Remise de décorations et de diplômes à La Courneuve. Une double cérémonie a eu lieu hier, après-midi, à La Courneuve dans un baraquement servant de cantine, situé place de la Nouvelle-Mairie, et qui avait été très joliment décoré pour la circonstance. Mme Poincaré, MM. Strauss, sénateur ; Laval, député ; Delpech, ancien sous-secrétaire d'Etat ; Poisson, maire d'Aubervilliers et conseiller général ; Dupoisot, maire de La Courneuve ; Bascon, commissaire de police, y assistaient. Ce fut d'abord une remise de décorations à cinq pompiers de la commune, pour le dévouement dont ils firent preuve lors de l'explosion du dépôt de grenades de La Courneuve. Parmi eux, le lieutenant Danger reçut la médaille d'or. Puis, sous la présidence de Mme Poincaré, des diplômes et prix en nature furent distribués à des mères de familles nombreuses ; certaines d'entre celles-ci avaient quatorze et seize enfants. 18 décembre 1921 — Inauguration du nouvel hôtel de ville — Cet après-midi a eu lieu, à deux heures demie, l'inauguration officielle de la nouvelle mairie de La Courneuve, en présence des sénateurs, députés et conseillers généraux de la Seine. M. Autrand, préfet de la Seine, présidait la cérémonie dans la grande salle des fêtes du nouvel édifice. M. Jules Dupoisot, maire de la Courneuve, a pris le premier la parole, ainsi que MM. Aublay, conseiller d'arrondissement ; Poisson, conseiller général ; Calary de Lamazière, député ; Paul Strauss, sénateur. M. Autrand a clôturé la série des discours en rappelant dans quelles conditions il fit, au lendemain de la catastrophe de mars 1918, sa première visite à la Courneuve, alors qu'il venait d'être nommé préfet de la Seine, et il a en termes applaudis, montré comment cette commune s'était courageusement et vaillamment relevée de ses ruines. La Courneuve - Nouvelle mairie achevée — Nouvelle mairie et baraquements Quelques concerts sur la place de la Nouvelle Mairie 25 juin 1921 — La Courneuve place de la Nouvelle-Mairie. Concert du 25 juin à 9 heures. Harmonie municipale M. Miquel. — Sous le Ciel bleu, Petit. — Firenza, Allier. — Entr'acte de l'Arlésienne, Bizet. — Le Chalet, Adam. — Retour à la Vie, Chabas. 22 juin 1923 — Concert à 20 h. 30. La Courneuve. — Union musicale de La Courneuve M. Charbonneau. — Marche de Richard Wallace, marche Sellenick. — Egmon, ouverture Beethoven. — Carmen, fantaisie Bizet. — Les Saltimbanques, fantaisie Ganne. — Polonia, grande polonaise de concert Sali. 11 août 1923 — Concert civil de 21 heures à 22 heures, La Courneuve place de la Nouvelle-Mairie, L'Espérance de la Courneuve Directeur M. Mignière Honneur et Patrie, pas redoublé. — Marie, valse. — Les Echos de la Vallée de Bray, fantaisie. — A Cheval, marche. — Sérénade au hameau, allegro. — Le Petit Gascon, pas redoublé. 18 août 1923 — La Courneuve. L'Union musicale donnera ce soir, à vingt et une heures, au kiosque de la place de la Nouvelle-Mairie, un concert dont voici le programme — 1. Tésée Watelle. — 2. Firenza, ouverture Allier. — 3. Les Huguenots, fantaisie Meyerbeer. — 4. Lakmé Léo Delibes. — 5. Fier soldat Andrieu. Remise de la Croix de Guerre à la commune de La Courneuve par le Président du Conseil Raymond Poincaré 29 novembre 1923 — M. Poincaré présidera, le 23 décembre, la remise de la Croix de guerre à la commune de La Courneuve M. Bokanowski, député de la Seine, a présenté hier matin au président du Conseil, une délégation de la municipalité de la Courneuve, qui est venue demander à M. Poincaré de présider le 23 décembre prochain la cérémonie au cours de laquelle la croix de guerre sera remise à cette localité, victime de la terrible explosion dont les Parisiens ont gardé l'émouvant souvenir. Le président du Conseil a accepté cette invitation. 23 décembre 1923 — M. Poincaré remet la croix de guerre à la Ville de La Courneuve. Le président du Conseil, accompagné de MM. Maunoury, ministre de l'Intérieur, et Strauss, ministre de l'Hygiène et de la Prévoyance sociale, a remis solennellement hier, la croix de guerre à la vaillante petite cité de La Courneuve, qu'une terrible catastrophe ensanglanta le 15 mars 1918. La mairie de la commune avait, pour la circonstance, reçu une abondante décoration de drapeaux et d'oriflammes qui claquaient sous le vent soufflant en rafales. En haut du perron formant tribune, un vaste dais avait été dressé pour abriter les personnalités officielles. A 11 heures, M. Poincaré, accompagné de Mme Poincaré, est reçu par M. Dupoisot, maire de La Courneuve, qui conduit le président du Conseil dans la salle des fêtes où l'attendent les personnages officiels. Il y a là MM. Deloncle, Bokanowski, Naudin, Julliard, Aubanel, Mascuraud, Autrand et un grand nombre d'élus de la commune et du département. M. Poincaré jette un coup d'œil sur les photographies exposées et qui constituent une saisissante vue panoramique du désastre survenu à la Courneuve. Le président du Conseil se rend ensuite sur le perron où vont être prononcés les discours. La foule est massée sous de vastes tentes placées face à la mairie et, autour du perron, les drapeaux des sociétés patriotiques forment une garde d'honneur. M. Dupoisot, maire de La Courneuve, parle le premier. ... M. Poincaré prononça alors son discours. ... Quand M. Poincaré s'assied, les applaudissements et les acclamations retentissent à nouveau. Ces clameurs ne s'arrêtent que lorsque le général Segonne, représentant M. Maginot, lit la belle citation décernée à la ville de La Courneuve. Pendant cette lecture, écoutée tête nue par toute l'assistance, M. Poincaré épingle la croix de guerre sur un coussin de velours portant, brodées en or, les armes de la vaillante petite ville. Les gardes municipaux présentent les armes et les tambours et clairons de la garde ferment le ban. Pendant que M. Poincaré se retire, la musique joue la Marche Lorraine, en délicat hommage au grand Français que la foule acclame une dernière fois. Concerts sur la place de l'Hôtel de Ville 5 juin 1924 — Concert de 21 à 22 heures. La Courneuve place de l'Hôtel-de-Ville. Union musicale de la Courneuve M. Charbonneau. — Salut à la Belgique, pas redoublé Maquet, morceau d'ensemble concours de Deuil. — Egmont, ouverture Beethoven, morceau d'honneur concours de Deuil. — Chant de fête, marche triomphale Ausseil, morceau imposé concours de Deuil. — Impressions napolitaines Andrieu a Farniente, b Tarentelle. — Marche des philosophes Maquet. 29 mai 1925 — Concert de 21 à 22 heures. La Courneuve square de la mairie. Harmonie de la Courneuve M. Charbonneau — Salut lointain Doring. — Poète et paysan Suppé. — Ballet latin, en quatre parties André. — Si J'étais roi Adam. — Saint-Jérôme Allier. 20 août 1925 — Concert à 21 heures. La Courneuve place de la Mairie. Harmonie l'Union musicale de la Courneuve M. Charbonneau. — Chantecler, pas redoublé Allier. — La Housarde Nelsen. — Boléro pour clarinettes Blément Air varié sur Rigoletto pour saxophone Mayeur. — Galant chevalier, pas redoublé Sali. La Courneuve - Mairie et Kiosque à musique — Hôtel de ville, square, statue monumentale, kiosque disparu Concerts sur le Kiosque à musique de l'Hôtel de ville 14 août 1926 — La Courneuve. Ce soir à 21 heures, au kiosque de l'hôtel de ville, concert par l'Union musicale direction Moutte. Au programme — 1. Galant chevalier, pas redoublé F. Sali. — 2. L'Ambassadrice, ouverture Auber. — 3. Badinage, polka pour clarinette Avon. — 4. Le Pré aux clercs, fantaisie Hérold. — 5. Japonaiserie, marche Intermezzo G. Vittemann. 23 mai 1928 — Kiosque de l'Hôtel de ville. — Harmonie de la Courneuve M. Simon, directeur — Plume au Vent, allegro Turine. — Ballet de Faust Gounod. — La Fille de Mme Angot, fantaisie Lecocq. — Conte d'autrefois, ballet Popy. — T'en souviens-tu, valse Turine. 27 juin 1928 — La Courneuve kiosque de l'Hôtel-de-Ville. — Harmonie de la Courneuve M. Simon — Le Grognard, marche Parés. — Firenza, ouverture Allier. — Fantaisie sur Werther Massenet. — Fête militaire, mazurka pour piston, soliste G. Léonard Petit. — Renens, allegro Chaillet. 3 septembre 1928 — La Courneuve. L'harmonie de la Courneuve donnera demain, à 21 heures, au kiosque de l'hôtel de ville, un concert, sous la direction de M. Simon. Au programme Richard Wallace Sellenick. — Poète et paysan Suppé. — L'Arlésienne Bizet. — Les Saltimbanques L. Ganne. — Le Grognard G. Parès. 24 mai 1933 — Concert au quartier de la Gare de La Courneuve — Concert à 21 heures. Union musicale M. J. Lemarié. — Charleville, marche L Midoux. — Ouverture de Poète et Paysan V. Suppé, soliste, M. Jean Cazes. — Ballet du Roi s'amuse, en sept parties Léo Delibes. — Très jolie, grande valse Waldteufel. — Impressions napolitaines F. Andrieu, hautbois solo, M. Dupuis, premier prix du Conservatoire de musique de Paris. — Mes adieux au 63e Binot, défilé avec tambours et clairons. 1 Le 15 mars 1918, en plein conflit, 20 millions de grenades, stockées dans un entrepôt de La Courneuve, explosent, provoquant la mort de trente personnes et des centaines de blessés. voir ici JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique ven. 7 sept. 2018 1658 LA FÈRE - Les Promenades - Le Kiosque AISNE C'est à partir du XVe siècle que La Fère se dote de remparts, de bastions, de demi lunes et autres ouvrages défensifs, munis de fossés inondables à l'aide d'écluses y aménagées. L'emprise espagnole cède la place à la France en 1596 ; les fortifications sont alors démantelées et en partie démolies en 1689, mais la première muraille reste cependant intacte. Les fossés sont de leur côté comblés et aplanis entre 1700 et 1710. Deux portes donnent accès à l'enceinte, l'une ouvrant sur le faubourg Saint Firmin à l'ouest, la seconde sur la porte Notre-Dame et son faubourg éponyme, au sud-est de la ville. De vastes casernes, le futur quartier Drouot, destinées à accueillir l'école d'artillerie, sont édifiées intra-muros en 1720, près de la porte Notre-Dame. En l'an VII, le citoyen Barbaut-Royer ex haut-juré de Saint Domingue dans son Voyage dans les départements du Nord publié en l'an VIII 1799 nous donne un récit explicite de son arrivée à La Fère se présentant à gauche dans un fond ; vers la droite l'on voit à perte de vue les belles eaux de l'Oise, qui circulent en mille sinuosités à travers des forêts de peupliers. La Serre verse le tribut de ses ondes dans l'Oise, presqu'aux portes de la ville ; une autre branche de l'Oise s'étend plus à l'Ouest et vient s'unir à l'autre canal, produit de cette même rivière, au sud de La Fère, et enveloppe entièrement la ville qui, par là, se trouve placée dans une île. Indépendamment de cette situation, La Fère est cernée de murailles. En entrant dans cette ville qui est toute militaire, vous trouvez sur la droite, les superbes casernes destinées aux élèves de l'artillerie. Plans de La Fère en 1824 et 1895 Le 27 février 1814 trois mille Prussiens déferlent sur la route de Laon devant la porte Notre-Dame devenue porte de Laon vers 1766. La Fère finit par céder et, jusqu'à leur départ le 22 mai, les teutons vont réquisitionner et piller en règle la ville féroise. Le 25 juin 1815, les Prussiens tentent une nouvelle fois de soumettre et s'approprier la ville, mais abandonnent le 5 novembre devant la résistance des férois. Le plan napoléonien nous confirme que, dès 1824, immédiatement à la sortie de la ville près de la porte de Laon, les terrains longeant l'Oise viennent d'être aménagés en Promenades arborées. L'ingénieur Tarbé de Vauxclairs qui est chargé de l'étude, pour un coût de francs, du futur chemin de fer reliant Reims à Tergnier, passant par La Fère et Laon, dépose son rapport le 4 janvier 1851. La dépense de cette ligne de 42 kms est évaluée à 18 millions francs. La nouvelle ligne est concédée à la Compagnie des chemins de fer du Nord par une convention signée le 19 février 1852. Le 23 juillet 1856, l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, E. Noël, écrit au Préfet de l'Aisne Des approvisionnements considérables se font, soit pour l'achèvement des ouvrages d'art, soit pour la voie. Au 30 juin 1856, 445 ouvriers, 57 chevaux et 2 locomotives étaient en activité, occupés à ces divers travaux, mais particulièrement aux terrassements. Il précise en outre que l'ouverture de la ligne prévue le 13 août 1857 lui semble compromise. Toutefois, l'inauguration aura cependant lieu au début du quatrième trimestre 1857, avec seulement quelques jours de retard. Pour l'édification de la Station de La Fère et l'aménagement de l'emprise de la ligne de chemin de fer, on a nécessairement empiété sur les Promenades féroises. En outre, afin d'accéder à la ville intra-muros, une nouvelle voie est ouverte à travers les Promenades, l'avenue de la Gare, partant de l'entrée de la Station pour rejoindre le chemin de Laon et la porte Notre Dame. La Fère - Avenue de la Gare, au fond la Station, les Promenades à gauche, la Buvette à droite — Sortie du concert des Promenades, Buvette à droite Si la superficie des Promenades est considérablement réduite par l'installation du chemin de fer, elle va être partiellement compensée par un échange fait en sa faveur par l'administration militaire. Cette dernière est propriétaire d'une parcelle de terrain de 7 ares 80 centiares, enclavée dans les Promenades, et d'une seconde parcelle d'un are ; ces lots sont situés sur le canal La Rivierette, alimenté par l'Oise, à 140 mètres en avant de la porte Notre-Dame. De son côté, la municipalité féroise possède un terrain de 11 ares 38 centiares proche de la gare et que l'Artillerie envisage de relier par une voie ferrée privée à l'Arsenal, afin d'y effectuer plus aisément les transports qu'elle fait exécuter par le chemin de fer. Le préfet de l'Aisne autorise cet échange par décret du 13 mai 1861, et l'opération est réalisée le 29 mars 1862 les 8 ares 80 centiares, estimés 630 francs, sont cédés à la Ville, venant compléter les Promenades ; de son côté, le ministère de la guerre récupère 11 ares 38 centiares, estimés fr. 80, et verse une soulte de 602 fr. 80 à la commune. La Fère est à nouveau investie par les Prussiens en 1870. Les 25 et 26 novembre, la ville est bombardée et incendiée ; le 27, elle rend les armes ; l'occupant y reste jusqu'au 28 octobre 1871. En 1872, le 17e régiment d'artillerie à cheval puis de campagne s'installe au quartier Drouot, sa caserne d'attache jusqu'en 1914. Etant à proximité immédiate des casernes, les Promenades sont inévitablement accaparées par les militaires pour leurs différents exercices et manoeuvres, mais également pour les répétitions des concerts des artilleurs, dont il est dit que la musique était assez nombreuse et assez bonne. La Fère - Musique du 17e Régiment d'artillerie — Répétitions au Quartier Drouot. L'avenue de la Gare, qui traverse les Promenades de part en part, est le passage obligé de tout férois en déplacement ; de ce fait, le quartier présente une belle attractivité, accrue par la présence fréquente des artilleurs. Aussi, la municipalité féroise décide-t-elle de faire édifier, peu avant 1875, un Kiosque à musique dans les Promenades, à mi chemin de l'avenue de la gare. Le 28 mars 1877, la municipalité de Laon, qui vient de décider de faire construire un Kiosque sur ses promenades de la Couloire, est amenée à consulter le Chef de musique de la brigade d'artillerie du 2e Corps de La Fère, afin de lui demander si la musique féroise qui compte 50 exécutants trouve place dans le kiosque de 8 mètres 25 de diamètre qu'elle possède, ceci afin de déterminer la dimension nécessaire pour le futur kiosque laonnois. Le chef de musique de la Fère confirme que son kiosque est amplement suffisant et note en outre que lors du Festival de La Fère qui a eu lieu en 1875, deux musiques, dont l'effectif était d'environ quatre vingt quinze, ont trouvé à se caser convenablement sur le kiosque et que l'exécution a été des plus satisfaisantes. Le Kiosque de la Fère, qui est donc édifié avant 1875, de forme octogonale, est construit sur un soubassement de pierre, entouré de parois en bois surmontées d'une balustrade de bois découpé. Ses colonnes sont en fonte, sa toiture de zinc est ornée d'un lambrequin de bois. La Fère - Concerts du 17e régiment d'artillerie sur le Kiosque à musique des Promenades Sur l'avenue de la Gare, un kiosque-Buvette est installé, face à l'entrée des Promenades menant au Kiosque à musique ; une terrasse s'y installe aux beaux jours. Vis-à-vis de cette buvette, côté Promenades, un Pavillon d'Octroi est construit, chargé de la difficile tâche de collecteur des taxes et surtaxes dont La Fère n'est pas exempte et qui indispose et fâche plus d'un férois. 1 La Fère - Le pavillon de l'Octroi sur les Promenades, avenue de la Gare, à droite la Buvette — Avenue de la Gare, à gauche Kiosque à musique, la Gare au fond à droite Le 17e régiment d'Artillerie et ses musiciens qui ont fait vibrer La Fère pendant plus de quarante ans, sont mutés à Amiens, remplacés par le 19e Régiment de Chasseurs, juste pour quelques jours, le temps de prendre leur paquetage et de laisser la place aux uhlans qui, dès le 1er septembre 1914, occupent La Fère. Les Férois seront évacués et la ville sera saccagée et pillée pendant quatre longues années par les Prussiens qui ne seront chassés que le 13 octobre 1918. A l'issue du conflit dévastateur, c'est la reconstruction. Des baraquements sont édifiés un peu partout pour accueillir "provisoirement" les férois délogés, et notamment pour installer le Foyer du Soldat à la place de la Buvette, face à l'entrée des Promenades. Le kiosque à musique est resté à peu près intact malgré le séjour prolongé des allemands qui ont nécessairement usé et abusé de celui-ci, friands qu'ils étaient de musique militaire. Le lambrequin a toutefois été supprimé et la balustrade de bois sera remplacée par un garde-corps en fer forgé. Les baraquements face aux Promenades sont bientôt remplacés par un Monument aux morts. Celui-ci, inauguré le 6 juillet 1924, est l'oeuvre du statuaire René Bertrand-Boutée 1877-1950 et du marbrier Nestor Staquet. francs ont été nécessaires à sa construction. La Fère - Baraquements du Foyer du soldat installés à la place de la Buvette à l'issue du conflit 1914-1918 — Monument aux morts construit à l'emplacement des anciens baraquements, face à l'entrée des Promenades carte Babs, Cparama L'avenue de la Gare, devenue l'avenue de Verdun, est maintenant bordée de deux larges immeubles d'habitation, pour lesquels on a arraché les arbres des Promenades. Le Kiosque, s'il est encore vivant, n'en est pas moins largement caché par ces bâtisses peu avenantes. Le Parc des Promenades a été rebaptisé square du Maréchal Foch. Kiosque toujours en place. voir ici, Kiosque à musique des Promenades de La Fère place Foch, aujourd'hui. 1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 LA FÈRE - Les Promenades - Le Kiosque publié par Jean Marc Jeu 6 Sep 2018 1535 18 avril 1875 — Concert de la Musique de l’Ecole d’Artillerie sur les Promenades — La musique de l’Ecole d’Artillerie a donné le premier concert de l’année, dimancher dernier, dans les Promenades. Ce début fait voir que les artistes qui la composent ont encore fait de grands progrès. Tous les morceaux ont été exécutés d’une manière irréprochable. 25 septembre au 10 octobre 1886 — Fêtes de la Fêre à l’occasion de la Foire de Saint-Firmin — Samedi 25 septembre 1886. Exercices équestres. Spectacles forains et représentations théâtrales sur l’Esplanade. Foire et marché aux chevaux. A 8 heures, retraite aux flambeaux par la musique de l’Ecole d’Artillerie. A 9 heures, dans la cour de l’Hôtel de ville, grand bal public et gratuit. Brillant orchestre. Illuminations splendides. Dimanche 26 septembre. Continuation des spectacles forains sur l’Esplanade. A 3 heures ½, dans les Promenades, Concert militaire par la musique de l’Ecole d’Artillerie chef, M. Delgrange. A 9 heures, dans la cour de l’Hôtel de ville, bal public, brillantes illuminations. Dimanche 3 octobre, continuation des représentations théâtrales sur l’Esplanade. A 3 heures ½, dans les Promenades, Concert militaire par la musique de l’Ecole d’Artillerie. A 9 heures, dans les Promenades, Danses publiques et gratuites. Brillantes illuminations par M. Vanderbeck. Dimanche 10 octobre, clôture de la fête. Bal public au faubourg Saint-Firmin. 24 au 27 septembre 1903 — Exposition d’horticulture dans les Promenades — A l’occasion de la foire de Saint-Firmin, la société d’horticulture du canton de La Fère, organise une exposition générale d’horticulture, d’arboriculture, d’apiculture et de toutes les industries qui s’y rattachent. Cette exposition, sous le patronage de la municipalité, aura lieu dans les Promenades de la ville, à proximité de la gare, les 24, 25, 26 et 27 septembre 1903. Oprations du Jury, jeudi 24 septembre à 11 heures du matin. Jeudi 24, à 2 heures, ouverture officielle de l’exposition. A 3 heures, entrée du public. Entrée de l’exposition, 0 fr 25 ; gratuite pour tous les sociétaires. 22 au 29 septembre 1907 — La Foire de Saint-Firmin de La Fère — Dimanche 22, ouverture des fêtes. A 4 heures, dans les Promenades, concert par la musique de l’Ecole d’Artillerie chef, M. Brunaux. Mercredi 25, foire et marché aux chevvaux. Sur l’Esplanade théâtres forains, musées, cirque, panoramas, manèges, tirs, etc. — A 8 heures et demie retraite aux flambeaux départ place des Marchés dans la ville et le faubourg Saint-Firmin par la musique de l’Ecole d’Artillerie. — A 9 heures, Cours de l’Hôtel de ville, Bal public et gratuit ; brillantes illuminations à l’acétylène par M. Thuillier à Saint-Denis. Jeudi 26, à 8 heures du soir, place des Marchés, Concert par la musique de l’Ecole d’Artillerie. Dimanche 29, à 4 heures, dans les Promenades, Concert par la musique de l’Ecole d’Artillerie. A 8 heures, retraite aux flambeaux dans la ville et le faubourg Notre-Dame, par la Musique de La Fère chef, M. Dervaux, les clairons des sapeurs-pompiers et de la Gymnastique. — A 9 heures, cour de l’Hôtel de Ville, Bal public et gratuit. — Brillantes illuminations. La Fère - Le Kiosque à musique en réparation sur les Promenades — Le Kiosque à musique et les Promenades 13 et 14 juillet 1908 — La Fête Nationale à La Fère — Lundi 13 juillet, à 9 heures du soir, départ place des Marchés, retraite aux flambeaux dans la ville et le faubourg Saint-Firmin, par la musique de La Fère chef, M. Dervaux, les tambours et les clairons des sapeurs-pompiers et de la Société de gymnastique. Mardi 14 juillet, à 8 heures du matin et à 8 heures du soir, salves d’artillerie. A 9 heures du matin, revue des troupes de la garnison. A 3 heures, réunion des Sociétés dans la cour de la mairie. A 3 heures ½, dans les Promenades, exercices par la Société de gymnastique. A 4 heures ½, concert par la Musique de La Fère. Pendant le concert, jeux divers mât de cocagne… des prix seront décernés. A 5 heures ½, sur l’Esplanade, manœuvres de pompes par la Compagnie des Sapeurs-Pompiers. A 8 heures, concert sur la Place des Marchés. A 9 heures, grand feu d’artifice tiré par la maison Pinet de Paris. A 10 heures, dans les Promenades, bal public et gratuit. Brillantes illuminations par M. Cambronne de Saint-Quentin. Quatre jours après la libération de La Fère du 13 octobre 1918, quelques témoignages 17 octobre 1918 — La Fère ville morte. Quelques élus du département de l'Aisne parmi lesquels M. Accambray, député, M. Maguin, conseiller général de la Fère, et M. Bugnicourt, rédacteur en chef du journal l'Aisne viennent d'effectuer une randonnée en automobile jusqu'à la Fère. La Fère est une ville morte, la population étant évacuée depuis longtemps. Les maisons sont, la plupart, debout, mais il ne reste rien dedans, l'ennemi a tout pillé meubles, linge, et même les portes et fenêtres et les gouttières. Presque toutes ont été atteintes par des obus ou par le feu. Une odeur de cave humide empeste l'air à cause des inondations tendues par l'ennemi. Les monuments publics paraissent réparables, sauf toutefois les deux hôpitaux. Les abords de la Fère sont très difficiles, les portes, les ponts ont sauté et les routes ont été détruites par les mines. Il faudra beaucoup de temps pour que les réparations, même sommaires, soient faites et pour que les habitants puissent être autorisés à revenir. journal Le Matin 17 octobre 1918 17 octobre 1918 — Dans la Fère reconquise, M. Accambray, député de l'Aisne, nous fait le récit de sa visite Les industries locales n'existent plus. La Fère, ville surtout militaire et commerçante, n'avait que deux industries locales l'huilerie Rigaux, située presque à l'entrée du faubourg de Laon, et la minoterie Marotte, installée au centre de la cité sur un des bras de l'Oise. La première est rasée la seconde est debout, vide, bien sûr, mais c'est beaucoup pour mes compatriotes que pouvoir dire J'ai encore ma maison, mon atelier, mes murs ». Le 4 juillet 2007, le kiosque de La Fère revit L’Harmonie laféroise avait donné rendez-vous à son public, samedi soir, au kiosque à musique de La Fère. Malheureusement, après un excellent début, la pluie est venue gâcher la soirée. Cela faisait de nombreuses années que Marie-Claude Gosset, directrice de l’orchestre, avait imaginé un concert en plein air sous le kiosque à musique, et ce n’est que cette année, que cela a pu se faire. En début de soirée, plus de cent cinquante personnes vibraient au même rythme que les cuivres et applaudissaient plus fort qu’une batterie fanfare. Huit morceaux ont été joués avant qu’une pluie diluvienne ne vienne arrêter le concert. Ces morceaux étaient des adaptations pour l’orchestre de morceaux populaires, mais aussi des grandes marches militaires ou le célèbre Sauver ou périr » des sapeurs pompiers. La mairie avait beaucoup investi dans ce concert, puisqu’elle avait fait mettre l’électricité pour l’occasion au kiosque. C’est en partie pour cette raison que le concert a été stoppé net avant son final, la pluie aurait pu provoquer une situation dangereuse avec le groupe électrogène à proximité. Quoi qu’il en soit, même si les musiciens de l’Harmonie étaient un peu amers de ne pas avoir pu terminer leur concert, il leur restait la joie au cœur des premiers morceaux et l’espoir d’une prochaine fois sous un ciel plus clément. L'Union ardennais 4 juillet 2007 LA FÈRE - Les Promenades - Le Kiosque du Concert publié par mimigege Mer 27 Nov 2013 1022 1 L'Octroi à La Fère, toute une affaire !... — C'est le 3 février 1760 qu'est instituée à La Fère, sous le nom d'Octroi des Casernes, la perception d'une taxe appelée le Vingtième ou Sou pour livre payée à l'entrée et au passage de la ville, sur les marchandises, boissons, liqueurs et denrées de toute espèce. Et, l'appétit venant en mangeant, le 21 novembre 1763 un second Vingtième ou Sou pour livre est imposé par un arrêté du Roi, le sieur Jean-Baptiste Fouache se chargeant de sa perception. Ne s'arrêtant pas en si bon chemin, le 22 décembre 1771, six nouveaux Sous pour livre sont réclamés aux férois, en sus des deux premiers, cette fois ci, payables sur l'entrée et sur la consommation des vins, eaux-de-vie, liqueurs. Cette nouvelle taxe provoque l'ire des nombreux cabaretiers férois. Certains même refusent de payer cette surtaxe, notamment Victor-Benoît Belin, Jean-Baptiste Chapelain, François Lhôpital, Pierre Journel, Nicolas Demange et Nicolas Tenet le 28 avril 1772, des commandements leur sont signifiés. Le 5 mai 1772, les Cabaretiers récalcitrants font opposition à ces contraintes. Le 17 juin 1772, on fait bombance à La Fère les aubergistes gagnent la première manche de leur procès et obtiennent l'exonération de leurs surtaxes d'Octroi des Casernes. Cependant, la victoire est, on s'en doute, de courte durée le 30 octobre 1772, le Conseil d'Etat remet les pendules à l'heure et confirme la surtaxe de six Sous pour livre sur les vins et alcools en transit ou débités dans toutes gargotes, tavernes et estaminets. ............................ — Le 28 décembre 1875, la commune de La Fère obtient l'autorisation de réviser le tarif de son octroi, notamment de porter à 2 francs taxé un franc précédemment par hectolitre le droit sur les vins et à 1 franc taxé 0 franc 53 c préalablement sur les cidres, poirés et hydromels. Ces surtaxes engendreront un accroissement de recettes communales de francs, dont francs sur les vins et cidres. Bien entendu, ces surtaxes temporaires seront prorogées ad vitam aeternam, les 29 décembre 1885, 9 décembre 1890, 20 janvier 1896... — Le 4 août 1926, la municipalité, en remplacement des droits d'octroi supprimés vote toute une série de nouvelles taxes, à effet du 1er janvier 1926 1° Une taxe sur le revenu net des propriétés bâties ; 2° Une taxe sur la valeur locative des locaux d'habitation ; 3° Une taxe sur les chevaux, juments, mules et mulets ; 4° Une taxe de balayage ; 5° Une taxe de nettoyage des ruisseaux des maisons inoccupées. Sociétés musicales actives à La Fère en 1909 Fanfare municipale de La Fère, président Christ et Bocquet, 40 exécutants ; Fanfare des sapeurs-pompiers. En 1909, Brunaux est le chef de la musique de l'Ecole d'Artillerie du 2e corps à La Fère. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique lun. 17 sept. 2018 1434 LA FERTÉ-MACÉ - Parc Barré-Saint - Concert par la Musique de l'École Supérieure de Garçons ORNE Après de minutieuses et longues recherches, nous avons enfin trouvé, parmi les centaines d'homonymes fertois du nom de Barré, quel était le généreux médecin donateur ayant légué son parc à la commune de La Ferté-Macé. C'était le moindre des hommages qu'on puisse rendre que de ressusciter enfin son identité, qui, depuis plus d'un siècle, est restée dans un anonymat quasiment total. Jacques Barré, déclaré à l'état civil le 26 messidor, se dit né le 25 messidor de l'an VIII 14 juillet 1800, dans la commune de La Sauvagère, située à moins de trois kilomètres de La Ferté-Macé. Marin Barré, son père, décède le 21 juillet 1806, sa mère Catherine Coulombier est toujours en vie en 1833. Jacques Barré fait des études de médecine à Paris et décroche son doctorat le 1er février 1828. Bachelier es lettres et es sciences, il a soutenu sa thèse en 1828 sous le titre de Dissertation sur l'apoplexie considérée comme hémorragie cérébrale, publiée chez l'Imprimerie Didot le Jeune à Paris. Installé à La Ferté-Macé où il exerce sa profession, le docteur Jacques Barré épouse, le 21 octobre 1833, Céleste Anne Duval, née le 25 février 1814, à Rasnes Rânes, également dans la banlieue fertoise. Jacques Barré acquiert un terrain vierge de toutes constructions sur le Chemin de Domfront et Couterne — devenu rue de Maure prolongée de route de Couterne, future rue du docteur Ernest Poulain — où il fait aménager un vaste parc paysager et édifier une maison de ville. Plan de La Ferté-Macé en 1812 Du mariage de Jacques Barré et de Céleste Duval, naît Louise Céleste Barré, le 16 août 1839, à La Ferté-Macé. Céleste Barré-Duval décède le 20 juillet 1851. Jacques Barré, impliqué dans les affaires communales, notamment en tant que président d'une commission relative à la voirie en 1878, est inscrit chaque année sur l'Annuaire des cinq départements de la Normandie, et ce, depuis 1875 il cesse d'y figurer en 1888 et décède rue de Maure à La Ferté-Macé, à 93 ans, le 16 novembre 1893. A cette date, selon les volontés de son père Jacques Barré, Louise Céleste Barré, mariée à François-Xavier Saint, fait donation du parc à la commune. Ce jardin public, désormais appelé le Parc Barré-Saint, ouvre au public le 4 août 1901, à l'issue d'une grande fête suivie d'une cavalcade, au cours de laquelle sont inaugurés toute une série de monuments fertois le nouvel Hôtel de ville d'un coût de francs, le musée, la bibliothèque, la Caisse d'Epargne, l'Asile et le Parc Barré-Saint. francs sont consacrés à ces inaugurations en série par décision du conseil municipal du 3 mai 1901. La Ferté-Macé - Inauguration Parc Barré-Saint du 4 août 1901 — Fête nationale du 14 juillet 1904 Jusqu'en 1880, aucune formation musicale ne s'est distinguée durablement à La Ferté. L'Orphéon fertois, la Musique Municipale, puis la fameuse Musique de l'Ecole Primaire supérieure de Garçons voient le jour dans les années suivantes. Les concerts se déroulent place du Marché, sur le Champ de foire, place du Midi ou encore dans la futaie Saint-Denis. Lors des grandes fêtes, un Kiosque à musique en bois, précaire et démontable, est installé ainsi du 26 au 31 juillet 1899, à l'occasion des fêtes normandes de La Ferté, un édicule est monté sur la Place du Marché, pour les concerts donnés par la Musique municipale de M. Bove, par le 102e et par l'Orphéon fertois dirigé par M. Meynaerts. L'ouverture au public du Parc Barré-Saint en 1901 est donc la bienvenue pour les amateurs de musique et les représentations musicales vont s'y succéder à un rythme soutenu. Des concours de gymnastique y sont même organisés de temps à autre. En 1910, la municipalité décide de faire édifier un Kiosque à musique dans le Parc Barré-Saint. Inauguré le 8 mai 1910, il est constitué d'un simple soubassement en pierre, de forme hexagonale, accessible au moyen d'un escalier, également en pierre, de sept marches. Le 1er juin 1910, le conseil municipal décide de faire installer une balustrade sur le soubassement du kiosque à musique. Un devis de 735 francs est établi pour ce garde corps qui est aussitôt construit en ciment armé imitant les branchages. La Ferté-Macé - Le Parc Barré-Saint et le Kiosque à musique Quinze ans après, le Kiosque à musique du parc Barré-Saint qui reste très actif, donne cependant un goût d'inachevé en raison de l'absence d'une toiture. Aussi, en séance du conseil municipal du 6 novembre 1925, le docteur Ernest Poulain, maire fertois de 1904 à 1944, demande à la Commission des travaux publics d'étudier les possibilités d'une couverture du kiosque de musique du parc Barré-Saint, afin d'arriver à une solution rapide. Après cinq ans "d'études sur cette faisabilité", la municipalité prend enfin la décision nécessaire et charge le 30 octobre 1929, M. Deversogne, d'établir un devis. En 1930, le frais émoulu architecte ingénieur Marcel Dematteo — qui vient de décrocher son diplôme en 1929 à l'Ecole des Travaux publics — dresse les plans de la construction de la toiture. Six piliers en béton imitant des rondins supportant cette couverture sont érigés. L'inauguration du kiosque achevé, a lieu le 8 juin 1930, à l'occasion de la Pentecôte deux grands concerts de gala, l'un à 16 heures, le second à 21 heures sont organisés par l'Union Musicale fertoise et les 70 exécutants de la musique du chemin de fer de Paris-Orléans La Renaissance, auxquels assistent spectateurs, piétinant les plate-bandes au grand dam de la maréchaussée. La Ferté-Macé - Kiosque du jardin public En novembre 1932, au cours d'une séance du conseil municipal, il est question du parc Barré-Saint, vanté pour son parfait entretien, dont le mérite revient à son excellent horticulteur Pierre Guillais, mais également à M. Renard, gardien du jardin, qui le protège contre tout sabotage... Aujourd'hui, le Kiosque à musique a perdu une de ses marches d'accès, en raison d'un rehaussement du terrain d'assise ; la balustrade de ciment armé a été remplacée par un garde-corps en fer, tandis que, bizarrement, la rampe d'accès a conservé ses imitations de branchages en béton. Kiosque toujours en place. voir ici, Parc Barré-Saint de La Ferté-Macé et son Kiosque, aujourd'hui.1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 publié par Jean Marc Lun 17 Sep 2018 1345 Avant l'ouverture du parc Barré-Saint, les concerts étaient donnés tantôt sur la Futaie Saint-Denis, tantôt place du Marché, sur le Champ de Foire ou encore place du Midi 14 juillet 1885 — Concert de la Musique municipale, sous la direction de M. Andérer, à 2 heures du soir dans la Futaie Saint-Denis. Entrée libre. Programme 1. Valeur et discipline, allegro. Morand. — 2. Psyché, ouverture. Reynaud. — 3. Le lac d'azur, fantaisie. Mullot. — 4. Bleuets et coquelicots, valse. Andérer. — 5. Françoise de Dinan, fantaisie. Damian. — 6. La Tour d'argent, polka. Bléger. 14 avril 1901 — Musique municipale. Dimanche 14 Avril 1901, concert de 3 heures ½ à 4 heures ½, place du Marché. Programme Le Vaillant, allegro — Lei Vêpres Siciliennes, fantaisie. Verdi. — Dans les Bleuets, polka. C. Mougeot. — Doux Regard, mazurka. N. Labole. — Macédoine Normande. L. André. Le Chef de Musique, Bove. 26 au 31 juillet 1899 — Kiosque à musique temporaire édifié place du Marché à l'occasion de grandes fêtes régionales Programme de la fête Samedi 29 Juillet Le soir à 8 h. ½, Place du Marché, Grand-Concert par la Musique du 102e Régiment d'Infanterie. Programme 1. Salut à Bordeaux, allegro. Gaillard. — 2. Thamara. Bourgault- Ducoudray. — 3. Faust, fantaisie. Gomma. — 4. Brise du soir, valse. Gillet. — 5. Lohengrin, sélection. Wagner. — 6. La Volière, polka pour petite flûte. Douard. A 9 heures ½, Retraite aux Flambeaux, par la même musique Dimanche 30 Juillet — De 8 heures à midi, place du Midi, Ascensions captives d'un Ballon dirigées par M. Fougeroux, aéronaute de la Ville de Paris. A 3 heures ½, concert par la musique militaire. Programme 1. Marche algérienne. Bosc. — 2. La Vivandière. B. Godard. — 3. Amour et Printemps, valse. Waldteufel. — 4. Gavotte. Cézanne. — 5. Samson et Dalila, fantaisie. St-Saëns. — 6. A travers Champs, idylle rustique. L. Chic. A 5 heures, dernière ascension captive et départ du ballon monté par M. Fougeroux, accompagné de deux amateurs. A 8 heures ½, Place du Marché, Concert par la Musique Militaire. Programme 1. Par le flanc droit, allegro. Bresles. — 2. Lohengrin, sélection. Wagner. — 3. Une Soirée près du Lac, pour hautbois. Leroux. — 4. Carmen, entr'actes. Bizet. — 5. Mignon, fantaisie. A. Thomas. — 6. Les Petits Oiseaux, valse pour petite flûte. Douard. A 10 heures, Grand feu d'artifice par Ruggieri, artificier de la Ville de Paris. A 10 heures ½, Grande retraite aux flambeaux par la Musique du 102e Régiment d'Infanterie, la compagnie de Sapeurs-Pompiers et la Musique Municipale Compte rendu de la fête — Nos fêtes nouvelles régionales. A l'heure où paraissent ces lignes, la ville est entièrement et coquettement pavoisée. On eut pu croire un instant qu'il n'y aurait pas grande décoration, mais nos braves concitoyens et surtout nos gracieuses Fertoises se sont mis à l'œuvre pour dresser de jolis arcs de triomphe et tresser de coquettes guirlandes. La ville est transformée en un jardin immense que vient encore égayer la vue des drapeaux arborés partout et en grande quantité. Jusqu'ici le programme a été exactement suivi. Mercredi, à la gare avait lieu la réception des membres de l'Association normande qui — après le Champagne d'honneur savouré — firent de suite une fort intéressante conférence. Le soir, sur le kiosque, place du Marché, si intelligemment construit sous la direction de M. Bouteiller, nos dévoués musiciens — toujours en progrès — se faisaient applaudir justement par une foule nombreuse. Cette foule était encore plus grande au concert de jeudi ; la place était noire de monde ; là aussi des bravos nourris ont sympathiquement récompensé nos musiciens. L'attrait de cette soirée était encore doublé par les débuts de l'Orphéon fertois, créé et dirigé par M. Maynaerts. Nous craignions un moment que le bruit des conversations n'empêchât de bien entendre les exécutants. Cette crainte fut vite dissipée, car un solennel silence se fit dès les premiers accents de l'Orphéon, silence qui ne fut troublé à la fin du chœur que par de frénétiques applaudissements. Le second chœur, Dieu protège la France, fut chanté aussi avec perfection et tous applaudissaient et adressaient force félicitations au chef de l'Orphéon et aux habiles exécutants. Concerts dans le parc Barré-Saint avant l'édification du kiosque à musique 17 août 1902 — Musique municipale de La Ferté-Macé. Dimanche 17 Août 1902, concert de 3 heures ½ à 4 heures ½. Programme Euterpe, ouverture. F. Boisson. — La Gazza Ladra, cavatine pour saxophone soprano. Rossini. — Capella, fantaisie. L-J. de Schepper. — Le Muletier de Camille, fantaisie-boléro de J. Reynaud arrangement Bove. — Le Fil d'Ariane, fantaisie. F. Mourgue. — Dans les Bluets, polka.. C Mougeot. Le Chef de Musique, Bove 28 mai 1905 — La Musique Municipale, sous la direction de M. Lamberty, donnera un Concert le Dimanche 28 Mai, dans le parc Barré-Saint, de 4 à 5 heures. Des chaises seront à la disposition du public ; il y en aura de réservées pour les Membres honoraires. Programme Bruxelles-Attractions, allegro militaire. V. Turine. — La Fiancée, ouverture. L. Pivet. — Grain de Beauté, valse. F. Stoupan. — Le Baptême d'une Poupée, fantaisie. J. Bouchel. — Perle de Venise, polka pour deux pistons. F. Boisson. 23 juillet 1905 — Au Parc Barré-Saint, de 5 heures ½ à 6 heures ½, concert par la Fanfare de l'Ecole Supérieure. Programme Allegro. — Marie-Henriette ouverture. L. Montagné. — Vertige valse. Charles II. — Le Baptême fantaisie. Morand. — Le Choc des Verres polk chantée. Morand. Le Chef de Fanfare, H. Dudouit. 26 mai 1907 — Le Dimanche 26 mai, de 3 heures et demie à 4 heures et demie, la Musique municipale de la Ferté-Macé donnera un Concert dans le Parc Barré-Saint. Programme Le Fourmisien, pas redoublé. Signard. — Le Conscrit, ouverture. L. Pivet. — Câline, valse. Penauille-Chomel. — Echos du Midi, mosaïque. Kelsen. — Mimi Pinson, mazurka. G. Allier. Des chaises seront mises à la disposition du public au prix de 10 centimes. 14 juillet 1905 — Fête nationale de la Ferté-Macé. Musique sur le Parc Barre-Saint — La veille, retraite aux flambeaux par la Musique de l'Ecole Primaire Supérieure et la Compagnie des Sapeurs-Pompiers. — Le 14 Juillet, à 6 heures du matin, salves d'Artillerie. — De 8 à 9 heures, Distribution de viande aux pauvres de la Commune. A 2 heures ½, sur la Place du Marché, enlèvement des Ballons La Ferté-Macé, le Vercingétorix, le Géant, le Jupiter. — A 3 heures, Place du Midi, Course en sac et Course à pied. — A 3 heures ½, Place Saint-Denis, Les Mangeurs de Filasse et les Mangeurs de Carottes. — A 4 heures, Place de la Gare et rue de la Petite-Vitesse, Jeu de la Seringue. — A 4 heures ½, Place du Château, Revue de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers A 5 heures, Concert par la Musique Municipale dans le Parc Barre-Saint A 7 heures, Banquet de la Société du 14 Juillet. — A 9 heures, feu d'artifice et Retraite aux Flambeaux par la Musique Municipale et la Compagnie des Sapeurs-Pompiers. — Illumination des édifices publics. 12 mai 1907 — La Fanfare de l'Ecole Supérieure de Garçons très active à La Ferté-Macé La fanfare de l'Ecole Supérieure de Garçons devant prendre part, le 19 courant, au Concours de musique de Flers, donnera Dimanche 12 Mai, de 5 à 6 heures, dans le parc Barré-Saint, un Concert comprenant les morceaux qu'elle prépare pour ce Concours. Programme Gais Compagnons, pas redoublé. — Roches Noires, fantaisie. — Chœur, par la Chorale. — Zama, fantaisie. — Marinette, valse. Le chef de la Fanfare, Léon Chenu. Lors de ce concours de Flers, la musique de l'Ecole Supérieure obtient de nombreux prix Choral Lecture à vue, 2e prix, médaille de vermeil ; Exécution 1er prix, une Palme vermeil. Honneur 1er prix, une Palme vermeil. Fanfare Lecture à vue 3e prix, une médaille d'argent ; Exécution 2e prix, une Palme vermeil. Tambours et Clairons Une médaille de bronze. 8 mai 1910 — Inauguration du kiosque sans toiture — Programme musical donné lors de l'inauguration du kiosque Le Dimanche 8 Mai, à 3 heures et demie, la Musique municipale donnera un Concert dans le parc Barré Saint. Programme Le Tapageur. Pompée. — Fantaisie sur Tancrède Opéra. Solistes, MM. Barbrel et Léon Chenu. Rossini. — Séville Boléro. V. Buot. — Stradella Fantaisie d'Opéra. Solistes, MM. Barbrel et Chenu. Flotow. — Au plaisir de vous revoir. Loudet. Le Chef de Musique André. — Compte rendu du 29 mai 1910 du concert d'inauguration du 8 mai Grâce à la bonne administration et au bon goût de M. Gandais, notre dévoué conseiller municipal, le parc Barré-Saint devient un délicieux but de promenade, promenade d'autant plus agréable que messire Printemps vient de la parer d'une verdure toute nouvelle et que, de temps à autre, notre excellente Musique municipale nous y fera entendre les meilleurs morceaux de son répertoire. Dimanche dernier, nos musiciens étrennaient, en effet, le kiosque qu'on y a récemment édifié pour eux et nous donnaient ainsi leur premier concert de la saison. Avec une maestria dont nous ne pouvons que les féliciter, les membres de notre Musique exécutèrent un programme sélect, il est vrai, quoique un peu chargé. On les applaudit et ce fut justice. Deux superbes fantaisies, Tancrède, extraite de l'opéra de Rossini, et Stradella, de Flotow, furent très goûtées du public. Il est juste de dire que, parfaitement accompagnés, MM. Barbrel et Léon Chenu, impeccables solistes, contribuèrent largement à la bonne exécution de ces deux morceaux. Espérons que, souventes fois encore, les échos du parc Barré-Saint rediront vos harmonieux accords, Messieurs de la Musique. Merci et des compliments pour ce premier concert par lequel vous avez salué le Printemps ; merci aussi et de vives félicitations à M. André, votre chef sympathique et si dévoué. Un amateur fertois. Quelques concerts sur le Kiosque à musique du parc Barré-Saint 5 juin 1910 — Dimanche 5 juin, de 5 à 6 heures, la musique de l'Ecole supérieure donnera un concert dans le parc Barré-Saint. Voici le programme Sous le ciel bleu Marche. Petit. — The popular's pas de Quatre A. Soter. — La Capricieuse Fantaisie. V. Sambin. — Onduleuse Valse. F. Stoupan. — Sous les Tilleuls Polka. P. Paponaud. 25 juin 1911 — La fanfare de l'Ecole Supérieure donnera concert, dans le parc Barré-Saint, dimanche prochain 25 Juin, de 5 heures à 6 heures du soir. Voici le programme Marche Algérienne. A. Bosc — Louise de Lavallière fantaisie. Mourgue. — Ciao valse. Bouchel. — L'Italienne à Alger fantaisie. Hemmerlé. — Marche des Chauffeurs. A. Bosc. Le Chef, Chenu Léon 19 mai 1912 — Dimanche 19 mai, de 5 heures et demie à 6 heures et demie, au Parc Barré-Saint, la Musique de l'Ecole Supérieure donnera son premier concert habituel. En voici le programme Richard Wallace, marche. Sellenick. — Béatrix di Tenda, ouverture. Bellini. — La jolie Patineuse, valse. A. Bagarre. — Loin de ma Patrie, fantaisie solo de bugle. H. Bidaine. — Les Pioupious de France. J. Ithier. Le Chef Chenu Léon. 9 juin 1912 — Le Dimanche 9 Juin, de 5 h. ½ à 6 h. ½, au parc Barré Saint, la fanfare de l'Ecole supérieure de Garçons donnera son deuxième concert de l'année. Voici le programme Brennus pas redoublé. Caboulle. — Les Diamants de la Couronne fantaisie. Auber. — Premier aveu valse. Signard. — Menuet Chantilly. Paul Helsen. — Polka des Pèlerins. F. Sauvan. Le Chef, Chenu Léon La Ferté-Macé - Musique du 1er génie 9 octobre 1910 — Cavalcade 9 et 10 août 1913, Char de la Reine des Reines des Tissages 9 et 10 août 1913 — Cavalcade et Fête des Fleurs à La Ferté-Macé Programme des Fêtes Fêtes des samedi 9 et dimanche 10 août, organisées par l'Union des Commerçants et Industriels et fête du centenaire de la Caisse d'Epargne. Samedi, à 3 heures, distribution de pain et viande aux pauvres. — 5 h. 45, réception de la musique du 117e régiment d'infanterie à la gare. — 8 h., concert place du Marché par la musique militaire ; 9 h., grande retraite aux flambeaux. Dimanche, 11 h. 30, banquet. — 2 h., grande cavalcade et défilé fleuri. Composition du cortège, bicyclettes fleuries, groupes de fillettes, groupes grotesques, groupes de chevaliers, chars de l'agriculture, de l'alimentation, de la mode, de la reine des ruines, du tissage, des petits enfants, du tennis et football, de la source des fées, de la chasse avec meute et piqueurs. Défilé d'automobiles et charrettes fleuries. — 4 h., réception et de la Reine des reines accompagnée de ses demoiselles d'honneur ; aubade par la musique militaire. — 6 h., place du Château, rassemblement de tout le cortège, distribution de bannières et oriflammes, concert par les deux musiques locales L'Union Ouvrière et la Musique Municipale. — 8 h. et demie, place du Marché, concert par la musique du 117e. — 10 h., place Barré-Saint, grand feu d'artifice et embrasement général du Parc. Compte rendu des fêtes La première fête organisée par l'Union des commerçants et industriels fertois a eu lieu samedi 9 et dimanche 10 août avec un succès dont la ville de la Ferté-Macé se souviendra longtemps. Les concerts donnés par la musique du 117e d'infanterie du Mans, la retraite aux flambeaux, la cérémonie du Cinquantenaire de la Caisse d'Epargne, le banquet offert aux administrateurs et le feu d'artifice tiré au Parc Barré-Saint, tout en un mot a été une suite de succès et des plus encouragents pour le comité des fêtes. Le sujet principal de la fête était une grande cavalcade et défilé fleuri avec le couronnement de la Reine des Reines du tissage. Malgré le temps incertain de la matinée, le défilé a eu lieu par un beau temps l'après-midi, dans le plus grand ordre, au milieu d'une affluence nombreuse à travers les rues de la ville merveilleusement décorées par la population. Mlle Léa Heurtaux, la Reine des Reines, très gracieuse, accompagnée de ses demoiselles d'honneur, a été reçue par le comité des fêtes à la mairie où n eu lieu le couronnement devant une foule des plus sympathiques. Un grande bal a clôturé la fête. La Ferté-Macé - Cavalcade du 9 et 10 août 1913 Fête des Fleurs et Musique du 117e 14 juillet 1914 —Fête nationale. Concert au kiosque du parc Barré-Saint Le 14 juillet, de 8 heures à midi, séance du contours de Tir de la Société l'Union Fertoise. — A midi, salves d'Artillerie, au Parc Barré-Saint. A 3 heures ¼, visite au Monument de la Gare réunion des Sociétés à l'Hôtel de Ville. — A 4 heures, Place de la République, avec le concours de la Fanfare de l'Ecole primaire Supérieure de Garçons, séance de gymnastique par la Société la Jeunesse Fertoise et distribution de Médailles d'honneur aux anciens ouvriers. Place du Marché, revue de la Compagnie des Sapeurs-Pompiers et séance de Gymnastique. A 7 heures, banquet de la Société du 14 Juillet. A 9 heures, au Parc Barré-Saint, concert par l'Orchestre de la Société Amicale de l'Ecole Supérieure de Garçons et illuminations. Programme du Concert 1e partie. Orchestre La Marseillaise Version officielle. — Marche Indienne. Sellenick. — Ouverture du Jeune Henry. Méhul. Orchestrée par Nardon. Fanfare Les Roches Noires fantaisie. Borrel. 2e partie. Orchestre On Part marche H. Tellan. — Les Mousquetaires au Couvent. Varnet. Fantaisie orchestrée par Tavan. — Estudiantina Valse. Waldteufel. Fanfare Gavotte des Marionnettes. Boisson. A l'issue du Concert, brillant feu d'artifice. 26 aout 1923 — Fête en l'honneur du vice-amiral Dumesnil à La Ferté-Macé. Concerts au parc Barré-Saint — Voici le programme définitif des grandes fêtes organisées par l'Union des Commerçants et Industriels, sous les auspices de la municipalité, en l'honneur du vice-amiral Dumesnil, commandant en chef de l'escadre de la Méditerranée. Samedi 25 août. A 15 heures, à la gare, réception de la musique militaire du 104e régiment d'infanterie aux lieu et place de la Musique des Equipages de la flotte, retenue à Brest. — à 16 heures, à l'Hôtel-de-Ville, vin d'honneur offert aux musiciens. — à 20 h., place du Marché, concert par la Musique militaire. — à 21 h. 30, retraite aux flambeaux. Dimanche 26, à 6 heures, réveil en fanfare. — à 10 heures, à l'Hôtel-de-Ville, réception de l'amiral Dumesnil, remise d'une épée d'honneur offerte par la ville de La Ferté-Macé. — à 10 h. 30, au parc Barre-Saint, entrée 1 franc, concert par la Musique du 104e. — à 11 h. 30, salle de la rue Pierre-Neveu, banquet officiel par souscription 20 francs. — à 14 heures, grande cavalcade et défilé de chars allégoriques, costumes et coiffes de différentes provinces de France Normandie, Bretagne, Provence, Béarn, Alsace-Lorraine, etc. ; cuirassé, barques, automobiles et voitures fleuries. — à 17 heures, place du Château, rassemblement, distribution des récompenses, dislocation du cortège. — à 17 h. 30, place du Marché, concert par la Musique militaire. — à 20 h. 30, parc Barré-Saint, fête de nuit, illumination féerique du parc, théâtre de verdure avec le concours d'artistes de Paris, sous la direction de M. Vitali, imprésario des fêtes de l'Exposition du Mans. Prix des places réservées, 10 fr. ; premières, 6 fr. ; secondes, 3 fr. ; pourtour, 2 fr. ; embrasement général du parc, illuminations des édifices publics, places et rues de la ville. A minuit, salle de la rue Pierre-Neveu, bal, prix d'entrée messieurs, 2 fr. ; dames, 1 fr.; gratuit pour les figurants costumés. La Ferté-Macé - Fêtes du 26 aout 1923 Concert du 104e RI au centre Statue de Diane, transférée aujourd'hui dans le parc Barré-Saint Concerts sur le Kiosque Barré-Saint 30 juin 1921 — L'Union Musicale donnera aujourd'hui jeudi à 20 h. 30 au Parc Barré Saint, son premier concert de la saison d'été avec le programme suivant Stradivarius pas redoublé Pirouelle. — Pour l'Avenir fantaisie historiette, Blémant. Premier aveu valse, Aignard. — Gabrielle de Verggy » fantaisie, Mourgue. — Le Pas des Bouquetières marche, Wachs. 29 juin 1922 — L'Union Musicale se fera entendre aujourd'hui jeudi, à 20 h. 30, au Parc Barré Saint, avec le programme suivant 1. Bon accueil allegro, Furgeot. — 2. Le Camp des braves fantaisie, Paul André. — 3. Lèvres roses valse lente, F. Andrieu. — 4. Fête Nationale fantaisie descriptive, A. Planel. — 5. Petit Secret pavane, E. Roux. — 6. Le Célibataire pas redoublé, Putz. 10 mai 1925 — Voici le programme que donnera l'Union Musicale à l'occasion de la Fête Jeanne d'Arc de 15 à 16 h. 30, au parc Barré-Saint Allume, allume ! Pas redoublé. — Joyeuse aventure, fantaisie. — Les Ondines, marche. — Mosaïque sur Stravella. — L'Oubli, valse capricieuse. — Joyeux retour, allegro. 14 juillet 1925 — La Ferté-Macé. Voici le programme du concert que donnera l'Union Musicale le 14 juillet au Parc Barré-Saint, à 16 h. Bohème, joyeuse, marche montmartroise. L. Ithiers. — L'Orangerie, fantaisie, morceaux imposés au concours de Caen, F. Salle. — Lina, polka pour bugle, soliste M. Baron, F. Leroux. — Une équipée du Régent, morceau de choix au concours, Mourgue. — L'oubli, valse capricieuse, Vivenot. — La Marseillaise. 28 août 1927 — Voici le programme du concert que donnera l'Union Musicale au parc Barré-Saint, aujourd'hui de 20 h. 30 à 21 h. 30. Condé, pas redoublé. Wetge. — Sélection sur les Saltimbanques. — Lovs, valse lente Ronsberg. — Les échos du Midi, mosaïque Kelsen. — Au plaisir de vous revoir, retraite-marche Loudet. 26 août 1928 — Fête d'athlétisme dans le Parc Barré-Saint — La Ferté-Macé. Une fête d'athlétisme. La société La Jeunesse Fertoise organise à La Ferté, pour dimanche prochain 26 août, à 15 heures, une grande fête d'athlétisme avec le concours de l'Union musicale. Cette fête se déroulera dans le parc Barré-Saint. La Ferté-Macé - Parc Barré-Saint et le Kiosque — Cavalcade du 9 et 10 août 1913. Musique l'Union Ouvrière 8 juin 1930 — Comptes rendus et commentaires de l'inauguration de la toiture du Kiosque à musique du Parc Barré-Saint Compte rendu de la journée du 8 juin — C'est sous un soleil radieux que se sont déroulées les fêtes de la Pentecôte qui comprenaient celle du 205e et celle de l'inauguration du kiosque à musique avec le concours de la musique du Paris Orléans. L'après-midi était réservé à la fête musicale. La musique du Paris Orléans La Renaissance », dont la renommée n'est plus à faire, prêtait son concours. Dès le matin les musiciens étaient arrivés et visitèrent notre ville pour leur grand plaisir. A 16 heures avait lieu l'inauguration du kiosque de musique, au parc Barré-Saint. C'est notre société locale L'Union Musicale » qui ouvrit le concert par deux morceaux de premier choix et très bien réussis. Puis la musique du Paris Orléans nous fit assister à un vrai régal musical. En passant, notons l'emplacement du kiosque dans un cadre délicieux. Pendant le concert, deux chanteurs se firent entendre, Mme Moraldi de l'Opéra-Comique et M. Cousinou du Grand Théâtre d'Alger. Le soir un autre concert de grand gala fut donné auquel une foule très dense assista. Le lendemain matin La Renaissance » se rendit à Bagnoles de l'Orne où elle donna l'après-midi au casino un concert avec chants. Concert de gala à 21 heures, parc Barré-Saint. — Bien que l'entrée au Parc soit payante, 21 heures sont à peine sonnées que les rares chaises dont les organisateurs ont pu se procurer sont prises d'assaut. Le flot continue à arriver et bientôt la maréchaussée aura beaucoup de peine à empêcher la foule de piétiner » les pelouses. C'est jour de fête, le Parc est plein. 2000 personnes sont rangées autour du kiosque complété. Le Concert mieux encore que l'après-midi, si l'on peut dire ! Nous retrouvons le même chef, les mêmes musiciens, les mêmes chanteurs, avec semble-t-il, un talent décuplé. La brise tiède d'une nuit de juin nous enveloppe et c'est dans l'enchantement le plus grand que nous ne cessons d'applaudir l'exécution impeccable du programme. Meyerber et Beethoven furent les premiers à l'honneur avec Première Marche aux Flambeaux et l'Ouverture d'Egmont. A nouveau M. Cousinou ouvre la partie vocale. Son timbre, plus prenant encore que l'après-midi, et son indéniable talent auront raison des difficultés rencontrées dans Arioso di Benvenuto de Diaz. Où voulez-vous-aller ? de Gounod, d'une fraîcheur admirable, dut être rechanté par le même artiste, que le public ne veut plus lâcher. Le programme instrumental était composé de telle manière que nous avons pu apprécier la valeur personnelle de la plupart des exécutants. Le Ballet Egyptien, de Luccmi, nous fait applaudir l'hauboïste, M. Sylvestre, et les flûtistes, MM. Courboulès, Petitjean et Séguin. A son tour, Mme Moraldi reprend contact avec les planches. Un passage bien connu et toujours goûté d'Hérodiade Prophète bien-aimé, lui valut un franc succès. O Sole Mio, qui fut tant chanté, il y a quelques années, n'a encore rien perdu de sa valeur. La voix de contralto de Mme Moraldi sut lui donner toutes les finesses et l'ampleur désirables. Rappelée par le public, l'artiste nous transporte un moment au-delà des Alpes, et c'est dans la langue de Mussolini qu'elle re-exécute la chanson de E. dit Capuela. Qui ne connaît pas le Duo de Colinette ? mais combien de fois l'avons-nous entendu aussi parfaitement exécuté ? Là encore, Mme Moraldi et M. Cousinou se sont surpassés. La galanterie vivant encore chez nous, une magnifique gerbe de fleurs fut offerte à Mme Moraldi par le président de l'Union Musicale. La gracieuse artiste voulut à son tour remercier M. Renut, ainsi que tout le public et pour ce, elle invita son sympathique partenaire à donner une réédition du Temps des Cerises, si goûté au concert de l'après-midi. L'Ouverture de Poète et Paysan de Suppé, fut un véritable régal artistique qui donna l'occasion aux saxophones alto MM. Prieur, Aufrère, Tillié, Deschanel, Flouzac, Besson, Etienne, Legrignoux et Leroy, de faire remarquer leur enviable latent. Une traditionnelle Marseillaise, chantée par Mme Moraldi et M. Cousinou, et accompagnée par l'orchestre, mettait le point final à cette manifestation musicale, vraiment artistique et — nous pouvons l'assurer — dont les Fertois conserveront longtemps le souvenir. Nous remercions sincèrement ici les organisateurs et particulièrement notre compatriote à qui nous faisions allusion plus haut, de nous avoir procuré cette réelle et saine distraction dont nous sommes trop privés. La Ferté-Macé - Inauguration couverture du Kiosque à musique du 8 juin 1930 14 juillet 1935 — La Fête Nationale fait toujours recette au parc Barré-Saint Programme des 13 et 14 juillet — Samedi 13 juillet Distribution de viande aux indigents à 20 h. 30, carillon des cloches. — à 21 h. 30, grande retraite aux flambeaux. Dimanche 14 juillet, à 6 heures, réveil en fanfare par les trompettes de l'Amicale Fertoise. — à 10 h. 45, place de la République, rassemblement des sociétés, revue de la Cie des sapeurs-pompiers, visite aux monuments patriotiques de 1870 et de la Victoire. — à 12 heures, la Marseillaise par le carillon des cloches. — à 14 heures rue St-Denis, course aux oeufs. — à 15 h. 30, lâcher de pigeons voyageurs. — à 16 heures, parc Barré-Saint, concert par l'Union musicale. — à 17 heures, place du château, course à pied. — à 19 heures, Hôtel du Petit-Turc, banquet de la Société du 14 juillet. — à 21 heures, parc Barré-Saint, concert par les trompettes de l'Amicale Fertoise, exercices de gymnastique par l'Amicale Fertoise. — à 22 heures, feu d'artifice, concert par le Rallye-Cor de l'Amicale Fertoise. Compte rendu de la fête du 14 juillet — Après une Journée bien remplie, les Fertois se sont donné rendez-vous, à 9 heures au Parc Barré-Saint. Amélioration notoire deux projecteurs bien placés illuminent la vaste scène où se déroule un programme qui fut un vrai régal. L'Amicale Fertoise continue sa marche ascendante, ses succès en font foi. Elle le doit à l'activité de son chef, M. l'abbé Guibé, à la compétence de son nouveau moniteur et aussi la fidélité de ses vieux, qui deviennent pour parler le langage moderne, des as » de la barre fixe. Une innovation le cercle de fer ; pour des novices c'était fort bien et cela promet. Qui a dit Que le son du cor est triste au fond des bois ? C'est possible, mais pas au Parc Barré-Saint. C'est que les succès de la Fanfare et du Rallye-Cor Fertois ne se comptent plus. Dignement le feu d'artifice vient clôturer la fête. 1er septembre 1935 — Une braderie est organisée à La Ferté-Macé pour laquelle le parc Barré-Saint est sollicité afin d'y accueillir un grand spectacle acrobatique — A 21 heures, au Parc Barré-Saint, grand spectacle acrobatique, sur une estrade et sous le feu de beaux projecteurs, sous la direction de l'impresario Talva-Nohel, des spectacles artistiques de Paris, avec le concours des plus sensationnelles attractions des grands cirques et music-hall ; Erbas, équilibriste comique sur fil de fer ; Les Ennags, les fameux acrobates comiques excentriques dans un sketch de fou rire ; Les Willys, les hilarants comiques cyclistes sur leurs invraisemblables machines ; Didama and Partner balancing act, dans leur Impressionnant travail d'équilibre instable sur meubles cassés. Prix des places Réservées, 10 fr. ; premières, 6 fr. ; secondes, 4 fr. ; pourtour. 2 fr. Quelques concerts sur le Kiosque à musique enfin chapeauté 23 juin 1930 — L'Union Musicale donnera jeudi prochain, 26 juin au Parc Barré-Saint, un concert à 21 heures dont voici le programme Marche des musiciens, Allier. — Fantaisie sur Tancrède, G Rossini. — Rêve d'or, valse lente. Allier. — Fantaisie sur Zampa, Hérold. — Paris- Bruxelles. Turine. 18 mai 1931 — L'Union musicale qui se présentera au Concours de Fougères, le dimanche 24 mai, donnera un concert le jeudi 21 mai, à 20 h. 30, au Parc Barré-Saint, où seront exécutés les morceaux de ce concours. Voici le programme de ce concert Flingot allegro militaire, Montagné. — Ange Pitou fantaisie, morceau imposé, F. Sali. — Printemps charmeur valse chantée, Champel. — Le Baptême d'une Poupée fantaisie romantique, morceau de choix, Beuchel. — La Parade des Bleuets allegro, Balay. Comme à l'habitude, des chaises seront mises en location au bénéfice des pauvres. 22 juin 1933 — Union musicale. Concert du jeudi 22 juin, au Parc Barré Saint, à 21 heures Lunéville allegro militaire. — Les Saltimbanques fantaisie de L. Ganne. — Babillage de Gilet. — Pensées Lointaines fantaisie. —L'Amour chante en nos coeurs valse chantée de Delbecq. 26 juin 1935 — La fanfare de l'école primaire supérieure donnera son deuxième concert au parc Barré-Saint ce soir mercredi à 21 heures. Au programme Les Chasseurs Alpins » pas redoublé. — Myrthis » gavotte. — Jardin Fleuri » fantaisie. — Souvenirs d'Antan » valse. — Sillé le Philippe » pas redoublé. 6 août 1936 — L'Union Musicale donnera un concert au parc Barré-Saint, le jeudi 6 août, à 21 heures. Programme Genève marche. — La Mésange fantaisie. — Tendres souvenirs valse. — Les Echos du Midi mosaïque. — En Fête allegro de concert. 23 juin 1937 — Le mercredi 23 juin à 21 heures, au parc Barré-Saint, la Fanfare de l'école supérieure donnera un concert. Programme 1. Spearmint, pas redoublé Touine. — 2. Réveil des Dieux, fantaisie Jean Louys. — 3. Souvenirs d'antan, valse E. Flamant. — 4. La Vallée du Grand-Morin, fantaisie Renoux. — 5. Le Téméraire, pas redoublé Mougeot. 24 juin 1937 — Le jeudi 24 juin, à 21 heures, au parc Barré-Saint, concert par l'Union Musicale. Programme 1. Sur la grand’route, allegro Gaudefroy. — 2. La tonnelle fleurie, ouverture X.. — 3. Ciao, valse italienne Bouchel. — 4. Chant de printemps, fantaisie Delbecq. — 5. Marché des poilus A. Doyen. 11 août 1938 — La fanfare des Sapeurs-Pompiers donnera un concert au Parc Barré-Saint demain jeudi 11 août, à 20 h. 45. Programme 1° Marche de l'Union des Sapeurs-Pompiers de Basse Normandie. — 2° La lance, polka pour clairon, soliste M. Robert Davot. — 3° Journée Normande, fantaisie imitative. — 4° Les Sapeurs-Pompiers, marche imitative. — 5° Flammèche, valse. — 6° Le Joyeux Sapeur, défilé. La Ferté-Macé - Le Jardin public et le Kiosque à musique 11 mai 1938 — Fête de Jeanne d'Arc à La Ferté-Macé. Le Kiosque du Parc Barré-Saint envahi par la foule — La Fête nationale de Jeanne dArc. Comme les années précédentes, La Ferté-Macé a honoré dignement la Sainte de la Patrie. A 11 h. 15, autour de la statue Jeanne d'Arc décorée de guirlandes et de drapeaux, les trompettes de l'Entente Fertoise exécutèrent plusieurs sonneries. A 11 h. 30, une Messe fut célébrée à l'église Notre-Dame. Les autorités, les sociétés locales, les enfants des écoles y assistaient. L'Union Musicale et les trompettes de l'Amicale exécutèrent plusieurs morceaux choisis. L'après-midi, une foule nombreuse avait envahi le parc Barré-Saint, où l'Union Musicale sous la direction de son chef M. Liévois, exécuta les plus beaux morceaux de son répertoire. Le soir, après le panégyrique de Ste Jeanne d'Arc à l'église Notre-Dame eut lieu l'embrasement de la statue. La maîtrise paroissiale se fit entendre dans la cantate à Jeanne d'Arc, puis les trompettes de l'Amicale Fertoise et le Rallye-Cor Fertois se firent entendre. Formations musicales actives à La Ferté-Macé en 1909 Musique municipale, direction André, 42 exécutants le 1er octobre 1912, André est nommé chef de la musique municipale et directeur de la Lyre Vitréenne aux appointements annuels de francs. Jouffroy, qui était professeur de musique à Avranches, vient remplacer André à la tête de la Musique municipale de La Ferté-Macé Musique de l'Ecole Primaire Supérieure des Garçons, direction Souvray, 30 exécutants ; La Lyre Fertoise, fondée en 1899, direction Maynaerts, 30 exécutants. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique ven. 21 sept. 2018 1616 LA FERTÉ-SOUS-JOUARRE - Le Kiosque de musique SEINE ET MARNE La Ferté-au-Col, qui devient définitivement La Ferté-sous-Jouarre en 1789, est installée à cheval sur les deux rives de la Marne. Les deux parties de la ville sont reliées par un pont traversant de part en part une île formée par un bras de la rivière. Cette île sera rattachée à la rive droite de la Marne lors de gros travaux réalisés de 1865 à 1870, le bras comblé devenant le boulevard de Turenne. La Ferté-au-Col appartient à la famille de Condé depuis le XVIe siècle. A la demande de près de quatre cent manans et habitans fertois, pendant six jours, du 9 au 12 septembre et les 29 et 30 septembre 1558, ceux-ci comparaissent devant un certain Pierre Leclerc, tabellion chargé d'établir un projet de bail avec Louis Ier de Bourbon, prince de Condé 1530-1569. Au terme du contrat signé le 28 novembre 1558, le prince de Condé, représenté par son bailli Claude Bonnard, son procureur Etienne Drouin et son secrétaire Jean Parenteau, donne à bail auxdits fertois, deux terrains destinés notamment à l'usage de leurs pâturages. Ceux-ci sont situés sur la rive gauche de la Ferté l'un, le Pâtis de Reuil, tenant au pont Chobert jusqu'au pressoir du Prince, le second, le Pâtis de Condé ou Condetz, contenant à ladite mesure six arpents ou environ soit 428 mètres, tenant d’une part au chemin et port à meules, d’un coté à mondit Seigneur, à Claude Solvet, à Messire Bernard Gochard et au seigneur de Laigni, et par deux endroits au chemin conduisant à Reuil ; et d’autre au jardin de l'Hôtel-Dieu, à François Chobert, à Robert Broultin et autres... En contrepartie de cette mise à disposition, chacun de nos quatre cent manans s'engagent à payer au prince de Condé, un denier tournois une fois l'an, à la Saint-Rémy d'octobre. En outre lesdits manans seront tenus dorénavant et à toujours de moudre leurs grains au moulin du seigneur et de faire pressurer leurs vendanges des vignobles mouvans de nous à nos pressouers... Plan de La Ferté-sous-Jouarre en 1827 Le faubourg de La Ferté-sous-Jouarre où se situe le Pâtis de Condé devient, dès cette époque, le quartier incontournable de la fabrication et de la conception des meules de moulin en France et même à l'étranger. Malgré les sévères inondations dûes aux fréquentes crues de la Marne, l'industrie meulière fertoise emploie plus de deux mille ouvriers au XIXe siècle, alors à l'apogée de ce succès ; on expédie chaque année plus de mille meules de plusieurs tonnes chacune, aussi voit-on quelques fortunes se créer grâce à cette euphorie. Le Pâtis de Condé, devenu bien national depuis la révolution, est transformé en Promenades, plantées de six rangées d'arbres, entourant une allée centrale. A son extrémité est érigée, le 21 avril 1822, une Croix de Mission, dressée à l'issue d'un grand cortège à travers la ville pavoisée, emmené par l'évêque de Meaux suivi par la garde nationale. Cette Croix ne fera pas long feu dès le mois de juillet 1830, à l'occasion des Trois Glorieuses, elle est arrachée et détruite, suivie quelques jours après par celles de Jouarre, de Provins, de Saint-Cyr... Entre 1830 et 1880, de gros travaux transforment le quartier du Pâtis de Condé, et notamment la construction de quais, d'entrepôts et d'ateliers pour la meulerie le long du chemin de halage, la surélévation des zones bâties sur pilotis et continuellement inondées, la démolition de l'Hôtel-Dieu particulièrement insalubre... Le Pâtis de Condé, de par son emplacement et sa superficie, est un des lieux les plus fréquentés. Comices agricoles et foires y sont organisés ponctuellement, fêtes et festivals musicaux, jeux et fêtes foraines y sont fréquents, attestés dès 1843. L'Orphéon de la Ferté-sous-Jouarre, actif dès 1854, dirigé par M. Cuvillier, est suivi par la création, en 1863, de l'Harmonie municipale Les Enfants des Bardes, comptant une quarantaine de musiciens, qui accompagnera la vie fertoise pendant de nombreuses décennies. En 1892, la municipalité fait édifier un théâtre municipal, en pierres meulières cela va de soit, en lieu et place de la Croix de Mission abattue en 1830, au bout du Pâtis de Condé. La Ferté-sous-Jouarre - Théâtre municipal sur le Pâtis de Condé — Rue du Port-aux-Meules, Pâtis de Condé à gauche Dix ans plus tard, en 1902, Paul Lallier, maire de la Ferté-sous-Jouarre, est amené à donner son acceptation pour une donation que personne n'attendait, celle du mystérieux Auguste-Alfred Cocu, grâce à qui, un Kiosque à musique sera édifié l'année suivante, sur le Pâtis de Condé, en vis-à-vis du théâtre. Par quel miracle Auguste-Alfred Cocu, garçon boucher à 25 ans, marié à une femme de chambre, devient-il rentier à 43 ans ? N'ayant pas la réponse, contentons-nous de relater les faits. Auguste-Alfred Cocu, né à La Ferté-sous-Jouarre le 8 février 1850, est le fils de Jean-Charles Cocu, tonnelier, né en 1818 et de Sophie Victoire Sylvie Raton, née en 1816. Tous deux sont domiciliés à La Ferté-sous-Jouarre. Auguste-Alfred Cocu se marie le 14 octobre 1875 à Paris IXe avec Anne Zowille, femme de chambre demeurant 13 rue de Londres à Paris IXe, née à Mersch Luxembourg le 20 juin 1847, fille de Jean Zowille, tailleur de pierres, prédécédé dont l'épouse demeure à Paris, 74 avenue de Clichy. Lors de son mariage, Cocu, déclare être garçon boucher et réside 6 passage de Tivoli à Paris IXe rebaptisé en 1910 rue de Budapest, devenue plus tard un quartier "chaud". Le 9 avril 1893 Auguste-Alfred Cocu rédige un testament, léguant francs à la ville de la Ferté-sous-Jouarre destiné à construire un kiosque à musique sur le Pâtis de Condé. Anne Zowille-Cocu décède le 5 janvier 1900, à son domicile conjugal 109 rue de Belleville à Paris XIXe. Et 8 jours plus tard, le 13 janvier 1900, Auguste-Alfred Cocu, déclaré rentier, décède à Saint-Martin, commune de la Ferté-sous-Jouarre, où il résidait... Le Kiosque à musique, dont le coût final s'élève à francs, est édifié en 1903 par H. Bergerot, constructeur à Paris de forme octogonale, les colonnes de fonte sont réalisées par l'entreprise d'Antoine Durenne de Sommevoire ; des volutes et ciselures en fer forgé ornent le pourtour du plafond de la toiture en zinc ; une rambarde de fer forgé est fixée sur le soubassement de pierre renfermant une cave ; une grille de protection et quelques plantes entourent les huit marches de l'escalier d'accès. L'inauguration a lieu le 10 mai 1903 au milieu d'une foule considérable, plusieurs formations musicales de la région, conviées, participent à cette fête, au cours de laquelle de nombreux concerts sont donnés. La Ferté-sous-Jouarre - Le Kiosque à musique sur le Pâtis de Condé Le 25 janvier 1910, la Marne en crue n'épargne pas le Pâtis de Condé. Cependant cela n'a rien de surprenant pour les Fertois qui ont vu ou entendu parler, par le passé, de nombreuses inondations, les plus importantes datant de 1740 ou encore du 25 février 1784 lors de cette dernière, le pont en bois sur la rivière est emporté et un bac sera mis en service le temps d'en édifier un nouveau ; en conséquence de ces crues, de nombreuses maisons ont définitivement été obligées d'adopter leur premier étage comme lieu d'habitation, reléguant le rez-de-chaussée en cave. La Ferté-sous-Jouarre - Crue du 25 janvier 1910 sur le Pâtis de Condé, le Kiosque à musique les pieds dans l'eau Le 4 septembre 1914, devant l'arrivée massive des Prussiens, le Génie fait sauter le pont de pierre de la Ferté-sous-Jouarre, ce qui n'empêche en rien lesdits prussiens d'envahir la ville en traversant la Marne sur un pont de fortune réparé à la hâte. Les deux jours suivants, La Ferté-sous-Jouarre est rançonnée et pillée. Le 8 septembre, les Allemands font sauter le pont de fer, de nombreuses maisons sont incendiées ou bombardées et le 9 septembre ils battent en retraite devant les assauts des fusiliers anglais. La Ferté est libérée... Le Théâtre municipal du Pâtis de Condé, réquisitionné, devient l'hôpital auxiliaire n° 203, tenu par l'Association des Dames Françaises, sous la responsabilité du docteur Bar. La Ferté-sous-Jouarre - Convoi d'ambulances anglaises sur le Pâtis de Condé, Kiosque à musique au fond Le Kiosque à musique a été restauré en 2009-2010, et le théâtre municipal lui fait toujours face aujourd'hui. Kiosque toujours en place. voir ici, Le Kiosque à musique sur le Pâtis de Condé de La Ferté-sous-Jouarre, aujourd'hui.1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 publié par Jean Marc Ven 21 Sep 2018 1425 28 mai 1854 — Les comices agricoles se déroulent sur les Pâtis de Condé et de Reuil, invariablement suivis d'un grand banquet puis d'une grande fête, de concerts et de feux d'artifices, sur le Pâtis de Condé — Le Comice de 1854 fera époque à La Ferté-sous-Jouarre, et le souvenir en restera comme de l'un des plus beaux, sans doute, auxquels la Société d'agriculture de Meaux puisse prendre part à l'avenir. A onze heures, tandis que vingt-huit charrues achevaient de tracer leurs sillons de concours, tandis que les divers juris terminaient l'examen des bestiaux et des instruments exposés, un cortège qui était allé prendre M. le préfet à la gare, traversait, musique en tête, toute la ville, et se rendait sur le Pâtis de Condé, où un autel avait été élevé. Une messe, pendant laquelle l'orphéon de La Ferté et la musique de Trilport, se sont fait entendre, a été dite par M. l'abbé Lamiche, doyen de La Ferlé, qui appartient a l'une des plus anciennes et des plus honorables familles de la culture de la contrée aussi a-t-il voulu que la parole évangélique s'associât à cette fête de l'agriculture, et dans une allocution bien sentie et parfaitement appropriée à la circonstance, M. le curé a profondément ému l'auditoire. Après une visite au champ de labourage et aux diverses expositions, qu'il a examinées en homme pratique, M. de Bourgoing, préfet de Seine-et-Marne, a pris place sous la belle et vaste tente élégamment décorée par M. Jallot-Thaboureux, où se sont réunis aussi, avec les membres de la Société, ; MM. Theurey, maire, Charpentier et Bazin, adjoints de La Ferté ; M. Damoreau, maire de Meaux ... Les lauréats sont venus recevoir les récompenses qui leur étaient décernées, aux applaudissements d'une assemblée qui se composait d'au moins personnes commodément placées. Comme nous l'avons dit c'était le corps de musique de Trilport, fondé par M. le vicomte d'Amécourt et dirigé par M. Denogeant qui exécutait des morceaux d'harmonie ; et ce n'était point un des moindres sujets de remarque dans cette fête, que cette réunion de jeunes gens d'un village, presque tous employés aux travaux de la terre, exécutant les mêmes morceaux qu'une musique de régiment, et avec la même précision, la même justesse, la même entente des nuances qu'on eût pu l'attendre d'un corps de musique militaire. L'orphéon de La Ferté dirigé avec un zèle et un amour de l'art infinis, par M. Cuvillier, n'a pas eu moins de succès ; on lui a redemandé un morceau, et on l'a prié de vouloir bien se faire entendre de nouveau au banquet. Au banquet a succédé l'illumination fort brillante de la belle promenade de Reuil et d'une partie de la ville. Du pont, le coup d'oeil était ravissant ; on remarquait surtout l'illumination des vastes bâtiments du moulin qui se raccordait avec celle de la pelouse et se reflétait dans les eaux. Un feu d'artifice, parfaitement réussi, et de la composition de M. Ruggieri, artificier du gouvernement, a été tiré à 9 heures en présence de plus de 15 mille spectateurs. On a remarqué surtout une très belle pièce représentant une charrue entre deux gerbes de blé, et le bouquet en étoiles de couleurs variées, de l'effet le plus agréable. Ainsi a été terminée pour une partie des spectateurs cette fête qui, pour beaucoup d'autres, s'est encore prolongée au bal sous la lente jusqu'à quatre heures du matin, sans trouble et sans désordre, résultat dû non moins au bon esprit de la population qu'aux excellentes dispositions qui avaient été prises. De grandes fêtes fertoises se déroulent tous les ans à l'occasion de la Saint-Jean 25 juin 1876 — La Ferté-sous-Jouarre gare de l'Est ligne de de Château-Thierry. Grande fête locale et foire de la Saint-Jean. Visiter les célèbres carrières de meulières qui fournissent à la meunerie du monde entier. 23 et 24 juin 1878 — La Ferté-sous-Jouarre Est. 23 juin. Foire et fête de la Saint-Jean. Lundi 24 — Tir à la carabine et au pistolet, prix, jeux divers, spectacles, danses publiques, illuminations, jeux, prix, concert. A neuf heures, feu d'artifice, bal. 24 et 25 juin 1880 — La Ferté-sous-Jouarre. Jeudi 24, tir à la carabine et au pistolet. — Vendredi 25, Jeux, prix. Grand bal. Concert. 30 juin 1901 — La Ferté-sous-Jouarre gare de l'Est. — Jeu du tonneau, bals, concerts, panoramas, courses de vélocipèdes, feu d'artifice. 22 juin 1902 — La Ferté-sous-Jouarre gare de l'Est. — Jeu du baquet, bals à grands orchestres, montagnes russes, tir à la carabine, illuminations. 25 mai 1879 — Concours orphéonique de La Ferté-sous-Jouarre — Le concours orphéonique de La Ferté-sous-Jouarre, organisé par M. Torchet, directeur des Sociétés musicales de Seine-et-Marne, a eu lieu dimanche dernier, 25 mai, sous la présidence de M. Patinot, préfet du département. Plus de 80 Sociétés y ont pris part, parmi lesquelles d'excellents orphéons de Paris. Un choeur superbe de M. Benjamin Godard, imposé à la division d'honneur, a été vivement applaudi, non seulement par le public, mais encore par MM. les membres du jury qui ont tenu à féliciter l'auteur de l'oeuvre remarquable qu'ils venaient d'entendre. Les vers du choeur, A la Franche-Comté, sont d'un vrai poète, M. Grandmougin, et le compositeur les a traduits avec une rare intelligence. Les premières strophes, d'un calme majestueux, forment le plus heureux contraste avec le final entraînant, dans lequel une habile réminiscence de l'hymne de Rouget de Lisle produit le plus grand effet. Le Choral parisien l'a exécuté avec beaucoup de vigueur et un parfait sentiment des nuances et a su mériter la couronne de vermeil que le Jury lui a décerné à l'unanimité. 27 juin 1886 — Grande fête sur le Pâtis de Condé à la suite du concours départemental agricole — Compte-rendu du Concours départemental agricole tenu le dimanche 27 juin 1886 à La Ferté-sous-Jouarre. ... Après la distribution des récompenses on se rend à la salle du banquet sous une vaste tente installée sur la place de l'hôtel-de-ville. Une table un peu plus élevée que les autres et qui tenait toute la longueur de la tente, figurait la table d'honneur à laquelle se sont placées les autorités départementales et cantonales et les membres du bureau de la société d'agriculture. M. Bénard, le vice-président, était à la droite de M. le préfet, M. le sénateur Dufraigne à gauche. Pendant le dîner les musiciens de la ville qui avaient joué différents morceaux à la distribution des prix ont également donné un concert, soulignant le discours du préfet par l'exécution de la Marseillaise. Le moment psychologique venu, c'est-à-dire lorsque le Champagne a commencé à pétiller dans les verres, M. Lagarde s'est levé et a porté le toast traditionnel à M. Jules Grévy, président de la République française, dont le nom est un symbole de patriotisme, de loyauté et d'honneur. A ce moment la fête sur le pâtis de Condé battait son plein ; les bals commençaient, les chevaux de bois tournaient avec fureur, les baraques de saltimbanques et les boutiques des camelots étaient remplis de curieux et d'acheteurs. Le feu d'artifice n'a rien eu de remarquable que la dernière pièce sur laquelle on lisait une inscription en l'honneur de l'agriculture. Nous devons une mention toute particulière aux illuminations du champ de fête ; elles ont été réussies. Les bals très animés se sont prolongés jusqu'au jour, embellis moins par les brillantes toilettes que par la beauté et les grâces du sexe qui les portait et les différents trains de la nuit avaient de la peine à contenir la multitude des voyageurs qui regagnaient leurs demeures après avoir assisté aux épisodes multiples de la journée. 26 avril 1896 — Grande fête foraine sur le Pâtis de Condé, à l'issue de l'inauguration de la Salle des Fêtes et du Service des Eaux — Dimanche 26 avril, la ville de la Ferté-sous-Jouarre sera en fête. Grand concours national de musiques et inauguration du service des eaux et de la salle des fêtes, sous la présidence du préfet de Seine-et-Marne, de M. Prévet, sénateur, du sous-préfet de Meaux et de M. Paul Lallier, maire de la ville de La Ferté-sous-Jouarre, et sous les auspices de la municipalité. 70 sociétés de musique, représentant un effectif de exécutants, prendront part au concours. Le soir, grand banquet dans la salle des fêtes ; à neuf heures, grand feu d'artifice. Splendide fête foraine sur la promenade du Pâtis-de-Condé. Bals de nuit ; brillantes illuminations. Trains supplémentaires de Paris. 28 juillet 1901 — Les récompenses du Concours de pêche distribuées sur le Pâtis de Condé — La Ferté-sous-Jouarre. Concours de pêche. La fameuse Société des pêcheurs bondynois visitera la ville dimanche prochain. Précédée de sa fanfare, elle défilera dans les rues, puis il y aura un banquet, à l'issue duquel un concours de pêche réunira tous les Bondynois sur les bords de la Marne. Les récompenses seront distribuées solennellement sur le pâtis de Condé, et un feu d'artifice sera tiré le soir. 10 mai 1903 — Inauguration du Kiosque à musique sur le Pâtis de Condé — La Ferté-sous-Jouarre. Une Fête musicale, qui avait attiré ici une foule considérable, a eu lieu aujourd'hui à l'occasion de l'inauguration d'un kiosque dû à la générosité de M. Cocu, décédé il y a quelque temps. Le programme se composait d'un défilé et de concerts donnés sur divers emplacements par les sociétés suivantes qui avaient adhéré à cette fête la Lyre meldoise, l'Union musicale de Château-Thierry, l'harmonie des Amis-Réunis de Château-Thierry, la fanfare de Saint-Cyr-sur-Morin, la fanfare de Jouarre et la fanfare de Saâcy. A quatre heures et demie, un morceau d'ensemble, composé par le directeur de l'harmonie de la Ferté, M. Lelièvre, ex-musicien de la garde républicaine, a été joué par plus de trois cents exécutants, qui ont fait entendre ensuite la Marseillaise. M. Lallier, maire, a prononcé une allocution pour remercier le donateur et les sociétés qui ont pris part à cette solennité et auxquelles des médailles commémoratives ont été distribuées. Le soir, à huit heures, concert par l'Harmonie municipale les Enfants des Bardes, sous la direction de M. V. Lelièvre. Un bal, donné à la salle des Fêtes a terminé la soirée. La Ferté-sous-Jouarre - Kiosque et théâtre sur le Pâtis de Condé — Kiosque à musique après la crue 14 août 1904 — Camille Pelletan, ministre de la marine, accueilli comme un prince à La Ferté-sous-Jouarre Programme — La jolie commune de la Ferté-sous-Jouarre s'apprêta à recevoir dignement, demain, M. Pelletan, ministre de la marine. Voici le programme complet des grandes fêtes populaires offertes à la population à l'occasion de la visite ministérielle Dimanche. — A six heures du matin, salves d'artillerie; à dix heures et demie, place de l'Hôtel-de-Ville, réunion des sociétés ; à onze heures, départ pour la gare ; à onze heures dix, arrivée de M. Pelletan, réceptions, salves d'artillerie, grand défilé ; à onze heures et demie, sur le Pâtis-de-Condé, grand banquet démocratique à l'issue de ce banquet, M. Pelletan prononcera un grand discours politique ; à trois heures et demie, concerts, place de l'Hôtel-de-Ville, rond-point de l'Ile, Pâtis-de-Reuil, Pâtis-de-Condé ; le soir, à neuf heures, sur le Pâtis-de-Condé, grand bal populaire et gratuit, illuminations générales. Lundi. — A six heures du matin, réveil en fanfare, salves d'artillerie ; à dix heures, concours cycliste, courses cyclistes, défilé avec le concours de l'Harmonie municipale ; à deux heures et demie, concours de pêche rassemblement des sociétés place de l'Hôtel-de-Ville, défilé ; à quatre heures, concours de barques fleuries ; à cinq heures, place de l'Hôtel-de-Ville, concert instrument ; à huit. heures, fête nautique ; à neuf heures, bals de quartier, illuminations générales. Compte rendu — M. Camille Pelletan, ministre de la marine, à présidé aujourd'hui à l'inauguration du pont nouvellement construit pour relier les communes d'Armentières et de Congis, dans le canton de Lizy-sur-Ourcq. Ce pont métallique avec platelage en béton armé a été lancé sur la Marne, à cent mètres du barrage d'Isle, sur une portée de 60 mètres ; il est particulièrement remarquable par son élégance et sa légèreté. Il a été construit par M. Tricon et la Société de Montreuil, sous la direction de MM. Heude, ingénieur en chef ; Sigault, ingénieur ordinaire, et Langlois, agent voyer principal. M. Pelletan est arrivé à la Ferté-sous-Jouarre à onze heures, accompagné de son chef de cabinet, de MM. Chauvin et Menier, députés ; Regismanset, sénateur ; Penancier, conseiller général ; Weil, sous-préfet ; Barbier, maire de Meaux, et de tous les fonctionnaires du département. Le maire de la Ferté, M. Philibert Roger, lui a souhaité la bienvenue, et le cortège s'est rendu immédiatement au pâtis de Condé, où a eu lieu un banquet de sept cents convives, offert par la Ville au ministre. Des toasts y ont été portés par MM. Le Bourdon, secrétaire général de la préfecture, Philibert Roger, Chalamon, Chauvin, Menier, et le ministre y a prononcé un grand discours, dans lequel il a fait l'éloge du ministère actuel. A l'issue du banquet, la rosette d'officier de l'Instruction publique a été remise à M. Roger, maire de la Ferté ; les palmes d'officier d'académie à MM. Pommery, industriel à Meaux ... Après l'inauguration du pont, un vin d'honneur a été offert au ministre, sous la tente même où est donné un nouveau banquet de deux cents couverts, présidé par M. Chauvin, et où un second discours a été prononcé par M. Pelletan, qui a remercié les populations de l'accueil qui lui a été fait. A 4 h. 40, le ministre de la marine et son cortège ont pris, à Isles-Armentières, le train qui les a ramenés à Paris. 23 juin 1906 — Concert des Enfants de Bardes sur le Pâtis de Condé — La Ferté-sous-Jouarre Est. Foire et fête de la Saint-Jean. Salves d'artillerie. Réception des Briards de Paris ». Grande fête sur le pâtis de Condé. Concert des Enfants des Bardes ». Bal de nuit. 16 septembre 1907 — Exposition horticole sur le Pâtis de Condé — De son côté, la société horticole et maraîchère du canton de la Ferté-sous-Jouarre, avait organisé une autre exposition, qui s'est tenue sur le Pâtis de Condé. Plantes, fleurs, fruits et légumes ont été très admirés par la foule, qui a circulé jusqu'au soir dans l'enceinte de l'exposition. Le jury, après une longue délibération, a décerné les récompenses suivantes Grand prix d'honneur, médaille d'or offerte par le gouvernement M. Wangler, horticulteur à Meaux. ... Un banquet, auquel assistaient M. Philibert Roger, maire ; les membres du jury et le bureau de la société horticole, a été servi à l'hôtel de l'Epée. 11 juin 1908 — Rodéo incontrôlé en motocyclette sur le Pâtis de Condé — Une motocyclette emballée au milieu d'une foule à La Ferté-sous-Jouarre. Les opérations pour le classement des chevaux et le recensement des voitures avaient lieu ce matin sur le pâtis de Condé, à la Ferté-sous-Jouarre. Elles ont été troublées par un accident assez curieux. M. Cartier, pharmacien, avait confié sa motocyclette au fils d'un de ses amis, le jeune Guermont, ouvrier tonnelier, motocycliste fort inexpérimenté. La maladresse du sportsman se manifesta dès qu'il eut pris la direction de la machine. Celle-ci l'emporta aussitôt à une allure vraiment fantastique. Les Fertois stupéfiés virent le jeune tonnelier traverser, tel une trombe, différentes rues. Puis, comme Guermont n'était nullement maître de sa direction ni de sa vitesse, il piqua droit vers la foule assemblée sur le gazon du pâtis. Ce fut une véritable panique. Le capitaine Fizeau, du service éventuel des remontes, le vétérinaire et les hussards qui lui sont adjoints pour la durée des opérations de la commission, abandonnèrent précipitamment la table autour de laquelle ils travaillaient, et que Guermont culbuta avec les registres et les papiers qui l'encombraient. Le chauffeur emballé renversa encore et blessa un domestique qui venait de faire galoper son cheval. Enfin, il tomba à son tour, mettant ainsi fin à un record peu banal, pour lequel les agents lui dressèrent un procès-verbal contre lequel il eut le bon esprit de ne point protester, estimant, avec tous les témoins qu'il l'avait bien mérité. 26 mai 1910 — Concert sur le Kiosque du Pâtis — Concert donné par l'Harmonie municipale le jeudi 26 mai 1910 à 8 heures 45 du soir, au Kiosque Pâtis du Condé. Programme 1. Joyeuse entrée, pas redoublé. Van Gaël. — 2. Marche de la fédération. Blémant. — 3. Parfum d'éventail, valse. Nighochigha. — 4. La Dives, fantaisie. Sauvagnac. — 5. Gracieuse, polka pour piston. Kock. 24 et 25 juin 1911 — Programme de la Foire et de la fête de la Saint-Jean — Ce soir samedi 24 juin à neuf heures, salves d’artillerie attractions diverses sur le Patis de Condé ». Demain dimanche 25 juin, fête de la ville ; grand concours de gymnastique ; à 10 h. 30, à la gare, réception des autorités, à 11 heures, inauguration de l'école maternelle, vin d’honneur ; à 2 heures, grand défilé dans les principales rues de la ville ; de 4 h. 30 à 5 heures, mouvements d’ensemble en musique ; de 5 heures à 6 heures, distribution des principaux prix de section ; à 7 heures, place de l’Hôtel-de-Ville, distribution des récompenses ; à 8 heures, banquet ; à 9 h. 30, feu d'artifice. 4 mai 1913 — Concert sur le Kiosque du Pâtis à l'occasion du cinquantenaire de l'harmonie municipale les Enfants des Bardes » — Pour célébrer le cinquantenaire de l'harmonie municipale les Enfants des Bardes », la municipalité de la Ferté-sous-Jouarre avait organisé un festival de musique qui a obtenu un très vif succès. Parmi les sociétés les plus remarquées, citons l'Harmonie municipale de Fismes. la Municipale de Neuilly-Saint-Front, la Fanfare de Saâcy-sur-Marne, 1a Joyeuse persévérante de Montreuil-aux-Lions, la Concorde de Berry-au-Bac, la Fanfare de Chézy-sur-Marne, la Municipale de Boult-sur-Suippe, la Fanfare de Crégy. L'Harmonie des usines de Noisiel a donné, au kiosque du Pâtis-de-Condé, un très beau concert. Le soir, après un grand banquet, eut lieu un feu d'artifice tiré sur la Marne. 28 septembre 1913 — Fête d'Automne sur le Pâtis de Condé, concerts et concours de bicyclettes fleuries — A l'occasion de la réception de la Lyre Vincennoise, le comité d'initiative de La Ferté-sous-Jouarre avait organisé, hier, sur le pâtis de Condé, une fête d'Automne très réussie qui comportait, en dehors des beaux concerts de la Lyre Vincennoise et de l'Harmonie municipale Les Enfants des Bardes, un concours de bicyclettes fleuries et de voiturettes d'enfants qui a obtenu un joli succès. La Ferté-sous-Jouarre - Fête fleurie du 28 septembre 1913 sur le Pâtis de Condé, Kiosque visible au fond 4 janvier 1920 — A nouveau des inondations sur le Pâtis de Condé — Meaux et ses environs submergés. A La Ferté-sous-Jouarre, les rues de l'Isle et du Port-aux-Meules sont entièrement submergées ; l'île Notre-Dame disparaît sous les eaux. Les hangars à pétrole sont également inondés sur le pâtis de Condé. Le théâtre est en partie entouré d'eau. Le service des eaux et celui de l'éclairage ont cessé de fonctionner ; on s'attend même à la suppression de l'électricité. La circulation est interdite sur le Pont-Neuf, reconstruit depuis la guerre. Pour les hameaux de Fay-le-Bac et de Courtaron, le ravitaillement des habitants devient de plus en plus difficile. 18 juin 1922 — La Commune libre de Montmartre en ballade à La Ferté-sous-Jouarre — Sous les auspices de la section fertoise du Poilu de France, le 18 juin prochain, aura lieu par la grâce et la bienveillance du collège municipal de la commune libre de Montmartre, avec le concours de la musique du XVIIIe arrondissement, l'émancipation des communes libres du Limon et du Petit Paris ». Après les hommages de la commune libre à M. Albert Gliquin, le sympathique maire de la Ferté-sous-Jouarre, déjeuner champêtre offert sur les petits prés par le Poilu de France. A 2 heures, grande kermesse dans les jardins de l'Ile avec succursales des Cabarets du Chat Noir et de la Vache enragée. Grand concert et manœuvres des sapeurs-pompiers, etc. 12 mai 1924 — Concert au Kiosque du Pâtis, lors de la fête nationale de Jeanne d'Arc — À La Ferté-sous-Jouarre, à l'occasion de la fête nationale de Jeanne d'Arc, une ample distribution de vivres aux indigents fut faite dans la matinée, par les soins de la municipalité ; l'après-midi, un très beau concert fut donné au kiosque du pâtis de Condé par la société musicale Les Enfants des Bardes ». 14 août 1938 — Annonce du festival de clairons et trompettes de la Ferté-sous-Jouarre — A La Ferté-sous-Jouarre, le 14 août, festival de clairons et trompettes avec concours individuel, organisé par la municipalité et les Sans-Soucis fertois. Nombre de sociétés limité à quinze. Prix en espèces prime kilométrique aller de 0 fr. 10 par musicien. Au cours du festival, audition de la batterie-sonnerie de la garde républicaine. Ecrire à M. Clément Félix, 11 bis, rue de Reuil, La Ferté-sousJouarre. Formation musicale active à La Ferté-sous-Jouarre en 1909 Harmonie municipale Les Enfants des Bardes, fondée en 1863, direction Rivière, 40 exécutants. Au concours musical de Meaux de juin 1870 Les Enfants des Bardes de La Ferté-sous-Jouarre remportent le 3e prix des fanfares en 4e division, ex aequo avec la Fanfare de Tournan JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique lun. 24 sept. 2018 1702 LA FLÈCHE - Le Kiosque de la Musique et les Promenades SARTHE Pas moins de douze communautés religieuses cohabitent à La Flèche au XVIe siècle. Le 3 septembre 1603, les Jésuites sont autorisés par Henri IV à s'y installer afin d'y fonder un Collège Royal, dans le propre château hérité du roi, construit depuis 1541, hors les murs, au nord de la cité. Dès la première année, le collège compte près de mille élèves et pensionnaires. Le 18 juillet 1604, par lettre patente, Henri IV permet aux Récollets de s'établir dans son royaume et de recevoir les couvents qui leur ont été accordés auparavant la venue du Général, et notamment une maison en la ville de Paris, et un Couvent en celle de La Flèche. Les Récollets prennent la place des Cordeliers qui viennent d'être chassés de leur couvent où ils étaient installés depuis 1498. Ce monastère et l'église surmontée d'une flèche remarquable qu'ils vont bâtir sont situés à l'emplacement de la Place Neuve, et sur une partie du Pré-Luneau et du Port-Luneau, au bord du Loir. A l'occasion de la canonisation des Saints Ignace et François-Xavier ayant eu lieu le 12 mars 1622, le Collège organise avec ses pensionnaires, auxquels sont conviés une multitude de sociétés tant religieuses que musicales et civiles, de grandes fêtes du 24 au 31 juillet 1622. Le mardi 26 juillet, la foule des participants, spectateurs et collégiens, vient admirer sur le Pré-Luneau, un monumental feu d'artifice tiré d'une étrange machine triangulaire et pyramidale au sommet de laquelle est arrimée une statue mobile tenant une couronne Ce jour le collège des pensionnaires donna l'aumône d'un pain blanc à tous les pauvres qui se présentoient. La soirée se passa après souper à veoir le feu de joye de Messieurs de la ville, qui fut faict au Pré-Luneau, avec un bel artifice, sur une machine construitte en triangle en forme de pyramide au haut de laquelle estoit une statue mobile en rond, tenant une couronne en main, le tout garny de diverses pièces d'artifice, la machine avoit quantité de lances de feu, et des girandolles qui faisoient veoir l'agréable combat du feu et de l'eau, grand nombre de pots à feu, et partements de fusées, dont les unes s'espandoient en estoilles, les autres en serpenteaux, les autres s'esvanouissoient en l'air, après s'estre eslevées à perte de veuë. Cet appareil fut allumé de la main de Monsieur le Maire, par un foudre qui s'en alla fondre dessus, de trois cents pas. En 1730, le précieux guide Nouveau Voyage de France, publié et mis à jour régulièrement depuis 1723 nous précise que la promenade ordinaire de la ville, qui est d'une grandeur moyenne, à l'ombre des quatre rangées d'arbres, est au Pré-Luneau, pratiqué dans la Ville, au bord de la rivière du Loir, où sont plusieurs petites Isles avec des moulins, qui forment un beau paysage à cause d'une quantité d'arbres qu'on y a plantés. Le Pré-Luneau est donc aménagé sur les bords du Loir, dès cette époque, mais ses bords ne seront jamais domptés jusqu'à ce jour les innombrables inondations rythment la vie fléchoise inlassablement... La Flèche, vue prise du nord de la ville Gravure 1695 Louis Boudan A la suite de l'expulsion des Jésuites en 1761, le Collège Royal est transformé en école militaire jusqu'en 1776, puis à nouveau voué à l'enseignement. La révolution y voit passer un hôpital militaire, des services municipaux et des ateliers ; il faut attendre 1808 pour y voir enfin fixer sa destination le 15 juin, le Prytanée militaire de Saint-Cyr est transféré dans l'ancien collège royal fléchois. Les Récollets, tout comme les Franciscaines qui étaient venues s'installer auprès d'eux sur la Place Neuve, ne tardent pas à suivre les Jésuites. Les propriétés de ceux-ci sont saisies comme biens nationaux ; couvents et l'église sont détruits et les terrains sont vendus le 5 juin 1792 aux citoyens Filhot, chapelier, Marie Siolang, Jean-Baptiste Beaufils, juge, Louis Saguier, tailleur, André Boisseau, cordier, et Freslon. La Place Neuve devient la place d'Armes, de nouvelles maisons sont construites le long du Pré-Luneau, planté d'ormeaux. De 1829 à 1830, le Pré-Luneau, devenu la Promenade du Pré, est prolongé jusqu'à la rue du Quai, le Port-Luneau étant, lors de ces travaux, en grande partie comblé, le quai sur le Loir réaménagé. Plan de La Flèche en 1823 Plan partiel de La Flèche en 1823 Les sociétés de musique sont présentes de longue date à La Flèche dès les années 1870, la Musique Municipale tout comme l'Orphéon y sont attestés. La Promenade du Pré devient le lieu de prédilection des concerts musicaux, d'autant que les foires et manifestations, comices et fêtes foraines s'y déroulent également la plupart du temps. Sans compter la musique du Prytanée militaire qui vient régulièrement y faire la parade et donner des représentations musicales, apparemment fort appréciées. Aussi, la municipalité décide-t-elle de faire édifier, au début des années 1890 — attesté sur un plan de 1897 —, un Kiosque à musique sur la Promenade du Pré, au bord du Loir où sont amarrés les bateaux-lavoirs. Il sera situé précisément face à la rue de la Préfecture, le passage aménagé dans la place de la Sous-Préfecture, l'ancienne place Neuve, où se tiennent les marchés. Ce Kiosque à musique, qui sera bien souvent les pieds dans l'eau en raison des fréquentes inondations, est fort heureusement construit sur un soubassement en pierre, un escalier de sept marches donne accès aux musiciens ; muni d'une rambarde en fer forgé, sa toiture de zinc, surmontée d'une lyre et ornée d'un lambrequin de bois, repose sur des colonnes de fonte. La Flèche - La Promenade du Pré et le Kiosque à musique En novembre 1891, à la suite de la disparition de Léo Delibes 1836-1891, natif de Saint-Germain-du-Val, quartier fléchois, un comité est créé s'occupant d'organiser une souscription dans le but d'ériger une statue en hommage au compositeur, sur la Promenade du Pré, tout près du kiosque à musique. L'architecte Victor-Auguste Blavette 1850-1933 dresse les plans du square entouré d'une grille en ferronnerie qui accueillera le monument ; celui-ci, réalisé par le sculpteur Laurent Marqueste 1848-1920, est composé d'un buste en marbre de Léo Delibes installé sur un piédestal, au pied duquel figure une statue en bronze de Lakmé, héroïne du musicien. Le monument est inauguré le dimanche 18 juin 1899, lors d'une grandiose cérémonie menée par le directeur des Beaux-Arts Henri Roujon et Charles-Félix Mauvais, maire de La Flèche de 1894 à 1905, au milieu d'une foule de plusieurs milliers d'admirateurs et spectateurs. La Flèche - Square et monument Léo Delibes, kiosque au fond — Monument Léo Delibes et Lakmé Le 27 mai 1923, le Maréchal Foch, vient en personne inaugurer le monument aux morts de 1914-1918 de La Flèche. Constitué d'une stèle pyramidale entourée d'une grille de protection, conçu par l'architecte communal Rémi Freslon, il est érigé sur la Promenade du Pré, dans l'alignement du Kiosque à musique et du monument Léo Delibes. Festivals musicaux, fêtes des fleurs, concerts militaires et civils, cavalcades, fêtes nautiques, concours de pêche, fêtes foraines, foires et comices, les activités fleurissent alentour du kiosque à musique pendant les décennies suivantes. La Promenade du Pré devient la Promenade du maréchal Foch ; la place de la Sous-Préfecture, ancienne place Neuve, est rebaptisée place de la Libération. La statue de Lakmé, partie à la fonte en 1942, sera remplacée par une copie en 2000. Le Kiosque à musique a bel et bien disparu, sans laisser de traces dans les années 1970. L'Hôtel du Loir, qui lui faisait face à l'angle de la Promenade du Pré et de la rue de la Sous-préfecture, devenue rue du docteur Lhoste, est toujours en place sous la dénomination de Relais du Loir. La Promenade Foch n'a rien conservé d'une allure de promenade, envahie qu'elle est par une dense circulation et un afflux de véhicules et camping-cars garés de tous côtés. Kiosque supprimé. voir ici, Promenade du maréchal Foch, anciennement Promenade du Pré, sans kiosque, aujourd'hui.1/4 — 2/4 — 3/4 — 4/4 Monument aux morts et Monument Léo Delibes de la Promenade Foch, aujourd'hui. publié par Jean Marc Lun 24 Sep 2018 1605 18 avril 1891 — Ernest Van de Velde dirige la Musique municipale fléchoise — La Flèche. Le samedi 18 avril, grand concert donné par la musique municipale à ses membres honoraires. Sous l'habile et intelligente direction de son chef, M. Ernest Van de Velde, et encouragée par son dévoué Président, M. Abel Renou, cette musique tient à prendre place parmi les meilleures de la contrée ; nous applaudissons à ses efforts, et nous la félicitons de ses succès. L'orphéon, qui cependant compte peu de chanteurs, a rendu, dans la perfection des choeurs qui ont été unanimement applaudis. Applaudie aussi par tous les assistants, Mademoiselle Isabelle Louis, du Parc St Maur, cantatrice et violoniste de premier ordre ; nous voudrions lui donner toutes les louanges que mérite son talent ; qu'on nous pardonne si nous ne le faisons pas ; du reste elle nous le pardonnera elle même car nous connaissons sa modestie. 18 juin 1899 — Inauguration du monument en hommage à Léo Delibes sur la Promenade du Pré, près du Kiosque à musique — C'est sur la promenade du Pré, aux abords du Loir, que le monument fléchois à Léo Delibes, œuvre de Marqueste et de l'architecte Blavette, a été placé. A deux heures précises, le voile qui le recouvre tombe pendant que douze musiciens jouent la Marseillaise et que dix mille personnes battent des mains. Le buste de Léo Delibes, en marbre, domine le monument. M. Marqueste a admirablement rendu la physionomie si personnelle du maître. C'est palpitant de vie. Au bas du monument, on voit la poétique et douce Lakmé. L'œuvre a grand air. C'est d'ailleurs ce que M. Roujon constate dans un discours ému, tout vibrant de souvenirs du compositeur regretté qui fut le chantre aimé des muses, le musicien plein de grâce et de bonne humeur. L'éloge de Delibes par l'éminent directeur des Beaux-arts serait à citer tout entier, mais l'espace nous manque. Parlent successivement M. Fontaine, président du Comité de Paris ; MM. Mauvais, maire de La Flèche ... Mlle Moreno, de la Comédie-Française, devait dire un poème de M. Auguste Dorchain, musique de Léo Delibes, mais elle n'est pas arrivée. C'est Mme Dorchain qui veut bien se charger de déclamer l'œuvre de son mari. Elle obtient un vif succès. On applaudit et l'interprète et le poète. Une cantate, paroles de M. Fontaine et musique de M. Bayle, chef de musique à La Flèche, a terminé la cérémonie d'inauguration. La Chorale du Mans et les musiciens de La Flèche et du Mans, qui l'interprètent, sont vigoureusement applaudis. La journée s'est terminée par une représentation de gala dans le manège du Prytanée. Des artistes de l'Opéra-Comique ont interprété trois actes de Le Roi l'a dit et un acte de Lakmé. En outre, le corps de ballet de l'Opéra a dansé le ballet du second acte de Coppélia. La représentation a eu un succès considérable. 15 octobre 1899 — Un iconoclaste tague le buste de Léo Delibes — Dans les premiers temps qui suivirent l'inauguration du buste de Léo Delibes, à La Flèche, la municipalité, en raison de certaines haines locales non encore éteintes, faisait surveiller le monument nuit et jour. Depuis, la surveillance avait cessé. Cette nuit, tout un côté du buste en marbre blanc a été recouvert d'une épaisse couche de coaltar. Le sculpteur Marqueste, prévenu télégraphiquement, et un peintre, ont essayé pendant toute la matinée d'enlever la couche goudronneuse, mais vainement. Une grande indignation règne dans la ville. 2 mars 1906 —Une des fréquentes inondations de la Flèche La Flèche, 2 Mars. Le Loir a débordé à la Flèche et a envahi les promenades et les rues. Des baraques foraines ont subi des dégâts importants. La Flèche - Inondation 1er mars 1906, kiosque à musique et fête foraine sur le Loir 30 juin et 1er juillet 1912 — Programmes des Fêtes de la Flèche — Ainsi que nous l'avons dit, les fêtes de La Flèche auront lieu le dimanche 30 Juin et le 1er juillet. En voici le programme Dimanche 30 Juin 9 heures du matin arrivée des Sociétés. — 10 heures à la gare, réception par la municipalité des autorités ; formation du cortège avec le concours de la musique municipale et des sociétés patriotiques de la ville. — 10 heure 30, réception à l'Hôtel de Ville ; ouverture du 4e congrès fédéral à la salle des fêtes de l'ancien hôtel de ville. Concours de solistes individuels au théâtre, à l'école supérieure, à l'école des filles et à l'école maternelle. — Midi grand banquet par souscription à l'hôtel de ville. 2 heures, concerts publics sur toutes les places et carrefours de la ville. — 3 heures et demie, grand défilé des sociétés départ du boulevard Latouche. — 4 heures et demie, festival musiciens Promenade du Pré, morceau d'ensemble. Le Temps futur, symphonie ; Cantate, paroles de B. Bonnans, musique de F. Bayle, chantée et exécutée par la chorale mixte du Mans, Orchestre du Mans, les Musiques municipales de la Flèche et du Mans, Marseillaise ; remise du drapeau de la Fédération ; distribution des prix du concours de solistes ; remises des médailles et diplômes aux anciens musiciens de la Fédération ; distribution des palmes de souvenir aux sociétés fédérées. — 6 heures et demie banquet populaire par souscription sous les halles. 8 heures et demie, grand concert au kiosque, promenade du Pré. — 10 heures, feu d'artifice. Lundi 1e juillet Fête organisée par les commerçants de la ville de La Flèche. Cortège fleuri. Départ à une heure du boulevard Latouche ; défilé dans les rues de la ville. 5 heures distribution des médailles, promenade du Pré. — 5 heures et demie jeux divers dans les différents quartiers de la ville. — 8 heures et demie concert au kiosque ; fête vénitienne ; embrasement des rives du Loir. 11 heures bal public sous les Halles. 1er juillet 1912 — Compte rendu des fêtes de la Flèche — musiciens étaient hier invités et ce fut une véritable débauche de noires et de triples croches. L'Ouest-Edair a donné le programme de cette fête, à laquelle prirent part les sociétés musicales suivantes Société Musicale de Conlie, Fanfare d'Yvré-le-Pôlin, Harmonie municipale de la Ferté-Bernard, Musique de Luché-Pringé, Union Musicale de Crosmières, Fanfare de Noyen, Fanfare de Mézeray, Musique Municipale de Mamers, La Chorale du Mans, Sainte-Cécile de Sablé, Fanfare de Foulletourte, Musique municipale de Savigné-sous-le-Lude, Société musicale des Fondeurs d'Antoigné, Société Musicale de Saint-Jean de La Motte, Fanfare Municipale de Pontvallain, Société musicale de Loué, Musique de Ruaudin, Union musicale du Bélinois, Harmonie Sainte-Cécile de la Ferté- Bernard, Harmonie Municipale de Château-du-Loir, Harmonie municipale du Lude, Musique municipale des Sapeurs-Pompiers du Mans, Harmonie Amicale d'Aubigné, Musique de Mansigné, Musique de Sillé-le-Guillaume, Association Amicale des Anciens élèves de l'Ecole du Cogner Le Mans, Fanfare Sarthoise Le Mans, Société des Trompettes Le Mans, Réveil Castélorien Château-du-Loir, Musique d'Ecommoy, Délégation de Saint-Calais, Délégation de la Lyre Commerciale Le Mans, Délégation de Nogent-le-Bernard, Délégation de Beaumout-sur-Sarthe. Ce programme fut suivi de point en point. A 10 heures, à la gare, la municipalité reçut les autorités et, au milieu d'une foule compacte, le cortège, précédé de la musique muaicipale de La Flèche et des Sociétés patriotiques de la ville, se rendit à l'hôtel de ville. A la même heure, dans la salle des fêtes de l'ancien hôtel de ville, se tenait le 4e congrès fédéral. Les concours de solistes individuels eurent lieu au théâtre, à l'école supérieure, à l'école de filles et àl l'école maternelle. Ils occupèrent la matinée. La plupart des notabilités politiques de la Sarthe assistèrent au grand banquet par souscription servi à midi à l'hôtel de ville. Les discours y furent naturellement nombreux. A 14 heures, toutes les places de la ville étaient occupées par les sociétés musicales qui y donnaient des concerts. Puis, le défilé des musiciens s'organisa pour partir de la route de Baugé et se terminer promenade du Pré. Là, près du monument élevé à Léo Delibes et à la douce Lakmé, dont la plainte si belle a charmé le monde entier, le festival monstre souleva l'enthousiasme des milliers de curieux accourus de tous les points de la région. De grandioses ovations saluèrent le morceau d'ensemble, une symphonie intitulée Les Temps Futurs, et une cantate inédite de G. Bonnans, musique du maestro F. Bayle, chantée et exécutée par la chorale mixte du Mans, l'orchestre du Mans, les musiques municipales de la Flèche et du Mans. Les mêmes acclamations saluèrent, après la Marseillaise, la remise du drapeau de la Fédération, la distribution des prix du concours de solistes et des palmes du souvenir aux sociétés fédérées. Au milieu de la joie générale, des médailles et des diplômes furent encore donnés aux anciens musiciens. A 18 heures et demie, sous les halles, un grand banquet populaire fut servi. Une fête de nuit termina cette belle journée musicale. Aujourd'hui lundi les réjouissances continuent à la Flèche. Un corso fleuri a été organisa par les habitants et par les commerçants. Rappelons l'itinéraire du défilé, qui commencera à 13 heures et demie Départ du kiosque, promenade du Pré, boulevard Latouche, carrefour de l'usine à gaz, rues Saint-Jacques, Carnot, place Henri IV, Grande-Rue, boulevard Saint-Germain, place Thiers, rue Saint-Germain, de Ceinture, Descartes, boulevard d'Alger, rues de l'Ancien Hôtel-de-Ville, du Collège, Henri IV, place Henri IV, rues du Quai, Beufferie, Boierie, rond-point de la Boierie, avenue de la Garde, boulevard de la Gare, chemin du Perrin, rue Saint-Louis, Beufforie, pont des Carmes, rue Grollier, Grande-Rue, place Henri IV, rues Carnot, de la Sous-Préfecture place de la Sous-Préfecture, dislocation. Bataille de fleurs. Une fête nautique et pyrique avec embrasement des rives du Loin se donnera dans la soirée. Un bal public sous les halles terminera cette deuxième journée de fêtes. La Flèche - Fête des fleurs du 1er juillet 1912 sur la Promenade du Pré, kiosque à musique à droite 25 août 1912 — Exposition des animaux des espèces chevaline, bovine, ovine et porcine, de basse-cour et des instruments agricoles sur la promenade du Pré — La Flèche. Comice agricole. Le concours aura lieu le 25 août courant. Tous les habitants du canton de La Flèche seront admis a concourir ; de même, et sans distinction de résidence, tous les éleveurs de volaille de la race de La Flèche, les constructeurs-mécaniciens ou inventeurs d'instruments agricoles. L'exposition des animaux des espèces chevaline, bovine, ovine et porcine, de basse-cour et des instruments agricoles, aura lieu sur la promenade du Pré et celle de l'horticulture, de l'agriculture, de plantes fourragères, maraîchères et des beurres, sur le boulevard d'Alger. A midi et demie, grand banquet par souscription ; à 4 heures, sur la place de l'Ancienne Mairie, distribution des récompenses. 5 juillet 1914 — Fête à La Flèche, suivie d'un concert sur le Kiosque et d'une fête vénitienne sur le Loir — La Flèche. Dimanche 5 juillet 1914 Fête organisée par le comité des fêtes avec le concours de la Municipalité, l'Harmonie Fléchoise et la Musique du Lude. De 8 h. ½ à 10 heures, grand concours de pêche, francs de prix en espèces et objets divers à 13 h. 30. Réception des musiciens à la gare à 11 heures, grand gala théâtral en plein air, boulevard d'Alger, avec le concours des principaux artistes des Musics Hall de Paris. Le soir, à 21 heures, concert sur kiosque 100 musiciens. Grande fête vénitienne sur le Loir. Feu d'artifice. Embrasement des rives du Loir. La Flèche - Bateaux lavoirs, moulins et kiosque à musique sur le Loir — Moulins et Kiosque lors de l'inondation du 1er mars 1906 7 mai 1921 — Fête nationale de Jeanne d'Arc, concert sur le Kiosque à musique — 10 heures, messe solennelle en musique, panégyrique de Jeanne d'Arc par M. l'abbé Breteau, professeur à l'Institution Notre-Dame ; 15 heures, concert par l'harmonie Fléchoise sur le kiosque, promenade du Pré ; fête de gymnastique en face, sur la place de la sous-Préfecture ; 21 heures, retraite aux flambeaux ; 22 heures, au kiosque, chant du Salut à l'Etendard avec accompagnement de l'Harmonie Fléchoise ; sonnerie de trompes sur la promenade du Pré, par le Bien-Aller Fléchois ; illumination de la Promenade ; grand concours de façades illuminées. M. le Maire invite très vivement ses concitoyens à pavoiser et illuminer en l'honneur de la première fête de notre héroïne nationale. 14 juillet 1922 — Concert sur le Kiosque à l'occasion de la fête nationale — A 9 h., M. le colonel Birot, commandant le prytanée militaire passait en revue les élèves de l'école, ainsi que la compagnie des sapeurs-pompiers, puis le défilé eut lieu d'une façon superbe au son d'une marche entraînante de l'harmonie fléchoise qui prêtait son concours. L'après-midi les fêtes de quartier avaient été organisées et faisaient la joie des enfants. A 21 h. 30, l'harmonie fléchoise sous la direction de son chef, M. Oudin, donnait un concert des plus goûtés le kiosque ainsi que la promenade du pré étaient fort bien illuminés. Un feu d'artifice très réussi finissait cette journée. Il est à regretter que le temps ne se soif pas mis de la partie. L'Harmonie fléchoise en concert sur le Kiosque 27 juillet 1922 — L'harmonie fléchoise se fera entendre jeudi prochain 27 juillet, de 9 à 10 heures du soir, au kiosque de la promenade du pré. Voici le programme de ce concert 1. Salut lointain, pas redoublé. Doring. — 2. Echo des rues, fantaisie. Gadenne. — 3. Ouverture du Voyage en Chine. L. Chic. — 4. Palmes et Couronnes. Bajus. —5. The Fancyful Girl, valse américaine, Gadenne. 22 avril 1923 — L'Harmonie Fléchoise donnera son premier concert de la saison le dimanche 22 avril, de 15 à 16 heures au kiosque, Promenade du Pré. Programme Nevers, Farigoul. — Poète et Paysan, Dias. — Les Bords du Rhin, Noël. — Ouverture fantastique, Gavaert. — Grenoble marche Payaud. 27 mai 1923 — Inauguration du monument aux morts 1914-1918sur la Promenade du Pré en présence du Maréchal Foch 24 mai 1923 — Programme de l'inauguration. Itinéraire officiel. Le maréchal Foch arrivera samedi soir au Mans ou il couchera à la Préfecture. Il se rendra à La Flèche en automobile dimanche matin et arrivera par la rue de la Tour d'Auvergne pour se rendre directement à la place Henri IV où se fera la réception officielle. A la sortie de l'église le cortège se formera pour se rendre au monument par la rue Carnot et la place de la sos-préfecture. Après l'inauguration le cortège se reformera pour se rendre au déjeuner populaire. 27 mai 1923 — Compte rendu. — Le Maréchal Foch préside les fêtes de La Flèche. Aujourd'hui, le maréchal Foch, assisté de M. d'Aubigny, sous-secrétaire d'Etat des Finances, député de la Sarthe, s'est rendu à La Flèche. Une cérémonie religieuse a été célébrée à l'église Saint-Thomas et Mgr Grente, évêque du Mans, a salué le soldat illustre qui a conduit ses armées à la victoire. Ensuite a eu lieu l'inauguration du monument élevé par La Flèche à la mémoire de ses enfants morts pour la France. Le maréchal Foch a rappelé les exploits du Corps d'armée et magnifié l'héroïsme du poilu. Après un banquet populaire, à l'issue duquel M. d'Aubigny a prononcé un éloquent discours, à 15 heures, le maréchal Foch été reçu au Prytanée Militaire, qu'il a visité. Il a quitté La Flèche à 17 h. 30. La Flèche - Square Léo Delibes — Monument aux morts 1914-1918, buste Léo Delibes au fond 14 juillet 1923 — Fête Nationale, fête nautique, jeux, concert — Fête nationale. A 8 heures, promenade du Pré, revue des Elèves du Prytanée Militaire par le Colonel commandant le Prytanée. A l'issue de la revue, manifestation et défilé devant le monument aux morts. A 15 h. 30, fête nautique sur le Loir, à l'extrémité de la prairie du Billard, près du nouveau pont. Course de natation vitesse 100 m. fond 300 m.. Course de périssoires, course de bateaux de plaisance, mât de cocagne horizontal, course aux canards, course au cochon. A 21 h., concert par l'Harmonie Fléchoise. Illuminations. Feu d'Artifice. Programme du concert Grano, Allier. — Ouverture de Concert, Giraud. — Le Petit Colibri polka pour flûte, Bléger. — Salambô, Meister. — Saint-Georges, Allier. — La Marseillaise. Concerts sur le Kiosque à musique 22 mai 1924 — L'Harmonie fléchoise se fera entendre sur la Promenade du Pré, au kiosque, le jeudi 22 mai 1924, de 9 à 10 heures. En voici le programme Ouverture du Voyage en Chine. — L Chic ; Hylda. pour piston solo, soliste, M Bruneau J. Ravnaud. — Le Calife de Bagdad, de Boieldieu. — A. Gilbert ; Christmas, valse, A. Gomès. — Les Cadets de Brabant, pas redoublé. Turine. 19 juin 1924 — Le concert de l'Harmonie fléchoise sera donné le jeudi 19 juin de 9 h. à heures, Promenade du Pré, au kiosque. En voici le programme 1. Louise de Lavallière, F. Mourguet. — 2. Romania, F. Andrieu. a Danse roumaine, b Air national. — 3. Le Petit Duc, fantaisie. F Boisson. — 4. Hyménée, valse. F. Wesly. — 5. Le Magyard, pas redoublé. G. Allier. 3 juillet 1924 — Le prochain concert de l'Harmonie Fléchoise sera donné au kiosque de la Promenade du Pré, de 9 à 10 heures, le jeudi 3 juillet 1924. En cas de mauvais temps il serait remis à 8 jours. En voici le programme Le Magyar, pas redoublé. Allier. — Poète et paysan, ouverture. Suppé. — Quatuor pour 4 clarinettes. J. Waterson a Menuet b Andante c Allegro, exécuté par MM. Bidault, Soyer, Urbain et Guervillé. — La Fille de Mme Angot, fantaisie. Ch. Lecoq. — Hyménée, valse. Allier. 24 août 1924 — A l'occasion du Comice Agricole, l'harmonie se fera entendre sur la promenade du Pré, au kiosque, de 9 h à 10 h., le 24 août 1921. Au programme Cyrano, pas redoublé, G. Allier. — Prélude du Déluge, Saint-Saëns. — Carmen, fantaisie, Bizet. — Le petit Colibry pour petite flûte, Bléger. — Le pré aux Clerc, Hérold. — Marche romaine, J. Clérice. La Flèche - Promenade du Pré et Kiosque — Le Kiosque face à l'Hôtel du Loir, à l'angle de la rue de la sous-préfecture 28 février 1925 — Fête foraine sur la Promenade du Pré lors de la Foire du mercredi des cendres — La foire du Mercredi des Cendres a eu son succès habituel. Dès le matin, les trains déversaient un flot continu de voyageurs, qui favorisés par le beau temps, se dirigeaient vers les attractions installées sur le Champ de Foire, place de la Sous-Préfecture et Promenade du Pré. De nombreuses attractions retinrent l'attention du public. Les commerçants n'eurent également pas se plaindre, et l'animation fut intense dans notre ville jusqu'à une heure avancée de la nuit. 22 et 23 mai 1926 — Grand festival de musiques à La Flèche. — La fête de la Fédération musicale de la Sarthe, organisée par le comité des fêtes de la Flèche, l'Harmonie fléchoise, la société Philharmonique, sous le haut patronage de la Fédération Musicale de France, aura lieu les 22 et 23 mai 1926. En voici le programme Samedi 23 mai. A 9 heures, grande retraite aux flambeaux, avec le concours de plusieurs sociétés musicales. Dimanche 24 mai. A 6 heures, salves d'artillerie. — De 9 à 10 heures Arrivée des sociétés. — A 10 heures ½, vin d'honneur. — A midi, Banquet officiel. A 2 heures Concentration pour le défilé. — De 2 à 4 heures, Promenade du Pré groupement des sociétés ; remise de la bannière fédérale ; exécution du morceau d'ensemble exécutants ; distribution des récompenses aux vétérans de la fédération ; remise de palmes aux sociétés. — A 9 heures, Grande fête de nuit. Illuminations, concerts, fête nautique, ballets, attractions diverses, grand feu d'artifice. Emplacements gratuits pour MM. les forains. L'Harmonie fléchoise donne une dizaine de concerts sur le Kiosque tous les ans, moyennant une subvention municipale généralement fixée à francs 28 mai 1925 — Le jeudi 28 mai à 21 heures, l'Harmonie Fléchoise, sous la direction de M. Van Erps, donnera un concert au kiosque de la Promenade du Pré. Voici le programme Le Rocher Fantôme, ouvertude de H. Staz. — Salambo, fantaisie de Reyer. — Une nuit à Venise, Andrieu a Patrouille ; b Sérénade. — Hyménée, valse de Wesly. — Marche parade de L. Manière. 4 juillet 1925 — Le concert donné par l'Harmonie fléchoise aura lieu Promenade du Pré, le samedi 4 juillet, de 9 heures à 10 heures, au kiosque 1. Cortège de Vestales J. Wattelle. — 2. Gillette de Narbonne Audran. — 3. Caravane Hindoue F. Popy. — 4. Caprice, Fantaisie de valse lente A. Maby. — 5. Les Jeux Olympiques, pas redoublé F. Popy. 17 août 1926 — Le concert donné par l'Harmonie Fléchoise aura lieu au kiosque de la promenade du Pré, le mardi 17 août, de 21 h. à 22 h. En voici le programme 1. Danae, marche triomphale, de H. Borrel. — 2. Romania, danse roumaine, de F. Andrieu. — 3. Ballet égyptien n° 1, 2 et 3, de Grognet. — 4. Sous Bois, allegro de concert de G. Balay. 26 juin 1928 — Harmonie Fléchoise. Le concert donné par la société aura lieu au kiosque, promenade du Pré, le mardi 26 juin, à 9 heures. Programme Trocadéro, pas redoublé avec tambours et clairons G. Parés. — Cybèle, ouverture de Mullot. — Mirtys, gavotet de F. Andrieu. — Le Pré aux Clercs, de Hérold. — Fantaisie, Boissou. — Alsace, pas redoublé aux tambours et clairons, Cristol. 8 mai 1932 — L'Harmonie Fléchoise donnera un concert au kiosque promenade du Pré, le dimanche 8 mai prochain, à 15 heures. Voici le programme Luxembourg, marche de A. Groleau. — Ouverture Fantastique, de Govaert. — Le Grand Mogol, suite de valses sur l'opéra, de Audran-Doussaint. — Rêve de Valse, fantaisie sur l'opérette, de Strauss Farigoul. — La Fille du régiment, sur l'opéra-comique de Donizetti-Roux. Le Chef de Musique, A. Grolleau. 14 décembre 1932 — Le Kiosque à musique envahi par les poulains — La Flèche. La foire aux poulains favorisée par une température douce avait attiré comme de coutume à La Flèche une affluence nombreuse. Un grand nombre de poulains et chevaux se trouvaient sur la Promenade du Pré où les tractations furent assez actives, sensiblement à l'égal des années précédentes. Les beaux poulains étaient vendus de 800 à fr. Il y avait beaucoup de vieux chevaux, la vente en était très ralentie. Les chevaux pour la boucherie étaient vendus 500 francs. Les autres allèrent jusqu'à fr. Le marche aux bestiaux par suite de la foire, était plus fourni qu'à l'habitude, avec tendance à la baisse. 9 septembre 1935 — Le Loir, au pied du kiosque à musique, très prisé par les amateurs de pêche à la ligne — La Pêche à la ligne. Palmarès Concours La Flèche. Le concours organisé à titre de propagande à La Flèche dimanche dernier pour les hameçons à La Bouée » a obtenu le traditionnel succès. Après un tirage au sort à La Tour-d'Auvergne et 2 heures de pêche sur les bords du Loir, voici le palmarès 1. M. Léon Royer La Flèche ; 2. M. Alphonse Perrot La Flèche ; 3. M. Louis Chassard La Flèche ... Tous les pêcheurs ayant pris au moins un poisson furent récompensés. Bonne journée de propagande pour la fabrique française des hameçons à La Bouée ». Belles captures La Flèche Sarthe. — M. Chêne, employé des P. T. T., pêchant au lancer sur les bords du Loir, a capturé un superbe brochet, long de 1 mètre et pesant 14 livres. Félicitations au pêcheur. La Flèche - Les Bords du Loir, bateau-lavoir et Kiosque à musique — Un bon coin pour la pêche sur le Port du Pré, buste Léo Delibes au fond 9 mai 1937 — Fête nationale de Jeanne-d'Arc à La Flèche — A l'occasion de la fête nationale de Jeanne-d'Arc, M. le colonel Lacape, commandant le Prytanée militaire, passera à 10 h. 15 le dimanche 9 mai, dans le parc une revue des élèves de l'école. Au cours de la cérémonie, la Médaille militaire sera remise à M. Rivière Jean, industriel et au sergent-chef Samson. L'accès du parc sera libre au public à partir de 9 h. 30 et jusqu'à la fin de la cérémonie. A 11 heures, à l'église Saint-Thomas, messe solennelle en l'honneur de Jeanne d'Arc. A 15 heures au kiosque promenade du Pré, concert par l'Harmonie Fléchoise. Programme Pas redoublé, L'Aube Heymans ; Deux danses a Persane ; b Egyptienne Ganne ; Grand Mogol, valse Audran, pas redoublé. - 29 et 30 mai 1937 — A l'occasion d'une fête concours de gymnastique, grand concert sur le kiosque de la Promenade du Pré — Dixième fête-concours de la Fédération Féminine Française de gymnastique et d'éducation physique. Le soir, à 21 heures, un défilé des délégations prescrites aura lieu avec le concours de l'Harmonie Fléchoise. A l'issue du défilé, la musique donnera sous la direction de son chef, M. Dubourg, un grand concert au kiosque, Promenade du Pré. Le dimanche 30, de 7 heures à 11 heures, tous les groupes sportifs prendront part aux concours en sections et aux éliminatoires des concours individuels. A 14 heures, un grand défilé groupera les sociétés et les délégations scolaires de l'arrondissement, avec le concours de l'Harmonie Fléchoise et de la Fanfare du Prytanée militaire. Concerts de la Fanfare du Prytanée sur le Kiosque à musique 7 juin 1936 — La Flèche. De 18 heures à 19 heures, concert au kiosque de la Promenade du Pré par la fanfare du Prytanée Militaire. 20 juin 1937 — A 17 h. 30, au kiosque de la Promenade du Pré, concert par la Fanfare du Prytanée Militaire, sous la direction du chef de fanfare Georges Messiaen. La Flèche - L'Harmonie municipale fléchoise — La Fanfare du Prytanée militaire 27 février 1938 — Dix concerts de l'Harmonie fléchoise sont programmés sur le Kiosque à musique pour l'année — Séance conseil municipal. Le Comité des fêtes de la place Thiers, obtient la subvention habituelle de 200 francs pour sa fête annuelle qui aura lieu le 22 mai et le concert qui sera donné par l'Harmonie Fléchoise comptera sur les dix que doit donner cette société au kiosque. Seule l'Harmonie Fléchoise Musique municipale, dirigée par Félix Bayle, avec 50 exécutants est répertoriée à La Flèche en 1909. JeanMarc 500+ Messages 4659 Enregistré le sam. 21 déc. 2013 0628 Localisation Paris 19ème Re Kiosques à Musique jeu. 27 sept. 2018 1910 BAR-SUR-AUBE - Le Kiosque à Musique AUBE La cité de Bar sur l'Aube, érigée en comté au Xe siècle, devient en 1078, la possession du comte de Champagne, Thibaut 1er, qui détient également les fiefs de Vitry et de La Ferté. Les comtés de Bar et de Champagne sont rattachés à la France le 16 août 1284, par suite du mariage de Jeanne de Navarre 1273-1305, seizième comtesse de Champagne, avec Philippe IV le Bel. Auparavant, c'est le comte Thibaut IV 1201-1253, fils posthume de Blanche de Navarre qui, de 1230 à 1235, fait construire les fortifications barsurauboises adoptons ce gentilé nettement plus musical et harmonieux — hautbois — que le terme barbare de baralbin !. Une activité fébrile règne à Bar, précisément pendant cette période, puisque Thibaut y nomme un maire major, à partir de 1231 Emauricus en 1231-1232 ; Galterius en 1233-1234 ; Gaufridus en 1236-1237. Ces murailles sont achevées dès janvier 1237, comme l'atteste la donation faite par le curé Pierre de Champignolle au chapitre de Saint-Maclou d'une maison et terrain derrière, situé vico beate marie magdalene rue Sainte-Marie Madeleine, future rue Notre-Dame, ayant appartenu à un certain Guyard Freschet, s'étendant protenduntur a via usque ad muros ville s'étendant de la voie aux murs de la ville. Vingt quatre tours flanquent cette enceinte, entourée de fossés remplis d'eau, percée de quatre portes la porte de Brienne porta Brena future porte Notre-Dame, la porte de Pierre future porte Saint-Michel, la porte des Allemands et la porte du Châtelet. Plan de Bar-sur-Aube en 1837 Les fortifications sont démolies en 1682, les fossés sont comblés, remplacés, dans la première moitié du XVIIIe siècle, par la promenade plantée de la Contrescarpe. Les portes qui subsistaient encore, sont à leur tour détruites, lors de la révolution la porte Notre-Dame rebaptisée révolutionnairement porte de la Liberté est, quant à elle, déplacée hors la ville, figurée par deux piliers de pierre, au bout du faubourg Notre-Dame ancienne rue de Brienne, appelée faubourg du Champ de Mars le temps que les esprits se calment, près de la promenade du Jard. La porte du Jard-Notre Dame sera elle-même rasée en 1840. Plan de Bar-sur-Aube en 1837, détail quartier Faubourg Notre-Dame En sortie de ville, devant l'ancienne porte Notre-Dame, à la jonction de la promenade de la Contrescarpe, des rues des Roises d'Arsonval et de la Grande Courterie, un rond-point est aménagé, dès avant 1837, appelé tout d'abord place Notre-Dame. Ce rond-point, traversé en son médian par le faubourg Notre-Dame, est affecté aux foires aux bestiaux, comices agricoles et expositions du bourg. Des baraques foraines et jeux divers viennent s'y installer lors des fêtes nationales. Alors que les premières foires barsurauboises attestées datent de 1231, c'est un édit de Louis XIV de 1676 qui en fixe les règles, accordant deux foires annuelles sans franchise se déroulant l'une le 29 août et la seconde dite du Saint-Esprit la veille du dimanche des Rameaux ; un marché hebdomadaire se déroule en outre tous les samedis. La foire aux bestiaux qui devient mensuelle à partir des années 1870, se déroule le troisième samedi de chaque mois sur le rond-point Notre-Dame qui accueille également la fameuse foire des Rameaux. Bar-sur-Aube - Faubourg de Paris et gendarmerie à droite — Rond-Point Victor Hugo Vue du faubourg Notre-Dame devenu faubourg de Paris à droite, locaux de la Gendarmerie et à gauche propriété de l'officier de cavalerie Guillaume-Prosper Pagès et de son épouse Estelle Chamerois, saisie le 4 février 1881 et mise en adjudication pour dix mille francs En 1889, le nom de Victor Hugo est attribué à la partie senestre du rond-Point Notre-Dame, et à la rue de la Grande Courterie qui devient le boulevard Victor Hugo ; le nom de Gambetta est de son côté donné à la partie dextre du rond-point et à la Promenade de la Contrescarpe dénommée à présent boulevard Gambetta. A partir de 1901, la dénomination faubourg et rond-point de Paris vient se substituer progressivement aux appellations antérieures de Victor Hugo et Gambetta. Des phalanges musicales sont connues à Bar-sur-Aube de longue date les plus actives sont la société Chorale, fondée en 1850, dirigée quelques temps par M. Herzog, puis par M. Fuchs ; la Fanfare municipale fondée en 1855, dirigée de 1879 à 1892 par Gabriel Fuchs, remplacé en 1893 par Florent Maître, laquelle fanfare devient l'Harmonie municipale sous la houlette de A. Lebois de 1903 à 1909 ; la Société de trompettes La Concorde, dirigée par Quellard de 1893 à 1900 ; l'Union Philharmonique fondée vers 1897, dirigée par Georges Camus. Les concerts et festivals de ces sociétés se déroulent de préférence promenade du Jard, promenade de Mathaux, place de l'Hôtel de Ville future place Carnot, sur le rond-point Saint-Michel ou encore sous la Halle couverte, mais quasiment jamais sur le rond-Point de Paris Victor Hugo Gambetta. Au décès de Gustave-Adolphe Verrat 1854-1907, ancien négociant, conseiller municipal et président du Véloce-Club barsuraubois, celui-ci lègue, le 8 mars 1907, une somme de deux mille cinq cents francs à la ville de Bar-sur-Aube, pour la construction d'un Kiosque pour la société de musique. Le 15 avril 1907, le conseil municipal présidé par le docteur E. Marchandé, maire de 1904 à 1908, s'empresse d'accepter ce legs. Le 11 février 1908, la construction d'un kiosque objet du legs étant au point mort, Maître Joutel, avoué chargé de l'exécution testamentaire, relance la municipalité à ce sujet. S'ensuivent, lors de la séance, des propositions du maire qui fait dresser un devis par Louis-François-Eugène Gabriel, architecte communal de Bar-sur-Aube. 1 Mais la surprise est grande de voir qu'à la demande de plusieurs conseillers municipaux, l'édicule projeté s'avère n'être qu'un kiosque démontable. Deux conseillers défendent tout de même la cause d'un kiosque fixe Gaston Cheq qui propose de ne construire qu'un kiosque non couvert si les moyens font défaut pour ériger une toiture ; Emile Verpy, très assidu conseiller, de son côté, préconise, lui aussi, la construction d'un soubassement peu onéreux, ajoutant qu'il finit par regretter d'avoir accepté ce legs. La séance du conseil municipal conclut finalement à la construction d'un kiosque fixe à installer au milieu de la promenade de Mathaux située le long de l'Aube, au sud de la ville. Lors de la séance du 29 mai 1908, un des conseillers municipaux, Georges Margaine, propose un nouveau projet de kiosque, pour lequel M. Comte se propose de fournir gratuitement les piliers et la toiture, dont l'emplacement, cette fois-ci, serait fixé sur le rond-point Victor Hugo, près de la gendarmerie. Un an après, le 17 juin 1909, on en est toujours aux âpres discussions et M. Boilet, un des conseillers, souligne, à juste titre, que les héritiers Verrat se verraient fondés à revendiquer la somme léguée, comme n'ayant pas servi à la construction d'un kiosque, mais seulement d'une estrade. Il est finalement décidé d'installer le kiosque fixe sur le rond-point de Paris. L'édification du Kiosque à musique est à peine achevée que l'Harmonie municipale, précédant l'inauguration officielle prévue pour le 14 juillet, s'empresse d'y donner un premier concert le samedi 21 mai 1910, au même moment que la foire aux bestiaux mensuelle. On ne saura pas si les musiciens ont pu accorder aisément leurs instruments parmi les beuglements et bêlements inévitables du foirail ! De forme hexagonale, accessible par un escalier de sept marches, le soubassement du kiosque, recouvert de panneaux en bois, est muni d'un garde corps en fer forgé ; ses colonnes en fonte supportent une toiture en zinc surmontée d'une lyre. Un panneau apposé à son entrée en défend l'accès aux enfants. Le conseil municipal réuni le 28 juin 1910 est saisi d'une demande tendant à doter le Kiosque Verrat d'un éclairage au gaz pour les concerts nocturnes. M. Rage-Roblot 1857-1940, minotier de son état, maire de 1908 à 1911, propose de son côté de fournir gracieusement l'éclairage électrique de l'édifice au moyen d'un câble branché sur son propre réseau particulier. Ce projet est mis de côté au vu des événements qui surviennent l'année suivante... Bar-sur-Aube - Le Kiosque à musique rond-point Victor Hugo — Faubourg de Paris, gendarmerie et rond-point Victor Hugo Mes amis, en avant ! Tous au Kiosque ! Tels sont les mots vociférés par Gaston Cheq 1866-1937 le mardi 28 mai 1911, sur la place Carnot, devant l'Hôtel de ville de Bar-sur-Aube. Cette sortie fait suite aux manifestations qui se déroulent depuis deux mois dans l'Aube et qui ont amené, la veille, lundi 27, l'arrivée d'une compagnie du 1er bataillon de chasseurs venant s'ajouter à la cinquantaine de gendarmes déjà en place. Plus de cinq mille viticulteurs défilent et envahissent le rond-point de Paris au milieu duquel, Gaston Cheq, passé de potier à orateur, monte sur le Kiosque à musique flambant neuf et harangue la foule ; le préfet de l'Aube, Charles Marais, lui succède sur l'édifice... Bar-sur-Aube - Manifestations 1911 Défilé rue Nationale — Gaston Cheq contient la foule, place de l'Hôtel de ville A Bar-sur-Aube, tout a commencé l'après-midi du dimanche 19 mars 1911 près de huit mille viticulteurs venus de toute la région barsurauboise, défilent sur la ville, précédés de la musique jouant l'Internationale des Vignerons. Ils sont venus dans l'intention de faire plier le gouvernement sur le décret du 11 février 1911 interdisant l'utilisation des vins de l'Aube dans les procédés de fabrication du champagne. Le cortège est accompagné des édiles et notabilités venus soutenir leurs ouailles et leurs électeurs !, notamment les sénateurs, députés, conseillers généraux, conseillers municipaux, les maires 275 des maires aubois vont démissionner à cette occasion, à commencer par M. Rage-Roblot. La première halte de la foule a lieu sur la place de l'Hôtel de ville où, au milieu de la foule en délire, un groupe de vignerons chargé de hottes, va renverser le contenu de celles-ci, des avis d'impositions, et en faire un autodafé, y jetant au centre, un mannequin à l'effigie d'Ernest Monis, président du Conseil. L'immense cortège poursuit ensuite son périple en direction du rond-point de Paris où, sur le Kiosque à musique, prennent place les nombreux officiels ; Gaston Cheq qui, dès le 29 janvier a fondé la Ligue de Défense des Vignerons de l’Aube, prend le premier la parole pour annoncer que les parlementaires vont s'exprimer. A la suite de ces discours, la foule se dispersera ce jour-là dans le calme. Bar-sur-Aube - Manifestations 1911 Autodafé des avis d'impositions sur la place de l'Hôtel de ville — L'heure des discours au Kiosque à musique Les manifestations plus ou moins houleuses vont ainsi se reproduire sporadiquement, l'hôtel de ville et le kiosque à musique étant les lieux de rassemblement et de contestations jusqu'à l'arrivée des troupes intervenue une première fois le 14 avril avec le 29e dragons, commandé par le colonel Heck et le 109e de ligne du commandant Doursout. Le décret du 7 juin 1911 autorise les viticulteurs aubois à utiliser l'appellation de champagne pour leur production destinée à la région. En juillet, lors de la fête nationale du 14, les troupes d'occupation sont encore au nombre de huit à neuf cents ; elles ne quittent Bar-sur-Aube qu'en août après s'être assurées du retour au calme complet. Bar-sur-Aube - Manifestations 1911 Rond-point de Paris pendant l'occupation, Kiosque à musique — Les troupes du 109e de ligne et du 29e de dragons occupent l'Hôtel de ville Cette première année d'inauguration du kiosque à musique en fanfare n'aura cependant pas un effet bénéfique d'affluence pour celui-ci. Il faut reconnaître que l'emplacement de son édification n'est pas vraiment idéal les barsuraubois ayant adopté, depuis des décennies, la place de Paris comme un lieu de foires mensuelles, les concerts continuent à se dérouler principalement sur la promenade du Jard, de celle de Mathaux et sur la place de l'Hôtel de Ville. A partir de mai 1922, la foire aux bestiaux de la place ou rond-point Garibaldi, nouvelle dénomination attribuée à la place de Paris depuis le 15 juin 1915, se tient dorénavant au rond-point de Belfort. Ce départ des bestiaux est dû à l'édification du monument aux morts de 1914-1918 qui vient d'être inauguré sur ladite place Garibaldi, le 28 mai 1922. Ce monument en bronze est sculpté par Charles-Henri Pourquet 1877-1943, devant un obélisque disposé sur un un socle du marbrier de Saint Florention, Albert Planson. Bar-sur-Aube - Monument aux morts 1914-1918 sur la place Garibaldi rond-point de Paris, devenue place Jean Jaurès — Monument du Souvenir Français des mobiles 1870-1871, construit à l'origine place St Maclou et transféré place Jean Jaurès Une ultime fois, la place du Kiosque change de nom, après Sainte Marie-Madeleine, Notre-Dame, Victor Hugo/Gambetta, Paris, Garibaldi, c'est au tour de Jean Jaurès de porter sa plaque indicatrice qui, cette fois, est définitive. Vers 1950, le monument du Souvenir Français des mobiles de 1870-1871, vient prendre place près du monument aux morts 1914-1918 sur la place Jean Jaurès cette sculpture réalisée d'après une oeuvre originale d'Onésyme-Aristide Croisy 1840-1899, reproduite en série par la fonderie Antoine Durenne, était située à l'origine sur la place Saint-Maclou et avait été inaugurée le 22 août 1909, après une décision du conseil municipal du 16 février 1906. Dans les années soixante, la municipalité fait disparaître le Kiosque à musique. Kiosque supprimé. voir ici, Place Jean Jaurès de Bar-sur-Aube sans son kiosque, aujourd'hui.1/2 — 2/2 publié par Jean Marc Jeu 27 Sep 2018 1702 25 mai 1884 — Fête musicale et ballon aérostatique, promenade du Jard, rond-point Saint-Michel et place de l'Hôtel de ville — Le Festival musical. Le lundi, les Sociélés musicales de Champignol, Colombé-la-Fosse, Colombé-le-Sec, Colombey-les-deux-Eglises, Lignol, Soulaines et Voigny, se réunissaient à la Fanfare de Bar-sur-Aube dans la promenade du Jard, et de là, défilèrent dans les principales rues de la ville, pour se rendre ensuite au rond-point Saint-Michel et prendre part au festival. Disons, en passant, que ce festival, dû à l'initiative de M. Fuchs, a fort bien réussi et a donné beaucoup d'animation au quartier Saint-Michel, trop souvent privé de toutes fêtes et distractions. Une estrade ornée de feuillages, établie gracieusement par quelques personnes dévouées, attendait les Sociétés, où chacune a pris place à tour de rôle pour exécuter un morceau à son choix. Le morceau d'ensemble, joué par toutes les sociétés réunies, a produit un grand effet et a brillamment terminé cette fête musicale. Nos compliments à tous les musiciens pour ce tour de force de précision. Le Ballon. Vers deux heures, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, le ballon fut adapté à une conduite de gaz, et peu à peu la foule curieuse vint se masser autour de l'enceinte qui lui était consacrée, de même qu'aux fenêtres des maisons voisines. Nous avons remarqué que le hasard il fut heureux en cette circonstance avait rassemblé dans un coin privilégié, les plus frais, les plus gracieux minois. Quelques instants avant l'ascension, qui se fit un peu attendre, toutes les Sociétés musicales, sous la direction de M. Fuchs, exécutèrent, avec un remarquable ensemble, un pas redoublé franchement attaqué et allègrement enlevé. Au fameux lâchez tout » nouveau morceau d'ensemble pour saluer le départ de l'aéronaute, M. Brissonnet, qui raconte lui-même son voyage dans la lettre que nous publions plus loin. Le feu d'artifice a été bien modeste, à part quelques pièces à effet. Est-ce la faute de l'artificier ou de l'averse tombée à 6 heures ? Programmes des fêtes nationales des 14 juillet 1885, 1887 et 1889 à Bar-sur-Aube 17 mars 1894 — Foire au bestiaux aux rond-points Gambetta et Victor Hugo. — Foires franches aux bestiaux avec primes. Par décision du conseil d'administration de la Société d'encouragement à l'agriculture et par délibération du conseil municipal de Bar-sur-Aube, une allocation de 100 francs a été votée par chacune de ces assemblées comme primes à distribuer aux deux foires annuelles des Rameaux et d'août. La première foire franche aux bestiaux avec primes aura lieu le Samedi 17 mars courant. Elle se tiendra aux rond-points Gambetta et Victor Hugo. Le maire de Bar-sur-Aube, Petit ; le président de la commission des foires, E. Breton. 6 juin 1895 — Concerts donné place de l'Hôtel de ville — Un concert sera donné par la Fanfare municipale de Bar-sur-Aube, demain jeudi 6 juin, à 8 heures et demie du soir, sur la place de l'Hôtel-de-Ville Condé, allegro militaire Wettge. — Ouverture des aveugles de Tolède Méhul. — L'Olympienne, polka pour trombone Mullot. — La traviata fantaisie sur Verdi. — La Vallée d'Osseau, valse Chobr. — La Pie Grièche, polka pour piston Bléger. En cas de mauvais temps, le concert aura lieu sous la halle. 21 septembre 1896 — Concert au Stand du Jard — Dimanche prochain 21 courant, la Fanfare de Bar-sur-Aube donnera un concert au stand, de 4 heures ½ à 6 heures du soir. L’entrée dans le jardin du stand sera gratuite et publique. Programme Allegro militaire. — Fantaisie sur le Chalet Adam. — Polka pour piston Maillet. — Fantaisie sur la Traviata Verdi. — Polka pour trombone Dormant. — Le Retour à la Vie, valse Chabas. 21 août 1898 — La foire aux bestiaux est tenue le troisième samedi de chaque mois sur le rond-point de Paris — La foire mensuelle aux bestiaux, avec primes, qui se tient habituellement le 3e samedi de chaque mois, est reculée au Samedi 27 août courant, jour de la foire annuelle. Elle se tiendra au rond-point de Paris, près la gendarmerie. 25 et 26 mars 1899 — Foire des Rameaux sur les rond-points Gambetta et Victor Hugo et place de l'Hotel-de-Ville — Foire des Rameaux, foire aux vins, foire aux Bestiaux. Notre grande foire dite des Rameaux, se tiendra les samedi 25 et dimanche 26 mars, place de l'Hotel-de-Ville et rond-points Gambetta et Victor Hugo. La foire franche aux bestiaux avec primes, toujours très fréquentée à cette époque de l'année, se tiendra à partir du samedi 25 mars au rond-point de Belfort. La foire aux vins blancs et rouges aura lieu également le samedi 25 mars, dans la grande salle du 1e étage de l'Hôtel de Ville, aménagée à cet effet. Parmi les attractions annoncées dès aujourd'hui, nous citerons sur les rond-points Gambetta et Victor Hugo — La grande Ménagerie veuve Seguin Pezon ; le Cirque Dedessus le Moustier ; le Théâtre des Nouveautés, Léon Ulmann ; les Vagues de l'Océan, Henri Lamberty ; les Chevaux de bois, Charton ; Lutte et Gymnastique, Michot ; le Chemin de fer aérien, Brocard ; les Balançoires, Lamberty père et Réveillé ; les pommes de terre frites Lepori ; le Stand aux pigeons, Lafond ; les Animaux phénomènes, Laurent Jules, etc. 14 juin 1903 — Fixation des emplacements des foires et marchés à Bar-sur-Aube Emplacement des foires aux bestiaux et autres. Arrêté de la ville de Bar-sur-Aube Le Maire de la ville de Bar-sur-Aube, arrête Article 1er. — L'emplacement des foires est ainsi fixé à partir de ce jour 1° Foires des Rameaux et du mois d'août place de l'Hôtel-de-Ville et le surplus des théâtres ou boutiques, rond-points Gambetta et Victor Hugo, les années impaires ; faubourg de Belfort, les années paires ; 2° Foires mensuelles aux bestiaux rond-points Gambetta et Victor Hugo, les années paires ; rond-point du Faubourg de Belfort, les années impaires. Art. 2. — Tous les ans, la foire des Rameaux sera la date indicatrice du changement de rond-points, pour les foires mensuelles aux bestiaux. Le 4 juin 1903, le Maire, Louis Berrard. Quelques concerts à Bar-sur-Aube, promenade de Mathaux, sous la Halle, au Jard et place Carnot 21 juin 1903 — Un concert public sera donné demain dimanche 21 juin, à 4 heures du soir, promenade de Mathaux, par l'Harmonie municipale de Bar-sur-Aube. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés Ké-Son, pas redoublé Bidegain. — Verona, fantaisie italienne H. Sénée. — Confidences, gavotte Wesly. — La Poupée de Nuremberg, ouverture Adam. — Marinette, polka pour piston Buch. — Allegro militaire Turine. 25 juin 1903 — L'Union Philharmonique donnera un concert demain jeudi 25 courant, à 9 heures du soir, sous la Halle. Voici le programme des morceaux qui seront exécutés Valeur française, marche militaire E. Fontenelle. — Fra-Diavolo, fantaisie Auber. — Pendant la Cueillette, morceau de genre Paul Wachs. — Lucie de Lammermoor, fantaisie Donizetti. — Santiago, valse Corbin. Le public est prié de garder le silence pendant l'exécution des morceaux. 14 juillet 1904 — A 4 h. ½, promenade du Jard et ensuite sur la place Carnot, Concert par l’Harmonie municipale La Marseillaise, chant national. — Lutèce ! ouverture Wesly. Morceau imposé au Concours international de musique de Bruxelles. — La Chaîne d'Or, grande valse X.... — Fantaisie sur Robert-le-Diable Meyerheer. Morceau de chois concours de Bruxelles. — Pinson et Fauvette, polka pour deux pistons Labole. — Allegro militaire Turine. 29 mai 1904 — Demain dimanche 29 courant, à 4 heures, promenade de Mathaux, l’Harmonie municipale de Bar-sur-Aube donnera un concert public, dont voici le programme Allegro militaire Turine. — Idylle champêtre, mazurka Labole. — Un Concert sous bois, fantaisie F. Maye. — La Villageoise, pour hautbois Bouchel. — Légende d'Amour, valse X.... — Joyeux ébats, polka Wesly. 10 septembre 1905 — Nous apprenons avec plaisir que, sur la demande de la Municipalité, l'excellente musique de la 8ème brigade d'artillerie de Bourges donnera un concert supplémentaire aujourd'hui dimanche, place de l'Hôtel-de-Ville, à 4 heures du soir. En voici le programme 1. Lauriers prochains, pas redoublé D. Trave. — 2. La vallée des Lys, ouverture F. Stoupan. — 3. Estudiantina, valse espagnole Lacome. — 4. Une Soirée près du lac, fantaisie pour hautbois Leroux. — 5. Marche et cortège de Fête G. Wettge. — 6. Le Régiment, chœur militaire F. Stoupan. Bar-sur-Aube - Concert sur la place de l'Hôtel de Ville par la musique de la 8e brigade d'Artillerie de Bourges 10 septembre 1905 — Election de la Reine des reines le 28 mars 1921, fanfare sur la place de l'Hôtel de Ville 23 mars 1907 — Legs de Gustave-Adolphe Verrat d'une somme de francs pour la construction du kiosque à musique de Bar-sur-Aube Nécrologie. — Nous avons le regret d'annoncer la mort de M. Gustave-Adolphe Verrat, ancien négociant, Conseiller municipal, Président du Véloce-Club Barsuraubois, décédé le 21 courant à l'âge de 58 ans, après une long et douloureuse maladie. Au terme de son testament reçu par Maître Bidaut, notaire à Bar-sur-Aube, le 8 mars présent mois, enregistré hier 22 courant, M. Verrat a légué, savoir 1° A la Ville de Bar-sur-Aube, une somme de francs pour la construction d'un Kiosque pour la société de musique 2° A l'hospice de ladite ville, pareille somme de francs ; 3° Au bureau de bienfaisance de la même ville, une somme de 300 francs ; 4° A la société du Véloce-Club Barsuraubois, une somme de 100 francs ; 5° A la Société de secours mutuel de Bar-sur-Aube, une somme de 200 francs ; 6° A l'Harmonie Municipale de la même ville, une somme de 100 francs ; 7° A la société de Gymnastique de ladite ville, pareille somme de 100 francs ; 8° Et à la Compagnie des sapeurs-pompiers de ladite ville, une somme de 50 francs. Tous les legs sont faits nets de tous droits de mutation et autres frais. Nous adressons à la famille de ce généreux donateurs tous nos sincères remerciements, en même temps que l'expression de nos sympathiques condoléances. 22 août 1909 — Inauguration, sur la place Saint-Maclou, du monument du Souvenir français, ultérieurement transféré face au Kiosque à musique, place Jean Jaurès. Un banquet juste interrompu !... — Inauguration d'un monument commémoratif. Avant-hier dimanche 22 août, a eu lieu à Bar-sur-Auhe, l'inauguration d'un monument élevé à la mémoire des soldats morts pour la Patrie. Ce fut le prétexte d'une grande manifestation patriotique à laquelle décemment, on associa le clergé. Il n'en pouvait d'ailleurs être autrement M. Thierry Delanoue présidait. De nombreuses sociétés locales et extra-locales avaient répondu à l'invitation du Comité. Le banquet lui-même, à l'Hôtel Saint-André. ne réunit que peu de convives en comparaison de la foule qui était venue à Bar. Est-ce parce que les frais en étaient faits par M. Thierry Delanoue ? Bref, la messe ayant été longue, on se mit tard à table et une heure et demie sonnait que le repas n'était pas terminé. Comme c'était l'heure prévue pour l'inauguration, on dut, pour ne pas faire attendre ni les sociétés convoquées, ni la foule, quitter précipitamment l'hôtel, former hâtivement le cortège et se rendre tambour battant place Saint-Maclou où est érigé le monument. Là, sur une estrade, des discours sont prononcés par M. Thierry Delanoue ; M. Niessen, secrétaire général du Souvenir Français » ; par M. Breton qui fait la remise du monument à la ville et par M. Rage, maire, qui remercie. On revient ensuite à la salle du banquet où le déjeuner, un moment interrompu, s'achève. Au champagne, M. Niessen et M. Delanoue se sont mutuellement congratulés. N. Niessen a fait l'éloge de M. Delanoue et... de ses trésors inépuisables et M. Thierry-Delanoue a, en d'excellents termes, dit un de nos confrères, porté la santé de M. Niessen. 21 mai 1910 — Pré-inauguration du Kiosque à musique, avant son achèvement complet — Concert. L'Harmonie municipale, tenant à satisfaire au désir légitime de ses membres honoraires et de la population, n'a pas cru devoir attendre, pour donner un premier concert public, que le Kiosque soit complètement agencé. Au cours de la répétition générale de samedi dernier, les membres de cette Société ont décidé à l'unanimité de donner, le lendemain dimanche à quatre heures et demie du soir, une audition à Mathaux. L'heure tardive de cette décision n'a pu permettre l'envoi aux journaux, d'un communiqué avisant les intéressés et leur faisant connaître le programme des morceaux à exécuter. Nous espérons que l'Harmonie municipale se fera entendre deux fois par mois pendant la bonne saison, dont une le soir. Son second concert coïncidera probablement avec l'inauguration du Kiosque. Se trouvera-t-il parmi les amateurs de musique, des personnes assez généreuses pour doter le Kiosque des appareils d'éclairage indispensables aux musiciens pour leurs concerts du soir ? Bar-sur-Aube - Le Kiosque à musique rond-point Victor Hugo 21 mai 1910 — Les bêtes à cornes sont rangées autour du Kiosque à musique du rond-point de Paris, lors de chaque foire aux bestiaux mensuelles — L'approche de la fenaison avait incité beaucoup de cultivateurs à venir samedi à la ville. L'abondance des denrées apportées du dehors au marché, a occasionné une baisse sensible de celles-ci, du beurre entre autre. A la foire mensuelle aux bestiaux, de nombreux sujets appartenant aux espèces chevalines, bovines et porcines ont été amenés. L'herbe drue et pleine de promesses qui couvre d'un épais et vert tapis les prairies naturelles et artificielles, a déterminé la hausse du gros bétail, apportant une entrave momentanée aux transactions, vu la pénurie des réserves de fourrage. Les marchands à la recherche, en cette chaude journée de mai, du frais ombrage des tilleuls, s'étaient installés avec leur bétail, sur la partie du rond-point de Paris où se trouve le Kiosque à musique nouvellement monté. Le curieux spectacle des bêtes à cornes rangées autour de cet édifice, élevé en l'honneur de l'art, a été fort remarqué et commenté. 14 juillet 1910 — Inauguration officielle du Kiosque à musique — La Fête Nationale a été célébrée avec beaucoup d'entrain. A la retraite aux flambeaux donné mercredi soir par La Concorde et les sapeurs-pompiers, il y avait foule. De même au concert inaugural au Kiosque, dans l'exécution duquel l'Harmonie Municipale, très applaudie, s'est surpassée. Des cordons de verres multicolores, des lampions et des lampes à incandescence, disposés avec le meilleur goût illuminaient cet édicule. Des ballons orange disposés dans le feuillage des tilleuls de la promenade donnaient à ce coin un décor lumineux parfait. Tel fut l'avis unanime de la nombreuse assistance qui s'y pressait. ... Même affluence de monde au concert de l'Harmonie qui fut, comme la veille, donné au Kiosque. En ce chaud après-midi, la foule circulait à l'ombre des tilleuls. 8 septembre 1911 — Concert au kiosque Verrat — Samedi prochain, à neuf heures moins un quart du soir, un concert public sera donné au Kiosque Verrat. L'Harmonie municipale et la fanfare de trompettes du Patronage laïque exécuteront des morceaux d'ensemble, puis joueront alternativement. 1er et 2 juin 1912 — Fêtes du comice agricole. Concert sur le Kiosque — Fêtes agricoles. Des fêtes sont organisées à l'occasion du Comice agricole de l'Aube, qui se tiendra à Bar demain samedi 1er et dimanche 2 juin. Samedi 1er juin. — A 8 heures trois quarts, grande retraite illuminée, à laquelle prendront part les trompettes du patronage laïque, la Société de gymnastique La Concorde » et la Compagnie de sapeurs-pompiers avec clairons et tambours. A l'issue de la retraite, au kiosque à musique, concert par l'Harmonie municipale, la Société de trompettes du et les trompes de chasse du Rallye-Bar. Illumination du kiosque et du rond-point Victor-Hugo. Dimanche 2 juin. — A une heure trois quarts, grand défilé par l’Harmonie municipale, les Sociétés de trompettes et de trompes de chasse, et la Société de gymnastique. Réunion au rond-point de Belfort. A 2 heures, au Jard enceinte du concours, exercices de gymnastique par la Concorde ; Concert par l'Harmonie municipale, les trompettes du et le Rallye-Bar. A 9 heures, sous la Halle, bal public à grand orchestre. — Illuminations. 8 juin 1912 — On demande à ce que le rond-point de Paris soit enfin transformé en jardin public — Le gracieux kiosque dû à la générosité de M. Verrat, qui s'élève sur le rond-point devant la Caisse d'Epargne, va enfin être dégagé de l'herbe qui croît plantureusement dans ses alentours. Des ouvriers aménagent des allées qui y donnent accès. C'est bien. Mais quand transformera-t-on le rond-point en jardin public ? Ce serait alors très bien. 5 juin 1913 — Concert du Rallye-Bar sur le Kiosque Verrat — Voici le programme du concert donné au Kiosque Verrat, ce soir jeudi, de huit heures trois quart à neuf heures trois quarts, par le Rallye-Bar », fanfare de trompes de chasse La Saint-Hubert. — La Buzenval. — La Madame. — Les échos des Vosges fantaisie. — Marche de Venise. — La Lur-Saluces. — Les Hallalis sur pied. — Les Hallalis par terre. — Souvenir de Rouen fantaisie. — Le Rallye-Bonnelle. — La Dupuytren. — Les Filles du Village. — La rentrée au Château. — Le Rallye-Lorraine pas redoublé. Bar-sur-Aube - Musique au kiosque 13 et 14 juillet 1921 — La fête nationale de Bar-sur-Aube. Concerts sur le kiosque du rond-point Garibaldi, nouveau nom attribué au rond-point de Paris — Mercredi 13 juillet. A 20 heures 30, retraite par les Sapeurs-pompiers, la Jeune Garde, les Trompettes du A l'issue de la retraite, au Kiosque, concert par I'Harmonie municipale et les Trompettes du Après le concert, au Jard, séance de cinématographe. Jeudi 14 juillet, à 8 heures, distribution de secours aux vieillards, infirmes et indigents. A 14 heures, au Jard, Fête de gymnastique et sportive par la Concorde, la Jeune Garde et l' avec sonneries et morceaux exécutés par la et les Trompettes du A 16 heures, course cycliste organisée par l' Départ à la scierie Comte. Parcours Levigny, Eclance, Arsonval. Arrivée au rond-point Garibaldi vers 17 heures. A 17 heures, au Kiosque, concert par l'Harmonie municipale. A 18 heures, sur la place de l'Hôtel-de-Ville, exécution d'un morceau d'ensemble par l'Harmonie et les Trompettes du suivi de la Marseillaise. A 22 heures, au Jard, séance de cinématographe. A 22 heures, sous la Halle. grand bal public. Pavoisement, illuminations. 28 mai 1922 — Inauguration du monument morts 1914-1918 place Garibaldi, future place Jean Jaurès — Dimanche a eu lieu l'inauguration du monument élevé à la mémoire des morts de la grande guerre. Le rassemblement des autorités et des sociétés se fit à 14 heures, à la promenade de Mathaux. Sous l'ombre tulélaire des arbres de la promenade, le général Crépy remet le drapeau à la section barsurauboise de l' puis il attache la croix de la légion d'honneur sur la poitrine de M. David, ancien lieutenant de chasseurs à pied et remet la médaille militaire à MM. Garachon et Le Joseph. Les tambours battent, les clairons et les trompettes sonnent et le cortège se forme pour se rendre place Garibaldi où s'élève le monument aux morts. Le rond-point est gentiment décoré de sapins et pavoisé. Les personnages officiels se rendent à une estrade élevée à droite du monument. Après l'exécution d'un morceau par l'Harmonie municipale, les drapeaux des sociétés présentes se massent dans le fond du décor et on dépose des couronnes, des bouquets, des palmes. Après une sonnerie Aux Champs, le capitaine Minoggio, des sapeurs-pompiers, découvre la statue et le bronze de Pourquet apparaît c'est un soldat qui, l'arme au bras, symbolise la Résistance. Il a un peu du soldat connu de Maurice Neumont, On ne passe pas ». M. de Besancenet, maire, se lève ensuite et prononce du voix forte un discours. L'appel des 174 morts dont les noms sont gravés sur la pierre est fait par M. David. Un choeur à trois voix Aux morts pour la Patrie », de Maurice Bouchor est chanté par les enfants du collège et des écoles. L'Harmonie exécute la Marseillaise. M. le Maire remercie à nouveau et l'assistance s'écoule lentement. 6 août 1932 — Concert des Trompettes du patronage laïque sur le Kiosque de la place Jean Jaurès — Nous sommes informés que la fanfare de Trompettes du Patronage laïque de Bar-sur-Aube donnera, en l'honneur des membres honoraires du et de tous les amis de l'œuvre, un concert au kiosque, samedi prochain 6 août courant, à 21 h. 30. En cas de mauvais temps, ce concert aura lieu sous les halles. 29 juillet 1939 — Concert de l'Harmonie municipale, dirigée par le chef Courtalon, sur le Kiosque — Ce soir, samedi, à 21 heures, l'Harmonie Municipale donnera le concert suivant En liesse, pas redoublé. Turine. — Confidences, gavotte. Wesly. — Les Saltimbanques. fantaisie. Ganne. — Madeleine, polka pour piston. Petit. — L'Or et l'argent, valse. Lehar. — Bohême Joyeuse, allegro. Ithier. Bar-sur-Aube - Vue générale de la Place Jean Jaurès, kiosque à musique et monument aux morts Formations musicales actives à Bar-sur-Aube en 1909 Harmonie municipale de Bar-sur-Aube, dection A. Lebois, 45 exécutants. Union Philharmonique symphonie, président Parizot, direction Georges Camus, 22 exécutants 1 Louis-François-Eugène Gabriel, né en 1851, architecte communal de Bar-sur-Aube, est le père d'Albert-Louis Gabriel 1883-1972, également architecte, diplômé en juin 1906 avec le n°1 de sa promotion, devenu archéologue.

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